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14 juillet 2024 7 14 /07 /juillet /2024 10:27

Les experts des droits de l'homme de l'ONU ont accusé Israël, mardi 9 juillet, de mener une "campagne de famine intentionnelle et ciblée" qui a entraîné la mort d'enfants à Gaza. Les dix experts indépendants des Nations unies qui formulent cette déclaration considèrent que c'est "une forme de violence génocidaire et a entraîné une famine dans toute la bande de Gaza".

Les experts, nommés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, mais qui ne parlent pas au nom de l'ONU évoquent trois enfants morts récemment "de malnutrition et de manque d'accès à des soins de santé adéquats". "Trente-quatre Palestiniens sont morts de malnutrition depuis le 7 octobre, la majorité étant des enfants", ajoutent-ils. Pour ces experts, dont le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Michael Fakhri, il n'y a "pas de doute" qu'une famine est en cours. La mission israélienne auprès de l'ONU à Genève a vivement contesté ces déclarations.

De son côté, le bureau des droits de l'homme de l'ONU s'est dit "consterné", mardi, par les nouveaux ordres d'évacuation émis par l'armée israélienne dans la ville de Gaza, qui poussent des déplacés à aller dans des secteurs "où des civils se font tuer". Tsahal a lancé deux avertissements similaires depuis le 27 juin, poussant des dizaines de milliers de personnes sur les routes.

L'armée israélienne a déclaré mardi "poursuivre son opération antiterroriste dans la ville de Gaza, se basant sur des renseignements faisant état de la présence d'infrastructures terroristes du Hamas et du Jihad islamique dans le secteur". "En même temps qu'elle émettait cet ordre d'évacuation, l'armée a intensifié ses frappes dans le sud et dans l'ouest de la ville de Gaza, ciblant les mêmes secteurs vers lesquels elle avait ordonné de se déplacer", a dénoncé le bureau de l'ONU pour les droits de l'homme.

Ce dernier ajoute que Deir el-Balah, localité au sud de la ville de Gaza vers laquelle les résidents sont précisément invités à se rendre, "est déjà fortement surpeuplée de Palestiniens déplacés d'autres endroits (...) et où il y a peu d'infrastructure et d'accès à l'aide humanitaire".

 

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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 10:44

Ça y est, le grand Guignol est en place, les acteurs remplissent leur rôle comme prévu, le RN comme nazi prosioniste, LFI comme antinazi antisioniste  - composition plutôt récente dans le répertoire.

L’assommoir des médias joue les choeurs antiques - Aïe Aïe Aïe, la guerre civile approche ! et le citoyen dégaine sa carte d’électeur - Ah Ah ! on va voir ce qu’on va voir !

Eh bien on verra rien du tout, si ce n’est le coup classique qu’on nous a déjà joué cent fois: le vote utile et la droite molle qui reprend ses droits.

Rappelez-vous qu’aucune révolution n’est jamais passée par les urnes et dites-vous bien qu’aucun candidat ne remettra en cause l’Union européenne et l’enrichissement des banques, système qui lui permet de vivre grassement au frais de l’Etat.

Alors puisqu’on est au théâtre, je vous en livre du vrai, qui a au moins le mérite d’être drôle.

 

AU RESTAURANT

UN : Drelin drelin!

DEUX : Pourquoi vous faites : drelin drelin ?

UN : Ça, c’est vous qui m'avez appris le truc, le jour où la sonnette marchait pas, vous avez fait : drelin drelin. Vous m’avez même dit que c'était du Molière.

DEUX : Oui, drelin drelin c'est dans le malade malgré lui. Non, dans le médecin imaginaire.

UN : Tous les malades, c'est malgré eux qu'ils sont malades, et tous les médecins, c'est des médecins imaginaires. Molière, il aurait pas écrit des platitudes pareilles.

DEUX : C’est dans le Malade imaginaire, je veux dire. Drelin drelin.

UN : Eh bien moi, je dis ding ding, parce que pour appeler le garçon, on prend son couteau et on frappe sur son verre. Ça fait ding ding. Seulement, comme je n'ai pas de couteau, et que je n'ai pas de verre non plus, je fais ding ding tout seul, avec ma bouche. Ding ding.

DEUX : Oui. Eh bien, ça ne fait pas venir le garçon. Depuis trois quarts d’heure qu'on est là! Ah, c'est bien une idée à vous, de venir au restaurant quand on a faim.

UN : Moi, ce qui m'étonne, c’est que vous ayez encore faim Parce que moi, quand j'ai vu passer le lapin aux épinards, là-bas, tout à l’heure, eh bien ça m'a coupé l'appétit.

DEUX : Bien sûr, si vous avez pris ça pour un lapin aux épinards, je comprends que ça vous ait dégoûté C'était l'omelette à la mode du chef.

UN : Non, non, non. J'ai parfaitement reconnu la forme du lapin. C'était un lapin en décomposition. je sais bien comment c'est fait, un lapin en décomposition.

DEUX: Mais non. On l'aurait senti.

UN : Oh, mais je l'ai senti.

DEUX : Pourquoi voulez-vous qu'ils servent du lapin en décomposition, dans ce restaurant ? Personne ne viendrait plus.

UN : Justement. Personne ne vient plus. Regardez autour de vous. Y a personne. Ce qui fait illusion, c'est les bougies.

DEUX: Ah, ben si, tout de même, regardez là-bas, au fond, dans la petite salle, y a une réunion de messieurs.

UN: Ah oui. Ça doit être un banquet.

DEUX '. Oui. Les regardez pas comme ça, ils nous ont vus.

UN : Ils n’ont pas l'air de s'amuser follement. Qu'est-ce que ça peut être ?

DEUX: Des anciens élèves, sûrement.

UN : Ça devait être pour eux, le lapin aux épinards.

DEUX : Ben vous voyez, ils n'en sont pas morts.

UN : Oh, ils n'ont pas bonne mine.

DEUX: Ah, mais je les connais !

UN : Comment, vous les connaissez! tous ?

DEUX: Oui.

U N : Qui c'est ?

DEUX : C'est nous.

UN : Oh, non! Vous peut-être, mais pas moi, c’est pas possible.

DEUX : Si, tous les deux. Vous ne savez pas observer. Regardez bien l'horloge, juste derrière eux, au-dessus de leur tête.

UN : je la vois, oui. Elle n'a rien de spécial.

DEUX: Rien de spécial, non! Mais essayez donc un peu de lire l'heure qu'il est, à cette horloge.

UN : Ah oui, tiens, c'est curieux. Elle a été montée à l'envers, cette horloge.

DEUX: Vous êtes bête, vous savez!... Regardez leurs vestons, à ces bonshommes.

UN : Ils ont des vestons, oui.

DEUX : Eh bien c'est pas des vestons ordinaires. Au lieu de se boutonner la gauche sur la droite, hein... allons, allons, un petit effort.

UN : Ah oui. Ils ont boutonné leurs vestons à l'envers. La droite sur la gauche. Eh bien, vous, vous êtes rudement observateur.

DEUX: Oui, mais vous, vous êtes vraiment bouché.

UN : Pourquoi ils les ont boutonnés comme ça, leurs vestons ? Dites, c'est peut-être ça qu'on appelle des invertis ?

DEUX : Des quoi ? Non, mais vous êtes complètement... complètement... complètement...

UN : Complètement stupéfait, oui. En tout cas, c’est sûrement des étrangers.

DEUX: Complètement!

UN : Ça doit être des Turcs.

DEUX : Ah non, mais vous êtes complètement...

UN : Ah, mais vous m'agacez! Vous n'arrêtez pas de me dire que je suis complètement, complètement! Complètement quoi ? Surveillez-vous, mon vieux, vous devenez complètement, euh...

DEUX : Non, mais il est complètement...

UN : Ah ! Ça suffit comme ça!

DEUX : Oh ! je n'aurais jamais cru ça de vous

UN : Vous feriez mieux de regarder les Turcs. C'est des gens très curieux. Regardez, y en a la moitié qui piquent une espèce de crise, regardez ! ils s'arrachent les cheveux ! Ça doit être une tradition, à la fin des repas, chez les Turcs... Ah non, mais réellement ça devient de l'hystérie ! Ils sont tout rouges ! Dites, ça ne doit pas être des Turcs, vous savez. Ils sont plus civilisés que ça, les Turcs.

DEUX : C'est pas des Turcs, andouille! C'est une glace. Le gars qui s'arrache les cheveux, c'est moi, et celui qui a l'air d'une andouille, c'est vous.

UN : Ah ? c'est nous ? jamais j'aurais cru que nous étions aussi nombreux. Qu'est-ce que vous prenez ?

DEUX : C'est la carte ?

UN : C'est la carte

CARTE

(Un et Deux la lisent ensemble et alternativement)

 

La terrine du chef

Le pied du chef

Le museau du chef

L'œil du chef

Les turqueries farcies à la grecque

Les salopes milanaises

L'œuf cocu

Le trou normand

La truite de Schubert

La poule salée sur canapé

La vieille andouille

Le frein de grenouille à disques

L'escargot venu tout seul sur commande (8 jours d'avance)

La saucisse du chef dans son étui

Le matelot breton en hachis à la salade fixe

La salade mobile

Le Chirac sauce madère

La banane en gondole

Le laissez-pisser de mouton

Le bœuf en tube

Le changement de garniture

Le dentier neuf pommes pont neuf

Le cure-dent du chef

Le paf du chef selon grosseur

Non ! le pif du chef

Non ! le pouf du chef

Non ! le pif paf pouf du chef

Le cornichon maison

La maison du chef

La gueule du client

Les fruits du labeur

Le café turc

Le qu'a pas fait exprès

La table garnie

Les sièges

Le restaurant

Les bougies

La carpette Maison du chef.

 

(Roland Dubillard, « Les Diablogues et autres inventions à deux voix »)

 

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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 10:39

Les effets de la réforme des études de médecine de 2020 commencent à se faire sentir.

Nous savons déjà qu’en fin d’études, il manquera, cet été, 10 % d'internes à la promotion 2024, puisque 660 candidats de 5e année ont préféré redoubler plutôt qu’essuyer les plâtres de la nouvelle épreuve orale, super casse-gueule puisque pouvant porter sur n’importe quoi. Pour ceux qui s’y sont risqués, 240 éliminés. 

En première année, le redoublement est désormais interdit. Pourquoi pas, mais selon les facultés, on y réserve entre un et deux tiers des places aux redoublants de l’ancien système. Ainsi, même avec des notes supérieures à celles d’un redoublant, un « primant » se verra recalé !

Heureusement, nos génies pédagogistes ont tout prévu, puisqu’en plus des études strictement médicales, les premières années d’aujourd’hui sont obligées de commencer une licence - dite mineure - dans une autre matière (droit, économie, gestion, etc.). Une fois réussie (au bout de trois ans, quand même), les recalés pourront passer en deuxième de médecine (de même s’ils ont obtenu un diplôme d’infirmier.)

Le hic, c’est que les places en licence ne sont pas infinies. À l'université de Nîmes-Montpellier, par exemple, la faculté de droit ne peut accueillir en deuxième année que 35 élèves en provenance de médecine, pour 150 inscrits. En clair, la déviation est aussi bouchée que la route principale, conséquence logique mais inavouée du « bac pour tous et toutes », puisqu’il faut bien prononcer un jour ou l’autre le mot honni de sélection...

Et tandis que la machine à empêcher les jeunes Français d’apprendre à soigner tourne à plein régime, 2.500 médecins étrangers à diplôme hors-UE travaillent dans nos hôpitaux, bien que recalés à l’EVC (examen de vérification de connaissance), pourtant obligatoire depuis le 1er janvier, grâce à un très finaud « contrat de praticien associé à caractère temporaire » inventé tout exprès !

 

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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 10:35

La guerre d’Israël à Gaza a épuisé le système de santé du territoire, laissant le personnel dans l’incapacité de soigner les enfants souffrant de malnutrition. Des médecins ont raconté à CNN qu’ils étaient obligés de refuser des parents qui mendiaient du lait pour bébé, incapables même de traiter les jeunes patients atteints de maladies chroniques aggravées par la faim sévère.

Alors qu’Israël poursuit son siège sur Gaza, empêchant les organisations humanitaires d’acheminer suffisamment de nourriture dans l’enclave, les parents disent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de regarder leurs enfants mourir de faim. Plus de huit mois de bombardements ont détruit les infrastructures, anéanti les communautés et dévasté des quartiers entiers. Selon les Nations unies, les systèmes d’assainissement, déjà mis à rude épreuve par les pénuries d’eau dues à la chaleur extrême, ont été lourdement détruits, ce qui réduit l’accès à l’eau potable.

Un rapport publié mardi par l’organisme Integrated Food Security Phase Classification (IPC), qui évalue l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le monde, avertit que la quasi-totalité de la bande de Gaza sera confrontée à la famine au cours des trois prochains mois.

L’agence alimentaire des Nations unies avait déjà alerté que le sud de la bande de Gaza pourrait bientôt connaître les mêmes « niveaux catastrophiques de famine » que ceux enregistrés dans le nord, où Israël a concentré son offensive militaire dans les premiers jours de la guerre.

Au moins 34 enfants sont déjà morts de malnutrition à Gaza, a rapporté le bureau des médias du gouvernement le 22 juin. Le chiffre réel pourrait être plus élevé, car l’accès limité à Gaza a entravé les efforts pour évaluer pleinement la crise. Plus de 50 000 enfants ont besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë, a déclaré l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) au début du mois.

Israël a lancé son offensive militaire à Gaza après les attaques du 7 octobre menées par le Hamas contre le sud d’Israël, qui ont fait au moins 1 200 morts et plus de 250 personnes enlevées.

Depuis, les attaques israéliennes à Gaza ont tué 37 658 Palestiniens et blessé 86 237 autres personnes, selon les autorités sanitaires de Gaza.

 

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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 10:29

« Ah ben quand même ! », s’est ainsi exclamée Sandrine Rousseau sur X, à l’annonce du soutien de DSK à Jean-Luc Mélenchon. L’élue « écoféministe » s’est rapidement rendu compte de sa bourde et a supprimé son tweet, mais peut-être est-il nécessaire de lui rappeler le pedigree de monsieur Strauss-Kahn. 

En mai 2011, l’homme a été mis en cause par une certaine Nafissatou Diallo. Selon les dires de cette femme de ménage, DSK l’aurait poursuivie à travers une chambre d’hôtel, l’aurait jetée sur le lit et aurait sauté sur elle avant de l’agresser sexuellement. Un million et demi de dollars aurait été versé à la plaignante afin de mette fin à la procédure engagée au civil.

Quelques années plus tard, le socialiste a été rattrapé par une autre affaire scabreuse, celle du Carlton de Lille. La presse avait alors révélé que DSK entretenait des relations avec une dizaine de prostituées, lui valant d’être accusé de « proxénétisme aggravé ». Dominique Strauss-Kahn avait alors juré ignorer que les femmes mises à sa disposition étaient rémunérées, et que ce réseau « libertin » avait pour unique but de le satisfaire. Sa ligne de défense ? Libertinage hard oui, mais proxénétisme ou violence sexuelle, grand Dieu, non !

«  Par rapport à la moyenne des hommes j'ai une sexualité plus rude, que certaines femmes n’apprécient pas et je le regrette », avait-il simplement concédé suite à plusieurs témoignages accablants.

 

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15 juin 2024 6 15 /06 /juin /2024 11:22

La déferlante de propagande de guerre déployée par l’axe USA-UE-OTAN qui accompagne le 80e anniversaire du Débarquement est à la hauteur du mensonge historique qui se met en place depuis des années sur la seconde guerre mondiale. Une véritable entreprise de réécriture de l’histoire au service de la criminalisation du communisme, de la réhabilitation du nazisme et de ses collaborateurs pour appuyer l’hégémonie impérialiste des Etats-Unis et de leur Union Européenne.

En octobre 1963, le Général de Gaulle refuse de participer aux commémorations du Débarquement de 1944, d’après "C’était De Gaulle" (édition Fallois Fayard 1997) :

Il explique son choix à Peyrefitte qui l’interroge : « Eh bien, non ! Ma décision est prise ! La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué d’Alger à Londres, le 4 juin. Il m’a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. Et il m’a annoncé le débarquement, sans qu’aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement. Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie). Il m’a crié de toute la force de ses poumons :

 “De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large !”

Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne ! Ils avaient préparé leur AMGOT, qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.

C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous- préfets, mes comités de libération ! Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là !

Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !

 

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15 juin 2024 6 15 /06 /juin /2024 11:14

Guevara était le guérillero marxiste qui a aidé Fidel Castro à prendre le pouvoir à Cuba. Barbie était le chef de la Gestapo à Lyon dont les crimes comprenaient le meurtre de 44 enfants juifs, retirés d’un orphelinat et envoyés à Auschwitz. Il est peu probable que les chemins des hommes se soient croisés en Bolivie. My Enemy’s Enemy, un documentaire réalisé par Kevin Macdonald en 2007, examine comment le dossier de Barbie a été ignoré lorsqu’il a été recruté par les services secrets américains, après la Seconde Guerre mondiale, comme outil utile contre le communisme.

Barbie échappe à la justice française en s’enfuyant en Bolivie où, vivant sous le pseudonyme de Klaus Altmann, il est accueilli par des sympathisants fascistes. Pendant ce temps, en 1966, un Guevara déguisé arrivait en Bolivie pour organiser le renversement de la dictature militaire.

Les Américains traquaient Guevara et, selon le film, se sont tournés vers Barbie pour sa connaissance directe de la contre-guérilla puisqu’il avait tenté d’écraser la Résistance française et était responsable de la mort de son célèbre chef, Jean Moulin.

Alvaro de Castro, un confident de longue date de Barbie interviewé pour le film, déclare : «Il a rencontré le major Shelton, le commandant de l’unité américaine. Altmann [Barbie] lui a sans doute donné des conseils sur la manière de mener cette guérilla. De Castro ajoute que Barbie avait peu de respect pour Che Guevara. " Altmann a dit un jour : " Ce pauvre homme n’aurait pas du tout survécu s’il avait combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. C’était un pitoyable aventurier, qui ne ressemblait en rien à l’image populaire. Les gens ont fait de lui un mythe, un grand personnage. Mais qu’a-t-il réellement accompli ? Absolument rien.

Kai Hermann, journaliste, a déclaré aux cinéastes : "Il [Barbie] s’est toujours vanté - même si je ne peux pas le prouver - que c’était lui qui avait conçu la stratégie pour assassiner Che Guevara."

Kevin Macdonald a ajouté : "Guevara est arrivé en Bolivie déguisé - un peu comme la Résistance française, constamment déguisée, voyageant à travers le pays sans être repéré par les Allemands." Je soupçonne que l’implication de Barbie était plutôt d’ordre théorique et, si l’on y réfléchit, cela a du sens du point de vue du gouvernement bolivien et des Américains. Il avait une expertise pratique dans exactement ce type de situation, exactement dans ce domaine. Il était fortement anticommuniste. Ni les Américains ni les Boliviens n’ont vécu une telle expérience.

En octobre 1967, l’armée bolivienne, avec l’aide de la CIA, captura Guevara, 39 ans, et le tua.

Barbie fut de nouveau impliquée dans la torture en Bolivie et rêvait d’établir un Quatrième Reich dans les Andes. Mais il a été retrouvé par des chasseurs de nazis et finalement extradé vers la France, où il a été condamné à la réclusion à perpétuité et est décédé en prison à Lyon en septembre 1991.

 

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15 juin 2024 6 15 /06 /juin /2024 11:09

Humour égale haine, c’est le résumé de cette affaire absurde, qui prouve bien la tendance israéliste de France Inter, première radio de France. Qui n’est donc pas publique puisque toutes les sensibilités politiques n’y ont pas droit d’expression.

Il semble que seules les vannes contre les chrétiens soient autorisées. Les vannes sur les musulmans ne sont pas autorisées car France Inter est d’inspiration antiraciste de gauche (on connaît peu d’antiracistes de droite).

Meurice a donc été licencié par le PDG Sybile Veil (elle a épousé Sébastien Veil, le petit-fils de Simone) à travers un mail collectif dans lequel la raison de son éviction a été précisée : « déloyauté répétée à l’égard de l’entreprise ».

Dans cette affaire montée de A à Z, car Meurice est mélenchoniste, il y a la première vanne sur le boucher de Tel-Aviv en octobre 2023, et une récidive en avril 2024, malgré un premier avertissement. Le procès contre les associations l’avait pourtant blanchi, c’est pour ça qu’il avait recommencé. Mais les plaignants, toujours les mêmes, avaient eu gain de cause sur la « haine » : selon le procureur, les propos de Meurice nourrissaient la haine. On ne voit pas trop comment, vu que Netanyahou est peut-être le type le plus haï de la Terre, tant il est raciste et sanguinaire.

    « Au lieu d’apaiser, il a envenimé la polémique des mois durant. Dans son livre et dans ses interventions médiatiques, il a proféré des insinuations non seulement fausses mais gravement préjudiciables à France Inter et à Radio France, allant jusqu’à mettre en doute l’indépendance et l’impartialité de notre travail. […]
   Au mépris de l’intérêt du collectif, il a nourri les arguments les plus infondés de nos détracteurs […]
   Ni la liberté d’expression, ni l’humour, n’ont jamais été menacés à Radio France […]
   Nous devons avoir le souci de ne pas abîmer davantage une société déjà traversée par bien des divisions et des fractures. Le droit à l’erreur vaut pour tous et vaut bien sûr dans le domaine de l’humour. Mais le sens du bien commun vaut également pour tous y compris pour les humoristes. »


La petite bru Veil a osé sortir ça, pour sa défense : « Il ne nous a pas laissé d’autre choix que de tirer les conséquences de son obstination et de sa déloyauté répétée. » Décidément, la France va mal. Depuis Dieudonné, elle condamne ses humoristes, garants de la liberté d’expression !

« Ni la liberté d’expression, ni l’humour, n’ont jamais été menacés à Radio France. » Faut être culotté pour écrire ça tout en renvoyant un humoriste pour une vanne sur un criminel contre l’humanité.

 

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 10:23

Emmanuel Macron gesticule et tempête tous azimuts sous l’œil complaisant de nos médias. Il fait tout pour avoir sa guerre, comme ses prédécesseurs. Il rêve de jouer à son tour au chef de guerre, lui qui adore se déguiser. Chirac avait guerroyé contre la Serbie, Sarkozy contre la Libye et Hollande s’était embourbé en Syrie. Alors Macron se démène comme un diable – dans tous les sens du terme – pour envoyer des troupes en Ukraine et pas seulement des matériels. Mais il ne brasse que du vent, pas de la poudre. Macron, c‘est le théâtre aux armées permanent.

Pour la macronie en déroute sur tous les fronts, la perspective d’un engagement militaire français là-bas, si possible bien sanglant, lui offrirait un répit bienvenu. La guerre a toujours été en effet le recours des pouvoirs vacillants.

On imagine déjà la dramatisation politico-médiatique qui s’ensuivrait, l’appel à l’union nationale, la censure des oppositions accusées de « faire le jeu de Poutine », l’emprunt obligatoire pour « financer nos armées » et peut-être la suspension de l’élection présidentielle, comme en Ukraine : donc un troisième mandat de fait pour Emmanuel Macron. Et il y a tout lieu de penser qu’il obtiendrait une majorité parlementaire pour cela !

Les déclarations belliqueuses du président français constituent, dans l’immédiat en tout cas, un précieux dérivatif pour la débâcle annoncée de sa liste aux élections européennes du 9 juin.

En s’agitant bruyamment, Emmanuel Macron montre également qu’il souffre d’un syndrome présidentiel bien connu : le syndrome de Giscard d’Estaing, c’est-à-dire du président français sortant ou sorti, qui croit avoir un destin européen de rechange.

Macron se verrait bien en futur président d’une Europe fédérale, et pour cette raison il pousse aussi l’agenda européiste au-delà du raisonnable, comme Giscard poussait la prétendue constitution européenne pour la même raison.

Pour ce faire, Macron doit donner aussi des gages à tous les lobbies possibles – notamment le complexe militaro-industriel européen après Big Pharma et les fonds de pension. Il doit surtout se faire bien voir du vrai patron de l’UE : l’État profond américain.

D’où un bellicisme si contraire à nos intérêts, si contraire à la vocation française de rester une puissance d’équilibre et si contraire à la situation réelle de nos armées. Mais on sait depuis longtemps qu’Emmanuel Macron ne voit la France que comme un marchepied ou, plus exactement, comme un paillasson. Et qu’il vit, comme tous les oligarques, dans une bulle étanche à la réalité.

Certes, l’agitation guerrière du président français commence à inquiéter, même si, curieusement, on n’entend plus en France les pacifistes qui autrefois scandaient « Paix en Algérie » ou « Paix au Viêt-Nam » et déclaraient préférer « faire l’amour et pas la guerre ». Il est vrai que cette gauche a réintégré sa bourgeoisie native et se trouve désormais du côté du pouvoir et du Système, donc du parti de la guerre.

Pourtant, il ne faut pas céder à la panique, ce qui reviendrait précisément à entrer dans le jeu de la macronie, qui carbure à la peur : peur du climat, peur du virus, peur de l’insécurité, et aujourd’hui peur de la guerre.

Car, comme à son habitude, notre ludion présidentiel brasse avant tout du vent et non pas de la poudre, que la France ne produit d’ailleurs pratiquement plus au demeurant…

Une guerre entre puissances nucléaires est une contradiction dans les termes et les États-Unis n’ont nullement envie d’envoyer les boys en Ukraine, a fortiori avant l’élection présidentielle de novembre. L’Allemagne rechigne aussi. Et la Russie ne se sent pas menacée par ces généraux français de plateau télé qui, depuis deux ans, débitent des sottises avec constance.

Quoi que dise et quoi que fasse notre ludion présidentiel, l’Ukraine a manifestement perdu la guerre et quelques missiles ou quelques soldats européens de plus, ou quelques F-16, n’y changeront rien.

Fatalement, et c’est heureux, l’heure de la négociation va sonner entre les vrais décideurs : les grandes puissances, pas les vassaux européens des États-Unis. Et certainement pas Emmanuel Macron qui a perdu toute crédibilité à l’international, comme dans son pays.

La guerre macronienne ne fera qu’une victime : notre comique troupier présidentiel.

 

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 10:19

Huit policiers municipaux viennent d’être suspendus, suite à des accusations de violence. Le mois dernier, BFM TV publiait une vidéo venue du centre de supervision urbain (CSU) de Marseille fournie par Sébastien Florenti, un opérateur vidéo du CSU en conflit avec sa hiérarchie. Sur les images, deux policiers municipaux s’en prennent violemment à un individu apparemment aviné et inoffensif.

Seul le début de la scène est capté, puisque la caméra change rapidement d’angle pour s’arrêter sur le capot de la voiture de police. Un mouvement expliqué par Michel Choukri, secrétaire général FO à la police municipale de Marseille dans les colonnes du Figaro : « Quand une caméra n'est pas utilisée pendant trois minutes, elle se met en mode patrouille, c'est-à-dire qu'elle se met à tourner [...] et c'est ce qu'il s'est passé là. Elle a tourné toute seule. » Une version peu crédible, au vu de la rotation saccadée qui est effectuée, et mise à mal par des enregistrements sonores dévoilés le 1er juin dernier par La Provence.

Sur ces derniers, il est possible d’entendre les agents du centre de surveillance commenter les violences commises par leurs collègues sur le terrain : « Ne mets pas un taquet au mec ! Tu le mets au sol, tu le menottes et c'est terminé. Le taquet à la limite, tu le mets dans la voiture quand il n'y a personne qui te voit. » Ils s'interrogent, ensuite, sur la marche à suivre pour les couvrir. Cinq minutes plus tard, la cheffe opératrice adjointe appelle le chef d’équipage, elle lui donne des conseils : « Frérot, demande à X que lorsqu'il met deux droites comme ça, il se cache. Il ne se met pas en dessous de la caméra ! » Le chef de poste ajoute : « Ou il nous prévient ! » La cheffe opératrice adjointe reprend la parole, propose une autre méthode et laisse entendre, par la même occasion, que ce passage à tabac n’est peut-être pas un cas isolé : « Tu lui mets son petit coup en traître ! Mettez-lui comme vous savez faire ! »

Entre la diffusion de la première vidéo et cet audio, il s'est écoulé un mois. Un mois durant lequel Céline Lefléfian, la directrice de la police municipale, a tenté de minimiser les faits, tandis que Yannick Ohanessian, adjoint à la sécurité, et le maire socialiste Benoît Payan se sont dédouanés en affirmant ne jamais avoir eu connaissance des images. Ils ont, aussi, quasiment plus dénoncé « des tentatives d'instrumentalisation navrantes de l'opposition » que les violences policières de leurs agents, et rejeté la faute sur leurs prédécesseurs.

 

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