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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:40

Les gangs criminels en Allemagne profitent de l’afflux de réfugiés dans le pays en recrutant parmi eux les «hommes les plus jeunes et les plus forts», rapporte le journal allemand Die Welt.

Afin d'étoffer leurs rangs, les gangs criminels de Berlin recrutent parmi les réfugiés des hommes «jeunes et forts» qui peuvent prendre part à de «sales boulots», tels que des cambriolages, le trafic de drogue et des agressions, rapporte le journal allemand Die Welt.

Les réfugiés sont des recrues faciles pour les recruteurs des gangs, qui arrivent dans les centres d'accueil au volant de voitures de luxe, séduisant ainsi les demandeurs d’asile qui ont fui leur pays dévasté par la guerre.

Les réfugiés sont par ailleurs fortement convoités par les gangs dans la mesure où leur identité est encore inconnue des autorités locales.

Les gangs criminels, dirigés principalement par la communauté arabe dans la capitale allemande, selon le journal Die Welt, contrôleraient la quasi-totalité du crime organisé de Berlin. Les dirigeants des gangs, originaires du Liban, se sont installés en Allemagne dans les années 1970.

La nouvelle survient trois mois après qu'Europol a alerté que les trafiquants d'êtres humains utilisaient la crise des réfugiés pour recruter des esclaves, y compris à des fins sexuels.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:37

Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…

1- Nous ne voulons pas la guerre.

Les chefs d’Etat de tous les pays assurent toujours solennellement en préliminaires qu’ils ne veulent pas la guerre.

2- Le camp adverse est seul responsable de la guerre.

Nous avons été contraints de faire la guerre, le camp adverse a commencé, nous sommes obligés de réagir, en état de légitime défense ou pour honorer nos engagements internationaux.

3- L’ennemi a le visage du diable (ou « l’affreux de service »).

On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble et il est nécessaire de personnifier l’ennemi dans la personne de son chef (cet épouvantail odieux dissimulera la diversité de la population qu’il dirige).

4- C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers.

Les mobiles de la guerre (volonté de domination géopolitique accompagnée de motivations économique) sont inavouables à l’opinion publique.

5- L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontairement.

On présente la guerre comme un conflit entre la civilisation et la barbarie, l’armée ennemie étant composée de brigands sans foi ni loi.

6- L’ennemi utilise des armes non autorisées.

Nous ne commettons pas d’atrocités et nous faisons la guerre de manière chevaleresque en en respectant les règles. Ce n’est pas le cas des soldats ennemis.

7- Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes.

L’adhésion de l’opinion publique dépend des résultats apparents du conflit.

8- Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause.

Pour la propagande, il faut s’adresser à des professionnels de la publicité ou à des artistes et intellectuels rompus professionnellement à créer l’émotion .

9- Notre cause a un caractère sacré.

Si notre cause est sacrée, nous devons la défendre et, si nécessaire les armes à la main et si elle a un caractère religieux, c’est une croisade à laquelle on ne peut se soustraire.

10- Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.

Pendant un conflit, nul n’a le droit de demander pourquoi la guerre ou de prononcer sans « trahir » le mot PAIX.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:34

Le fait d’être juif/ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle.

Je suis juif/ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous.

A ce titre, j’appelle :

▪ à boycotter Israël parce le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi) commis par les sociétés européennes.

▪ à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra.

▪ à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de Juifs/ves considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils/elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité.

▪ à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les Juifs/ves en danger.

▪ à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

▪ à boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays.

Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s.

Pour signer la pétition

Premiers signataires :

Eitan Altman

Eliane Bennarosh

Rony Brauman

Sonia Dayan-Herzbrun

Sonia Fayman

Georges Federmann

Gisèle Felhendler

Jean-Guy Greilsamer

Georges Gumpel

Éric Hazan

Samy Johsua

Marcel-Francis Kahn

Hubert Krivine

Laurent Lévy

Daniel Lévyne

Gus Massiah

Jean-Claude Meyer

Maurice Rajsfus

André Rosevègue

Catherine Samary

Michèle Sibony

Pierre Stambul

Puis :

Pierre Abécassis, Danièle Abramovici, Paula Abrams-Hourani, Houria Ackermann, Diane Adam, Estrella Amselem-Goulpeau, Georges Auspitz, Dani Awa, Valérie Barki, Bénédicte Bauret, Claudie Baykov, Michèle Beltizer-Kaufski, Guy Benarroche, Déborah Benarrosch, Ralph Benarrosh, Patrick Benattar, Maxime Benatouil, Léa Benhaim, Sarah Benichou, Alain Benielli, Andrée Bensoussan, Gérard Bensoussan, Patricia Benzakein, Belinda Benzelikha, Piotr Berkman, Jean-Louis Berneman, Liliane Bernhardt, Michèle Bielinski, Suzanne Bigonski, Michel Bilis, Rudolf Bkouche, Isabelle Bloch, Cath Blot-Zweig, Pierre Bochet, Jocelyne Bof, Corine Boksenbaum, Leila Bon-Paparelas, Richard Borenstein, Pessi Borrell, Christiane Botton, Nathan Boumendil, Jean-Moïse Braitberg, Valérie Brulant, Jacques Bude, Kurt Brainin, Danae Bravarski, Nicolas Burki, Valérie Cabanne, José Camus, Paola Canarutto, Jean-Marc Capallero-Rabinovitz, Thierry Caruana, Noëlle Cazenave-Liberman, Elsa Cernogora, Patrick Chailonick, Gérard Chaouat, Bernard Chapnik, Rachel Choukroun, Monique Clamens, Alain Cohen, Dred Cohen, Fabien Cohen, Viviane Cohen, Marie-France Cohen-Solal, Liliana Cordova-Kaczerginski, Albano Cordeiro, Marc Cramer, Léon Crémieux, Annie Cyngiser, Jonathan Daitch, Eléonore Darmon, Gabriel Darmon, Jean de Montbrison, Sandrine Dollinger, Joss Dray, Serge Elbilia, Marie Elhaimer, Joëlle Ellert, Serge Emsalem, Emmeline Fagot, Sarah Faik, Gérard Fardoux, Daniel Felhendler, Leila Fernandez, Naomi Fink, Lidia Fonseca, Lisa Forman, Angéline Forster, Giorgio Forti, Carl Freeman, Sabah Gaier, Sylvie Garbarz, Jean-Louis Gass, Dominique Geiger, Eve Geissler, Henri Goldman, Ariel Goldstein, Huguette Gonçalvès, Armand Gorintin, Lona Goudswaard, Claude Grunspan, Jeanine Guebhardt, Daniel Guenancia, Michel Guichaoua, Arlette Hamon, Dominique Hamon, Sam Hass, Gilles Helft, Georges Hicter, Bernard Hild, Catherine Hivert, Francis Houart, Jean-Marc Izrine, Babeth Johsua, Jean-Louis Kahn, Nicole Kahn, Claudine Katz, Sarah Katz, Alfred Kaufman, Natascha Keijsers, Lionel Khelifi, Martine Kleinberg, Christian Klowskowsky, Hélène Korb, Françoise Kowal, Jacqueline Krings, Catherine Krys, Isabelle Krzywkowski, Catherine Kulgowski, Judith Lachterman, Jacqueline Laksander, Camille Lakser, Iwan Lambert, Daniel Lartichaux, Florence Lédérer, Thérèse et Alexandre Lederman, Nicole Lefeuvre, Fabienne Lévi, Emmanuelle Lévy, Adeline Liebman, Jacques Livchine, Daniel Lobato, Yves Lubraniecki, Joseph Maatouk, Helga Mankovitz, Monique Marconis, Alain Marcu, Joelle Marelli, Maurice Margenstern, Jean-François Marx, Sonia Marzo, Véronique Marzo, Claude Mawas, Pierre Menahem, Franck Mérat, Fabienne Meslem-Oréfice, David Michalska, Danielle Michel, Vivien Mierzejewski, Gabriel Mifsud, Yoram Moati, Henri Montalbano, Odile Montalvo, Marie-Françoise Monteil, Viviane Montias-Baruch, Micheline Morisi, Annie Moryoussef, Maarten Muskens, Chantal Muszynski, Anne-Marie Natanson, Dominique Natanson, Anouk Nathan, Josiane Olff-Nathan, Perrine Olff-Rastegar, Martine Olff-Sommer, Tony Orengo, Béatrice Orès, Henri Osinski, Marie-France Osinski, Valérie Osouf, Michel Ouaknine, René Ouazana, Shirly Paklak, Yasmine Paquit, Valérie Peter, Thomas Petit-Pszenny, Alain Pire, Claire Portnoy, Jenny Prager, Fabienne Présentey, Léon Pulvermacher, Sylvie Rabie, Michèle Rahem, Michèle Rajnchapel-Granat, Jocelyne Rajnchapel-Messaï, Jocelyne Rack, Michèle Radovanovitch, Christine Ratzel, Michal Raz, Evelyne Reberg, Frank Reichert, Monique Rosenberg, Suzanne Rosenberg, Martha Roth, Olivier Rubens, Michel Ruff, Jonathan Ruff-Zahn, Elie Saïd, Christine Salomon, Dominique Salomon, Eric Samochwal, Sylvie Schneider, Noémie Schonker, Danièle Schulmann, Nadine Sebaoun, Pablo Seban, Joelle Sedran, Elias Seidowsky, Fausto Serakowski, Jean-Noël Sfeir, Volodia Shahshahani, Tali Shapiro, Eyal Sivan, Claude Smith, Béatrice Stambul, Michel Staszewski, Irène Steinert, Ester Stekelberg, José Stérenzy, Catherine Stern, Sacha Stern, Aurélien Sztern, Jacques Sztern, Paul Sztulman, Pierre Tchérukine, Noëlle Teffri, Isabelle Tessaro, Danièle Touati, Marie Trevisan, Jean-Marc Turine, Daniel Ullmann, Martine Ullmann, Josiane Usai, Dominique Ventre, Michel Vescovi, Suzanne Vidal, Robin Vidmann, Roland Vignis, Joseph Vitagliano, Monika Vykoukal, Richard Wagman, Henri et Mady Wajnblum, Fanny Walberg, Laura Watermann, Josette Wehrstedt, Guillaume Weill, Laurent Weill, Véronique Weinberger, Renée Weinstock, Suzanne Weiss, Gérard Weissenstein, Abraham Weitzfeld, Monique et Albert Wilkowsky, Raymond Wofsy, Julie Wornan, David Yana, Philippe Youchenko, Myriam Zémour, Jean-Pierre Zemmour, Robert Zimmerman …

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:31

Un mois après le vrai-faux retrait russe et six semaines après la trêve qui avait étonnamment plutôt bien fonctionné, les choses semblent dégénérer à nouveau en Syrie.

Erdogan a-t-il lâché Daech pour Al Qaeda ?

La prise d'al-Raï à la frontière syro-turque par les "rebelles" syriens sur l'EI avec l'aide de l'artillerie turque est peut-être un tournant dans la politique du sultan, marquant sa rupture définitive avec le bébé daéchique qu'il a nourri au sein pendant tant d'années. Qui sont donc ces fameux rebelles que les canons ottomans ont aidés ? Al Qaeda et ses affiliés, tout simplement...

Erdogan a utilisé Daech jusqu'à la corde. Il semble désormais jeter son encombrant allié pour s'appuyer sur plus "présentable" afin d'empêcher la réalisation de son cauchemar : la jonction entre les deux parties kurdes le long de la frontière turque et la fermeture de ce fameux corridor entre Azaz et Jarablus dont nous parlons depuis des mois. Certes, Al Nosra (la branche locale d'Al Qaeda) et Ahrar al-Cham n'ont pas grand chose à envier à l'Etat Islamique, mais les chancelleries et médias occidentaux les appellent "rebelles modérés" depuis des années, alors pourquoi se gêner ? On comprend en tout cas mieux pourquoi Ankara a retiré Al Nosra de sa liste des organisations terroristes il y a dix jours...

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:27

L’Inde a décidé de mettre fin à l’exploitation par Monsanto de la culture du coton sur son territoire, en diminuant le pourcentage des royalties de presque 70% sur les semences.

"Il est temps de mettre fin à cette avidité basée sur les pourcentages," a déclaré le ministre indien de l’agriculture, Sanjeev Kumar Balyan.

En imposant sur le marché ses semences génétiquement modifiées, Monsanto est en effet parvenue à controler 90% de la production indienne de coton, et à fournir ses produits à plus de 7 millions de petits cultivateurs indépendants. Mais le coût des royalties…, ajouté au prix élevé des graines elle-mêmes, et aux coûts additionnels liés à ce genre de culture, ont poussé des centaines de milliers de petits cultivateurs à la faillite.

Le principal problème des cultures OGM réside dans le fait qu’elles requièrent une quantité d’eau pour l’irrigation bien supérieure à la normale, et cela engendre évidemment des coûts additionnels pour les petits paysans locaux qui habitent bien souvent dans des zones pauvres en eau.

Alexis Baden-Mayer, le directeur de Organic Consumers Association, affirme même que le coût de la culture du coton OGM est 8000% plus élevé que celui du coton normal. Le problème est que les graines de coton "normal" sont désormais devenues introuvables en Inde, précisément parce que Monsanto a pris le contrôle quasi total du marché.

Après avoir été ainsi contraints à passer à la culture du coton OGM, les petits cultivateurs indiens ont été obligés de s’endetter pour continuer. Et le suicide du cultivateur indien qui perd ses propres terres parce qu’incapable de rembourser ses dettes figure désormais parmi les faits divers quotidiens.

D’après les chiffres du Bureau national du crime, près de 290 000 paysans indiens se sont ôté la vie au cours des 20 dernières années. Naturellement, tous ne se sont pas suicidés pour avoir adopté les cultures OGM, mais il est clair que nous avons affaire à des chiffres exorbitants.

Aujourd’hui le gouvernement indien a décidé d’intervenir en essayant au moins de calmer la situation du point de vue des royalties. Mais Monsanto, au lieu de s’incliner, a réagi en dénonçant auprès d’un tribunal cette commission gouvernementale qui voudrait la priver de ses gains, en soutenant que "le gouvernement n’a pas le droit d’interférer dans les règles du marché libre."

Pour ceux qui voudraient avoir un avant-goût de ce que pourrait devenir la situation en Europe avec le passage au TAFTA (grâce auquel les multinationales pourraient dénoncer devant un tribunal les gouvernements qui feraient obstacle à leur business), le cas de Monsanto en Inde peut certainement être riche en enseignements.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:25

Selon une étude du Programme de l'ONU pour l'environnement et d'Interpol publiée en 2013, jusqu'à 25.000 éléphants sont tués tous les ans, pour alimenter un trafic mondial de quelque 188 millions de dollars (162 millions d'euros).

"C'est du crime organisé", dénonce Ofir Drori, de l'Eagle Wildlife Law Enforcement, une ONG spécialisée dans les enquêtes contre les crimes environnementaux. "Ce n'est pas un problème africain, c'est un problème mondial".

Les trafiquants s'approvisionnent dans les réserves d'Afrique centrale et orientale - essentiellement dans la réserve animalière de Selous, dans le sud-est tanzanien -, et les forêts tropicales du bassin du Congo, selon des analyses ADN.

Forts de complicités parmi les gardes forestiers, la police, les douanes, ou même au sein du système judiciaire et de la classe politique quand les choses tournent mal, dénoncent des défenseurs de l'environnement, ils acheminent la marchandise jusqu'aux ports kényans ou tanzaniens de l'océan Indien -- Mombasa ou Dar es-Salaam.

De là, l'ivoire embarque illégalement dans des conteneurs à destination de l'Asie -- du Vietnam et de la Chine surtout.

Selon les défenseurs de l'environnement, le trafic est dominé par un petit nombre d'organisations mafieuses en mesure de se payer les services d'une armée de braconniers et de chauffeurs prêts à prendre les risques.

Mafias africaines et asiatiques travaillent main dans la main, pour contrôler l'ensemble de la chaîne.

Et les réseaux sont de plus intégrés: de plus en plus, des responsables de gangs asiatiques s'installent et travaillent sur place en Afrique, où ils sont en mesure de contrôler les opérations et de développer des activités illicites au sein d'entreprises d'import-export parfaitement légales.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:20

Grève massive et violences urbaines. Depuis plusieurs semaines, Mayotte, le 101e département français, est en crise.

Une grève générale a été lancée par une intersyndicale ((FSU, FO, CGT, Solidaires, SNUipp, CFDT, SAEM) le 30 mars pour réclamer « l’égalité réelle », c’est-à-dire l’alignement de Mayotte sur la métropole, en matière de Code du travail, de prestations sociales, de salaires ou de services publics. Un rapport de la Cour des comptes a pointé en janvier les retards de l’île dans la mise en place du droit commun.

Le Code du travail devrait être aligné sur celui de la métropole en 2018. Mais en attendant, le texte mahorais n’intègre que 25 % de la législation française. « On est encore aux 39 heures ici. Les allocations handicapées sont inexistantes, tout comme les allocations de rentrée scolaire. », indique Laurent Canavate, directeur de la publication Mayotte Hebdo sur France Info. Le RSA, fixé à 524 euros en métropole, ne s’élève qu’à 268 euros sur l’île.

Les allocations familiales, logement ou retraite sont aussi moins généreuses qu’en métropole. Les habitants manquent aussi de routes et d’établissements sanitaires et scolaires. Par ailleurs, dans une étude rendue publique jeudi, l’Insee montre queles prix à la consommation à Mayotte dépassaient ceux de métropole de 6,9 % sur un champ d’étude excluant les loyers. Les écarts de prix sont en grande partie liés aux produits alimentaires, souligne l’Insee. Les différences de prix de ces produits sont de 19 % pour Mayotte. Se soigner coûte également plus cher outre-mer, avec une différence de 15 % entre la métropole et Mayotte. La téléphonie mobile est également plus chère de 26 % à Mayotte.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:17

Le Japon chasse les baleines en divers lieux en exploitant une faille dans le moratoire mondial de 1986 qui tolère la recherche létale sur les mammifères. Mais Tokyo n'a jamais fait un secret du fait que la viande de l'animal marin finissait souvent dans les assiettes. La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l'industrie baleinière n'a connu son essor qu'après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé. Ces dernières années, les amateurs de viande de baleine se sont cependant faits plus rares. Comme dans le cas de la controversée chasse aux dauphins qui se pratique chaque année dans le port de Taiji (sud-ouest). Les professionnels du secteur arguent que cette pratique fait partie de traditions ancestrales, mais les organisations de défense des animaux n'ont de cesse de dénoncer une activité cruelle. L'association écologiste Sea Shepherd a d'ores et déjà annoncé que son bateau, le Steve Irwin, qui est amarré à Melbourne, prendrait la mer dans la semaine pour empêcher "toute activité illégale", même s'il lui faudra auparavant localiser la mission japonaise dans le vaste océan. "J'espérais vraiment que la décision de la Cour internationale de justice offrirait une porte de sortie honorable au Japon", a réagi son directeur Jeff Hansen, fustigeant "une décision très décevante". "Les eaux vierges de l'Océan austral devraient être ce à quoi elles sont destinées, un sanctuaire pour les baleines". Le Japon avait tué 251 petits rorquals dans l'Antarctique durant la saison 2013-2014 et 103 l'année précédente, bien en-deçà de son objectif en raison du harcèlement de Sea Shepherd. Tokyo continue parallèlement de chasser les baleines "au nom de la science" dans le Pacifique Nord-Ouest, de même que dans ses eaux territoriales, qui n'entrent pas dans le cadre visé par la décision de la CIJ.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:13

Les meurtres de Berta Cáceres et Nelson Garcia, survenus les 3 et 15 mars 2016 au Honduras, ont provoqué l'indignation dans le monde entier.

Berta Cáceres, dirigeante du COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras) et lauréate du prix Goldman pour l’environnement 2015, a payé de sa vie son action militante lorsque, le 3 mars, des assaillants l’ont abattu par balles à son domicile.

Pour sa fille Bertha Zúniga Cáceres, cet assassinat est lié à sa lutte contre la réalisation du barrage d’Agua Zarca. Elle accuse la société concessionnaire du barrage (DESA) mais aussi le gouvernement hondurien d’être coresponsable du meurtre de sa mère en octroyant de nombreuses concessions minières et de barrages sur le territoire de peuples indigènes.

En 2013, la société chinoise Sinohydro, le plus grand constructeur de barrages au monde, s’était retiré du projet déjà controversé à cause des conflits fonciers avec les habitants.

Nelson García, un autre activiste du COPINH, a été abattu le 15 mars au retour d'une manifestation où il était venu en aide à des familles indigènes se faisant expulser brutalement par la police et l’armée.

Ces nouvelles violences autour du projet de barrage d’Agua Zarca ont fait réagir ses bailleurs de fonds européens : la banque de développement néerlandaise FMO et le fonds d’investissement finlandais FinnFund ont ainsi annoncé la suspension de leurs activités et l’arrêt immédiat de leurs financements dans le pays d’Amérique centrale.

Les entreprises allemandes Siemens et Voith fournissent les turbines et d'autres équipement pour la centrale hydroélectrique d’Agua Zarca. 22 organisations leur demandent de se retirer aussi du «barrage de la mort ».

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:51

Mon grand père ne croyait pas à la disette. Il haussait les épaules et il faisait cette remarque pleine de bon sens :

-« S’il fallait croire tout ce que les gens disent…la disette, c’est ça la disette, c’est des racontars… »

Et il prenait son quignon de pain et il frottait de l’ail dessus. Il appelait ça une frottée d’ail. Mon grand père disait jamais « la disette ».

Il affirmait que la disette c’était des « on dit ». Il était très fort en sémantique, mon grand père. En outre, il disposait d’un très fort tempérament. Il racontait ce qu’il avait vu à la guerre. Des gars comme lui, pas des pédés comme les médecins d’aujourd’hui. Pas des gonzesses.

Et il le disait, il le crachait à la face du monde :

-« …j’ai bien le droit de le dire, puisque c’est vrai !...et c’est pas un flic ni un juge qui vont m’impressionner ! J’en ai vu d’autres… »

Alors si on lui parlait des nutritionnistes, il répondait illico :

-« …les nutritionnistes, c’est des pédés…ou des gonzesses…A Verdun, on leur aurait fait bouffer des rats avec de la boue et de la merde… »

Bien sûr, aujourd’hui, en 2014, les allusions aux pédés et aux gonzesses, ça tomberait mal.

Pourtant, il était sûr de son bon droit :

-« …je boufferai de l’ail quand je voudrai… »

On peut penser qu’il était un peu borné mon grand père, mais allez lui dire. Il avait toujours une fourche dans les mains et il disait aussi :

-« …qu’ils viennent pas me faire chier, les nutritionnistes !...s’ils approchent, je les enfourche… »

Et les nutritionnistes n’approchaient pas.

Il aurait plus manqué que ça qu’ils approchassent, les nutritionnistes !

Du coup, mon grand père retrouvait la conjugaison et même les temps du subjonctif !

C’est bien la preuve qu’il refusait la disette.

Quand il n’y avait pas de beurre, il mangeait quand même du beurre.

Quand il n’y avait pas de crème il mangeait quand même de la crème.

Quand il n’y avait pas de nouilles il mangeait quand même des nouilles !

Quand il n’y avait pas de cochon, il prenait son grand couteau à tuer les boches et il se dirigeait vers l’étable à cochons. Il fallait voir les cochons comme ils tremblaient !

D’ailleurs le surnom de mon grand père c’était : l’homme qui fait trembler les cochons !

Mon grand père, alors, capturait un cochon. Il avait un truc : il attrapait le cochon par la queue et il disait : c’est facile, ils ont la queue en tire-bouchon…

Et alors il ajoutait : retournez vous les enfants, sinon vous allez être traumatisés…retournez-vous, je vous dis, je vais égorger le cochon…ça va vous faire de la peine…

Et le cochon se mettait à gueuler, avec sa tête de cochon…mais ça lui faisait pas mal, au cochon…c’était du cinéma…

Alors mon grand père se retournait vers nous et il nous demandait : choisissez votre morceau…le cochon il a pas souffert !

Et nous on le croyait sur parole mon grand père.

Et après tout vous me croyez bien aussi, vous, mes lecteurs.

Et je suis pas plus con que vous.

Donc mon grand père ne croyait pas à la disette. Je viens de le démontrer. CQFD.

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