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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:09

Le groupe de construction navale DCNS attend toujours le remboursement par l'Etat de coûts liés à l'annulation de la vente de deux bâtiments de surface et de projection (BPC) de type Mistral à la Russie, a indiqué mardi son PDG.

"Le président de la République a dit que ce serait une opération qui ne coûterait pas d'argent à l'industrie. Ce n'est pas encore le cas", a déclaré Hervé Guillou devant l'Association des journalistes de défense.

"Nous avons encore des discussions en cours avec le ministère des Finances pour nous faire rembourser jusqu'au dernier euro ce qu'ils nous doivent (...) On continue à faire valoir nos droits, mais le sujet n'est pas réglé", a souligné M. Guillou.

DCNS doit recevoir environ 200 millions d'euros de l’État, selon plusieurs sources proches du dossier.

La vente des deux BPC avait été annulée par la France en raison de l'implication de la Russie dans la crise ukrainienne.

En vertu d'un accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou, après huit mois de négociations, le gouvernement français a versé aux autorités russes 949,8 millions d'euros, correspondant aux avances versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat s'élevait à 1,2 milliard.

Le total des indemnisations à verser au constructeur des navires devrait grimper à 1,1 milliard d'euros, moins le montant de l'éventuelle revente, avait indiqué le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Louis Gautier, lors d'auditions parlementaires en septembre.

Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, s'élevant à 2 millions d'euros par mois, mais pas les frais de remplacement des matériels russes en vue d'une revente à un autre pays.

La France a trouvé depuis un accord avec l'Égypte, qui a acheté les deux bâtiments pour environ 950 millions d'euros.

DCNS a retiré des systèmes d'information russes des deux navires, toujours basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et est en train d'en transcrire d'autres du cyrillique vers l'arabe.

La formation du premier équipage égyptien - elle doit durer environ quatre mois - débutera en février/mars 2016, les deux navires devant rejoindre l’Égypte l'été prochain.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:06

La SNCF expérimente des nouvelles technologies pour détecter les comportements ou les bagages suspects, a t-elle expliqué mercredi à l'AFP, tout en appelant à confier de nouvelles prérogatives à ses agents de sécurité, comme le prévoit une proposition de loi en débat à l'Assemblée.

Face au "caractère exceptionnel" de la menace terroriste après les attentats de Paris, la SNCF teste par exemple un logiciel d'analyse comportementale qui pourrait être intégré à ses 40.000 caméras de surveillance, a détaillé le secrétaire général de l'entreprise publique Stéphane Volant.

Il est fondé "sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété", a-t-il décrit.

Le dirigeant souligne que l'expérimentation en cours dans plusieurs gares est réalisée "en conformité avec la loi et sous le contrôle de la Commission nationale de l'information et des libertés (CNIL)".

"On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un +tripoteur+, mais aussi l'acceptabilité sociale", pour voir si les voyageurs sont prêts à accepter de telles technologies, une fois l'état d'urgence levé.

Des caméras qui détectent des colis suspects car restés trop longtemps au sol sont aussi en cours d'expérimentation.

La SNCF s'interroge également sur la possibilité d'équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l'action des agents avec le code d'éthique et de déontologie de la SNCF et la loi.

Au printemps, une application devrait être lancée pour permettre aux voyageurs de lancer l'alerte à partir de leurs smartphones en cas de comportements suspects.

Par ailleurs, la SNCF soutient la loi en cours d'examen à l'Assemblée sur la sécurité dans les transports. Le texte permettrait aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP de procéder à des palpations de sécurité ou de fouiller des bagages avec l'accord des passagers.

Le Défenseur des droits avait exprimé vendredi de "sérieuses réserves sur certaines dispositions majeures" de cette proposition de loi qui donnent selon lui des "missions de sécurité publique à des agents de sécurité privée" de la SNCF et de la RATP.

"Le Défenseur des droits est dans son rôle", a réagi Stéphane Volant, tout en soulignant le code d'éthique de la SNCF, et l'importance du partenariat noué avec l'association SOS Racisme pour encadrer ces éventuelles fouilles et palpations.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:01

L'administration américaine a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures pour sécuriser l'accès aux Etats-Unis. Elle pourrait ainsi forcer certains touristes européens à demander des visas, et a reconnu qu'elle regardait les réseaux sociaux de certains voyageurs.

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Le Congrès américain va durcir dans les prochains jours le programme d'exemption de visas dont bénéficient 38 pays riches, dont 30 en Europe, afin d'obliger certains voyageurs liés à la Syrie ou d'autres pays à obtenir un visa avant leur voyage.

La réforme des exemptions de visas est l'une des réponses des parlementaires aux attentats de Paris, dont certains des auteurs français et belges auraient potentiellement pu prendre l'avion pour New York sans être repérés. Les élus estiment qu'une procédure de visa, avec un entretien avec un agent consulaire et la prise d'empreintes digitales et d'une photo, permettra de bloquer toute infiltration.

Qui est concerné?

Concrètement, les ressortissants des 38 pays membres remplissant l'une des deux conditions suivantes ne pourront plus prendre l'avion vers les Etats-Unis sans avoir obtenu préalablement un visa auprès d'un consulat américain:

- ceux qui ont la double nationalité entre l'un de ces 38 pays et l'Irak, la Syrie, l'Iran, le Soudan ou d'autres pays désignés à risque par l'administration américaine (par exemple, un Franco-Syrien);

- ceux qui se sont rendus dans ces quatre pays depuis mars 2011, avec pour seule exception les militaires et les diplomates (par exemple, un homme d'affaires ou un humanitaire français qui serait allé en Irak).

Ces voyageurs ne seront pas empêchés a priori de venir aux Etats-Unis, mais il leur faudra prendre rendez-vous dans un consulat pour obtenir un visa, comme les citoyens des autres pays non privilégiés, Chinois, Brésiliens ou Polonais. Aujourd'hui, environ 20 millions de personnes viennent chaque année sans visa aux Etats-Unis pour des séjours de moins de 90 jours, dont quelque 13 millions d'Européens, avec pour seule formalité le formulaire en ligne Esta.

Votre compte Twitter scruté par les Etats-Unis

Par ailleurs, l'administration américaine a annoncé que les services de l'immigration consultaient depuis le début de l'année les comptes sur les réseaux sociaux de certains voyageurs avant de leur accorder un visa. Cette vise à rassurer le public après la découverte que Tashfeen Malik et Syed Farook, le couple auteur de l'attentat de San Bernardino, avaient discuté en ligne de jihad avant l'arrivée de la Pakistanaise aux Etats-Unis, en 2014. Il s'agissait de "messages directs privés", a précisé le directeur du FBI, James Comey.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:05

Le sport occupe une large place dans les préparatifs électoraux de ce week-end. C’est, en réalité, une épreuve complète. Elle comporte non seulement le saut, rebaptisé « sursaut » pour la circonstance. En effet on attend un « sursaut » des électeurs de gauche. Tous les médias sont d’accord sur ce point. Mais c’est également un sport qui exige beaucoup d’habileté, dans le genre des « contorsionnistes ». Un sport exigeant quant à la qualité des réflexes, qui demande de bien situer sa droite et sa gauche. Un sport particulièrement adapté aux personnes handicapées par une difficulté à trouver ses repères. En plus une activité du domaine de la rééducation qui sera parfaite pour le maintien du cerveau en bon état de fonctionnement. Cette pratique électorale fait oublier les difficultés pour se repérer dans l’espace. En arrivant devant l’urne, souvent le votant se trouve désemparé. Phénomène parfaitement normal, on le serait à moins, vu la bande d’individus plus ou moins louches qui vous font des signaux pour gagner le chemin du paradis, ou de la Terre Promise. Sans la boussole des grands navigateurs, le français moyen est saisi de vertiges. Il éprouve des nausées dues à la pression excessive à laquelle il est soumis. Mais ce sport, comme tous les sports de glisse, exige une faculté de maîtrise du dérapage. Heureusement, cette attitude est de courte durée. Le lundi suivant ces efforts, tout rentre dans l’ordre habituel des choses électorales. On sera donc satisfait à l’idée qu’on n’est pas dans une course de fond. Plus besoin des ordres des arbitres de ce pieux recours à des attitudes largement condamnées en temps normal. Les arbitres, d’ailleurs, d’ailleurs, on le voit dans les sports profanes, sont souvent corrompus. Car ne nous trompons pas. Hors de l’église point de salut ! Nous parlons des officiants de l’église politique, mais vous aviez compris de vous-même. Ces formules qui relèvent de la magie et ces gestes qu’il faut accomplir sous les ordres des grands prêtres, relèvent d’une saine croyance en la nouvelle religion. Sinon, ils risqueraient de demeurer obscurs pour les non-initiés. La quête suit ces manifestations d’une autre époque. Car il faut payer les apôtres, qui sont les médias. Les apôtres sont en effet rétribués et grassement payés. Ce ne sont pas des crève-la-faim !!!

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:59

La force de Paris-Plage réside exclusivement en son décor. Sa mise en scène. À l’intérieur, inutile de chercher le moindre intérêt, excepté une longue errance le long de la Seine à la recherche d’un hypothétique lieu de baignade. Peine perdue. La plage de Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo n’est que pure vue de l’esprit. Du théorique marqué sur des panneaux. Par décision préfectorale, ce lieu devient « plage » l’été. Un point c’est tout. Le bobo qui n’en revient pas, court s’allonger sur le sable face à des masses d’eau dans lesquelles il n’a pas le droit de se plonger. Une frustration gratuite ne se refuse pas.

L’hiver, l’animation continue avec la découverte des trucages du budget de ce Paris-Plage sans plage. (Le Larousse est formel : une plage est un rivage en pente douce où l’on se baigne.) 1,5 million annoncés mais 4,8 millions découverts par la Chambre Régionale des comptes d’Ile de France. Une comptabilité sous-marine qui arrive à point nommé pour justifier le concept. C’est donc, munis de palmes et de bouteilles à oxygène que les membres de la vénérable institution comptable ont mis à jour l’amphore miraculeuse contenant un excédent de dépenses trois fois supérieur à celui annoncé. Sous les pavés la plage, et sous la plage, les briques. 3,3 exactement. « Les évaluations financières diffusées à la presse et au conseil de Paris ne correspondent […] ni aux dépenses réalisées par les directions pour l’organisation de l’opération, ni au montant des partenariats obtenus » révèle « Le Point.fr » (prononcer lepoinpoin fr)

Selon la presse surgelée, le tour de passe-passe aurait consisté principalement en une occultation intégrale des sommes versées par les divers partenaires. Lors de leur remontée à la surface, les joyeux baigneurs de la Cour des comptes ont également remarqué des retards de paiement de plusieurs mois ainsi que de nombreux dysfonctionnements dans le budget annoncé. L’ivresse des profondeurs sans doute.

La mairie de Paris n’a répondu, pour l’instant, que par une longue plage de silence. Les bobos demandent où sont les cabines.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:55

Nous sommes déjà trop nombreux sur terre. Ce facteur majeur du réchauffement climatique ne sera pourtant pas abordé lors de la COP21.

Michel Onfray n'avait pas tort d'écrire dans Le Figaro que la démographie passe pour une discipline réactionnaire car elle n'annonce pas des lendemains qui chantent. Il n'y a guère de doute sur le fait que la population de l'Afrique va doubler au cours des 30 prochaines années pour atteindre 2 milliards d'habitants en 2050 et probablement 4 milliards à la fin du siècle. Pour faire face à cet accroissement, l'Afrique devrait créer 20 millions d'emplois par an. Ce continent, qui était deux fois moins peuplé que l'Europe en 1960, le deviendrait cinq fois plus en 2100. La population de l'Asie - 4,4 milliards d'habitants - devrait quant à elle encore s'accroître d'un milliard d'ici 2050. Au niveau mondial, sur une courte période historique de 250 ans, nous aurons assisté à une multiplication par dix de la population.

Malgré ces chiffres alarmants, aucune politique de limitation des naissances ne figure à l'agenda de la COP21. Il s'agit d'un sujet trop sensible pour les gouvernements quand les plus grandes religions du monde, l'islam et la chrétienté, encouragent toujours le natalisme. Selon The Economist , la politique de l'enfant unique en Chine a cependant eu davantage d'impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre que toutes les politiques américaines ou européennes en la matière. 400 millions de naissances et autant de consommateurs ont ainsi été évités, sans doute pour le plus grand bonheur des habitants actuels de la Chine. L'Inde, qui sera bientôt le pays le plus peuplé de la terre - 1,7 milliards d'habitants en 2050 - serait en bien meilleure posture, si elle comptait un demi-milliard d'habitants en moins. La forêt amazonienne, le poumon de la planète, serait quant à elle mieux protégée si le Brésil était moins peuplé.

Or, pour la Banque mondiale ou l'ONU, l'augmentation de la population ne peut être qu'un «potentiel de croissance», une «opportunité à saisir» et même un «dividende démographique»! Le scénario d'une terre peuplée d'un peu moins de dix milliards d'habitants en 2050 ressemble pourtant davantage à celui d'une catastrophe annoncée, entre épuisement des ressources naturelles, déforestation et désertification croissantes, l'extinction de dizaines de milliers d'espèces, sans parler de la promiscuité de plus en plus intolérable dans les villes, les transports ou les sites touristiques.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:52

Une constitution digne de ce nom permettrait à un peuple digne de ce nom d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants de lui imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.

Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire et sous contrôle populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (entraîné à constituer et donc à se faire respecter) d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants du moment d’imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.

Si nous ne sommes pas des citoyens puissants (mais seulement des électeurs impuissants), c’est parce que nous sommes indifférents aux processus constituants.

Tout pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve une limite.

Sans limites, les pouvoirs nous conduiront à nouveau à la guerre, et aux camps. Forcément. Mécaniquement. On est déjà dans ce mouvement.

C’est NOTRE responsabilité de définir et d’imposer des limites aux pouvoirs.

Un vrai citoyen est constituant.

Sinon, politiquement, c’est un enfant.

Allez… Tâchez au moins de commencer. Entraînez-vous à constituer, prenez une feuille de papier…

Et si cela vous plaît, faites passer.

Fil Facebook correspondant à ce billet :

https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153822299037317

Site : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:48

Adoptée en commission par le Parlement européen et demandée avec insistance par la France au prétexte de la lutte contre le terrorisme, la directive PNR (Passenger Name Records) permettra à l'État de connaître les déplacements en avion de très nombreux Européens et de les exploiter y compris pour des infractions graves », dont le piratage.

Jeudi, la Commission des libertés civiles du Parlement européen a adopté la directive PNR (Passenger Name Record) qui, si elle est confirmée en séance plénière du PE au début de l’année 2016, permettra aux états membres de l’Union européenne de collecter toutes les informations liées aux « vols extra-UE » voire à certains vols intra-UE. Ces informations comprendront notamment le nom des passagers, les dates de voyage, l’itinéraire prévu, les moyens de paiement utilisés, les coordonnées des voyageurs, les bagages enregistrés, etc., etc.

Le PNR européen est une demande insistante de certains gouvernements, et notamment de la France, qui revient comme une antienne à chaque attentat. Elle est donc logiquement revenue — et avec force — dans les discours de Manuel Valls après les tragiques attentats du 13 novembre 2015 à Paris. « Je ne comprends pas que des parlementaires européens, y compris des Français, s’opposent à cet instrument indispensable pour lutter contre le terrorisme », avait-il déclaré devant le Sénat le 20 novembre dernier.

« Ceci nous permettra de disposer d’un fichier garantissant la traçabilité des déplacements, y compris à l’intérieur de l’Union. C’est une condition de notre sécurité collective », avait plaidé le Premier ministre français. Mais il n’a jamais expliqué en quoi le PNR généralisé à l’ensemble des passagers des vols européens aurait aidé à éviter les événements tragiques de novembre, alors-même que les auteurs étaient déjà fichés et pouvaient donc faire l’objet de signalements individualisés lors de leurs passages aux frontières. Les experts de l’anti-terrorisme sont d’ailleurs très réservés sur l’utilité réelle du PNR, et encore plus sur sa nécessité.

Le PNR pourra servir contre « la contrefaçon et le piratage de produits »

Mais un esprit suspicieux comme le nôtre ne peut s’empêcher de faire remarquer que le PNR européen est loin d’être réservé au terrorisme. La directive projetée dispose que les données liées aux vols conservées pendant 5 ans (dont 6 mois sans restrictions d’accès) peuvent être traitées par les autorités pour « la prévention et la détection d’infractions terroristes et de certains types d’infractions transnationales graves ».

Lire la suite sur http://www.numerama.com/politique/134431-les-voyages-des-europeens-traces-pour-la-cybercriminalite.html#xZ1WpPrzRSpYW7i2.99

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:43

Khalida Jarrar, parlementaire palestinienne de gauche et féministe et avocate des prisonniers politiques, a été condamnée le 6 décembre dernier à 15 mois d’emprisonnement par un tribunal militaire israélien à Ofer. Après son arrestation par les forces militaires d’occupation, qui ont fait intrusion le 2 avril dans sa maison de Ramallah, l’emprisonnement de Jarrar, ancienne directrice exécutive et actuelle vice-présidente du bureau des directeurs de l’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et des Droits de l’Homme, a déclenché une indignation générale en Palestine, dans le monde arabe et sur le plan international.

Jarrar est membre du Conseil Législatif (Parlement) Palestinien au nom du bloc Abu Ali Mustafa, le bloc parlementaire affilié au Front Populaire de Libération de la Palestine, organisation de gauche. En 2014, elle a été l’objet d’un déplacement forcé de Ramallah à Jéricho par un ordre de l’armée d’occupation, qu’elle a réussi à faire échouer après un sit-in qui a duré un mois au bureau du CLP et une campagne internationale de soutien.

En avril, elle a été immédiatement mise en détention administrative sans inculpation ni jugement suite à son arrestation. Une campagne internationale – comprenant un vote du parlement portugais exigeant sa libération– s’en est suivie, et elle a alors été inculpée devant les tribunaux militaires israéliens. Bien que les tribunaux militaires fassent preuve d’une apparence de « jugement », ces jugements ne sont en réalité pas plus justes ou équitables que la détention administrative arbitraire. 99.74% des Palestiniens qui comparaissent devant eux sont déclarés coupables.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:38

Les mineurs représentent environ un cinquième des 2000 Palestiniens qu’Israël détient depuis l’escalade de la violence, début octobre. Les enfants palestiniens de Jérusalem-Est occupée en constituent une grande partie.

Avec la brusque montée des arrestations, le nombre d’enfants palestiniens en détention israélienne a doublé, montant à 307 à la fin octobre, contre 155 fin août.

Alors que les enfants qui vivent sous le régime militaire israélien dans la plus grande partie de la Cisjordanie occupée sont depuis longtemps privés de leurs droits élémentaires, ceux de Jérusalem-Est sont, officiellement, soumis aux mêmes lois et système judiciaire civils que les citoyens israéliens, et ont accès au système de l’assurance nationale d’Israël.

Mais les groupes des droits de l’homme ont fait connaître une détérioration tant dans leur traitement que dans les conditions de la détention israélienne.

Pour pouvoir contenir le grand nombre d’enfants qu’il arrête, Israël a ouvert une aile supplémentaire pour les mineurs palestiniens, à la prison de Givon en octobre.

Selon Rafat Sub Laban, d’Addameer, il y a à peu près 75 enfants à Givon, venant pour la plupart de Jérusalem.

L’établissement dispose d’un maximum de 12 cellules, chacune ayant six lits, ce qui veut dire que même Givon se trouve à pleine capacité.

Comme The Electronic Intifada le rapportait le mois dernier, les conditions dans cette prison sont épouvantables.

Les avocats des groupes des droits de l’homme, notamment le Comité public contre la torture en Israël (PCATI), Addameer, et Défense internationale des enfants – Palestine (DCI-Palestine), ont tous recueilli des témoignages d’enfants qui déclarent avoir été battus, privés de nourriture convenable et détenus dans des cellules moisies et glaciales.

Les enfants ont dit à l’avocat d’Addameer, lors de l’une de ses visites le 3 décembre, qu’ils souffrent de cauchemars, de troubles de sommeil et qu’ils sont soumis à des coups, des menaces et des privations de sommeil.

Comme dans les cas de Marah Bakir et Istabraq Nour, certains enfants à Givon ne reçoivent aucun des soins qui leur sont nécessaires.

Sub Laban, d’Addameer, a déclaré à The Electronic Intifada, que normalement, il y a un adulte palestinien affecté à chaque prison pour enfants palestiniens, afin de servir d’agent de liaison avec les autorités pénitentiaires. Mais il n’en existe pas à Givon.

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