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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:08

Le chômage est au coeur du discours, mais ne l'est pas dans la pratique politique. Au contraire, il est instrumentalisé pour tenter de justifier toutes les mesures les plus rétrogrades portant atteinte aux droits sociaux considérés jusque-là comme les mieux établis.

La prétendue « lutte contre le chômage » dissimule notamment la généralisation de la précarité (y compris dans le secteur public). Elle est conjuguée avec une sorte de sacralisation de l'Entreprise dotée de toutes les « vertus » à qui toutes les libertés doivent être reconnues et tous les moyens attribués parce qu'elle serait la source de tout progrès, y compris social. Il en serait ainsi de la croissance qui quasi-mécaniquement conduirait à la résorption du chômage (1).

Toutefois, le constat dans toute l'Europe du non-recul du chômage conduit à des positions plus subtiles des forces dominantes (direction des grandes firmes, droite conservatrice et fausse «gauche»).

La position la plus simpliste est de faire croire qu'il faut un fort taux de croissance pour qu'il y ait baisse du chômage : nul ne tient compte des progrès de la robotisation, des jeux des filiales délocalisées, de l'évasion fiscale conduisant au non-réinvestissement, etc. auxquels les grandes firmes ne veulent pas renoncer. On avance le rôle « primordial » des PME-PMI, prétexte traditionnel pour légitimer les mesures antisociales qui bénéficient aux grands groupes.

On va jusqu'à « oublier » le thème de la croissance en invoquant les « lourdeurs » du droit du travail et la complexité du Code du Travail, qui devient facteur décisif du chômage !

Certains juristes, parmi les plus éminents (2), se croient - étrangement - dans l'obligation de porter assistance au gouvernement (et à son opposition) en soutenant cette thèse (quasi-totalement ignorée des économistes) : la complexité du droit du travail serait à l'origine du chômage puisqu'elle handicaperait l'embauche ! A peine publié, d'autres (3) se portent au secours du rapport Combrexelle qui propose « l'institution d'une règle faisant prévaloir les accords collectifs préservant l'emploi sur les contrats de travail, dans l'intérêt général et l'intérêt collectif des salariés ».

Cette pensée qui se veut « moderne » apporte surtout confirmation du fait, comme le souligne A. Supiot, que « l'analyse juridique se ferme trop souvent à l'univers des faits » et que le capitalisme traite à toute époque (croissance et récession) le travail comme un produit marchand, facteur le plus simple d'ajustement à ses besoins exclusifs.

Qui peut nier, en effet, ce que rappelle B. Thibault, que dans 40% des entreprises de plus de 11 salariés, il n'y a aucune représentation du personnel. Et dans 29%, il y a des représentants mais sans étiquette syndicale, soit 69% des entreprises sans présence syndicale, avec des interlocuteurs isolés de toute approche collective(4), autrement dit en position d'extrême faiblesse face aux employeurs.

Il est vrai que les politiciens et nombre de juristes, dans le confort de leur carrière, n'apprécient pas le syndicalisme, particulièrement la CGT, et que, pour eux, la lutte des classes n'est qu'une invention qui n'est plus reconnue comme une réalité permanente que par quelques « dinosaures » de la pensée sociale et de la militance syndicale !

Alors qu'ils dénoncent ce qui ne relèverait plus, à la rigueur, que du XIX° siècle ou du début du XX° siècle, ils apportent des réponses aux problèmes d'aujourd'hui qui ressemblent fort à celles du temps passé !

Les menaces qui pèsent sur le Code du Travail ne sont qu'une nouvelle étape de la régression générale du droit du travail depuis des décennies. Désormais, il s'agit de rejeter la loi, comme source majeure du droit du travail, au seul profit du contrat, tout en mythifiant la négociation entre employeurs et salariés et en lui attribuant toutes les vertus de la « liberté ».

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:40

La période me paraît adaptée pour tous ceux qui manifestent le désir de se lancer dans un élevage. Je conseille d’élever le mouton. Les avantages sont en effet considérables. Le mouton est inoffensif, et uniquement végétarien. Il ne cherche pas à se défendre contre son maître. Il accepte tous les mauvais traitements. Entre autres avantages, le mouton donne volontiers sa peau, sa viande, sa laine, et son lait quand il est de sexe féminin. On peut mettre à profit l’ensemble de ces services, rendus systématiquement à l’être humain et sans contrepartie. Il suffit de bien choisir la race, on préfèrera la variété dite « de Panurge » pour son aptitude à se fondre dans le troupeau. Les troupeaux de moutons obéissent à tous les ordres, et ils sont désemparés quand on les laisse seuls, livrés à eux-mêmes. Ils sont connus dans la bible sous l’appellation « ouailles », ou quand ils s’éloignent de leur modèle, le mot « brebis égarée » leur va comme un gant. Ils ont donc un besoin impérieux de « pasteurs ». Ils tendent le cou pour se laisser égorger dans les cas graves, et alors ils deviennent « bêtes de sacrifices ». C’est leur vocation première. Quand on les enferme, dans une prison, ils dénoncent tout naturellement leurs complices afin de se sauver eux-mêmes. Ils pratiquent donc la délation, et c’est important dans la période que nous vivons. Nous avons évoqué leur alimentation. Le mouton est non seulement herbivore, mais il se contente d’une herbe rare, il paît longuement sans réfléchir, perdu dans des méditations au milieu des alpages. Seul, le mâle peut devenir un instrument dangereux. On le désigne alors sous le terme de « bélier ». A noter qu’il est inoffensif puisqu’il est mort. Ce sont les hommes qui l’utilisent comme machine de guerre. A l’état naturel le mouton est un animal très doux, qu’on peut laisser sans aucun risque jouer avec les enfants, ou avec les personnes âgées. D’ici une vingtaine d’années, les moutons vont envahir les campagnes et même les villes, les grandes métropoles et les petites cités pavillonnaires, puisque les moutons se contentent d’une herbe rare, et ils iront paître dans les terrains vagues.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:33

« Une impression de guérilla urbaine. » Jeudi 17 décembre dans la soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Valensi, exprimait sa stupéfaction devant les scènes auxquelles il avait assisté par hasard, en début d’après-midi : des centaines de migrants à l’assaut du tunnel sous la Manche, mais cette fois au milieu de la journée, et en bien plus grand nombre que lors d’épisodes précédents – « un millier », selon M. Valensi. « J’avais une réunion à Calais, je passais par là et me suis arrêté pour essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai eu l’impression d’une organisation quasi militaire, par petits groupes, comme si tout était soigneusement préparé. »

Le jeudi, le trafic routier est conséquent. « Plus encore en ce moment, selon Philippe Wannesson, blogueur spécialisé sur le sujet, car à l’approche de Noël les bouchons sont importants près des zones commerciales, ce qui favorise les intrusions dans les camions. »

Cas de figure inédit

Les groupes ont commencé à se former vers 14 heures. « J’ai senti qu’il se préparait quelque chose, raconte Bruno Deprez, directeur du magasin But, aux abords de l’autoroute A16. D’habitude, ils ne sont pas aussi nombreux en pleine journée. J’avais vu une attaque équivalente cet été, avec l’hélico, on se croyait aussi en guerre civile… » La police s’est organisée très vite mais, sur ce terrain étendu et vallonné, a été confrontée à un cas de figure inédit : des réfugiés progressant simultanément par grappes étalées sur un front mobile d’un kilomètre, le long de l’A16. L’autoroute a dû être coupée deux heures à la circulation, dans les deux sens.

La veille déjà, la tension avait grimpé, cette fois à l’entrée du port, des migrants sprintant sur les voies rapides près du centre hospitalier, sous le regard des enfants de l’école maternelle Beaumarais. Jeudi, ce sont les enfants de l’école maternelle du Fort Nieulay qui ont senti fortement les effluves de gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l’ordre. De quoi faire fuir aussi les rares clients des centres commerciaux. « A l’approche de Noël, c’est une catastrophe pour nous, constatait M. Deprez. Les gens n’osent plus faire leurs courses dans ce secteur. Le moindre déplacement, qui prenait encore cinq minutes, il y a six mois, peut durer 30 à 45 minutes maintenant. J’ai un fils handicapé, je ne sais jamais à quelle heure il va pouvoir rentrer. »

Spectateur impuissant

La secrétaire de M. Deprez, Delphine Bélot, montre sur son smartphone les photos de son jardin aux grillages défoncés, dévasté par les passages de réfugiés, non loin d’un café routier. « Mes enfants sont terrifiés. Ce midi, j’ai encore dû chasser de mon jardin trois migrants prêts à s’introduire chez moi. » Le procureur Valensi s’est senti simple spectateur impuissant jeudi :

« Je suis resté car si des arrestations avaient eu lieu, j’aurais été concerné. Mais il n’y en a eu aucune. Impossible, car, comme vous l’avez constaté, ces groupes de migrants se déplacent vite, on ne sait pas qui lance des pierres, et surtout nous n’avons pas de preuves car les policiers ne sont pas équipés de vidéos. »

Gilles Debove, du syndicat SGP Police, disait s’attendre à une nuit difficile et réclamait jeudi soir sur France 3 Nord-Pas-de-Calais des forces supplémentaires. Dans l’après-midi, un collectif de salariés du port de Calais avait réclamé l’éloignement du centre d’accueil Jules-Ferry, autour duquel survivent 4 500 migrants : selon ces salariés, ces deux dernières semaines, 2 500 camions ont été comptabilisés en moins, les transporteurs se lassant des difficultés rencontrées… Depuis début juin, dix-huit migrants ont perdu la vie en tentant de rallier l’Angleterre.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/12/18/a-calais-tentative-massive-d-intrusion-dans-le-tunnel-sous-la-manche_4834655_3224.html#RKXTb2Ys5kgtGlPt.99

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:29

Suites aux preuves apportées par l’état-major russe attestant de l’implication de l’État turc dans la commercialisation du pétrole volé par Daesh [1], les autorités maltaises ont débuté une investigation sur les bateaux du groupe BMZ de Necmettin Bilal Erdoğan qui battent tous pavillon maltais.

Il apparaît que ces navires (Mecid Aslanov, Begim Aslanova, Poet Qabil, Armada Breeze et Shovket Alekperova) ont tous été achetés à une des très nombreuses filiales maltaises de Palmali Shipping & Agency JSC, dont le siège est situé à Istanbul (Turquie).

Or, dans un article du Réseau Voltaire daté de juin 2014 et dans une chronique de Mikhaïl Leontiev pour la première chaîne de télévision russe de novembre 2015, Thierry Meyssan assurait que le propriétaire de cette société, le milliardaire turco-azéri Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu (photo), organisait la mise sur le marché du pétrole volé par Daesh [2] ; une responsabilité qu’il aurait conservée jusqu’au vote, en février 2015, par le Conseil de sécurité, de la résolution 2199 interdisant de faire commerce avec des organisations terroristes, puis transférée à la famille Erdoğan [3].

Dans le même article, Thierry Meyssan accusait explicitement Exxon-Mobil d’acheter ce pétrole à Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu et de l’écouler ; une seconde imputation pour le moment non-reprise par les médias internationaux. En outre, en plusieurs occasions, il a accusé la compagnie transnationale Exxon-Mobil d’être l’un des principaux soutiens financiers et militaires de Daesh [4].

Les autorités maltaises cherchent donc à savoir si Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu a effectivement cessé de travailler avec Daesh ou s’il a simplement partagé le marché avec la famille Erdoğan.

Toujours selon Thierry Meyssan, le Mecid Aslanov (désormais propriété de la société de Necmettin Bilal Erdoğan) a déchargé du pétrole volé par Daesh, à Fos-sur-Mer (France), en novembre 2015, ce qui invaliderait les déclarations publiques du président François Hollande contre l’organisation terroriste [5]. Il a également déclaré que non seulement la France, mais Chypre, Israël, l’Italie et l’Ukraine utilisent actuellement du pétrole volé par Daesh.

​Lire l'article

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:23

La COP21 s’est terminée sur un accord qu’on nous a présenté comme « historique ». Vous qui n’êtes pas « climatosceptique », comment l’interprétez-vous ? Simple raout mondain et mondialiste ? Ou prise de conscience du fait que les problèmes planétaires ne peuvent finalement se résoudre qu’à cette même échelle planétaire ?

La question du climat (ou plus exactement des climats, car il n’y a pas qu’un seul et unique climat terrestre) est une question extrêmement complexe, et j’ai personnellement beaucoup de mal à prendre au sérieux l’« opinion » de ceux qui n’ont pas, en la matière, consacré au moins quelques dizaines d’heures à l’étude du dossier. De toute façon, que ce réchauffement soit ou non d’origine anthropique, il va bien falloir y faire face. L’objectif, vous le savez, est de maintenir en dessous de 2 °C le niveau de réchauffement climatique par réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2020. Les participants à la COP21 sont convenus d’y parvenir « dans les meilleurs délais », ce qui ne veut rien dire. De plus, les 187 pays représentés, dont les intérêts divergents se sont affrontés jusqu’à la dernière minute, n’ont accepté de signer l’accord final qu’à la condition qu’il ne soit pas juridiquement contraignant. Comment pourrait-il l’être, d’ailleurs ? Qui pourrait imposer les décisions prises aux États les plus forts et les plus pollueurs ? S’imagine-t-on qu’il existe des moyens de contraindre les Américains ou les Chinois à respecter un accord international ?

Le texte de l’accord est en fait clairement schizophrène. D’un côté, les pays signataires veulent réagir au réchauffement climatique – souci louable. De l’autre, ils adhèrent dans leur immense majorité aux thèses des économistes libéraux qui veulent augmenter sans cesse la production industrielle et les échanges commerciaux, encourager le tourisme de masse, fonder les économies sur les « avantages comparatifs » de chaque pays, etc. En d’autres termes, ils sont convaincus des vertus d’un capitalisme qui tend à supprimer tous les obstacles susceptibles de ralentir la fuite en avant dans le productivisme. D’un côté, ils veulent « sauver la planète », et de l’autre conserver ce qui la détruit. Il y a là de quoi rester sceptique sur les résultats que l’on peut attendre de cette grand-messe de l’expertocratie.

Durant la COP21, on a longuement parlé du réchauffement climatique, mais on n’a pas dit un mot des pollutions industrielles, de l’agriculture aux pesticides, de la déforestation, de la désertification, etc. Serions-nous passés à côté d’enjeux autrement majeurs ?

Ce n’était pas le sujet, mais vous avez raison d’en parler. On n’a pas non plus parlé de la croissance démographique, qui a toutes chances d’entraîner des migrations de masse de plus en plus incontrôlables. Pas un mot, non plus, des transports maritimes et aériens (taxer le kérosène nuirait aux intérêts des fabricants d’avions), pas d’indications sur les mécanismes de formation du prix du carbone, etc. De toute évidence, ce que les participants ne parviennent pas à intégrer, c’est la notion de limite, c’est l’idée que la nature impose des limites indépassables au développement. Cela ne fait pas partie de leur culture parce qu’ils adhèrent au « toujours plus » et qu’ils le confondent avec le « toujours mieux ». Ils ne se rendent pas compte que la véritable question qui se pose n’est pas de savoir si la planète peut être « sauvée », mais si la civilisation peut survivre à sa rencontre avec les limites que lui impose la nature.

​Lire la suite de l'interview d'Alain de Benoist

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:19

A partir du 01 janvier 2016, les autorisations d'agrandissement d'élevages porcins seront assouplies notamment sur les règles environnementales.
A Guignen (35) le projet d'extension de l'élevage du Gaec "Les Porcs Sains" doublera et passera à 3000 porcs. La concentration des élevages dans de mega-exploitations doit être accompagnée d'un plan d'épandage strict.
Situé sur un secteur relativement épargné par la pollution au nitrate, il ne faudrait pas que ce nouveau projet vienne exercer une pression supplémentaire sur l'environnement par l'épandage d'effluent azoté de type II.

Le Gaec des Porcs Sains installé à Guignen, au sud de Rennes, va doubler son élevage et passer à 3000 porcs. Le projet a été voté par les élus lors du conseil municipal lundi 16 novembre, conseil qui a émis un avis favorable.

Sur l’écriteau, l’avis d’enquête publique ouverte sur la demande d’Anthony Durand, cogérant du Gaec. À 27 ans, Anthony Durand a repris l’exploitation familiale du lieu-dit La Fourberie avec sa mère Nicole en juin dernier.

Nicole et Anthony Durand sont « sélectionneurs » pour l’Organisation de sélection porcine. Ils produisent des cochettes et des verrats (porc utilisé pour la reproduction) de la race Large White. « On améliore la race pure, pour que les truies donnent du meilleur lait par exemple. Le but est d’obtenir le meilleur porcelet à naître », résume Anthony Durand. Aujourd’hui, l’exploitation de la famille Durand s’étend sur 80 ha et compte près de 1 000 porcs, dont 130 truies. Dans quelque temps, l’élevage devrait passer à 275 truies. Soit près de 3 000 porcs au total.

Reste à obtenir l’autorisation préfectorale pour s’agrandir. D’où l’enquête publique, ouverte du 23 novembre au 24 décembre. À l’issue de l’enquête publique, les exploitants du Gaec des Porcs Sains auront quinze jours pour répondre aux éventuelles questions des riverains. Puis le commissaire enquêteur rendra un rapport et des conclusions motivées. Le préfet se prononcera en dernier ressort.

Source et pétition

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:14

Alors que les députés européens se sont opposés à l'autorisation de nouveaux maïs transgéniques début décembre, la commission européenne a fait le choix inverse. Elle autorise la mise sur le marché d'OGM commercialisés par Monsanto, les maïs NK603 x T25 et MON 87427. Destinés à l'alimentation humaine ou animale les maïs sont tolérants au glyphosate. Avec cette nouvelle résolution la commission européenne jette le discrédit sur la gouvernance démocratique du parlement européen en faisant plutôt le choix de privilégier leur lien avec les multinationales.

Par deux décisions publiées ce mardi 8 décembre, la Commission européenne autorise la mise sur le marché de deux maïs génétiquement modifiés supplémentaires dans l'UE.

Il s'agit des maïs NK603 x T25 et MON 87427 produits par la société Monsanto. L'autorisation porte sur la mise sur le marché de produits contenant ces OGM et destinés à l'alimentation humaine ou animale, ou à toute autre utilisation différente de la mise en culture. L'autorisation est donnée pour une période de dix ans.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait émis des avis favorables sur ces demandes d'autorisation en juin et juillet derniers. La Commission avait lancé dans la foulée des consultations publiques sur ces projets d'autorisation.

Il s'agit de deux maïs tolérants aux herbicides contenant du glyphosate, substance active utilisée notamment dans le RoundUp commercialisé également par Monsanto. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé le glyphosate "cancérogène probable pour l'homme" en mars 2015, mais s'est vu contredire par l'Efsa par un avis publié le 12 novembre dernier.

Dans une résolution adoptée le 1er décembre, la commission environnement du Parlement européen demandait à la Commission de ne pas autoriser le maïs NK 603 x T25. Elle réclamait également une suspension des autorisations d'aliments génétiquement modifiés à destination humaine et animale, tant que la procédure actuelle n'aurait pas été améliorée.

Voir vidéo et pétition

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:09

Le groupe de construction navale DCNS attend toujours le remboursement par l'Etat de coûts liés à l'annulation de la vente de deux bâtiments de surface et de projection (BPC) de type Mistral à la Russie, a indiqué mardi son PDG.

"Le président de la République a dit que ce serait une opération qui ne coûterait pas d'argent à l'industrie. Ce n'est pas encore le cas", a déclaré Hervé Guillou devant l'Association des journalistes de défense.

"Nous avons encore des discussions en cours avec le ministère des Finances pour nous faire rembourser jusqu'au dernier euro ce qu'ils nous doivent (...) On continue à faire valoir nos droits, mais le sujet n'est pas réglé", a souligné M. Guillou.

DCNS doit recevoir environ 200 millions d'euros de l’État, selon plusieurs sources proches du dossier.

La vente des deux BPC avait été annulée par la France en raison de l'implication de la Russie dans la crise ukrainienne.

En vertu d'un accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou, après huit mois de négociations, le gouvernement français a versé aux autorités russes 949,8 millions d'euros, correspondant aux avances versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat s'élevait à 1,2 milliard.

Le total des indemnisations à verser au constructeur des navires devrait grimper à 1,1 milliard d'euros, moins le montant de l'éventuelle revente, avait indiqué le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Louis Gautier, lors d'auditions parlementaires en septembre.

Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, s'élevant à 2 millions d'euros par mois, mais pas les frais de remplacement des matériels russes en vue d'une revente à un autre pays.

La France a trouvé depuis un accord avec l'Égypte, qui a acheté les deux bâtiments pour environ 950 millions d'euros.

DCNS a retiré des systèmes d'information russes des deux navires, toujours basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et est en train d'en transcrire d'autres du cyrillique vers l'arabe.

La formation du premier équipage égyptien - elle doit durer environ quatre mois - débutera en février/mars 2016, les deux navires devant rejoindre l’Égypte l'été prochain.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:06

La SNCF expérimente des nouvelles technologies pour détecter les comportements ou les bagages suspects, a t-elle expliqué mercredi à l'AFP, tout en appelant à confier de nouvelles prérogatives à ses agents de sécurité, comme le prévoit une proposition de loi en débat à l'Assemblée.

Face au "caractère exceptionnel" de la menace terroriste après les attentats de Paris, la SNCF teste par exemple un logiciel d'analyse comportementale qui pourrait être intégré à ses 40.000 caméras de surveillance, a détaillé le secrétaire général de l'entreprise publique Stéphane Volant.

Il est fondé "sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété", a-t-il décrit.

Le dirigeant souligne que l'expérimentation en cours dans plusieurs gares est réalisée "en conformité avec la loi et sous le contrôle de la Commission nationale de l'information et des libertés (CNIL)".

"On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un +tripoteur+, mais aussi l'acceptabilité sociale", pour voir si les voyageurs sont prêts à accepter de telles technologies, une fois l'état d'urgence levé.

Des caméras qui détectent des colis suspects car restés trop longtemps au sol sont aussi en cours d'expérimentation.

La SNCF s'interroge également sur la possibilité d'équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l'action des agents avec le code d'éthique et de déontologie de la SNCF et la loi.

Au printemps, une application devrait être lancée pour permettre aux voyageurs de lancer l'alerte à partir de leurs smartphones en cas de comportements suspects.

Par ailleurs, la SNCF soutient la loi en cours d'examen à l'Assemblée sur la sécurité dans les transports. Le texte permettrait aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP de procéder à des palpations de sécurité ou de fouiller des bagages avec l'accord des passagers.

Le Défenseur des droits avait exprimé vendredi de "sérieuses réserves sur certaines dispositions majeures" de cette proposition de loi qui donnent selon lui des "missions de sécurité publique à des agents de sécurité privée" de la SNCF et de la RATP.

"Le Défenseur des droits est dans son rôle", a réagi Stéphane Volant, tout en soulignant le code d'éthique de la SNCF, et l'importance du partenariat noué avec l'association SOS Racisme pour encadrer ces éventuelles fouilles et palpations.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:01

L'administration américaine a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures pour sécuriser l'accès aux Etats-Unis. Elle pourrait ainsi forcer certains touristes européens à demander des visas, et a reconnu qu'elle regardait les réseaux sociaux de certains voyageurs.

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Le Congrès américain va durcir dans les prochains jours le programme d'exemption de visas dont bénéficient 38 pays riches, dont 30 en Europe, afin d'obliger certains voyageurs liés à la Syrie ou d'autres pays à obtenir un visa avant leur voyage.

La réforme des exemptions de visas est l'une des réponses des parlementaires aux attentats de Paris, dont certains des auteurs français et belges auraient potentiellement pu prendre l'avion pour New York sans être repérés. Les élus estiment qu'une procédure de visa, avec un entretien avec un agent consulaire et la prise d'empreintes digitales et d'une photo, permettra de bloquer toute infiltration.

Qui est concerné?

Concrètement, les ressortissants des 38 pays membres remplissant l'une des deux conditions suivantes ne pourront plus prendre l'avion vers les Etats-Unis sans avoir obtenu préalablement un visa auprès d'un consulat américain:

- ceux qui ont la double nationalité entre l'un de ces 38 pays et l'Irak, la Syrie, l'Iran, le Soudan ou d'autres pays désignés à risque par l'administration américaine (par exemple, un Franco-Syrien);

- ceux qui se sont rendus dans ces quatre pays depuis mars 2011, avec pour seule exception les militaires et les diplomates (par exemple, un homme d'affaires ou un humanitaire français qui serait allé en Irak).

Ces voyageurs ne seront pas empêchés a priori de venir aux Etats-Unis, mais il leur faudra prendre rendez-vous dans un consulat pour obtenir un visa, comme les citoyens des autres pays non privilégiés, Chinois, Brésiliens ou Polonais. Aujourd'hui, environ 20 millions de personnes viennent chaque année sans visa aux Etats-Unis pour des séjours de moins de 90 jours, dont quelque 13 millions d'Européens, avec pour seule formalité le formulaire en ligne Esta.

Votre compte Twitter scruté par les Etats-Unis

Par ailleurs, l'administration américaine a annoncé que les services de l'immigration consultaient depuis le début de l'année les comptes sur les réseaux sociaux de certains voyageurs avant de leur accorder un visa. Cette vise à rassurer le public après la découverte que Tashfeen Malik et Syed Farook, le couple auteur de l'attentat de San Bernardino, avaient discuté en ligne de jihad avant l'arrivée de la Pakistanaise aux Etats-Unis, en 2014. Il s'agissait de "messages directs privés", a précisé le directeur du FBI, James Comey.

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