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24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 09:45

En 2021, dans un entretien accordé à la presse, Krystel Le Lay, alors directrice de l’antenne limousine de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), se réjouissait du partenariat étroit noué avec la société de formation New Skills. Près de trois ans plus tard, la formule semble prendre tout son sens. Le parquet de Limoges vient en effet d’ouvrir une enquête, sur la base de nombreux signalements, pour soupçons de favoritisme et détournement d’argent public entre 2021 et fin 2022. Au total, 700.000 euros d’argent public sont aujourd’hui contestés. Retour sur cette collusion présumée entre l’ancienne directrice de l’OFII limousin et la société New Skills.

Tout commence en 2021. selon le Populaire du Centre qui révèle cette affaire, plusieurs agents de l’OFII et des associations locales soupçonnent, dès 2021, des liens étroits et troubles entre l’antenne limousine de l’OFII et la société New Skills. Les étrangers, confiés à l’OFII dans le cadre du parcours personnalisé d’intégration, auraient ainsi été dirigés de « façon anormale », « quasi automatique », vers l’organisme de formation. « Il y avait beaucoup d’orientation vers les métiers de la sécurité, formation dispensée par New Skills, sans que ce soit la volonté première des étrangers », note ainsi la responsable d’une association locale. Un autre rapporte : « La directrice incitait fortement les étrangers à intégrer les formations New Skills. » Et un dernier s’inquiète d’une « mainmise » de l’organisme de formation sur les étrangers.

La réputation des formations délivrées par New Skills aurait pu justifier un tel «favoritisme». Et de fait, sur son site Internet que l’on a pu consulter avant qu'il ne soit fermé, l’entreprise, désormais en cessation d’activité, promettait des formations de deux mois en présentiel pour « s’intégrer dans le monde du travail en France » et « s’adapter à la société française et au monde du travail ». L’ennui est que dans les faits, beaucoup de ces formations, très alléchantes sur le site, se seraient révélées « bidon ». Les étrangers inscrits se rendaient ainsi sur place, émargeaient et, dans bien des cas, ne recevaient aucun enseignement. Soit le cours était tout bonnement annulé, soit il n’était pas délivré entièrement.Tous ces signalements ont permis l’ouverture d’une enquête.

Aujourd’hui, certains craignent que la manœuvre ne recommence. Si la société New Skills est en cessation d’activité, son dirigeant, Olivier Celerier a fondé une autre entreprise, Life Up, qui, selon ses statuts, promet l’accompagnement pour l’accès aux droits et aux démarches, pour l’accès au logement et l’emploi. Selon Le Populaire du Centre, Life Up aurait été sélectionnée dans le cadre du programme Agir [programme lancé par le ministère de l'Intérieur pour accompagner les réfugiés et les répartir en France] en Creuse et en Corrèze.

Les escrocs officiels parviennent toujours à se recycler.

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 10:05

Chaque jour nous rapproche de la guerre contre la Russie : c’est le feuilleton 2024-2025 diffusé par la coprod médiatico-politique. La Russie est pour de nombreux Français une entité lointaine, une image grandiose, mais les Russes, c’est un peuple, comme les Français. Qui veut chez nous tuer des Russes ?

Personne, ou presque. Il y a bien sûr les 376 généraux soumis à l’ordre otano-américain, les journalistes de cour et les abrutis post-ados d’extrême droite, une sacrée compo. Mais cela ne fait pas une armée, et encore moins une victoire.

Déjà, les lycéens sentent venir l’arnaque du SNU, histoire de les envoyer un jour au feu avec 3 jours de maniement des armes (allemandes). Les soldats russes aguerris depuis 2000 vont bien se marrer. Mais le Pentagone avec son couple d’eurochiens Leyen-Scholz veut la guerre, et tant pis si l’Europe s’embrase encore une fois. Elle en a vu d’autres !

Les Gilets jaunes qui ont expérimenté les tabassages de Castaner en 2018-2019, les antivax qui ont expérimenté l’élimination sociale en 2021-2022 savent dans leur chair ce que vaut la « démocratie » de l’axe Séjourné-Attal-Macron.

Pas certain non plus que les Français de la classe moyenne en voie de paupérisation aillent donner leur sang pour la Banque et les employeurs multinationaux de Macron. Ce sera dur d’envoyer les Français à la boucherie à coups de unes de journaux, qui aujourd’hui sont en faillite morale et économique. Il y aura beaucoup de Jaurès à éliminer, pour retrouver l’union sacrée de 14...

Les journalistes et internautes de pointe qui cherchent une autre source d’infos que les salades mainstream pleines d’asticots se rabattront donc sur X, avec un Elon Musk qui a déjà prévu le coup. Il faut savoir que les comptes pro-russes liés à un numéro de téléphone (de reconnaissance) français sont donc bloqués. Mais la liberté d’expression, tu lui fermes une porte, elle t’en ouvre une autre.

Musk, qui n’est pourtant pas journaliste, l’est mille fois plus que nos représentants médiatiques. Ces derniers nous ont expliqué, lors de la reprise de Twitter par le milliardaire, que son réseau social allait péricliter, que les grandes entreprises attachées à la démocratie allaient lui retirer leurs pubs, puis que le héros européiste Thierry Breton – le couleur d’entreprises – sauverait 450 millions d’Européens de la désinformation musko-trumpienne...

Malheureusement, en deux ans, Twitter-X est devenu le refuge de la liberté d’expression mondiale, et la Russie a tenu l’OTAN en échec sur le front ukrainien. L’histoire dit que les censeurs et les menteurs ne gagnent jamais, et ce sera encore le cas avec les macronistes au pouvoir : ils perdront de toute façon. La question, ce sont les dégâts qu’ils nous infligeront avant de disparaître dans les poubelles de l’Histoire.

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 10:00

Le Parisien vient d’exhumer un jugement de décembre dernier, mais qui était curieusement resté sous les radars médiatiques. Voilà une histoire qui rappellera à beaucoup d’entre nous les temps de stupidité collective de la psychose anti-COVID. Vous vous souvenez de cette époque où on n’avait pas le droit de boire un café assis (ou était-ce debout ?), où il fallait se signer des auto-attestations pour s’autoriser soi-même à sortir de chez soi ? Vous vous souvenez de ces veaux qui « applaudissaient les soignants » à 20 heures précises, pendant que leurs concitoyens qui avaient fait le libre choix de ne pas se faire vacciner perdaient arbitrairement leur boulot ? Evidemment. Tout le monde se souvient de ces heures, des heures véritablement sombres pour le coup, des heures irrationnelles d’hystérie collective et de panurgisme agressif.

Le 4 avril 2020, Patrice Dupas voulait seulement aller rendre visite à son père mourant, à l’hôpital. Il avait tout ce qu’il fallait : une attestation, une autorisation de la gendarmerie de son département et la meilleure volonté du monde. Arrêté par des gendarmes à l’entrée du viaduc de l’île de Ré et verbalisé (135 euros) pour non-respect des mesures sanitaires, il avait appelé la préfecture à plusieurs reprises, et son médecin de famille était même intervenu en sa faveur. Rien à faire avec les gendarmes : la loi, c’est la loi, tout ça tout ça.

Son père, Claude Dupas, était mort trois jours plus tard, sans avoir revu son fils.

Au printemps 2022, Patrice Dupas avait porté plainte contre l’État. Il a eu gain de cause le 19 décembre 2023. L’État, condamné pour « faute lourde », a annoncé qu’il ne ferait pas appel. Le contraire aurait été aberrant, mais ce n’est plus un critère depuis les mesures mises en place par l’État pour lutter contre la « terrible pandémie »… que l’invasion de l’Ukraine a pourtant suffi à faire disparaître.

 

NDLR : Pour une "faute lourde", normalement, on est viré.

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 09:53

Au mois de mai dernier, Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions est allé passer une dizaine de jours à Cannes en compagnie de trois collaborateurs. Le petit groupe a posé ses valises griffées au Majestic, luxueux établissement de la Croisette. Montant du séjour : 112.123 euros. Une bagatelle pour des personnalités de ce standing, mais une petite fortune pour le commun des mortels. Avec des tarifs à plus de 1.300 euros la nuit, on est loin en effet de ce que s’offre d’ordinaire le service public. Selon Marianne, le forfait alloué aux salariés « normaux » ne dépasse pas… 74 euros.

Évidemment, cette différence de traitement ne pouvait pas laisser les syndicats indifférents. Une plainte pour « détournement de fonds » et « abus de confiance » a ainsi été déposée, le 12 février dernier, contre Delphine Ernotte. Le syndicat CFE-CGC souligne des faits qui «soulèvent des préoccupations quant à la gestion financière de France Télévisions et à la légitimité des dépenses ».

Dans sa plainte, consultée par le quotidien La Lettre, l'avocat du syndicat évoque notamment deux suites, la « Prestige Mer » et la « Deluxe Ville », respectivement à 1.759 et 1.319 euros la nuit. Le petit déjeuner et le mini-bar étaient-ils compris dans le forfait ? L’histoire ne le dit pas…

Mais pour la direction de France Télévisions, tout ceci n’est que polémique stérile. Circulez, y a rien à voir. Tout a été fait dans les règles de l’art. « Pas un euro d'argent public n'a été utilisé pour ces frais », jure-t-on dans l’entourage de dame Ernotte. Et pour cause : c’est une société privée dénommée TEC qui a réglé la note. Pour cela, France Télévisions a eu recours à l’ingénieux système de « barter », permettant au groupe d'échanger un espace publicitaire invendu contre des services. En clair, le principe est le suivant : je te file un espace publicitaire et tu me paies mes nuits d’hôtel. Rien d’illégal à ce troc, certes, mais rien de très moral non plus. Ce petit arrangement financier en dit long sur le sentiment de toute-puissance de la petite élite dont elle fait partie.

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 09:44

Lundi soir, la ministre de la Culture était à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), non pour visiter l’église Saint-Sulpice, du XIIe siècle et classée monument historique, mais pour assister au « DVM Show Freestyle ». Cette scène du rap français, créée par un certain Mohamed Hadji, est le rendez-vous le plus couru du moment, avec un public essentiellement masculin. Il est diffusé sur Twich. Sur un air de rap « afrolove », les stars de la soirée étaient Dadju et Tayc - et Rachida, surprise de la soirée.

Dadju, frère du célèbre Maître Gims, est un Franco-Congolais né à Melun. Ne le sous-estimez pas : il est ambassadeur culturel de la République démocratique du Congo. Le personnage est exempt des habituelles polémiques propres aux rappeurs. À part des propos sur les Antilles qui avaient déplu, l’artiste dénigrant le zouk et s’autorisant ce jugement : « J’ai rien contre les Antillais, mais vous aimez trop taffer à votre rythme. » Dans ce racisme anti-antillais, Tayc le rejoint : « Les Antillais, c’est des esclaves, à la base… Alors comment peuvent-ils se sentir supérieurs aux Africains ? » Ce Marseillais d’origine camerounaise s’est fait remarquer par ses propos méprisants sur les femmes noires en général et un sexisme de plus ou moins bon goût. Il a dû réécrire sa chanson Quand tu dors, qui faisait l’éloge du viol conjugal. « Afrolove », qu’on vous dit.

Voilà qui n’était pas pour effrayer une Rachida Dati enthousiaste qui, montant sur scène, les a invités à venir se produire au ministère de la Culture. « Mais on fait du bruit, tu sais!», dit l’un des rappeurs (on se tutoie). « Un ministère de la Culture sans bruit, réplique Rachida Dati, ce n’est pas un ministère de la Culture ! » Jack Lang n’a qu’à bien se tenir. Tayc a posté sur TikTok une vidéo où elle improvise une danse avec Dadju qui chante, façon ambiance de la brousse : « Son nom c’est Rachida ! Eh ! Mme Rachida ! On va à droite ! On va à gauche ! » - chorégraphie ou ligne politique ? Depuis sa prise de fonction, Rachida Dati a organisé ses vœux au musée de l’Immigration, a assisté à une démonstration de gumboot à la Philharmonie de Paris ; la voici rappeuse, et sans rancune.

 

Cette histoire est à chier.

 

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17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 09:41

Selon Le Figaro, la famille de l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter ne souhaitait pas la présence des représentants du Rassemblement national et de La France insoumise lors de l’hommage national rendu le mercredi 14 février, place Vendôme à Paris.

L’Élysée a fait connaître ce souhait d’Élisabeth Badinter, la veuve du père* de l’abolition de la peine de mort, aux deux partis. Le RN a affirmé que Marine Le Pen ne s'y rendrait pas, conformément à la volonté de la famille. « On ne sera pas présents, la famille ne l'a pas souhaité. Je ne vais pas polémiquer », a déclaré la présidente des députés RN, en marge d'une séance à l'Assemblée nationale.

De son côté, le député LFI Alexis Corbière s’est insurgé sur X : « Mettre l'extrême droite et LFI sur un même plan n'est pas conforme au principal des grands combats de Robert Badinter. En 1981, Le Pen était pour la peine de mort alors que les Insoumis sont les héritiers du long combat abolitionniste. Ne brouillons pas les repères historiques. »

 

* Ce serait donc sa mère ?

 

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10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 10:02

Le refus de Robert Badinter de réviser l'affaire Mis et Thiennot en a surpris plus d'un dans l'Indre. Il n'a pas surpris tout le monde : les habitués de la politique politicarde se doutaient en effet depuis longtemps que le dossier n'irait pas loin. Car l'image de Badinter-le-Juste, avec ce front qui n'attend plus que l'auréole avant d'entrer au paradis des victimes incomprises, cette image volontiers présentée dans la presse de gauche mérite peut-être quelques retouches qui nous ramènent à une réalité plus prosaïque : Robert Badinter n'est pas précisément un prolétaire.

Certes la fortune n'est pas forcément une tare et l'on a vu des hommes politiques aisés faire passer des idées d'avant-garde, que peut-être, des pauvres n'auraient pas comprises.

Toutefois, il est bon de rappeler que, dans la famille Badinter, on est plus habitué au Champagne caviar qu'au boudin-purée : le cabinet d'avocats Badinter est le plus florissant de l'hexagone. Elisabeth Badinter, professeur à l'Ecole Polytechnique, écrivain, est une vedette de la littérature-spectacle chez Bernard Pivot. Elle est la fille de Marcel Bleustein-Blanchet, PDG de Publicis, la plus grosse entreprise de pub de France. Dire ces choses-là vous fait passer généralement pour un mal élevé. Il n'en reste pas moins que Badinter n'a pas eu, dans son existence, très souvent l'occasion de trinquer sur le zinc avec Thiennot ou ses semblables. Ce détail vulgaire a son importance : les riches ont en effet l'habitude de se connaître, de se rencontrer dans les lieux qui sont les leurs, et, souvent, de se soutenir.

Par ailleurs, Robert Badinter n'est pas précisément un défenseur de l'ouvrier : avocat de Christina Von Opel comme de la famille Boulin, quand il défend des pauvres types, comme Buffet et Bontemps ou Patrick Henry, ce sont des pauvres types qui font la une de l'actualité.

Partisan de l'humanisation des prisons, il s'est fait (à 1'extérieur seulement) une réputation d'humaniste, qui lui attire la haine de l'immense majorité des imbéciles. De ce fait, à l'inverse, il est devenu très populaire auprès de la gauche humaniste et plus ou moins libertaire.

Badinter d'ailleurs "passe" très bien auprès des cours d'assises, mais beaucoup plus mal auprès des électeurs : le fauteuil ministériel est pour lui le seul moyen de réussir en politique.

Ce n'est pas, en effet, par simple négligence que Badinter a refusé la révision du procès Mis et Thiennot. C'est une attitude délibérée, nullement basée sur la valeur du dossier. La chronologie des faits le montre clairement. Avant mai 81, la gauche unanime est pour la révision et l'affaire est évoquée comme argument électoral. Puis, dès l'été 81, le dossier est "oublié". Avec de très gros guillemets... Ce trou de mémoire subit est d'autant plus paradoxal qu'on n'oublie pas d'autres affaires, à l'époque plus payantes pour se rallier l'appui de l'extrême-gauche : Mauvillain, Debrielle, Knobelspiess. On ne s'embarrassait d'ailleurs pas avec les mêmes scrupules que pour Mis et Thiennot puisque c'est l'ancien avocat devenu ministre qui libérait alors ses propres clients... (et il avait raison !).

Pendant ce temps, on faisait traîner l'affaire Mis et Thiennot jusqu'à l'hiver 82. En février 82, Badinter en personne, qui ne manquait pas de temps pour inaugurer le tribunal d'Issoudun, était informé de vive voix par Léandre Boizeau, et promettait :

- "Comptez sur moi ! "

L'année 82 voit se réaliser une "enquête" peu convaincante qui ne donne pas l'impression qu'on est pressé d'aboutir : on prétend en effet, interroger des témoins qui sont morts depuis trente ans, à supposer qu'ils aient existé. On recherche avec une minutie maniaque des objets introuvables et l'on s'égare dans des détails stériles tout en refusant de recevoir le Comité, au nom de la déontologie... Explications officielles de la gauche (?) : la droite a laissé un "héritage" affreux que la brave gauche n'arrive plus à démêler d'autant plus que - pensez donc ! – les fonctionnaires du ministère de la Justice bloquent tous les dossiers... Cette explication naïve et jésuite à la fois, n'abuse que ceux qui le veulent bien.

Pourtant, le rapport balistique finit par tomber... en janvier 83 ! Il en ressort clairement que Mis et Thiennot n'ont pu tuer le garde Boistard.

Qu'importe ! le ministère réfléchit. On fait traîner par de misérables méthodes jusqu'à l'automne 83. Là, il faut bien répondre : Mis et Thiennot sont coupables, dit Badinter.

La colère, au comité, le dispute au découragement : la gauche serait donc aussi pourrie que la droite ? Elle refuse en tout cas de désavouer les magistrats des cours précédentes et de faire de la peine à la famille Lebaudy. Ce n'est pas rassurant !

 

Rolland HENAULT (dans "Articles" Volume 6 aux Editions de l'Impossible)

 

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10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 09:43

Les deux dernières décennies ont inventé un produit marketing télévisuel où l’on tournait tout en dérision, à la fois pour s’amuser mais aussi pour se moquer de ce qui paraissait trop sérieux ; pour dégonfler la baudruche et mettre à terre ceux qui nous dépassaient d’une tête. Thierry Ardisson était champion dans le domaine, puisqu’il recevait des invités, qu’il piégeait bien souvent, (voir Maurice G.Dantec, Alexandre Jardin, Mila Jovanovic, etc.) et tandis qu’ils répondaient à ses questions, les invités étaient régulièrement coupés par des blagues humiliantes faites pour les tourner en dérision et amuser le public.

C’était une sorte en lynchage par le rire. On assistait là à ces 4 minutes de haine bon teint qui délectaient une foule de gens anonymes, comme un bon moment cathartique où l’on prenait sa revanche sur les forts.

L’émission de Ruquier jouait sur cette même corde sensible, n’hésitant pas à mêler le gentil et le méchant parmi les journalistes qui interrogeaient les invités (le camp du Mal : Éric Zemmour et le camp du Bien : Michel Polac rapidement remplacé par Éric Nauleau). Les journalistes étaient volontairement vaches, et l’on se marrait de voir ce beau petit monde propret passé à tabac (leur orgueil en prenant un coup !) – Bernard Tapie et Francis Lalanne ayant particulièrement réagi à ce traitement de faveur.

Yann Barthès s’est illustré depuis une dizaine d’années au moins, dans ce lynchage par le rire de tout ce qui ne correspond pas à son idéologie de gauche libérale. Son ricanement décontracté, proche d’une certaine bourgeoisie éduquée, mais sensible à toutes les causes humanitaires et humanistes qui font bonne figure en société, est celui du sale gosse piquant et insolent qui faisait rire autrefois en classe, mauvais garçon mais bon élève, poil à gratter et fils de bonne famille, rebelle des bacs à sable et gendre idéal.

Cette destruction des valeurs par le rire moqueur, par la dérision et la désinformation, est la définition parfaite de ce mélange ludique d’information et de divertissement (l'infotainment) qui sied à une jeunesse informée mais pas trop, insolente et décalée, tout en étant aisée et bien peignée, sensible au bashing et au vide plutôt qu’à la rigueur et à la réflexion. Tout doit être transformé en dérision pour cette jeunesse de trentenaires bobos, parce que tout doit être dérisoire – sauf Marine Le Pen à laquelle il faut faire barrage !

Mais comme les studios Disney tombés en disgrâce aux États-Unis, la fin de Ruquier avec des chutes d’audience vertigineuses, et le succès de Pascal Praud sur une chaîne dénoncée comme de droite par le Service public, prouvent que l'infotainment ne fait plus recette.

 

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3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 09:45

François Hollande a été président de la France de 2012 à 2017... François Hollande incarne la malédiction des présidents de la Ve République. Mais c’était avant Macron... Pour Biden, rappelons seulement :

- il a a été élu par une fraude massive ;
- c’est clairement un pédophile en face de qui la presse mainstream, cette vieille pute soumise et corrompue, se tait ;
- son fils Hunter (porte bien son nom, celui-là), pédo, camé et corrompu, devrait être en prison à vie ;
- Biden a clairement fait la promotion des faux vaccins du Big Pharma et encensé l’escroc Fauci, qui a été son conseiller santé ;
- il a activé la guerre contre la Russie par proxy, détruisant l’Ukraine pour les besoins de l’Empire ;
- il a coupé l’artère énergétique de l’Europe par un acte terroriste et provoqué une crise industrielle en Allemagne ;
- c’est encore lui qui autorise Netanyahou à commettre un génocide à Gaza en lui livrant les bombes qui ont tué des dizaines de milliers de Palestiniens, un génocide protégé physiquement par la flotte US qui bloque toute réaction dans le Golfe et par les vétos américains au Conseil de sécurité !

Et avec tout ça, pour Hollande, Biden est un grand président.

Naturellement, sur le plateau de C à vous (il n’y a pas titre plus faux, sauf si on redéfinit le vous...), animé par une gourde et surveillée par un commissaire politique, personne ne réagit devant les salades de Hollande.

Le plus drôle dans ce lâcher de désinformations, c’est la réplique de la Gourde, à la 13e seconde :

    « On souhaiterait un Joe Biden en France ? »

Celle-là, il ne faut pas nous la retirer ! Quoique, sans le faire exprès, elle a peut-être tapé dans le mille…

Face à la marionnette Biden, dont on ne sait même pas si elle sera capable de tenir un seul meeting, le pachyderme Trump continue d’écraser ses concurrents en interne : après l’Iowa, il vient de remporter le New Hampshire.

Heureusement, France 24 nous explique que ce sont des victoires à la Pyrrhus et que Trump ne séduit ni les indépendants ni les républicains modérés. On se pince pour ne pas rire .
Au fait, France 24, c’est 24 conneries par seconde ?

Conclusion  : Trump, s’il obtient l’investiture du Parti républicain, est en route pour la défaite. Ouf ! le monde peut respirer, la Pax Americana va à nouveau régner.

 

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3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 09:39

À Gaza, l’UNRWA (1) est le dernier rempart contre la famine en cours et la mort programmée de milliers de personnes.

En raison de la participation supposée de 12 de ses 30 000 employés à l’attaque du 7 octobre (dont 9 ont déjà été sanctionnés et licenciés par l’ONU), les mêmes états, qui ne font rien pour empêcher les crimes d’Israël à Gaza, veulent couper les vivres à l’UNRWA, une des seules organisations capables de soulager un tant soit peu les souffrances de la population civile de Gaza.

La décision de la France de suspendre ses financements à l’UNRWA (en emboîtant le pas aux USA, à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne et aux quelques autres Etats qui prennent ce prétexte pour se désengager du financement de l’UNRWA) n’est pas acceptable. Cette décision si elle était maintenue condamnerait des milliers de Palestiniens à la mort. Elle constitue un encouragement pour Israël à poursuivre ses bombardements de la population civile malgré la récente décision de la Cour Internationale de Justice de la Haye.

 

(1) L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)

 

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