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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 10:07

La "deuxième guerre mondiale" n’est pas identique et n’a pas les mêmes causes que la première. La deuxième guerre mondiale est une guerre contre la révolution, c’est pourquoi les mouvements révolutionnaires n’ont pas créé de mouvements de désertion. Ils se devaient d’y participer pour prendre la défense de la révolution quelle qu’en soit la forme.

Cette guerre a commencé contre la révolution anarchiste en Espagne en 1936, elle s’est prolongée en France pour supprimer le Front Populaire et le remplacer par Pétain et sa clique, puis elle a tenté de détruire l’URSS mais l’URSS de Staline a vaincu l’Allemagne de Hitler. C’est seulement quand les nazis furent vaincus par les Soviétiques que les Amerloques (*) débarquèrent en France, pour éviter que les résistants (communistes pour l’essentiel des résistants en arme) ne prennent le pouvoir, pour éviter qu’il y ait le communisme dans toute l’Eurasie !

Rappelons que grâce à la résistance, la Corse est la première région "de France" à s’être libérée (et toute seule, bien sûr !)

Le Massif Central aussi s’est libéré tout seul. Et même Paris s’est libéré tout seul par une insurrection armée avant l’arrivée de Leclerc et des Américains !

L’armée de Leclerc était d’ailleurs pour beaucoup composée d’Espagnols anarchistes qui avaient auparavant combattu contre Franco. Ce Franco (allié d’Hitler) à qui, rappelons-le, les Américains livraient autant de pétrole (à travers le Portugal !) qu’il en avait besoin pour combattre la révolution espagnole.

Bien sûr, la résistance n’aurait pas eu autant de succès sans l’indispensable victoire des Soviétiques contre les Allemands à Stalingrad le 2 février 1943. Certains pourraient avoir envie de me dire que sans les Américains on serait passés sous la botte de Staline, mais ce serait une erreur ; puisque, par exemple, en Yougoslavie, les résistants menés par Tito ont viré les Allemands avant l’arrivée de Staline et que les Yougoslaves ont tout simplement refusé de passer sous la botte stalinienne !

Donc oui, je le dis et le redis : Les Américains n’ont débarqué, implorés par de Gaulle, que pour voler la victoire de la résistance !

Pour que les résistants acceptent de déposer les armes, il a bien fallu leur donner quelque chose en échange : c’est ce qu’on appelle les conquêtes de la résistance !

La leçon de cette histoire, c’est que quand le rapport de force est favorable au prolétariat, plutôt que de tout perdre, la bourgeoisie trouve toujours de quoi financer de vraies retraites, de vraies sécus, de vrais services publics, et des entreprises privées peuvent être nationalisées, comme la SNCF, EDF-GDF, etc.

On devrait s'en souvenir aujourd'hui.

 

Note (*) : Les Américains avaient financé Hitler, par l’intermédiaire de Prescott Bush le grand père de G.W., et par l’intermédiaire de Ford dont le célèbre livre "The International Jew", (Le Juif international) avait inspiré le "Mein kampf" de Hitler…

 

Source 1

Source 2

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 09:54

Le directeur de l’ARCOM (ex CSA) Roch-Olivier Maistre, époux de Myriam de Bourdoncle de Saint-Salvy, a nommé directeur général Alban de Nervaux.

Il est l’époux de Laurence de Nervaux, directrice du think tank "Destin Commun" qui planifie l’implantation de migrants en ruralité. Son think tank a rendu en avril dernier un rapport qui analyse et conseille l’installation par l’Etat de migrants dans des communes rurales malgré la résistance locale. Destin Commun est financé par L’Open Society de George Soros, l’Agence Française de Développement, Greenpeace ou encore le Crédit Mutuel.

En choisissant Alban De Nervaux comme directeur général, à l’heure où le pluralisme est scruté et la liberté d’expression malmenée, l’Arcom envoie à nouveau un signal inquiétant quant à sa politisation. On peut facilement imaginer l’influence que peut avoir Soros sur les décisions de l’ARCOM…

Implanter tout ce beau monde à la campagne dans un foyer de migrants nous plairait beaucoup.


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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 09:02

À l’aube des Lumières, le 25 mai 1720, la France fut assaillie par un ennemi surgi de son lointain passé : la puce. Par le biais de cet animal insignifiant, la peste a ravagé la ville de Marseille ainsi que toute la Provence, et cela pendant deux longues années.

Comme au Moyen Âge, c’est par la voie maritime qu’arrive la maladie. Ainsi, le Grand-Saint-Antoine, un navire arrivant du Proche-Orient, accoste au port de Marseille le 25 mai 1720. Il échappe mystérieusement à la quarantaine obligatoire sur l’île de Jarre imposée à tout nouveau bâtiment arrivant dans la ville portuaire. Cette règle avait été, en effet, instaurée par le Bureau de la santé afin d’empêcher tout risque d’épidémie. Comment le Grand-Saint-Antoine a-t-il pu échapper à cette réglementation ? En réalité, la cargaison du navire, constituée de draperie, d’étoffes et de tissus, est en partie la propriété des échevins de Marseille, dont le premier d’entre eux s’appelle Jean-Baptiste Estelle. Ils n’ont malheureusement pas la patience d’attendre que la quarantaine se finisse et sont pressés de vendre leurs biens qui pourraient leur rapporter une petite fortune.

Par appât du gain, le Grand-Saint-Antoine est laissé libre de décharger sa marchandise contaminée par des puces porteuses de la peste noire. La mort rentre ainsi secrètement en ville, dont une partie des habitants ignorent qu’ils sont désormais inévitablement condamnés au trépas.

La maladie se montre à tous, comme toujours, timidement et lentement avant de devenir dévastatrice et inarrêtable. La mort commence ainsi son œuvre en juin 1720 en emportant quelques marins du Grand-Saint-Antoine ainsi que des malades des quartiers pauvres dans lesquels se répand aisément le mal. Ce dernier peut alors compter sur l’aide des dirigeants de la ville qui craignent d’évoquer officiellement le mot « peste » et de mettre fin au commerce qui fait la fortune de la ville et de ses échevins. Mais la réalité les rattrape vite, car nul n’est épargné, ni  le riche, ni le pauvre, ni le jeune, ni l'ancien, et lorsque décision est prise d'agir, il est déjà trop tard.

Le nombre de décès est tel qu’il y a presque bientôt autant de cadavres que de vivants dans Marseille. En effet, la ville voit rapidement la moitié de ses 100.000 habitants périr et la terreur s’emparer des survivants. Ces derniers fuient la ville pour la campagne, suivant l’adage cité par l’historien Daniel Panzac : « Quand il y a la peste, pars vite, loin et longtemps. » Ces exilés volontaires ignorent, cependant, qu’ils amènent la maladie avec eux et vont ainsi contaminer le reste de la Provence. En août 1720, on passe, à Marseille, de trois cents à mille morts par jour. L’effroi et le carnage sont tels qu’il ne se trouve plus aucune personne pour enterrer les trépassés : les corps sont alors laissés dans la rue, à pourrir en plein soleil. À Paris, le Régent prend alors la dure décision de confiner Marseille et la Provence pour protéger le reste du royaume de France.

Face à la situation, les élites de la ville, par sentiment de culpabilité, par humanité ou par prise de conscience de leur statut, décident de rester sur place et de prendre en main la situation pour faire reculer la maladie. On voit, ainsi, certains échevins comme Jean-Baptiste Estelle ou d’autres notables comme le chevalier Nicolas Roze diriger eux-mêmes des brigades de forçats venant des galères. Ces derniers, dont très peu survivent à leur besogne, transportent les cadavres des pestiférés dans les caveaux des églises, qui se trouvent rapidement remplis, puis dans des fosses communes creusées au cœur de Marseille.

Pendant ce temps, l’évêque de Marseille, Monseigneur de Belsunce, et ses prêtres passent leurs journées et leurs nuits à donner un dernier réconfort et espoir aux malades en leur donnant l’extrême-onction. La mortalité finit enfin par baisser dans la cité phocéenne, en octobre 1720, avant de disparaître au cours de l’année 1721. Cependant, il faudra attendre l’été 1722 pour que soit officiellement déclarée la fin de l’épidémie qui laisse, après son passage, des milliers de morts. En effet, sur les 400.000 habitants de la Provence, 120.000 ont succombé à la maladie.

Mais qui est responsable de ce drame ? En 1722, tous les regards se tournent alors vers le capitaine du Grand-Saint-Antoine, Jean-Baptiste Chataud, qui est emprisonné et accusé d’avoir dissimulé l’existence de la maladie à bord de son navire. La Justice a épargné les échevins de Marseille et les responsables du Bureau de la santé, mais les archives attestent aujourd'hui de la culpabilité de ces hommes.

 

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 08:54

Trois projets d’élevages hyper-intensifs de saumons atlantiques menacent de voir le jour en France. Des installations terrestres en circuit fermé qui ne garantissent pas un niveau de bien-être satisfaisant pour les poissons. Pourtant, les entreprises porteuses de ces projets mettent en avant des bénéfices pour les poissons et pour l’environnement (pas pour eux bien sûr !).

Et ça ressemble à quoi, un élevage de saumons en circuits recirculés (RAS pour les spécialistes) ? A ça :

 

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 08:47

Avec la « construction » européenne, on nous avait promis la paix, le progrès social, la démocratie, la protection de l’environnement et la solidarité.

Nous avons aujourd’hui la guerre, l’austérité permanente, un autoritarisme de plus en plus pesant, un libre-échange sans limite, la concurrence entre les pays et les peuples, l’inflation, la paupérisation des salariés, la destruction de l’industrie française et de l’agriculture, de l’hôpital, l’effondrement de l’Université et de la Recherche et des services publics, des décisions convergentes qui aboutissent à la destruction de l’environnement, au démantèlement de la France, avec la complicité totale de Macron et de tous ses prédécesseurs depuis plus de 40 ans. En toute matière, ce sont les « Recommandations », véritables injonctions de l’Union européenne qui s’appliquent dans notre dos et nous enferment dans des normes et des politiques que nous ne choisissons pas.

En réalité, cette orientation était inscrite dans les gènes du système de l’Union européenne. La folie guerrière qui s’empare des dirigeants européens, Macron en tête, est la suite logique de la soumission totale du système de Bruxelles à ses maîtres, les États-Unis, à l’OTAN et à la mondialisation néolibérale.

Les listes et les candidats qui participent à ce simulacre électoral en faisant croire qu’ils pourront changer quoi que ce soit en devenant « eurodéputés », portent une responsabilité écrasante. Aucun misérable calcul concernant la notoriété de telle ou telle personnalité, ou l’illusion de pouvoir jouer un rôle dans ce théâtre d’ombres qu’est le « Parlement » européen n’est à la hauteur des enjeux. Ils seront complices de toutes les décisions qui sont prises par la Commission européenne et le Conseil européen. Ils serviront les intérêts des puissants contre ceux des citoyens, contre la nation. Et bientôt, demain, avec la création d’un « Etat fédéral européen » dont le projet est en cours, ils seront coresponsables de la destruction totale de la liberté et de la souveraineté des Français et des autres peuples pris dans le piège européiste.

 

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 08:37

Ce 30 mai, lors du débat entre les têtes de liste organisé par CNews, Valérie Hayer est tombée de la « falaise de verre ». Et cela risque de faire mal le 9 juin. Selon ce concept - « glass cliff » dans la langue de Shakespeare - développé par des chercheurs britanniques, Michelle Ryan et Alexander Haslam en 2005, c’est lorsqu’elles sont en difficulté que les entreprises seraient le plus enclines à confier aux femmes les postes de direction. Quand elles croient avoir percé le plafond (de verre), elles arrivent sur la falaise. La preuve par Valérie Pécresse et Anne Hidalgo aux présidentielles, et à présent Valérie Hayer à Renaissance.

Le plateau de CNews, ce jeudi soir, s'est mué en Étretat par grand vent et Valérie a trébuché dès le premier thème - le pouvoir d’achat -, sur le premier témoin : Fabienne, 57 ans, employée de maison près de Châtellerault : elle gagne entre 1.400 et 1.500 euros par mois. Elle vit seule, avec « un stress permanent, l’angoisse de la fin du mois ». Sa voiture compte 245.000 kilomètres, elle redoute les dépenses à venir du contrôle technique.

Pour Fabienne qui ne parvient pas à entretenir sa voiture thermique, Valérie Hayer a une solution : qu’elle achète donc une voiture électrique ! Marie-Antoinette et sa brioche peuvent aller se rhabiller. « Elle va l’acheter comment, la voiture électrique ? Avec quel argent ? », interroge, ironique, Jordan Bardella. Valérie Hayer a une réponse, surréaliste elle aussi : « Avec un crédit d’impôt financé par l’Europe et/ou l’État français ». Vu ses faibles rentrées d’argent, il est fort peu probable que Fabienne soit assujettie à l’impôt sur le revenu, ou autrement que pour une somme dérisoire :  les stratégies de défiscalisation proposées par Madame Hayer sont nulles et non avenues. Voire frisent la provocation.

Il est d’ailleurs très symbolique que Valérie Hayer, d’entrée de jeu, se soit pris les pieds dans le tapis de la voiture électrique. Le culte de ce dogme de foi macroniste exige tous les sacrifices : on lui offre l’agriculture en échange des métaux précieux (lithium, cobalt) nécessaires aux batteries des voitures électriques, via l’accord du CETA avec le Chili... Ce n’est pas pour rien si dans les manifestations d’agriculteurs allemands, de nombreux slogans hostiles à Tesla  étaient accrochés sur les tracteurs. Et pour la Nouvelle-Calédonie, selon Christine Demmer, anthropologue au CNRS, dans Reporterre : « Le pacte Nickel, poussé par Bruno Le Maire depuis novembre 2023, affiche clairement la couleur : la France a besoin du nickel calédonien pour produire des batteries de voitures électriques vendues en métropole. On sort complètement du modèle consistant à ce que la rente minière profite à la Nouvelle-Calédonie, pour son propre développement. »

Mais c'est pas Valérie Hayer qui va nous raconter ça. D'ailleurs est-elle seulement au courant ?

 

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 09:12

Les éditeurs de manuels scolaires ont compris la nécessité de simplifier la lecture des grands chefs-d’œuvre littéraires. Ils ont donc inventé l’œuvre condensée.

C’est pourquoi nous proposons une version jetable des principaux chefs d’œuvre de la littérature française : Le chef d’œuvre et la biographie simplifiée sur une seule page !

Nous pensons qu’en 30 leçons, l’aspirant bachelier peut aisément aspirer (bachelièrement!) la quasi totalité du patrimoine littéraire utile à l’exercice de sa future non-profession.
Nous pensons également qu’il faut «ravaler» les œuvres anciennes et les rendre plus attrayantes, soit par l’emploi d’un style délibérément «jeune», soit par l’adjonction d’un détail qui permettra de retenir tout le reste, sans le lire.

C’est ce que nous avons tenté, modestement.

Ajoutons qu’il ne s’agit que du début d’une vaste entreprise de « re-culturation » de la jeunesse, en attendant la solution finale du problème culturel, sans revolver.

 

Les Misérables (Remake)


Un nommé Jean Valjean (John Jeans’Valley) vole un hamburger dans un Mac’Do, se retrouve à la Centrale de Moulins (03) et s’évade après avoir corrompu le Directeur et dix sept shérifs.
Il se rend chez un évêque pédophile (pléonasme!), lui braque les chandeliers qu’il utilisait pour éclairer ses parties fines et glande vers Montfermeil, (93, ou 9+3 pour les modernistes) à la recherche d’une circonscription électorale.

Un soir, dans un bois, il aide une petite fille, Monica, à porter un grand seau. Cet acte d’héroïsme lui vaut d’être élu député-maire démocrate et d’obtenir l’American Légion d’Honneur. (Comme quoi, parfois, ça tient à pas grand chose, la moralité! Encore faut-il savoir saisir sa chance au passage.) Hélas! la Révolution arrive, avec Daniel Cohn-Bendit, Serge July, Mickaël Rocard et le général Patton !

Le commissaire Moulin, aidé par le juge Jean Pierre, va permettre l’arrestation de l’imposteur, en relevant sur ses chaussures (20.000 Francs la paire) une trace de boue en provenance des égouts de Paris, près du Grand Collecteur, là où les services spéciaux de la Mairie balancent les papiers compromettants concernant les emplois fictifs.

Il est question aussi d’une certaine Xavière Tibéri-Thénardier, et de son homme, deux vieux rapiats, et d’une tache douteuse sur une robe.

Vous avez les faits les plus saillants, ce sera suffisant.

Insistez sur la qualité du style, le remords de l’homme politique, à cause des électeurs innocents, la réinsertion des pauvres, à cause des catholiques naïfs, la beauté des forêts dans la région de Montfermeil, à cause des écolos, qui s’infiltrent dans les jurys des examens.

Insistez surtout sur l’importance des Egouts. Un passage avec un jeune élu (de gauche ou de droite) portant sur son dos un vieux ministre (de droite ou de gauche) éclaboussé par les affaires, donne une touche pittoresque à l’ensemble, un peu longuet, parfois.

 

Biographie simplifiée

Le nom de Victor Hugo est connu pour les nombreuses plaques disposées au coin des rues et des places publiques. Allez donc en contempler une, ça vous détendra, à la veille d’un examen !

Aux Etats-Unis, on prononcera « Yougo ».

 

 

Rolland HENAULT ("Trente chefs-d'oeuvre simplifiés" - Editions de l'impossible (2003)

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 08:48

Le quotidien israélien Haaretz dénonce la torture systématique des prisonniers palestiniens dans les centres de détention du désert du Néguev.

Le quotidien s’est procuré la lettre adressée par un médecin de l’« hôpital de campagne » pour Palestiniens détenus sur la base militaire israélienne de Sde Teiman, adressée au procureur général d’Israël et aux ministres de la Défense et de la Santé. Cette lettre décrit des « conditions déplorables » et des amputations « de routine » dues à des blessures causées par des menottes. Selon le médecin, les conditions de détention violent l’éthique médicale : « Pas plus tard que cette semaine, deux prisonniers ont été amputés de leurs jambes en raison de blessures causées par des menottes, ce qui est malheureusement un événement de routine. » Tout cela a conduit à des « complications et parfois même à la mort du patient », ajoutant : « Cela nous rend tous – les équipes médicales et vous, ceux qui sont en charge de nous dans les ministères de la Santé et de la Défense – complices de la violation de la loi israélienne. » Le médecin dénonce également : « Les détenus sont nourris avec de la paille, défèquent dans des couches et sont constamment attachés. »

Relayant ces informations, Lauren Kent, productrice de la chaîne américaine CNN, a demandé des explications à l’armée israélienne. Réponse d’un porte-parole de l’armée : celle-ci « agit conformément à la loi et dans le cadre de la loi (…) avec un soin extrême pour la dignité humaine des détenus».

Réponse que conteste la productrice de CNN, après s’être entretenue « avec une source (…) ayant déjà visité l’hôpital de campagne de Sde Teiman ». La source confirme : « Tous les détenus gazaouis qu’elle a vus à l’hôpital de campagne avaient les quatre membres menottés (…), les yeux bandés et (au) moins trois patients qu’ils ont vus portaient des couches. » La source médicale souligne la « déshumanisation ». Elle ajoute que ce prétendu « hôpital de campagne » est en réalité « une grande tente » qui ne « protège pas des conditions météorologiques » : les températures peuvent monter à 35 ou 40 degrés en mai dans le Néguev.

L’ONG médicale israélienne Physicians for Human Rights-Israel confirme pour sa part qu’à Sde Teiman « les forces de sécurité de l’hôpital de campagne exigent que toutes les personnes détenues restent menottées et aient les yeux bandés à tout moment, y compris pendant le traitement médical».

Honte à tous ceux qui couvrent ces crimes !

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 08:43

“Tout art est une imitation de la nature” “ Lettres à Lucilius”– Sénèque (4 av JC – 65 apr JC).

Le premier à formuler l’idée que la nature est  un modèle pouvant inspirer les humains est sans nul doute Léonard de Vinci (1452-1519). Ce génie italien est pionnier pour théoriser le biomimétisme : à savoir s’inspirer de la nature pour développer le progrès technique.

Ce sont les arbres, les fleuves qui sont les grandes sources de son inspiration, y compris lorsqu’il peint un décor ou dessine un bâtiment. Sans parler des animaux qu’il aimait tant qu’il avait cessé de s’en nourrir. Son génie tient à sa capacité à faire des analogies entre la nature et la mécanique. Il étudia le vol et l’anatomie des oiseaux et imagina l’ornithoptère (du grec : ornithos : oiseau et pteron : aile) muni d’ailes qu’il pouvait battre  à l’aide de leviers. Même si ce modèle original n’a jamais été construit, il prouve que la nature, ses formes, ses matériaux peuvent inspirer l’homme.

Si l’homme pense être le plus intelligent des espèces animales, beaucoup de ses inventions et de ses  créations ont été inspirées de la faune.

N’est-ce pas le cas des trains les plus rapides du Japon qui ont un nez inspiré par le bec du martin-pêcheur ? En effet, ce bec aérodynamique permet à l’oiseau de pénétrer dans l’eau en gardant un maximum de vitesse. Ainsi, l’effet de choc ressenti dans les trains à grande vitesse à l’entrée des tunnels est fortement limité.

Les oiseaux ont particulièrement été un modèle pour optimiser les avions et les drones conçus à partir du vol des martinets et des colibris. Les colibris sont incapables de rester en place tout en ayant la capacité de voler latéralement et en arrière et les martinets vivent dans le ciel et vont même jusqu’à y dormir et y manger.

De même, les ailes des grandes  chouettes et des hiboux volent de façon silencieuse, ce qui inspire les chercheurs pour créer un revêtement qui rendrait les pales des éoliennes quasi silencieuses.

Mais les reptiles peuvent étonner dans la mesure où les geckos se hissent sans peine sur les murs à la verticale et se déplacent sans difficulté sur les plafonds grâce à leurs  pattes où se trouvent des lamelles recouvertes de poils microscopiques terminées par des spatules. Ce qui leur permet d’avoir une surface de contact importante. Les ingénieurs ont ainsi conçu des rubans adhésifs durables en se basant sur les pattes de ces petits reptiles.

Les serpents qui ont 10 fois plus de vertèbres que l’humain ont été un  centre d’intérêt pour créer des snake bots, capables grâce à leur flexibilité d’effectuer des chirurgies dans les organes difficiles à atteindre par le praticien.

Une autre invention imitant la structure en forme d’écaille d’insectes luminescents pour  rendre performantes les  lampes LED inspirées des lucioles  ou vers luisants.

Les insectes que l’on maudit bien souvent peuvent aussi nous inspirer. C’est le cas du moustique ou plus exactement de sa trompe en forme conique plutôt que cylindrique qui va aider en médecine à réduire de 33 % les aiguilles par rapport aux aiguilles classiques. Les injections d’insuline  ainsi ne seront plus douloureuses. Ces aiguilles commercialisées à des millions d’exemplaires ont changé le quotidien de millions de diabétiques.

On peut remercier la mouche du vinaigre, appelée de son nom scientifique drosophile, d’avoir aider les scientifiques à concevoir un œil bionique pour permettre aux aveugles de voir.

Des insectes comme les fourmis malgré leur petite taille ont pu étonner des scientifiques  de l’Université de Stanford en Californie parce qu’elles peuvent soulever plus de cent fois leur propre masse et  plus encore si elles unissent leurs forces en formant de longues chaînes. À la suite de leurs observations, ces scientifiques ont conçu des robots minuscules pouvant mettre en commun leurs forces pour tirer une voiture de deux tonnes.

Cependant loin du respect des animaux, certains chercheurs conçoivent des animaux-robots sur le modèle des animaux-machines  dans la 5e partie du Discours de la Méthode de René Descartes (1596-1650).  De vrais insectes sont alors  appareillés afin d’être guidés par des smartphones. C’est le cas du cafard-robot qui assure des fouilles épaulant des secouristes lors des grandes catastrophes.

Si l’homme s’inspire de la nature pour créer et inventer doit-il pour autant asservir celle-ci?

 

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11 mai 2024 6 11 /05 /mai /2024 09:59

Voici venu l’heureux temps où l’électeur, après être devenu citoyen, passe dans une autre catégorie, celle de contribuable.

Ce titre honorifique s’accompagne d’une ponction (action de piquer, apparu sous la forme « pincion » en 1444) qui consiste en une opération chirurgicale destinée à retirer du « liquide ». On comprendra qu’il s’agit là « d’argent liquide ». Le lecteur malappris appellera cette opération une saignée. Intervention de nature médicale, qui visait, à l’origine à « évacuer une certaine quantité de sang ». On disait, au début, une « sainie » (1190).

Ce remède universel, popularisé par Molière, a pris le sens figuré de «perte de substance», d’abord pour désigner des pertes humaines durant les guerres, puis n’importe quel écoulement, puisqu’il s’est élargi au point d’être synonyme de « rigole ». Ainsi, en février-mars, l’argent s’écoule-t-il en « rigoles », qui ne font pas spécialement rigoler, car ce verbe vient de « riole », qui qualifie une « partie de plaisir » vers 1650.

Le contribuable, à qui Boris Vian consacra une chanson bien rythmée, qui répétait inlassablement « C’est nous les con/ les pauvres contribuables », est un terme dont l’origine remonte à 1401. Il est plus réconfortant que « taillable » ou « corvéable ». Il désigne la même chose, et le petit Robert renvoie à «assujetti», c’est-à-dire à « sujet », au sens de «esclave». Le contribuable est un être jovial qui verse, de lui- même, et par pur civisme, une « cotisation, un écot, une quote-part ». S’il est moins enthousiaste, on parlera d’une «imposition», voire d’un « tribut » (de « trebu », 1463) qui n’est pas loin d’être une « rançon » puisque c’est « la contribution forcée payée par le vaincu au vainqueur ».

Le « contribuable » serait-il un vaincu, pas trop riche, qui paierait pour un vainqueur, nettement plus aisé ? Quand on arrive au bout de l’avenue Foch, à Paris, et qu’on pousse jusqu’aux cités d’urgence de Nanterre, on peut penser qu’il y a effectivement, parmi les français, ces deux catégories.

Entre le petit paysan limousin et le céréalier beauceron, il est possible aussi qu’on soit tenté de faire ces remarques. Revenons au mot précédent : le « citoyen », (de « citeien, d’après « cité », du latin civitas, qui s’emploie pour une ville importante, une communauté, dès la fin du 11ème) « le citoyen est celui qui est habilité à jouir, sur son territoire, du droit de cité ». Là encore, on voit que tous les citoyens sont loin d’être égaux. Beaucoup n’ont pas de territoire du tout, sinon les chemins autorisés, les commissariats de police, les prisons.

Reste alors la satisfaction d’être électeur, « celui qui choisit » C’est dans ce sens qu’on parle de « peuple souverain » qui choisit ses élus. Ces élus-là (de « eslire », 1080) n’ont rien à voir avec les élus de Dieu, qui sont très rares, si l’on en croit les Evangiles, qui nous assurent : « Il y a beaucoup d’appelés, il y a peu d’élus ».

On le comprend aisément, quand on voit les avantages intéressants dont certains élus, même par le peuple, bénéficient : Roland Dumas et Jean Tibéri par exemple, sont de drôles de « citoyens », parfaitement « élus » mais nettement moins « contribuables » que d’autres. Que cela ne vous empêche pas de « contribuer », surtout !

 

Rolland HENAULT (dans « Articles, volume 4, 2001-1996 » Editions de l’Impossible)

 

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