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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:18
Sortie du film "Merci patron !"

Le film de François Ruffin fait un tabac et c’est tant mieux. Il y a un moment où, à force de descendre, votre gros orteil touche le fond de la piscine et hop, vous remontez. Le film de RUFFIN, c’est le déclic qui va vous faire remonter et vous regonfler. Car le message est très simple, « NOUS N’AVONS EN FACE DE NOUS QU’UN TIGRE DE PAPIER. » Ruffin ne fait qu’appliquer la pensée de Mao Tsé-Toung. On se demande comment on a pu oublier une chose aussi évidente. Et d’ailleurs Mao Tsé-Toung ajoutait, « à la fin c’est nous qu’on va gagner ! »

Dans Merci Patron !, le tigre de papier s’appelle Bernard ARNAULT, dont le groupe LVMH fait délocaliser en Pologne l’usine de Poix-du-Nord, là où travaillaient Jocelyne et Serge KLUR. Licencié, endetté, au chômage, le couple KLUR, aidé de François RUFFIN, va réussir à faire plier Bernard ARNAULT et retrouver du boulot.

Retrouvez la liste de tous les cinémas qui le projetteront ces trois prochaines semaines. Certaines séances se feront en présence de l’équipe.

Les projections-débats à venir :

▪ le 04/03 à Calais (L’Alhambra, 20h30) avec François Ruffin.

▪ le 04/03 à Paris 3e (MK2 Beaubourg, 20h), avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, sociologues.

▪ le 04/03 à Paris XIVe (7 Parnassiens, 20h), avec Pierre Rimbert, journaliste au Monde diplomatique.

▪ le 04/03 à Paris Ve (Espace Saint-Michel, 20h), avec Benoît Bréville, journaliste au Monde diplomatique.

▪ le 04/03 à Aix-les-Bains (Le Victoria, 19h30), avec Vincent Bernardet.

▪ le 05/03 à Dunkerque (Studio 43, 20h30), avec François Ruffin.

▪ le 05/03 à Paris (MK2 Beaubourg, 20h), avec Benoît Bréville, journaliste au Monde diplomatique.

▪ le 05/03 à Albertville (Dôme, 20h30), avec Vincent Bernardet.

▪ le 06/03 à Belley (Ciné L’Arlequin, 20h), avec Vincent Bernardet.

▪ le 06/03 à Paris XIe (Majestic Bastille, 16h), avec Thibault Lhonneur (Fakir).

▪ le 07/03 à La-Roche-sur-Foron (Le Parc, 19h30), avec Vincent Bernardet.

▪ le 07/03 à Vienne (L’Amphi, 20h) avec François Ruffin.

▪ le 08/03 à Cluses (Cinétoiles, 18h30), avec Vincent Bernardet.

▪ le 09/03 à Nîmes (Sémaphore, 20h15), avec Sylvain Laporte, journaliste à Fakir.

▪ le 09/03 à Massy (Cinémassy, 20h45), avec Jean-Pierre Garnier, sociologue

▪ le 10/03 à Décines-Charpieu (Toboggan, 20h30), avec Sylvain Laporte.

▪ le 10/03 à Dinan, (Vers le large, 20h20), organisé par la CGT, Solidaires et FSU


Sources :

http://www.fakirpresse.info/merci-patron-dans-les-salles​

http://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/merci-patron-courez-voir-le-film-de-francois-ruffin​

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:16

Le chiffre d'affaires grimpe et on réembauche peu à peu les "copains": six mois après l'arrivée de leur thé en rayon, les ex-Fralib, dont le combat contre Unilever est devenu un symbole des luttes sociales, redécouvrent la vie d'entreprise. Sans patron, ni dividende.

"On n'est pas des charlots, on est des pros", martèle Gérard Cazorla, figure emblématique de ces ouvriers qui ont fondé une coopérative, Scop-Ti, et repris leur usine. L'ancien leader CGT, 58 ans, tient à faire visiter le site de Géménos (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, depuis les stocks où le thé en vrac est entreposé en sacs de 500 kilos, jusqu'au laboratoire où l'on goûte le produit fini.

La marque 1336, allusion aux 1.336 jours "de lutte", "a bien démarré", ajoute le responsable, agréablement surpris de l'accueil qui lui est réservé depuis son lancement fin septembre, notamment par la grande distribution. On trouve les boîtes aux couleurs pastel de Scop-Ti chez Intermarché, dans plusieurs dizaines d'Auchan, dans les Carrefour du Sud-Est de la France, ou encore en ligne...

L'usine devrait produire 100 à 120 tonnes de thé en sachets cette année: "On est dans les clous, ça se passe plutôt bien", souligne Gérard Cazorla. Sur les trois derniers mois de 2015, Scop-Ti a dégagé un chiffre d'affaires de 460.000 euros et la coopérative a pu réembaucher 30 salariés en CDI.

Ces jours-ci, les chaînes sont à l'arrêt, mais pour la bonne cause: il faut régler les machines car Scop-Ti a remporté deux contrats avec des marques de distributeur, pour le compte desquelles elle va emballer du thé.

Avec ça, "une dizaine de copains qui sont à Pôle emploi vont pouvoir être réintégrés d'ici mai-juin", se réjouit Gérard Cazorla. L'objectif reste de réembaucher l'ensemble des 57 ex-Fralib qui ont investi leurs indemnités dans la coopérative.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:13

Tout en sachant que la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, j’ai décidé de rentrer dans le lard de BHL, notre philosophe milliardaire aux chemises amidonnées, car j’en ai marre de me laisser sans cesse insulter par cet individu, qui continue, envers et contre tous, à me traiter, partout où il sévit, de raciste et d’antisémite.

J’ai longtemps laissé pisser et m’amusais plutôt de son obsessionnelle « sinéphobie » mais, à l’hosto, j’ai pris un coup de sang, probablement dû à mes nombreuses transfusions, et j’ai demandé à mon avocat de poursuivre ce venimeux pour injure et diffamation bien que la procédure coûte la peau des fesses.

Dans cette société, il faut être riche pour ne pas se laisser cracher dessus !

D’ailleurs, à ce sujet, une anecdote qui vaut son pesant de cacahouètes : après avoir demandé un droit de réponse au journal Le Point dans lequel le rigolo s’était, une fois de plus, répandu sur mon compte, on pouvait relire gratuitement ses insultes (raciste et antisémite) sur leur site, mais pour prendre connaissance de leur mise au point, il fallait payer pour lire la suite de l’article !

​Lire la suite de l'article de SINE

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:11

Mercredi soir, les députés ont adopté l’article 20 au projet de loi de réforme pénale, qui organise le contrôle administratif des retours sur le territoire français d’individus suspectés d’avoir été au contact d’organisations terroristes. Cet article contient une disposition voulue par le gouvernement, qui crée un dangereux précédent concernant Internet et le respect de la vie privée et de la liberté de communication.

Le texte adopté prévoit en effet que « le ministre de l’intérieur peut (…) faire obligation à toute personne [suspectée d’implication terroriste], dans un délai maximal d’un an à compter de la date certaine de son retour sur le territoire national, de (…) déclarer ses identifiants de tout moyen de communication électronique dont il dispose ou qu’il utilise, ainsi que tout changement d’identifiant ».

Selon une lecture extensive, il faudra fournir tous ses identifiants pour l’ensemble des services en ligne que l’on utilise sur Internet, de son compte Gmail à son compte Facebook en passant par ses identifiants Amazon, iCloud, Telegram, AdopteUnMec, WhatsApp, YouPorn, RueDuCommerce, GayVox ou Twitter. Selon une lecture plus restrictive, l’État désignera les seuls services qui l’intéressent, et la personne devra fournir ses identifiants correspondants.

Le fait de refuser de fournir de tels identifiants pourra être puni jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Source

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:05

Le « miraculé » qui rapportait avoir «vu le mec sauter» a été parrainé par Valls et pistonné par Hollande pour décrocher un job dans la fonction publique.

Deux moyens permettraient de mettre fin au mystère des attentats du Stade de France :

* publier toutes les images de la vidéosurveillance présente autour des accès et les faire analyser par des organismes indépendants du pouvoir.

* rapporter en audio/vidéo les témoignages visuels des personnes qui furent nécessairement présentes autour des explosions.

À ce jour, un seul témoignage en ce sens a été publié : celui (dès le lendemain, par Le Parisien) d'un certain Bley Mokono. (http://www.dailymotion.com/video/x3dx0f3)

Problème : le quotidien omet de préciser son engagement politique singulier.

Militant inscrit au PS (et candidat aux dernières élections de mars 2015), Bley Mokono fut également le délégué national aux activités internationales au sein du parti. Sa particularité : soutenir -depuis 2006 jusqu'à nos jours- l'opposition iranienne incarnée par la secte (réputée proche de Tel Aviv et Washington) des Moudjahidines du peuple.

Ce soir du 13 novembre, Bley Mokono -seul témoin à affirmer face caméra avoir "vu le mec sauter"-était d'ailleurs au Stade de France avec Rachid Temal, patron PS du Val-d'Oise et membre (pro-Hollande) du Bureau national du parti. (http://www.dailymotion.com/video/x3dwwar)

Cinq jours après Le Parisien, Bley Mokono accordait sur les Champs-Elysées un entretien -raillé par la majorité des commentateurs sur Youtube en raison de son exubérance déplacée- à CNN.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 10:02

C'est une de ces décisions kafkaïennes qui font hésiter entre la rage et l'amertume. La tristesse et la colère. La Commission européenne - puisque c'est bien d'elle qu'il s'agit - a décidé d'ouvrir une enquête contre Intermarché, pour s'être accordé avec son concurrent Leclerc, l'été dernier, afin d'acheter du porc aux éleveurs français à un prix plancher de 1,40 euro. L'accord signé répondait à une revendication des éleveurs, qui ne parviennent pas à vendre leur viande au prix décent qui leur permettrait, tout simplement, de survivre. Las! Bruxelles estime qu'il pourrait être «discriminatoire vis-à-vis des pays tiers.» Circulez.

Bien sûr, ce sursaut légaliste et procédurier de la Commission - dont on se demande si elle n'a pas mieux à faire par les temps qui courent - pourrait n'être que risible, s'il n'était porteur de conséquences aussi dramatiques. S'il n'était, aussi, symptomatique de la manière de procéder de cette Europe-là. Forte avec les faibles, faible avec les forts.

Car si les causes des difficultés des éleveurs de porc tricolores sont diverses, elles tiennent beaucoup à la concurrence intra-européenne, et particulièrement à celle des abattoirs allemands. Ces derniers, au prix d'une organisation industrielle martiale, aussi peu respectueuse du bien-être animal que de la qualité des produits, sont parvenus à pratiquer des prix défiant toute concurrence. Le pays est ainsi devenu le troisième plus gros producteur de porc du monde, avec près de 60 millions d'animaux découpés chaque année, derrière la Chine et les Etats-Unis. Parmi les recettes appétissantes de cet agrobusiness juteux: le recours à des salariés est-européens payés au lance-pierres, souvent à peine plus de cinq euros de l'heure! Le tout grâce à la directive européenne sur les travailleurs détachés, que Bruxelles a mis près d'une décennie à rendre un tant soit peu plus restrictive.

Autre martingale des éleveurs d'outre-Rhin, des pratiques fiscales pour le moins contestables: les élevages porcins allemands utiliseraient ainsi un système dit «forfaitaire» pour la TVA, normalement réservé aux entreprises de petite taille, ce qui leur permet au final de ne pas reverser l'intégralité de la taxe à l'Etat. Avec la bénédiction au moins tacite de Berlin. Et là encore, sans réaction tangible de Bruxelles.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:59

On les attendait dans le secteur économique. Ils se lancent dans l’agriculture. Depuis plusieurs mois, des Chinois achètent des exploitations indriennes.

Pourquoi les Chinois achètent-ils nos terres ? L'interrogation s'étalait à la une de l'édition numérique du Journal de Montréal, le 27 janvier dernier. Le même titre pourrait être utilisé dans l'Indre. Alors qu'ils sont plutôt annoncés du côté de la zone économique d'Ozans, des Chinois se lancent en effet dans l'achat de terres agricoles en Sud-Berry.

L'offensive est visiblement importante puisque 1.500 hectares auraient déjà été acquis, à Clion, Châtillon et Vendœuvres, notamment. Ils arrivent. Et lorgneraient dorénavant avec insistance vers la Champagne berrichonne. Le mouvement a été lancé voilà un an. Propriétaire d'une exploitation installée au « Grand Mée », sur le territoire de la commune de Clion, Ronald Ammerlaan a été approché par un agent immobilier. Ce ressortissant néerlandais désormais installé dans la Sarthe, avait eu plusieurs autres acheteurs potentiels. A chaque fois, la transaction s'était opposée au veto des banques. Moins de problème avec la société Hongyang de Hongkong : ses émissaires sont arrivés avec la puissance d'un groupe qui pèserait des milliers d'emplois dans l'empire du Milieu. « Ils n'étaient intéressés que par les terres. La discussion a été serrée. » La transaction était finalement signée, fin septembre.

Le cap des 5.000 hectares ?

Plus d'une centaine d'hectares à Clion. Autant à Châtillon. Un millier à Vendœuvres. Une quatrième exploitation serait tombée dans l'escarcelle. Le cap des 5.000 hectares est envisagé. Les Chinois proposeraient 10.000 à 12.000 € l'hectare, soit nettement plus que les tarifs pratiqués dans l'Indre. Ronald Ammerlaan tempère : « Je n'ai pas touché ça. » N'empêche, de telles acquisitions inquiètent le monde agricole indrien qui n'a visiblement rien vu venir.

Interrogés, les responsables départementaux de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), acteur normalement incontournable en matière de foncier agricole, ne cachent pas leur ignorance. Ils évoquent une raison réglementaire : « Jusqu'au 31 décembre dernier, les cessions sous forme de part de sociétés échappaient à notre contrôle. Ce ne sera plus possible puisque les textes législatifs viennent de changer. » En attendant, ce qui est acheté est acheté. Et la question mérite aujourd'hui d'être posée : où s'arrêtera l'appétit agricole des Chinois ?

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:57

La crise agricole n’est pas l’apanage de la France. N’en déplaise aux chantres d’un modèle allemand, censé dynamiser son secteur agricole à coup de bas salaires et de rendements industriels, les producteurs de lait allemands se trouvent, eux aussi, dans une crise grave. La filière n’avait déjà pas été épargnée par la crise du lait de 2009. La fin des quotas laitiers, depuis mars 2015, a fait replonger dans le rouge bon nombres de producteurs. « Nous n’allons absolument pas mieux que les producteurs de France. Que ce soit les grandes ou les petites exploitations, nous enregistrons des pertes, rapporte Hans Foldenauer, producteur laitier en Bavière et porte-parole du groupement BDM, qui représente 15 000 éleveurs laitiers allemands [1]. Les prix ont fortement reculé depuis la fin des quotas. Nous sommes aujourd’hui à 27 centimes le litre en moyenne en Allemagne. Et je viens d’apprendre que pour mars, ma laiterie prévoyait un prix d’achat à 22-23 centimes le litres. Il y a un an, nous avions encore 8 à 10 centimes de plus. »

En cause : l’augmentation des volumes de production depuis la fin des quotas. Les laiteries ont baissé en conséquence les prix d’achat, et les producteurs trinquent. Les promesses de compenser la fin des quotas par l’exportation n’ont pas été tenues. « Même avec l’embargo russe, les laiteries exportent en grande partie, vers l’Afrique, l’Asie, mais c’est impossible que les producteurs laitiers européens puissent exporter à un prix qui leur permette de vivre », analyse Ottmar Ilchmann, producteur laitier en Basse-Saxe, dans le nord-Ouest du pays, et vice-président de la fédération d’agriculteurs paysans AbL [2]. Ottmar Ilchmann exploite une ferme de 60 vaches, un peu plus grande que la moyenne allemande. « Nous, dans la région de Basse-Saxe, nous vendons sous les 30 centimes le litre depuis plus d’un an. Dans le sud de l’Allemagne, c’est pire. Et la fin de la crise n’est pas pour demain. En 2009, les prix étaient parfois encore plus bas, à 22 centimes. Mais les coûts de production n’étaient pas aussi élevés. Depuis, les prix des fermages ont augmenté et les prix des engrais aussi. »

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:54

En réponse à l'expansion de l'état islamique (EI) en Irak, dès août 2014, les Etats-Unis ont amorcé des raids aériens sur une zone de la province de Ninive, au nord du pays. Ils se sont étendus par la suite à d'autres territoires, avec la participation de la coalition internationale. Rafat Alzrari, journaliste irakien, nous fait part de la situation désastreuse : civils morts, risque de famine, destruction des infrastructures...

Plus de 6700 raids auraient été menés par la coalition, faisant des centaines de victimes civiles. La responsabilité des pays est très difficile à engager car, à l’exception du Canada, les autres ne fournissent que très peu voire pas du tout d’informations concernant leurs frappes. Jusqu’à présent, la coalition n’a admis la mort que de 4 victimes civiles. Rappelons que le droit international interdit les attaques sans discrimination des personnes ou des objets civils, même si la zone contient des objectifs militaires, tout comme les attaques pouvant induire incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile. Nous avons contacté Rafat Alzrari, journaliste Irakien et directeur du média NRN news, un réseau de journalistes indépendants de la province de Ninive, pour faire le point sur la situation.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 10:50

Mon grand père ne s’entendait pas très bien avec Jeanne d’Arc. J’en suis désolé…

C’était pourtant une brave enfant, pas fière et dure à la tâche. Mais mon grand père lui répétait toujours :

- « T’as pas fait les tranchées en 14… t’es rien qu’une gonzesse… t’as jamais été poilue… t’as pas de poils à la chatte… »

Jeanne, on l’oublie trop souvent, n’avait pas de poils à la chatte, et, en plus elle n’avait pas fait la guerre de 14… C’était humiliant, pour mon grand père, d’être commandé par une ado, en plus une gonzesse, qui s’était trompée d’ennemi :

- « Tu veux massacrer des Angliches… tu te goures, fillette, fillette… le vrai ennemi c’est les Boches… c’est fini, la guerre de cent ans… »

Mon grand père imitait la voix de Juliette Gréco. Alors Jeanne était complètement désorientée, perdue dans les livres d’histoire. Elle ne savait plus où donner de la tête… elle s’était trompée de siècle ! Erreur fatale quand on veut massacrer ses contemporains. On risque la fusillade pour l’exemple. Jeanne a été tondue à la fin de la guerre de cent ans. On ne le sait pas suffisamment. Et accusée de haute trahison. Intelligence avec l’ennemi. Elle a été condamnée à la confiscation de ses biens, pour moitié. Comme elle avait quatre moutons, elle a dû en donner deux. Jeanne pleurait beaucoup.

Mon grand père n’appréciait pas Gilles de Rais, un compagnon de Jeanne.

Il faisait exprès de prononcer « Gilles de Raie ». Il prétendait qu’à l’oral ça ne s’entendait pas. Mais Jeanne ne l’entendait pas de cette oreille. Jeanne d’Arc avait en effet l’ouïe très fine. Et de très grandes oreilles. Surtout l’oreille droite.

Sinon, elle n’aurait pas pu entendre la voix de Dieu.

En plus, mon grand père taquinait Jeanne. Il lui disait :

- « Jeanne, ma petite Jeannette, on est en été, pourquoi tu prends pas une robe légère, comme font les vraies femmes ?... »

Or, Jeanne était susceptible, les historiens n’ont pas suffisamment insisté sur cet aspect du caractère de Jeanne. Elle répondait à mon grand père :

- « Alphonse, tu commences à me faire chier. Je prendrai une robe légère quand je voudrai et si je veux… Alphonse tu veux que je te dise ce que tu es…

- Je te vois venir avec ton heaume et ta cuirasse…

- T’es un gros macho ! Si ça se trouve, t’es vexé parce que tu vois que les nanas elles peuvent être aussi efficaces que les hommes, dans un régiment…

Mon grand père ne s’avouait pas vaincu. Il faisait alors des remarques désobligeantes sur les vêtements en ferraille. Il disait notamment :

- « T’as des habits qui rouillent… y faudra bien que tu dérouilles.. »

Mon grand père disposait d’un lexique très vaste. Il connaissait même la jeannette avant son invention. Sa plus humiliante plaisanterie concernait la virginité de Jeanne. Il insinuait qu’avec un prénom pareil elle ne pouvait plus être vraiment vierge. Et il avait des arguments :

- « Jeanne, qu’il lui disait, mon grand père Alphonse… on t’appelle Jeannette et tu sais même pas pourquoi… je vais te faire une révélation. Une jeannette, c’est une planchette à repasser et ce sera inventé dans cinq siècles… mais on peut dire que dans ton cas, c’est que les guerriers ils t’ont passé et repassé dessus… et avec leurs armures… et leurs braguettes en fer… »

Jeanne était vexée, profondément humiliée.

Et Jeanne d’Arc, quand elle était vexée, elle entendait encore la voix de Dieu, mais la sono n’était pas suffisamment forte.

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