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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:40

C’est une première dans l’histoire de l’Etat d’Israël. Le conflit – jusqu’ici larvé – entre les autorités militaires israéliennes et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou (Likoud, droite nationaliste) au sujet des affrontements actuels entre Palestiniens et Israéliens est en train de s’étaler sur la place publique.

Dimanche 1er novembre, a indiqué le quotidien israélien Ha’Aretz, le major général Herzl Halevi, chef du renseignement militaire, a déclaré lors de la dernière réunion hebdomadaire du Conseil de sécurité (conseil des ministres restreint auquel se joignent les généraux israéliens) que la frustration et la rage ressenties par les jeunes Palestiniens pouvaient en partie expliquer leur passage à l’acte.

Une violente altercation aurait alors opposé le général Hertz Halevi et Zeev Elkin, ministre russophone et ultranationaliste du Likoud, en charge de Jérusalem – soutenu par les ministres du Foyer juif (parti d’extrême droite nationaliste religieuse dirigé par Naftali Benett et fer de lance de la colonisation de peuplement).

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:37

Le Parlement a adopté définitivement jeudi soir par un dernier vote de l’Assemblée la proposition de loi destinée à légaliser la surveillance des communications internationales, c’est-à-dire l’activité de la DGSE, qui resteront soumises à moins de contrôle que les interceptions effectuées en France.

Il fallait que les députés le votent dans les mêmes termes que les sénateurs un peu plus tôt dans la journée, ce qu’ils ont fait. Les Républicains ont soutenu le texte, estimant comme Eric Ciotti que « face aux menaces, il serait inconcevable que nos services n?aient pas les moyens légaux d?obtenir les renseignements essentiels ».

La proposition de loi a pour objet de pallier un vide juridique résultant de la censure par le Conseil constitutionnel d’une disposition de la loi renseignement.

Celle-ci, qui légalise et encadre l’activité des services en France, était restée floue pour leurs activités à l’étranger, renvoyant cela à un décret en Conseil d?État. Le Conseil constitutionnel a jugé que c’était au législateur d’agir dès lors que des libertés publiques étaient concernées.

Les auteurs du texte, les députés socialistes Patricia Adam et Philippe Nauche, respectivement présidente et vice-président de la commission de la Défense à l’Assemblée, ont proposé un cadre juridique spécifique en introduisant un nouveau chapitre dans le code de la sécurité intérieure.

Dès lors que « la défense et la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation », qui comprennent notamment « les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs » de la France, sont concernées, « la surveillance des communications qui sont émises ou reçues de l’étranger » est autorisée et le Premier ministre pourra « désigner les zones géographiques, les organisations ou les personnes objets de cette surveillance ».

Ces interceptions à l’étranger seront nettement moins encadrées que celles effectuées en France. Le Premier ministre n’aura pas besoin de solliciter l’avis préalable de la nouvelle Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Sur proposition du Sénat, la commission mixte paritaire a retiré au Premier ministre la faculté de déléguer à un collaborateur la désignation des réseaux de communications électroniques internationales sur lesquels l’interception est autorisée.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:34

L'affaire de l'abattoir d'Alès a suscité de vives et bien compréhensibles colères. Cette enquête menée par l'association L214, qui s'ajoute à d’autres faites par le passé, ne vient que conforter ce qui a été observé par les inspecteurs de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l'Union européenne. Cet organisme a présenté dans un rapport remis en avril 2015 une évaluation du bien-être animal lors de l’abattage en France.

L’un des points les plus inquiétants soulevé par celui-ci concerne les failles dans les procédures de contrôle des abattoirs, et en particulier les lacunes des modes opératoires : surveillance de l’étourdissement, contrôle des signes d’inconscience des animaux avant découpe « incomplets ».

Pour rappel, depuis 1964, selon la loi française, l'animal doit être étourdi avant d'être mis à mort, afin d'engendrer un «état d'inconscience et d'insensibilité jusqu'à sa mort».

Il est évident que les mesures prises par les autorités françaises pour garantir une meilleure application de la règlementation sontindispensables.

C’est pourquoi, WELFARM ainsi que 10 autres ONG ont co-signé un courrier envoyé au Ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, lui demandant de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser les infractions récurrentes lors de la mise à mort des animaux en abattoirs, et notamment de :

• Prendre des sanctions pénales dissuasives à l’encontre de l’abattoir d’Alès ainsi que de l’ensemble des abattoirs où ont été constatées des infractions, dont ceux visités par l’OAV

• Compléter en urgence les procédures d’inspection de l’ensemble des modes opératoires normalisés et des registres des abattoirs

• Développer des alternatives non aversives à l’usage de fortes concentrations de CO2 pour l’étourdissement des porcs

Si aucune réponse satisfaisante n’est apportée en ce qui concerne l’application de la législation européenne par la France, WELFARM et ses associations partenaires envisagent d’aller plus loin et de déposer une plainte auprès de la Commission européenne.

Voir l'intégralité du courrier

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:46

Les vieux viennent bien de la nuit. En effet on se perd dans la nuit quand on veut trouver leurs origines. Ca tient à l’extrême rareté des livres. On écrit sur des rouleaux pas pratiques à manœuvrer. Et difficiles à décrypter. C’est rédigé dans une langue bizarre, le grec ancien, l’hébreu, l’araméen. Les vieux, dans la bible, sont qualifiés de patriarches, et sont équipés d’une grande barbe. La longueur de la barbe est proportionnelle à la sagesse du patriarche. La sagesse peut donc se mesurer au centimètre près… Pour donner un ordre de grandeur. Adam a vécu jusqu’à l’âge de 930 ans. Seth n’a pas pu battre le record : mort à 912 ans seulement. Enoch a rendu l’âme à 905 ans. Mais Noé est allé jusqu’au bout de ses 950 ans. Noé bandait encore à l’âge de 500 ans. Sinon comment aurait-il pu engendrer Sem qui vécut 602 ans ? A l’époque, pas de banque du sperme et pas de mère porteuse. Ils faisaient tout le travail à la main. Sans aucune aide de la technologie. Pas d’ordinateurs non plus. C’est vraiment la nuit, peuplée de créatures maléfiques. En ces temps très anciens on ne peut pas se déplacer la nuit sans rencontrer le diable. Ou un de ses aides : une chouette, une chauve-souris, ou pire encore, un être humain mal intentionné. Le diable est pourvu de grandes cornes et il a du poil aux pattes. Le diable pousse des cris insupportables qui terrifient les jeunes, mais pas les vieux. Parce que les vieux, qui viennent de la nuit des temps, en ont vu d’autres. Tenez je vous raconte l’histoire de Loth. Ca se passe juste après l’épisode de Sodome et Gomorrhe. Toujours à cette époque, Dieu n’aimait pas les pédés et pas davantage les gouines. Alors il a envoyé des feux dont il avait le secret sur ces deux villes où les habitants s’enculaient en public. C’est juste après que se situe l’épisode de Loth (on ne connaît pas l’orthographe, dans la nuit des temps, alors on écrit Lot, Lut etc…) Voici cette charmante historiette. L’aînée a constaté : « Notre père est vieux » elle s’adresse à sa sœur, qui n’a pas sa main dans la culotte d’un zouave. Qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot. Bref elles sont délurées, les filles de Loth. L’aînée a une idée. Puisqu’il n’y a plus aucun homme dans la région, elle va faire picoler son papa et ensuite elles passeront toutes les deux à la casserole, résultat les deux filles de Loth furent enceintes de leur père. L’aînée « enfanta un fils, qu’elle appela du nom de Moab ». C’est le père des Moabites. La plus jeune accouche à son tour, mais elle ne trouve pas un nom aussi évocateur, elle l’appelle Ben Ammi. C’est le père des Ammonites, qui ne sont pas phalloïdes. C’est quand même, cette façon de procéder, de l’inceste. Ce qui ouvrira des voies à la psychanalyse, mais plus tard. Donc, on a vu que les filles de Loth n’avaient pas froid aux yeux. Ni nulle part ailleurs. Plus tard, on a continué à éprouver du respect pour les vieux, surtout au moyen âge. Des gens comme Charlemagne n’allaient jamais chez le barbier. Ils ne se rasaient jamais. C’est un souvenir de la nuit des temps. Depuis tout a bien changé. Les vieux ne sautent plus leurs filles, les juges se les gardent pour leur usage personnel. Preuve que le monde a été l’objet d’une véritable révolution, celle des droits de l’homme et du citoyen.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:30

Ça n’est plus possible, il faut faire quelque chose, et vite ! Le choix est simple : soit l’on vire des musées tous les tas d’ordures et autres « Merda d’Artista » (1) qui s’y entassent au nom de l’art contemporain, soit l’on n’embauche plus que des femmes de ménage diplômées des beaux-arts.

Eh oui, une fois de plus, une « installation » est partie dans la benne à ordures. Parce que c’était sa place, diront les esprits simples. C’est en tout cas ce qu’ont pensé – et leur bonne foi ne saurait être mise en doute – les femmes de ménage du Museion Bozen-Bolzano, en Italie.

Bolzano est une ville du Trentin-Haut-Adige, au nord de la plaine du Pô, une région germano-italienne, c’est-à-dire où le côté teuton est aussi fort que les racines latines. Si je précise, c’est parce qu’on connaît le penchant des Tyroliens voisins pour la propreté.

Donc, prenant leur service à l’heure où les autres s’en vont dormir, les femmes de ménage du Museion Bozen découvrent une salle jonchée de confettis, de cadavres de bouteilles, de serpentins et de papiers déchirés laissant supposer qu’une soirée bien arrosée s’était déroulée là. Pestant sans doute contre cette bande de dégénérés qui n’ont aucun respect des lieux et du travail des humbles, elles rassemblent tout ce foutoir dans des cartons – direction la poubelle.

Comme l’écrivait La Repubblica ce dimanche, reprise par Ouest France, les femmes de ménage « ont cru bien faire » en balançant aux ordures l’œuvre majeure de Mmes Goldschmied & Chiari, qui venait juste d’être inaugurée. Le questionnement existentiel posé par « Où allons-nous danser ce soir ? » (c’est son titre) a donc trouvé une juste réponse : à la déchetterie.

Compréhensif, le conservateur du musée a affiché sur sa porte : « L’œuvre sera restaurée prochainement. » C’est l’avantage évident de l’art contemporain sur Léonard de Vinci : une poignée de pruneaux, un fond de bidet, quelques bouteilles et le tour est joué !

En vérité, il faudrait ériger un monument – figuratif, bien sûr – à toutes ces femmes de ménage qui, régulièrement, remettant les choses à leur place, nous font grand bien à l’âme. Comme Anna Machi, au musée de Bari voilà un an, qui confiait ainsi : « J’ai vu tout ce foutoir par terre, les cartons, les bouteilles de verre au-dessus des cartons, un vrai bordel. Alors j’ai pris les cartons, les bouteilles, j’ai tout mis dehors. Comment j’aurais pu savoir ? » Même chose à Dortmund, en 2011, où la femme de ménage avait nettoyé à grand-peine la baignoire sale de Martin Kippenberger… sans parler du peintre qui, lors de la Biennale de Venise, en 1978, avait redonné un coup de jeune à la porte de Duchamp.

Un célèbre critique d’art italien appelle cela des « situations d’ambigüité saine ». À moins que ça ne finisse au tribunal… C’est la mésaventure de la maison de champagne Vranken Pommery qui, prise à son propre jeu, vient d’être condamnée à payer 135.000 euros à l’artiste Alina Molinero pour avoir détruit une œuvre sans son autorisation.

Commandée pour l’exposition d’art contemporain Experience Pommery (sic) en 2012, il s’agissait d’une « sculpture monumentale de 12 mètres de hauteur composée de matériaux industriels brûlés et déformés ». Les experts du service d’incendie de la Marne ayant trouvé l’objet dangereux, l’œuvre a été démontée puis entreposée chez Pommery. Quand la dame a voulu la récupérer pour en faire profiter d’autres gogos, on s’est aperçu qu’elle avait été incinérée par une société de nettoyage. Pas par hasard, cette fois, mais à la demande de… Pommery. Il faut croire que ces gens-là ont des fortunes à gaspiller…

(1) œuvre/excréments de Piero Manzoni, coll. du Centre Pompidou

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:19

Les nouveaux dispositifs sécuritaires mis en place par l’UE servent aux États à mater la contestation populaire pour garantir le maintien les flux économiques, les mécanismes d’exploitation du travail et d’accumulation du capital visant le profit maximum et in fine protéger les intérêts de l’oligarchie financière. L’Espagne, l’un des pays les plus touchés par la crise de la dette, a augmenté son budget anti-émeutes de … 1900 % et va encore le tripler d’ici à 2016 ! Fusils laser (causant la cécité temporaire ou permanente), canons sonores testés lors de manifs aux Etats-Unis (ces canons génèrent des étourdissements et des nausées), et armes à micro-ondes provoquant des brûlures et des douleurs insoutenables seront, entre autres, utilisés contre les populations récalcitrantes (voir ici). La Suisse, de son côté, se prépare activement à une intensification des révoltes populaires réactives aux politiques d’austérité et vient de former quatre nouveaux bataillons militaires. Elle est en passe de déployer ses troupes le long de ses frontières en vue d’anticiper tout désordre social qui pourrait découler de l’effondrement de la zone Euro (voir ici).

En prévision de ces troubles, la surveillance des citoyens dans l’UE se renforce considérablement. En France une loi a été votée pour permettre au gouvernement de surveiller en temps réel les communications téléphoniques et les échanges sur les réseaux sociaux et de collecter des renseignements intéressant la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, la criminalité et la délinquance organisées (voir ici). La France procède annuellement à des centaines de milliers de demandes d’accès aux logs (qui a téléphoné ou envoyé un mail, à qui, quand, d’où et pendant combien de temps) (voir ici), avec l’éternel prétexte de « guerre contre le terrorisme » qui est, faut-il le rappeler, une guerre « à durée indéterminée contre un ennemi inconnu » (voir ici).

Le projet INDECT lancé par l’Union Européenne et entièrement financé par la Commission Européenne vise à réaliser une détection automatique des menaces avérées et des comportements anormaux ou potentiellement dangereux se manifestant au sein des sites Web, des forums de discussion, des serveurs de données, des échanges peer to peer et même des PC individuels (voir ici) et permettra à terme un rapprochement de toutes les données personnelles (identité, goûts, opinions politiques, données bancaires, etc.) (voir ici). En France, il s’est traduit par les dernières lois qui placent Internet sous surveillance et ouvrent la voie à la pénalisation préventive de la contestation sociale (voir ici). Il s’agit encore et toujours de détecter les attitudes d’opposition radicale et de les neutraliser préalablement.

Lire la suite et découvrir le site de Nicolas Bourgoin

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:13

Les tentatives des Etats-Unis d'accélérer le renversement du président syrien Bachar el-Assad engendreront des conséquences désastreuses, a estimé le journal New York Times, évoquant la stratégie militaire de l'armée américaine en Syrie.

La campagne militaire américaine n'est guidée par aucune stratégie rationnelle et risque d'aggraver encore la situation sur place. L'administration de Barack Obama, en plein désarroi face à la puissance de l'Etat islamique, a décidé d'intensifier sa campagne en Syrie, qui ne prévoit pourtant pas de démarches concrètes ni cohérentes pour régler le conflit syrien, estiment les journalistes du New York Times.

Au lieu d'avancer des projets de plus en plus agressifs et contradictoires, les hommes politiques américains auraient dû réfléchir à la légitimité des opérations militaires en Syrie, notamment des frappes aériennes et du soutien accordé à certains groupes de rebelles.

Les législateurs des Etats-Unis se montrent majoritairement indifférents à l'endroit des actions militaires du président, agissant en Syrie sans autorisation formelle du Congrès, souligne le New York Times.

Le plan des "trois R"

Entre-temps, le secrétaire US à la Défense Ashton Carter a confirmé une amplification prochaine de la campagne américaine en Syrie, avec notamment une intensification des bombardements américains ciblant les positions les djihadistes, ainsi qu'une opération terrestre.

Intervenant au Sénat, M. Carter a donné des précisions sur le plan des "trois R", soit Raqqa, Ramadi et raids. Selon lui, les forces armées américaines en Syrie se concentreront sur Raqqa, fief des terroristes en Syrie, ainsi que sur Ramadi, chef-lieu de la province irakienne d'Anbar. Pour cela, le gouvernement projette de déployer des troupes terrestres pour soutenir les forces militaires locales, ces dernières étant maîtres du jeu dans ces localités. Ensuite, le plan de Carter prévoit de mener des raids pour capturer et éliminer les dirigeants djihadistes.

Les USA embourbés dans la guerre… mais contre qui?

Mais en assumant un rôle prépondérant dans les combats en Syrie, les Etats-Unis se trouvent impliqués dans une nouvelle guerre moyen-orientale, indique le New York Times. Et chaque pas vers l'amplification de la campagne militaire des USA au Moyen-Orient fomente davantage leur désir d'y prendre une part de plus en plus active.

Souhaitant aussi renverser le régime d'Assad, ils se retrouveraient par conséquent en état de guerre avec la Russie et l'Iran. De surcroît, si Washington fait tomber Bachar el-Assad, cela favoriserait la puissance de l'Etat islamique, ce qui enfanterait de nouveaux carnages sanglants.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:09

La mobilisation des professionnels du patrimoine contre le projet de loi de Fleur Pellerin, désormais devant le Sénat, a eu peu d’écho. C’est pourtant un siècle et demi d’une législation protectrice, lentement tissée de Prosper Mérimée à André Malraux et Jack Lang, que Fleur Pellerin saccage.

Une législation contraignante qui explique que les centres historiques soient préservés quand tant de maires ont défiguré les entrées de ville. Un modèle copié par de nombreux pays. La loi de 1913 sur les « Monuments historiques ». Les « Secteurs sauvegardés » créés par Malraux en 1962. Les « Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager » mises en place par Lang en 1983. Ce maillage subtil mais efficace d’outils juridiques pilotés par l’Etat est ratatiné dans l’appellation unique de « Cité historique ». Laquelle est intégrée au plan local d’urbanisme modifiable par les maires ! Les collectivités locales deviennent maîtres d’ouvrage à la place de l’Etat.

Le regard lointain – l’Etat jacobin – a souvent mieux perçu la qualité des joyaux historiques ou naturels que leurs voisins proches. Leur survie doit beaucoup à ce classement national en surplomb contre les tentations locales de destruction ou de marchandisation. Jusqu’ici, rien ne pouvait être touché sans l’accord des 200 architectes des Bâtiments de France. Bien que débordés par le travail et les pressions des élus, ces emmerdeurs l’emportaient grâce à l’autorité et aux moyens de l’Etat. La loi Pellerin leur coupe les pattes. Leur accord n’est plus nécessaire pour modifier les protections.

Il y a des maires conscients de l’intérêt de cette protection nationale. Eux savent ce qu’investissait l’Etat en interventions de professionnels enviés dans le monde entier pour identifier et délimiter les protections, opérer les restaurations. Ils sont affolés par cette liquidation. Une conséquence de ce grand transfert de charges de l’Etat endetté aux collectivités locales. « On nous abandonne ! » s’indigne Gérard Duclos, maire PS de Lectoure et responsable de l’Association nationale des villes et pays d’art et d’histoire. Débrouillez-vous, leur répond Fleur Pellerin, qui achève ce que Nicolas Sarkozy avait commencé avec les « Aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine », qui réduisaient déjà le rôle des architectes des bâtiments de France. Mettez en valeur. Faites de l’argent avec vos vieilles pierres. Louez. Vendez.

Tout se combine dans ce projet Pellerin. La crise des finances publiques. La haine de l’Etat national. La haine du passé.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 11:01

On parle souvent d’une accoutumance au désastre, d’une lassitude de la souffrance conduisant des peuples à s’abandonner au pire. En fait, il n’y a rien de tel ici. Les portugais ont tenté d’appliquer les méthodes inspirées par l’Eurogroupe et la Commission européenne et, aujourd’hui, ils sont obligés de constater que ces méthodes ne donnent pas les résultats escomptés. Le vote des élections législatives est le résultat de ce bilan. Mais, des dirigeants inféodés à l’étranger, c’est à dire aux institutions européennes, ont décidé de ne pas en tenir compte. Ce qui se passe aujourd’hui à Lisbonne est aussi grave, même si c’est moins spectaculaire, que ce que l’on a connu en Grèce.

La nature profondément anti-démocratique de l’Eurogroupe et de l’Union européenne s’affirme une deuxième fois et se confirme. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Cependant, cette fois pourrait bien être la fois de trop. Mais, pour qu’il en soit ainsi, il est impératif que toutes les forces décidées à lutter contre l’Euro trouvent des formes de coordination de leurs actions. Il faut ici se souvenir de ce que La Boétie écrivait dans le Discours de la servitude volontaire publié en 1574 : « les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». On pourrait alors reprendre cette formule, qui nous semble si contemporaine, et la formuler ainsi : « les institutions européennes ne sont grandes que parce que nous (les souverainistes) sommes divisés ».

Plus que jamais, la question de la coordination des différentes forces souverainistes se pose. Cette coordination n’implique nullement que ce qui oppose ces forces soit négligeable, ni ne soit mis entre parenthèse. C’est toute la logique des « Fronts », comme le « Front Uni Antijaponais » réalisé en Chine par le PCC et le Guomindang, qui ne sont pas des alliances au sens strict du terme mais qui permettent de marcher séparément et de frapper ensemble. Mais, la réalité, aussi déplaisante soit-elle à certains, est que tant que nous ne pourrons nous coordonner un pouvoir en réalité minoritaire pourra continuer d’exercer sa tyrannie. Et de coup d’Etat en coup d’Etat, instaurer un régime du coup d’Etat permanent.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:57

Le Parlement européen a demandé hier mercredi qu’aucun financement européen ne puisse bénéficier à des élevages de taureaux destinés à la tauromachie, à la grande satisfaction d’associations anti-corrida.

Ni les crédits de la PAC (Politique agricole commune) ni aucun crédit inscrit au budget de doivent être utilisés pour le financement d’activités de tauromachie avec mise à mort», ont demandé les eurodéputés, dans un amendement (438 voix pour, 199 contre, 50 abstentions) à la position du Parlement sur le budget 2016 de l’UE.

http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=870

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