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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:13

Les meurtres de Berta Cáceres et Nelson Garcia, survenus les 3 et 15 mars 2016 au Honduras, ont provoqué l'indignation dans le monde entier.

Berta Cáceres, dirigeante du COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras) et lauréate du prix Goldman pour l’environnement 2015, a payé de sa vie son action militante lorsque, le 3 mars, des assaillants l’ont abattu par balles à son domicile.

Pour sa fille Bertha Zúniga Cáceres, cet assassinat est lié à sa lutte contre la réalisation du barrage d’Agua Zarca. Elle accuse la société concessionnaire du barrage (DESA) mais aussi le gouvernement hondurien d’être coresponsable du meurtre de sa mère en octroyant de nombreuses concessions minières et de barrages sur le territoire de peuples indigènes.

En 2013, la société chinoise Sinohydro, le plus grand constructeur de barrages au monde, s’était retiré du projet déjà controversé à cause des conflits fonciers avec les habitants.

Nelson García, un autre activiste du COPINH, a été abattu le 15 mars au retour d'une manifestation où il était venu en aide à des familles indigènes se faisant expulser brutalement par la police et l’armée.

Ces nouvelles violences autour du projet de barrage d’Agua Zarca ont fait réagir ses bailleurs de fonds européens : la banque de développement néerlandaise FMO et le fonds d’investissement finlandais FinnFund ont ainsi annoncé la suspension de leurs activités et l’arrêt immédiat de leurs financements dans le pays d’Amérique centrale.

Les entreprises allemandes Siemens et Voith fournissent les turbines et d'autres équipement pour la centrale hydroélectrique d’Agua Zarca. 22 organisations leur demandent de se retirer aussi du «barrage de la mort ».

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:51

Mon grand père ne croyait pas à la disette. Il haussait les épaules et il faisait cette remarque pleine de bon sens :

-« S’il fallait croire tout ce que les gens disent…la disette, c’est ça la disette, c’est des racontars… »

Et il prenait son quignon de pain et il frottait de l’ail dessus. Il appelait ça une frottée d’ail. Mon grand père disait jamais « la disette ».

Il affirmait que la disette c’était des « on dit ». Il était très fort en sémantique, mon grand père. En outre, il disposait d’un très fort tempérament. Il racontait ce qu’il avait vu à la guerre. Des gars comme lui, pas des pédés comme les médecins d’aujourd’hui. Pas des gonzesses.

Et il le disait, il le crachait à la face du monde :

-« …j’ai bien le droit de le dire, puisque c’est vrai !...et c’est pas un flic ni un juge qui vont m’impressionner ! J’en ai vu d’autres… »

Alors si on lui parlait des nutritionnistes, il répondait illico :

-« …les nutritionnistes, c’est des pédés…ou des gonzesses…A Verdun, on leur aurait fait bouffer des rats avec de la boue et de la merde… »

Bien sûr, aujourd’hui, en 2014, les allusions aux pédés et aux gonzesses, ça tomberait mal.

Pourtant, il était sûr de son bon droit :

-« …je boufferai de l’ail quand je voudrai… »

On peut penser qu’il était un peu borné mon grand père, mais allez lui dire. Il avait toujours une fourche dans les mains et il disait aussi :

-« …qu’ils viennent pas me faire chier, les nutritionnistes !...s’ils approchent, je les enfourche… »

Et les nutritionnistes n’approchaient pas.

Il aurait plus manqué que ça qu’ils approchassent, les nutritionnistes !

Du coup, mon grand père retrouvait la conjugaison et même les temps du subjonctif !

C’est bien la preuve qu’il refusait la disette.

Quand il n’y avait pas de beurre, il mangeait quand même du beurre.

Quand il n’y avait pas de crème il mangeait quand même de la crème.

Quand il n’y avait pas de nouilles il mangeait quand même des nouilles !

Quand il n’y avait pas de cochon, il prenait son grand couteau à tuer les boches et il se dirigeait vers l’étable à cochons. Il fallait voir les cochons comme ils tremblaient !

D’ailleurs le surnom de mon grand père c’était : l’homme qui fait trembler les cochons !

Mon grand père, alors, capturait un cochon. Il avait un truc : il attrapait le cochon par la queue et il disait : c’est facile, ils ont la queue en tire-bouchon…

Et alors il ajoutait : retournez vous les enfants, sinon vous allez être traumatisés…retournez-vous, je vous dis, je vais égorger le cochon…ça va vous faire de la peine…

Et le cochon se mettait à gueuler, avec sa tête de cochon…mais ça lui faisait pas mal, au cochon…c’était du cinéma…

Alors mon grand père se retournait vers nous et il nous demandait : choisissez votre morceau…le cochon il a pas souffert !

Et nous on le croyait sur parole mon grand père.

Et après tout vous me croyez bien aussi, vous, mes lecteurs.

Et je suis pas plus con que vous.

Donc mon grand père ne croyait pas à la disette. Je viens de le démontrer. CQFD.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:46

Nathalie Goulet a affirmé à l'AFP avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux après s'être étonnée d'une niche fiscale possible en cas de don à l'armée israélienne.

La sénatrice UDI-UC de l'Orne, Nathalie Goulet a annoncé à l'AFP avoir reçu des menaces de mort après s'être étonnée de la possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l'armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d'une réduction d'impôts de 60%.

Également vice-présidente de la commission de la Défense, la sénatrice de l'Orne avait posé le 10 mars une question écrite au secrétaire d'État chargé du budget, Christian Eckert, pour attirer son attention sur le sujet. Souhaitant « avoir l'explication de cette disposition exorbitante du droit commun », elle avait souligné qu'il s'agissait là « d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère ».

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:42

Inquisition moderne ? Le Sénat a adopté mercredi soir une disposition qui obligera les internautes qui consultent des sites avec de la propagande terroriste à prouver leur bonne foi. Sinon, trois ans de prison.

Contre l’avis du gouvernement qui sait l’article probablement inconstitutionnel, le Sénat a adopté jeudi un amendement présenté par le groupe des Républicains dans le cadre de l’examen du projet de loi de réforme pénale, qui vise à condamner la lecture répétée de sites de propagande terroriste. Le même texte avait été précédemment rejeté par l’Assemblée nationale.

Quelle interdiction ?

Que dit le texte interdisant la visite de sites ?

L’article amendé punit de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende que « le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:35

Un échange de courriels déclassifiés entre l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et son conseiller Sid Blumenthal montre que Clinton était totalement impliquée dans la conspiration occidentale contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et sa monnaie panafricaine le dinar-or, comme le raconte F. William Engdahl.

Kadhafi n’a pas été le seul dirigeant arabe qui a cherché à détourner ses revenus pétroliers vers des fonds contrôlés par l’État plutôt que de faire confiance aux banquiers de Londres et de New York, après que la guerre américaine contre le terrorisme a débuté au Moyen-Orient et en Asie centrale.

«En 2008, la perspective d’un contrôle souverain par un nombre croissant d’États pétroliers arabes et africains de leurs revenus pétroliers et gaziers d’État a suscité de graves préoccupations à Wall Street, ainsi qu’à Londres. On parle d’énormes quantités de liquidités, des trillions de dollars qui ne seraient potentiellement plus contrôlés», poursuit Engdahl.

Pendant ce temps, en 2009, Kadhafi, alors président de l’Union africaine, a offert aux États du continent de passer à une nouvelle monnaie, indépendante du dollar américain, le dinar-or.

Selon le chercheur, l’idée exprimée par le leader libyen a reçu les éloges de Ben Ali le Tunisien et de l’Égyptien Moubarak.

Kadhafi a appelé les pays africains à créer une alliance monétaire faisant du dinar-or le principal moyen de paiement du pétrole et d’autres ressources.

Le rêve des pays africains était en même temps un cauchemar pour les élites financières occidentales.

À la lumière de cela, il est peu surprenant que Wall Street et la City de Londres aient jeté tout leur poids derrière la campagne dirigée par l’OTAN contre le leader libyen.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:29

La journaliste Eva Golinger (États-Unis – Venezuela) s’est interrogée à plusieurs reprises sur les circonstances suspectes entourant la mort du président vénézuélien Hugo Chávez. Le site aporrea.org cite sa déclaration: «Tout ce que Washington cherchait à atteindre au cours de l’administration de Hugo Chávez est aujourd’hui en train d’être réalisé en son absence. La maladie cancéreuse dont Chávez a souffert était inhabituellement agressive et suspecte, et chaque jour apporte plus de preuves qu’il est possible que Chávez ait été assassiné.»

Les premiers signes de cancer ont été trouvés chez Chávez en mai 2011. En juin, il a subi deux interventions chirurgicales dans un centre spécialisé à La Havane. Ses chirurgiens cubains ont trouvé et enlevé une tumeur maligne qui avait métastasé avec une persistance sinistre, en dépit de toutes les mesures préventives. De nouvelles opérations ont été nécessaires. Cet homme athlétique, qui était plein de force et physiquement robuste, est décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans.

En s’étendant sur ce sujet, Eva Golinger écrit, «Il suffit de savoir qu’un homme qui avait été, depuis plusieurs années, l’un de ses plus proches collaborateurs, qui était souvent seul avec lui et lui a apporté sa nourriture, du café et de l’eau, est maintenant un témoin protégé aux États-Unis. Bientôt les actions secrètes de Leamsy Salazar et sa collaboration étroite avec les agences de renseignement à Washington seront dévoilées ».

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:26

Les accusations contre le président Erdoğan s’accumulent. Alors que la Russie et les États-Unis livrent indirectement des armes au PKK, la Turquie est accusée d’avoir commandité les attentats de Paris et de Bruxelles ; une accusation étayée par les propres déclarations d’Erdoğan et par un témoignage accablant du roi Abdallah de Jordanie. En outre, Washington vient d’ouvrir une enquête sur un gigantesque détournement de fond au profit de l’AKP.

En une semaine les affaires du président Erdogan se sont considérablement assombries.

En premier lieu, le soupçon plane sur sa responsabilité dans les attentats de Paris et de Bruxelles.

Dans le premier cas, la Turquie aurait tenté d’exercer un chantage sur le président Hollande à propos de son engagement non-tenu de l’aider à « régler » la « question kurde ».

On se souvient qu’au début 2011, les ministres des Affaires étrangères français et turc, Alain Juppé et Ahmed Davutoğlu, avaient signé un Traité secret fixant les conditions des guerres à livrer contre la Libye et contre la Syrie. Or, l’une des clauses de ce traité prévoyait le soutien de la France à un règlement de la « question kurde » qui ne porte pas atteinte à « l’intégrité territoriale de la Turquie ». En d’autres termes, il s’agissait de créer un nouvel État, à cheval sur l’Irak et la Syrie, pour pouvoir y expulser les Kurdes turcs. Ce projet de nettoyage ethnique, qui correspond à un vieux plan des stratèges israéliens, fut avalisé par le département US de la Défense et publié par Robin Wright dans le New York Times, en septembre 2013.

Arrivé au pouvoir, le président Hollande s’était engagé à l’honorer. Pour cela, il avait officiellement reçu Erdoğan à l’Élysée, le 31 octobre 2014, où il lui avait secrètement fait rencontrer Salih Muslim, le co-président du YPG, auquel on promit qu’il deviendrait président du nouvel État. Cependant, après la victoire kurde de Kobané, Hollande se mit au goût du jour et changea son fusil d’épaule. Il reçut officiellement à l’Élysée l’autre co-président du YPG, Asya Abdullah, fidèle —elle— à Ocälan. Ne sachant plus très bien ce qu’il voulait faire avec les Kurdes, Hollande décida de prendre prétexte de la crise des réfugiés pour financer plus largement la guerre en Syrie. En définitive, lorsque la Russie débuta sa campagne de bombardements, le mirage israélo-franco-turc d’un pseudo-Kurdistan s’envola définitivement. Pour se faire excuser, Hollande proposa de financer plus largement la guerre en faisant verser 3 milliards d’euros annuels à la Turquie par l’Union européenne, sous prétexte d’aide aux réfugiés. Exaspéré Erdoğan aurait alors commandité les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:21

En avril 2013, François Hollande avait promis aux Chinois de lever « tous les obstacles » à leurs investissements en France, sous réserve qu’ils contribuent à créer des emplois et de l’activité.

Les Chinois l’ont pris au mot. Ils s’engouffrent de plus en plus dans l’économie française, conséquence, sans doute, de la mondialisation ; mais qu’un pays étranger, dont le régime est pour le moins contestable, s’empare ainsi de l’industrie française est pour le moins regrettable.

Dernière proie : la maison fondée en 1847 par Robert Desseilles va passer sous pavillon de Yongsheng, un fabricant de fibre textile. Telle est la décision du tribunal de commerce de Boulogne-sur Mer, qui a écarté deux autres repreneurs, français cette fois.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:18

Les policiers ont décidé de se mettre en grève pour dénoncer des manquements dans la sécurité à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, a-t-on appris ce jeudi. La grève pourrait durer deux mois car le préavis de grève, déposé le 18 mars, soit avant les attentats, court jusqu’au 1er juin prochain. L’aéroport, toujours fermé, devait rouvrir dans les jours qui viennent.

D’après la RTBF, la police de l’aéroport a décidé de l’activer « immédiatement ». Des tractations ont eu lieu ce jeudi après-midi entre les représentants du gouvernement et les représentants syndicaux. Les policiers réclamaient des points de contrôle avant l’entrée des passagers dans le terminal et une zone de 100 mètres autour de l’aéroport où aucun véhicule ne serait accepté. Ces deux demandes ont été jugées irréalisables ce qui a conduit au déclenchement du mouvement de grève.

Une lettre ouverte

Ce jeudi matin, une centaine des 400 policiers de l’aéroport bruxellois ont dénoncé dans une lettre ouverte les problèmes de recrutement de l’aéroport et la présence de personnalités radicalisées parmi le personnel.

L’aéroport, dont le hall des départs a été dévasté par un double attentat-suicide le 22 mars, est « techniquement prêt » pour une reprise partielle du trafic voyageurs, mais aucun vol commercial n’est toutefois prévu avant samedi, a annoncé jeudi la société gestionnaire. Les autorités devront donc gérer ce problème social avant d’envisager une reprise normale du trafic aérien.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:15

Un agriculteur âgé d’une cinquantaine d’années s’est suicidé mercredi matin avec une arme à feu, sur un chemin situé sur la commune d’Orange (Vaucluse), à proximité de son exploitation agricole d’une dizaine d’hectares. L’alerte a été donnée par un passant vers 8 heures.

Selon Yves Badorc, procureur de la République à Carpentras, l’homme a vraisemblablement mis fin à ses jours à cause des difficultés que rencontrait son exploitation maraîchère de Caderousse. « C’est une exploitation qui était en difficultés, et ce serait susceptible d’expliquer son geste, mais il n’a pas laissé de mot », a précisé le procureur à l’AFP.

« Il était dans une situation difficile depuis plusieurs années, il avait cumulé les ennuis et l’élément déclencheur, c’est sûrement la crise de la salade », a estimé le président de la chambre d’agriculture du Vaucluse, André Bernard.

L’agriculteur avait récemment augmenté la surface dédiée à la culture de la salade, secteur qui a rencontré cet hiver « une crise profonde », selon André Bernard, en raison de la surproduction liée aux températures douces et à l’arrivée sur le marché français de la production maraîchère du Portugal et de l’Espagne, à la suite de l’embargo russe.

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