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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 09:26

Notre vie politique, anesthésiée depuis deux ans par les grandes dissertations sur le Covid, le vaccin, et sur la question existentielle du « Faut-il ne pas vivre pour ne pas avoir 0,19 % de chances de mourir si l’on a quatre-vingts ans ? » retrouve des couleurs en cette rentrée, avec le lancement de la campagne présidentielle et le retour du Polit’Circus.

La gauche écolo-foldingue qui parle de tout sauf d’écologie et qui veut accueillir toute la planète en France, terroristes compris, frappe fort. On croyait, avec Jadot, avoir tout entendu, mais dans cette nef on est toujours dépassé par plus fou que soi et déjà, tous les records sont pulvérisés avec Sandrine Rousseau, championne de tous les délires intersectionnels, antiracistes, décoloniaux et supragenrés.

La droite mollasse et mollassonne, avec Xavier Bertrand en vedette américaine, est devenue soudain plus populiste que le peuple le plus populacier et tient un discours que ne désavoueraient pas Marine Le Pen et l’extrême droite, ennemis jurés à qui le chevalier des Hauts-de-France a récemment barré la route. Combattant d’une peste noire dont il reprend le discours, ne risque-t-il pas, à la fin, de se prendre les pieds dans le tapis ?

Et il semble que cette nouvelle pandémie ait gagné du terrain, puisque Pécresse elle aussi joue à la Marine, déclarant le temps d’une campagne que « la place d’un clandestin est dans un charter » ! Mais les choses s’annoncent mal pour elle : du fait qu’elles s’annoncent bien, les candidats LR affluent : Ciotti, Barnier… Et l’inflation des candidatures pourrait être fatale à cette droite largement majoritaire, si elle ne parvient pas à s’unir. Elle serait une fois de plus la droite la plus bête du monde.

À l’autre bout de l’échiquier, on ne sait pas si le Parti communiste dont l’électorat tiendra bientôt dans une cabine téléphonique (s’il en existe encore), présentera un candidat ou bien s’il s’alliera, comme à Paris, au bourgeois honni des Marchais, Duclos ou Thorez, bourgeois devenu aujourd’hui bobo de gauche dont il a repris les grandes thématiques : antiracisme institutionnel, accueil des migrants…

Hidalgo annonce des mesures radicales : alors que depuis le cap d’Antibes, BHL a lancé un appel urbi et orbi pour résister à la reconquête obscurantiste des Talibans, la reine des bobos, soucieuse du sort des femmes en Afghanistan, éteindra la tour Eiffel chaque fois que l’une d’elles sera lapidée. En plus ce sera bon pour la planète, en réduisant les émissions de carbone. Mais les associations féministes ne sont pas encore très mobilisées. Il est vrai qu’avec les fortes chaleurs estivales, elles sont toutes occupées à défendre le port du burkini dans les piscines.

Le dinosaure Mélenchon est toujours là, traversant les siècles et les millénaires. Dressé sur ses ergots, il appellera à la révolution pour une France libre au sein de l'UE, de l'OTAN et du marché mondial.

Marine Le Pen attend sa revanche, elle a perdu la première manche, elle veut rejouer le grand débat télévisé et se refaire baiser par un Macron tout fier de son bilan : si ce n’est pas bien, il promet de faire mieux la prochaine fois…

Enfin pour le folklore, il y aura bien un candidat/candidate des travailleuses/travailleurs et espérons-le, quelques surprises de dernière minute pour pimenter les débats.

Entrez, mesdames et messieurs, entrez, le spectacle commence !

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 09:14

À l’époque où l’Afghanistan était soviétique, les Afghanes avaient droit à l’avortement et à la contraception. Elles pouvaient se promener têtes nues, maquillées et en minijupe.

Les Américains réussirent à entrainer l’URSS dans la souricière afghane (il existait à cette époque un jeu sur Apple nommé "Kaboul spy" destiné à faire de la propagande contre la présence soviétique en Afghanistan). Les Américains ont financé les seigneurs de la guerre islamistes afghans pour qu’ils virent les soviétiques d’Afghanistan. Ils ont réussi. Il y avait principalement quatre seigneurs de la guerre qui se battaient entre eux dès qu’ils n’étaient pas unis contre un ennemi commun, l’URSS. Il y avait Massoud, Dostom, Hekmatyar et un quatrième dont je ne me souviens plus du nom.

Ces seigneurs de la guerre islamistes ont réduit les droits des femmes à rien du tout. Les massacres et les viols étaient très courants (notamment avec le trop fameux Massoud que l’Occident aime tant). Ce sont les Américains qui sont les coupables puisqu’ils les ont commandités.

Ces seigneurs de la guerre se finançaient aussi avec un énorme trafic d’opium et d’héroïne.

Après la chute de l’URSS, les Américains voulurent construire un tuyau à pétrole (pipeline) pour trimballer les hydrocarbures (pétrole, gaz) de la Caspienne au travers de l’Afghanistan et du Pakistan (alliés) puisqu’ils ne pouvaient le transporter au travers de l’Iran (ennemi).

Mais une fois les Soviétiques partis, les seigneurs de la guerre se faisaient la guerre entre eux et le pays était très instable. Les Américains ne pouvaient toujours pas construire leur tuyau à pétrole.

Ils financèrent alors la formation des Talibans (ce mot signifie "étudiant") au Pakistan dont les services secrets (ISI) pouvaient être considérés comme une annexe de la CIA. Les talibans étudiaient la religion islamique dans des madrassas intégristes au Pakistan.

En 1996, les talibans étaient prêts et entrèrent militairement en Afghanistan. Ils conquirent en peu de temps ce pays avec l’appui de la population qui en avait marre des guerres perpétuelles. Ils établirent plus ou moins la paix et interdirent le trafic d’opium et d’héroïne.

Cependant, les Américains ne pouvaient toujours pas construire leur tuyau à pétrole, le pays n’étant pas suffisamment stable. Ils décidèrent alors de régler le problème eux-mêmes.

6 mois avant le 11 septembre 2001, ils préparaient déjà la guerre contre l’Afghanistan par une propagande fantastique sur la destruction des Bouddhas de Bamians par les « horribles talibans ».

Le 11 septembre 2001 fut commandité par la CIA pour plusieurs raisons : faire peur, détruire les libertés et avoir une bonne excuse pour envahir l’Afghanistan. Une fois l’Afghanistan envahi, ils désignèrent Hamid Karzaï comme président d’Afghanistan. Il faut dire qu’Hamid Karzaï était le représentant d’UNOCAL en Afghanistan et qu’UNOCAL était un fabriquant américain de tuyau à pétrole.

La géopolitique finalement c’est pas si compliqué.

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 08:55

Dans les mesures décidées en haut lieu pour notre bien, il convient de distinguer la mesure de l’emballage. Il y a, en effet, ce qu’on nous vend et, plus important encore, la manière dont on nous le vend et ce pourquoi on nous le vend.

Tenez, prenez le passe sanitaire, par exemple : un Ausweis habillé d’une vertu qu’il n’a pas (nous protéger de la maladie) ; en réalité, un flicage pour nous contraindre au vaccin. La limitation de circulation à 30 km/h dans les rues de Paris, entrée en vigueur ce lundi, c’est un peu la même chose. Vendue comme le remède miracle à la pollution de l’air, c’est, en réalité, un moyen supplémentaire de « pourrir la vie des automobilistes », tout comme l’instauration du passe sanitaire est le moyen de « faire une vie de merde » aux récalcitrants.

Et ça marche, évidemment. Il faut donc se rendre à l’évidence : dans ce pays, on passe son temps à dénoncer les dictatures de l’étranger mais on aime bien marcher au pas à coups de sifflet et contrôler le voisin.

Donc, 30 km/h. En fait, atteindre cette vitesse est un vœu pieux pour les automobilistes parisiens dont la vitesse moyenne de déplacement en journée était, en 2019, de 11,9 km/h (chiffres de l’Observatoire des déplacements à Paris). Le crétin de base, dont je suis, se dit que l’air devrait alors être pur comme une âme enfantine. Hélas non, et c’est cette fois une étude du CEREMA qui est venue jeter un pavé dans la mare verte. Celle-ci révèle, en effet, qu’« un véhicule thermique pollue plus à 30 km/h qu’à 50 km/h », notamment parce que les moteurs sont optimisés pour rouler entre 50 et 70 km/h.

Damned ! Voilà l’information répercutée sur les réseaux, les gros titres dans la presse. La supercherie s’étale à la une… Oui, mais non. L’étude est « mal interprétée », « c’est plus compliqué que cela », rétropédale le CEREMA : « La diminution de la vitesse autorisée permet un meilleur partage de l’espace public et favorise la pratique de la marche et du vélo plutôt que l’utilisation de la voiture. »

Ce monsieur ne doit pas marcher dans Paris, sinon il saurait que le danger vient bien moins des voitures que de la circulation totalement anarchique des vélos, trottinettes et autres monoroues !

David Belliard, l’adjoint (EELV) de la mairie de Paris chargé des déplacements, se sent pousser des ailes. Il a ainsi dévoilé, sur Europe 1, le prochain coup à venir : limiter la vitesse sur le périphérique à 50 km/h maximum au lieu des 70 km/h actuellement autorisés.

C’est mesquin. Petit bras, même. Il faut carrément supprimer les moteurs, ne laisser que des pédalos carrossés comme autrefois les voitures à pédales des petits enfants… Et même qu’on ouvrirait la porte avec son passe sanitaire…

 

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 10:42

On savait que le pantin qui nous sert de président n’avait pas de lettres, je veux dire pas de culture humaniste et littéraire, mais pour compenser, il a des chiffres !

Pas de lettres ? Vous n’avez pas oublié que nous ne sommes « plus au temps de la princesse de Clèves », ni d’ailleurs dans aucun autre temps du passé. Par contre les chiffres pullulent, et ils sont toujours le résultat de calculs invérifiables, mais nous y sommes habitués. Par exemple, les chiffres de la délinquance sont bons. Les chiffres du chômage sont meilleurs ! Tous les chiffres sont toujours bons, on en mangerait ! C’est la délinquance qui n’est pas bonne, c’est le chômage qui est mauvais. 

Je préfère donc les lettres, je veux dire les mots. Ainsi, on a supprimé l’ANPE, et on l’a remplacée par le « Pôle emploi ». On commençait à en avoir assez de cette Agence Nationale Pour l’Emploi ! Une « agence », ça fait petit boutiquier du coin de la rue. Tandis que le « pôle » élargit l’emploi à toute la planète. On a l’impression que c’est du sérieux, et que les chômeurs, on s’en occupe, partout dans le monde, on cherche, fébrilement, en permanence. D’ailleurs, on consent à dire « chômeur », mais on préfère « demandeur d’emploi ». Le « demandeur » n’est pas loin du « quémandeur » (celui qui demande avec insistance). Le demandeur tend la main pour harceler le riche et obtenir ce qui ne lui est pas dû. Le demandeur est un emmerdeur, qui n’est jamais content.

On conserve cependant le mot « chômeur », parce qu’on peut le qualifier de « partiel », ce qui atténue la mauvaise impression première. Avec les « aides », le gouvernement actuel nous donne l’illusion qu’il vole au secours des plus démunis, même si ces aides sont destinées aux entreprises « qui recourent au chômage partiel », je vois que vous suivez, et que tout le monde a compris. Non ? Justement, ces informations d’apparence très technique sont destinées à nous empêcher de comprendre.

Toutefois, lorsqu’on veut bien s’en tenir à quelques termes essentiels, c’est beaucoup plus clair. Par exemple, les « partenaires » sociaux, voilà une formule qui devrait susciter la réflexion. Le partenaire est engagé dans un jeu. On en parle également pour la danse, et même pour les relations sexuelles. C’est ce dernier sens qui me paraît dominer quand les ministres rencontrent les syndicalistes. En effet, manifestement, les ministres les entubent régulièrement. Ils invoquent alors le « redressement » des bourses. On ne saurait être plus clair. Les représentants du monde ouvrier repartent, la queue basse, après s’être fait baiser, avec ces bourses qui se redressent toujours !

Décrite de cette façon, la « négociation » sociale apparaît dans toute sa crudité. Il serait, je pense, urgent de s’exprimer ainsi. J’ai eu un dialogue amusant avec un responsable d’une banque qui porte le titre, très parlant, de « superviseur ». Ce pauvre dégénéré non content de nous « viser », comme à la chasse, nous « supervise ». Vous avez tous noté, d’ailleurs, que la clientèle est « ciblée » par la publicité, qui est donc une arme. Je reviens à ce banquier et je rapporte le dialogue :

- Monsieur, vous avez été au-delà du découvert autorisé, je suis le superviseur ! 

Réponse :

- Superviseur mon cul…

Un peu interloqué, mon interlocuteur se réfugie derrière les bonnes manières :

- Monsieur, je suis courtois, moi...

- C’est bien ce que je te reproche, t’es un menteur et un sale con…

Et je raccroche. Eh bien, je vous assure qu’ils ne sont pas habitués à ce lexique, les enfoirés à la solde des banques. Et si on leur parlait toujours ainsi, le « dialogue social » aurait tout de même une autre allure !

 

ROLLAND HENAULT

(« Articles - Volume 1 » - Editions de l’Impossible 2019)

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 10:22

Extrait de l’Entretien avec Lucien Cerise :

« La disproportion entre les mesures annoncées et la réalité épidémiologique de terrain est stupéfiante. Le réseau de médecins généralistes Sentinelles estimait le taux de positivité au coronavirus à 3 individus sur 100 000 dans la semaine précédant l’allocution d’Emmanuel Macron, du 5 au 11 juillet. Le même rapport de Sentinelles ajoute que seulement 5,4% de ces 3 cas positifs sur 100 000 habitants ont été hospitalisés après leur consultation. À ces chiffres insignifiants, il faut ajouter que « positif » au test ne veut pas dire « malade », ni a fortiori décédé. De fait, le variant Delta n’est pas mortel.

Autrement dit, quand Macron prend la parole, la « crise sanitaire » est simplement terminée. Or, c’est sur cette base d’un problème réglé que l’obligation vaccinale et le « passe sanitaire » sont lancés. Avec ces annonces délirantes qui ne trouvent aucune justification dans le réel, je peux faire le commentaire que Macron et ses patrons ont commis une erreur. Ils sont allés trop loin, ce qui s’est traduit immédiatement par l’émergence d’un nouveau mouvement de contestation populaire, une vraie lame de fond, bien plus puissante que les gilets jaunes, et qui ne s’arrêtera pas. Ce type d’erreur commise par Macron a déjà été analysé par Sun-Tzu il y a près de 2500 ans dans son Art de la guerre, ce qui prouve que le pouvoir en France est mauvais stratège et ne connaît pas ses classiques. Sun-Tzu recommande en effet de toujours laisser une porte de sortie à l’ennemi, une possibilité d’échappatoire, pour qu’il ne soit pas acculé et forcé de se battre avec l’énergie du désespoir, ce qui le rend plus déterminé et plus fort. La dictature informatique de dégénérés qu’on veut nous imposer à cause du rhume-19 sent la mort. L’erreur du 12 juillet a réveillé l’instinct de survie, l’instinct de conservation des Français. Nous voulons vivre ! La réaction française massive qu’on attendait tous depuis un an est enclenchée.

Les prochaines étapes de la dictature ont été annoncées par le Forum économique mondial de Davos et ses diverses publications : de nouvelles crises économiques planifiées qui permettront de recomposer tout l’édifice socio-économique par la suppression de l’argent liquide et la méthode du bail-in, consistant pour les banques à se servir sur le compte de leurs clients, induisant un transfert des richesses vers le haut et une paupérisation générale. Toutes les classes sociales vont être concernées, comme pour le passeport sanitaire. C’est pourquoi nous devons réaliser une « coagulation » politique de la bourgeoisie, des classes moyennes et du prolétariat contre l’oligarchie parasite.

Au final, par une accumulation d’erreurs stratégiques et de maladresses tactiques, c’est le pouvoir lui-même qui va se tirer des balles dans le pied puis dans la tête, et faire s’effondrer le régime qu’il cherche aujourd’hui à nous imposer. L’idiocratie mondialiste est suicidaire. Aidons-la à aller jusqu’au bout. »

 

Lire l’intégralité

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 09:58

C’est un nouvel arrêt de mort d’une de nos libertés fondamentales, certes un peu plus discret que les autres, qui vient d’être signé vendredi 13 août par le Conseil constitutionnel. En validant la majeure partie des dispositions de la loi, il n’y aura désormais plus de libre choix des parents d’instruire leurs enfants en famille, à de rares exceptions près :

« 1er L’état de santé de l’enfant ou son handicap » ;

« 2e La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives » ;

« 3e L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public » ;

« 4e L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans ce cas, la demande d’autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l’engagement d’assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l’instruction en famille »

À compter de la rentrée de septembre 2022, la liberté d’enseignement n’est donc plus de mise. Seuls les quelque 62.000 enfants comptabilisés déjà scolarisés à la maison bénéficient d’un sursis de deux ans à l’issue duquel ils devront satisfaire aux nouvelles exigences ou se soumettre en revenant sur les bancs de l’école.

Le système de l’école à la maison est en pleine expansion, passé de 18.000 à 62.000 élèves en seulement dix ans. Une valeur refuge pour les parents : baisse générale du niveau, formatage idéologique de l’Éducation nationale, envie de donner une seconde chance à un enfant en difficulté, les motivations sont nombreuses et infinies. Il aurait pu servir de nouvel asile pour les parents réfractaires aux mesures sanitaires ou simplement désireux d’exercer leur libre choix : le refus d’un passe sanitaire pour leurs collégiens et lycéens s’il devait être mis en place, quitter une école qui menace d’exclusion les non-vaccinés en cas de découverte d’un cas Covid dans une classe ou simplement échapper à une future obligation vaccinale étendue aux plus jeunes.

Au nom d’une lutte ratée contre l’islamisme, puisqu’on cherche encore la preuve du lien entre foyers islamistes et instruction à la maison, il fallait une victime pour expier les incapacités du pouvoir dans sa lutte contre le séparatisme. Ce sera donc la famille. Dont l’État a bien usé et abusé à une époque où le confinement fermait les écoles. Mais qui n’est plus d’aucune utilité depuis qu’on a  trouvé mieux : un régime de liberté sous surveillance.

 

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 09:43
C’est le 1er juillet 1961 que Louis Destouches, alors âgé de 67 ans, s’en est allé au bout de la nuit, non pas victime d’un « néo-fongueux du rectum », mais d’une hémorragie cérébrale gauche. « Pas de médecin, pas de piqûre, pas d’hôpital », a-t-il répété avant de prendre le large, « de l’autre côté de la vie ». 

 

Extrait du discours prononcé au cimetière de Meudon par Émeric Cian-Grangé :

Mentionnons quelques repères biographiques de la vie d’un homme qui, pour citer Philippe Alméras, « avait déjà traversé à 38 ans, une série d’avatars qui auraient rempli deux ou trois existences ordinaires à travers trois continents ». Né le 27 mai 1894 à Courbevoie (c’est lui le printemps), Louis passe son enfance dans la « cloche à gaz » du passage Choiseul. Le certificat en poche, il part en Allemagne et en Angleterre pour se familiariser avec les langues étrangères, puis devient apprenti commerçant à Paris (« 22 patrons Monsieur, 22… »). Il devance ensuite l’appel en s’engageant au 12e Cuirassier de Rambouillet. Grièvement blessé au bras en août 1914 (« mutilo 75 %… »), il a 20 ans quand il est décoré de la médaille militaire, puis de la Croix de guerre.

Agent consulaire à Londres en 1915, colon au Cameroun l’année suivante, il est rapatrié en France en 1917, incarne un temps l’homme à tout faire du journal Eurêka, avant d’embrasser une carrière de propagandiste antituberculeux pour le compte de la Fondation Rockefeller. Bachelier à 25 ans, médecin hygiéniste itinérant pour le compte de la Société des nations de 1924 à 1927, consultant du dispensaire de Clichy et pharmacien visiteur médical, Destouches trouve  le temps et les  ressources pour écrire  "Voyage au bout de la nuit", « une manière de symphonie littéraire, […] du pain pour un siècle entier de littérature », futur Prix Goncourt… heu, pardon… Renaudot 1932. (Pour l’anecdote, Freud voit dans le lapsus un symptôme important de l’émergence de désirs inconscients. Passons…)

Après l’éreintage critique de Mort à crédit, Céline délaisse la veine romanesque pour devenir l’écrivain engagé (d’aucuns diront « enragé ») que nous connaissons, le « contemporain capital » pour reprendre l’expression de son éditeur, du moins jusqu’en 1944 où, Guignol’s band à peine sorti des presses, il quitte la France pour l’Allemagne, se réfugie à « Bains-Bains » et « Siegmaringen », avant d’être sauvé par le Danemark où il est emprisonné pendant un an et demi, puis hébergé jusqu’en 1951. Amnistié, il regagne la France et s’installe définitivement à Meudon, où il meurt dix ans plus tard, après avoir écrit six autres livres, dont l’un publié post mortem.

Vous le savez, Céline est un écrivain de la vie. Son œuvre palpite, vibre, respire, résonne en nous. C’est bien précisément parce qu’elle nous touche au-dedans que nous sommes ici réunis, pour dire à Tante Estrême, au petit Léo, à Clémentine, au vaillant Toto et aux potes que la fête n’est pas finie. C’est du moins l’objectif que s’est fixé la Société des lecteurs de Céline, créée soixante ans, jour pour jour, après que Céline fut passé fantôme ici, dans son trou, pour nous faire « Hou ! rouh !… Hou !… rouh !… ». Nous désirons en effet réunir, sans passion partisane ni politique, les amateurs de l’auteur de Féerie pour une autre fois, œuvrer pour la promotion et la diffusion de l’actualité célinienne (française, francophone ou étrangère), organiser un prix littéraire et contribuer à l’exploration du continent célinien.

Lecteur débonnaire, apprivoisé, bienveillant, peigne-cul, verbeux, stratosphérique, persifleur, bravache, franc-maçon, impétueux, mutique, « faux diable », tartuffe, bienheureux, alchimiste, « d’en haut », « d’en bas », belge, furibond, versificateur, pyromane, enjôleur, efféminé, juif ou binoclard, osez dire votre admiration pour l’œuvre de Céline et ses formidables chambardements littéraires.

Qu’on se rappelle : « Au commencement était l’émotion »…

 

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 09:32
"Un enfant de 11 ans arrêté au volant d'une voiturette sans permis alors qu'il ramenait son père alcoolisé"

 

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 09:19

Du 18 septembre au 3 octobre prochain, l’Arc de Triomphe à Paris sera… masqué.

Le projet de Christo Vladimiroff Javacheff, dit Christo, qui date de 1962, sa « période parisienne », verra ainsi le jour. Mais l’emballeur en chef de monuments historiques et de paysages grandioses ne sera pas là pour contempler la réalisation de son ouvrage.

Mort le 31 mai 2020, Christo était avec sa femme Jeanne-Claude l’auteur de gigantesques « installations » éphémères : l’empaquetage du Pont-Neuf à Paris, en 1985, ou celui du Reichstag à Berlin, dix ans plus tard, sont restés dans les mémoires. Pour ma part, je m’en souviens surtout comme du caprice pénible d’un artiste que les Parisiens, fort heureusement, ne devaient supporter qu’une quinzaine de jours. 

L’installation prévue par Christo, – l’emballage de l’Arc – va nécessiter des travaux de protection du monument. Ceux-ci viennent tout juste de débuter : des cages en acier sont montées autour des sculptures, car « cette toile qui va frotter, il ne faut pas qu’elle puisse abimer ce monument historique » , explique Bruno Cordeau, administrateur de l’Arc de Triomphe. On se souvient, en effet, des dégâts provoqués par l’installation « éphémère » de traits concentriques en peinture aluminium jaune posés sur les murs de la cité de Carcassonne, qui avaient ensuite demandé d’importants travaux de nettoyage et de restauration : les murs avaient été abîmés par l’« artiste » Felice Varini…

25.000 mètres carrés de tissu en polypropylène argent bleuté et 3.000 mètres de corde rouge de même matière – c’est écolo ! – seront nécessaires pour l’installation. Les quatorze millions d’euros prévus pour tout ce chambardement seront entièrement financés par la vente des travaux préparatoires, dessins, collages et lithographies signés de Christo. Carine Rolland, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Culture et de la Ville du quart d’heure (sic)*, voit dans cette réalisation la possibilité de « décaler le regard sur ce monument ». 

On fera mieux que ça : on évitera le quartier.

 

(* ) « La ville du quart d’heure » : concept du chercheur français d’origine colombienne Carlos Moreno qui a su convaincre nombre de collectivités. Ces villes entendent désormais envisager des aménagements qui permettront à leurs administrés d’accéder, en un quart d’heure, aux six fonctions indispensables de leur quotidien : rejoindre leur travail, les magasins d’alimentation, le cabinet du médecin, l’école des enfants sans oublier des équipements sportifs ou culturels et des jardins publics. Bref, un discours de citadin plein aux as suivi par les crétins habituels : jeunes cadres pistonnés et étudiants bourgeois.

 

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31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 10:02

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