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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:56

Le seul président de la République que Brigitte Bardot n’a jamais rencontré est François Hollande. Auprès du magazine Le Point , Brigitte Bardot a raconté son combat pour la cause animale. Combat pour lequel elle s’est entretenue avec la quasi-totalité des présidents de la Ve République. Et sur les chefs d’État français, l’actrice balance. Celui qui l’a le plus aidé ? Giscard. «Chirac, lui, est celui qui m'a le plus promis, mais il n'a rien tenu du tout», explique-t-elle. Et d’ajouter: «Il était adorable, il m'appelait “ma biche” et m'envoyait des petits mots charmants. Il avait peut-être une petite idée derrière la tête.»

C’est probablement Emmanuel Macron que BB supporte le moins. «Ça aura été un fiasco total», assène l’actrice à propos du président de la République. «Lorsque je l'ai rencontré, en 2018, j'ai été surprise par son sérieux et l'attention qu'il portait à tous les sujets que nous avons abordés», confie-t-elle. À l’époque Brigitte Bardot mène un combat acharné contre hippophagie. Lorsqu’elle lui en parle à l’occasion de leur entrevue, «il a paru étonné et même indignée : “Quoi ? On mange encore du cheval en France?” Il ne savait même pas que chez nous, on tue 5000 chevaux pour les bouffer», s’indigne Brigitte Bardot. L’actrice réclame l’interdiction pure et simple de cette pratique. «Il n’a rien fait, bien sûr. [...] La cause animale est la cinquième roue de son carrosse présidentiel. Sur ce plan au moins, on peut regretter Giscard», déplore-t-elle.

Sous De Gaulle aussi BB a déplacé des montagnes pour la cause animale. En 1962 après une émission de télévision, elle obtient un rendez-vous avec Roger Frey, le ministre de l’Intérieur de l’époque. Il «faisait partie de ceux que l’on appelait les “barons” du gaullisme. Un personnage important, d’une grande humanité», se souvient Brigitte Bardot. À ce moment-là, l’actrice se bat pour rendre obligatoire le pistolet d’abattage dans les abattoirs. L’instrument empêche la souffrance de la saignée réalisée jusqu’alors sans anesthésie ou étourdissement. Pour son rendez-vous, BB se pointe place Beauvau munie des fameux pistolets. Ce qui a provoqué, selon elle, «un incident avec les services de sécurité du ministère, qui croyaient que je voulais l'assassiner.» L’actrice réussit à convaincre Roger Frey et en 1972, «le pistolet d'abattage est rendu obligatoire pour le gros bétail dans tous les abattoirs conventionnés.»

De tous, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui a le plus aidé Brigitte Bardot. «Il essayait de régler les problèmes.» En 1976, l’actrice tente de mettre fin à la chasse des blanchons - bébés phoques. Depuis la banquise, elle appelle Giscard. «Il était tout à fait d'accord avec nous. Il a interdit l'importation des peaux de phoque. La sauvegarde des bébés phoques aura finalement été le seul grand combat que j'ai fini par gagner, après trente ans de lutte acharnée. En 2009, le Parlement européen a enfin voté l'interdiction de tous les produits dérivés du phoque, à commencer par les peaux, dans l'Union européenne», se félicite BB. VGE ne s’est pas arrêté là, il a également «mis fin à l'utilisation des macaques dans l'industrie automobile pour les crash-tests des voitures. Ils ont été remplacés par des mannequins.»

Brigitte Bardot déplore que ses combats successifs pour la cause animale soient parfois vains. En 1972, elle ne parvient pas à éradiquer l’abattage rituel sans anesthésie. «Dans les rites juif et musulman, les bêtes sont égorgées en toute conscience, dans la souffrance, par des tueurs assermentés», explique l’actrice. En 2004, BB rencontre Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris, et le grand mufti. Elle pense avoir convaincu les deux hommes. Mais il n’en est rien. «Les musulmans ont prétendu qu'ils ne changeraient les modes d'abattage que si les juifs le faisaient aussi, les deux se sont embrouillés. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, m'a ensuite déclaré qu'il trancherait. Il n'a pas pu.»


Pas un mot sur Mitterrand. Mais celui-là on sait que le seul animal qui l’intéressait c’était lui-même.

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:53

L’aide à la création devrait être, du moins dans l’imaginaire collectif, versée à de jeunes artistes en devenir. Surprise, selon un rapport de juin 2023 de la Cour des comptes, la plus grosse part des subventions - qui représente des centaines de milliers d’euros - bénéficie à des artistes confirmés. En 2021, par exemple, Florent Pagny, plus de 35 ans de carrière, s’est vu gratifié de 271.000 euros. Bernard Lavilliers, près de 60 ans de carrière, et 120.000 euros d’aides à la création. Ou encore Benjamin Biolay et Juliette Armanet, dont la notoriété n’est plus à prouver, qui ont respectivement reçu 119.000 et 154.000 euros. Non sans une certaine ironie, la Cour des comptes s’étonne également de trouver parmi les derniers bénéficiaires un certain Johnny Hallyday, dont les comptes ont été abreuvés entre 2019 et 2022 de 333.890 euros. L’artiste, on le rappelle, est décédé en 2017.

Il n’y a rien d’illégal dans ces attributions de financement, rappelle Le Canard enchaîné. Mais, pour la Cour des comptes ces aides s'écartent de leur intention originelle. «Les dépenses consacrées à la création artistique ont vocation à favoriser la diversité musicale, les nouveaux talents et les projets innovants», rappellent les experts. Or ce n’est pas vraiment le cas. Une poignée de gros producteurs et d’artistes confirmés bénéficient «d'une part substantielle des aides», tandis que le reste est saupoudré sur une multitude de jeunes artistes et de petits labels. La Cour des comptes «s'interroge sur l'utilité d'aides importantes attribuées à des projets portés par des artistes installés et dont l'équilibre économique ne paraît pas nécessiter de soutien particulier».

La question est d’autant plus pertinente que le gâteau est gros, très gros. «À chaque achat de smartphone, le consommateur casque une taxe de 14 euros pour avoir le droit de copier de la musique», rappelle Le Canard enchaîné. Tous les produits qui sont susceptibles de contenir de la musique sont ainsi frappés : concernant les CD et DVD à graver au départ, la redevance s’est étendue aux disques durs externes, aux clefs usb et cartes mémoire, aux baladeurs MP3, aux box internet, aux téléviseurs avec mémoire, aux tablettes et aux smartphones, la vente de ces derniers constituant la plus grande part des sommes collectées. En 2021, téléphones et tablettes reconditionnées ont été ajoutés à la liste des produits impactés. En 2022, la redevance copie privée s’est élevée à plus de 300 millions d’euros, dont près de 170 au titre des «droits du sonore», donc de l’industrie musicale

Et qui redistribue la part du gâteau ? En première ligne, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui représente les gros éditeurs comme Sony Music, Universal ou encore Warner, d’une part. Et la Société civile des producteurs de phonogrammes de France (SPPF), pour les labels indépendants, d’autre part. Toutes deux défendent leur système d’attribution d’aides à la création sur lequel elles ont la haute main.

Sans pouvoir les y contraindre, la Cour des comptes leur recommande de revoir la répartition de ces subsides pour revenir à leur objectif initial. Elles vont sûrement l’écouter !

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:45

C’est en 1990 que le cinéaste « communiste » italien Giovanni Moretti (dit Nanni Moretti) livrait au public progressiste un film non dénué d’intérêt esthétique et politique. Intitulé La Cosa (La Chose), cet opus semi-documentaire était consacré aux débats internes du PC Italien à la veille de son congrès d’autodissolution. Au micro d’une conférence de section filmée par Moretti défilaient de sympathiques militants italiens qui, en l’absence de réponses appropriées émanant de leur direction, étaient complaisamment incités par le secrétaire général d’alors du PCI, le fourbe Achille Occhetto, à s’abandonner à une thérapie de groupe empreinte d’un subjectivisme échevelé...  

Pendant que la base communiste était ainsi conviée à s’introspecter de la manière la moins marxiste, la moins scientifique et la moins bolchevique qui fût, les sinistres apparatchiks bourgeois qu’étaient en fait les Occhetto, Veltroni, D’Alema, Napolitano et autres admirateurs zélés de… J.-F. Kennedy (!) savaient parfaitement, eux, où ils voulaient mener le PCI totalement déboussolé : ces navrants émules du liquidateur Gorbatchev et de son défunt précurseur italien, le très « eurocommuniste » Enrico Berlinguer, avaient froidement décidé, sous les hourrahs anticipés de la bourgeoisie et de la social-démocratie mondiales, de liquider purement et simplement le PCI, ce parti de masse aussi fortement implanté dans les usines FIAT que dans l’intelligentsia romaine. L’objectif était bel et bien de substituer au parti construit par Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti (deux millions d’adhérents à son apogée !) une « Cosa » idéologiquement invertébrée et excluant enfin tout danger pour l’oligarchie atlantiste : le futur Parti démocratique de gauche (PDS en italien, PDG en français ! ).

Pour parachever cet utile mais navrant rappel historique, il faut rappeler que, sitôt le PCI supplanté par le PDS social-démocrate, ce dernier fut à son tour effacé au profit d’un «Parti Démocrate » à l’américaine (l’actuel PD, Partito Democratico). Lequel rompait aussitôt tout lien organique avec le prolétariat, avec le marxisme, fût-il vestigial, avec la CGIL encore trop rouge, voire avec la figure tutélaire de Gramsci, dont le nom prestigieux fut prestement retiré de la manchette de Rinascità, la revue culturelle liée au Parti. Quant à L’Unità, l’ex-quotidien du PCI, sa version papier préalablement expurgée de l’étoile rouge et des outils communistes fut promptement éliminé par le nouvel appareil politique…

Vite fait, bien fait : la grande bourgeoisie italienne doit finalement autant de remerciements aux Berlinguer, Occhetto, Napolitano et Cie que les oligarques « post-soviétiques » doivent au monstrueux Eltsine qui, parachevant ce que les Russes appellent désormais, expérience faite de sa toxicité, la « catastroïka », a su prendre et dynamiter « à partir du donjon » l’imposante citadelle soviétique que n’avait pu conquérir du dehors l’ « invincible » Wehrmacht hitlérienne !


En France, la citadelle du PCF défendue par Georges Marchais a été abattue par Mitterrand, Canal+ et Robert Hue (l’ancien chanteur de rock).

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:58

« Emmaüs, y’en a marre, l’esclavage, c’est fini. » Depuis plusieurs semaines, aux abords des locaux d’Emmaüs à Saint-André-lez-Lille (Nord), des dizaines de sans-papiers soutenus par des députés de la NUPES et d’autres figures de l’extrême gauche sont en grève. Ils accusent l’antenne locale de l’association de leur avoir imposé des conditions de travail intenables et une pression psychologique. Ils reprochent également à la direction de ne pas avoir tenu ses promesses. Auprès du Parisien, ils confient ainsi « que la direction leur a menti en leur faisant miroiter une régularisation au bout de trois ans d’activité » en échange d’un maigre salaire. Alors qu’Emmaüs dément, le parquet de Lille a décidé, au mois de mai dernier, d’ouvrir une enquête préliminaire pour « traite d’êtres humains » et « travail dissimulé ». Ce présumé système d’exploitation totalement indigne laisse apparaître l’une des facettes de l’association qui profite et plaide pour un accueil inconditionnel de tous les exilés.

Car si Emmaüs aide, il est vrai, les sans-abri lors des froides périodes hivernales et travaille à leur réinsertion, l’association de l’abbé Pierre participe également à l’accueil de tous les migrants, même les clandestins.

Résultat : Emmaüs Solidarité se retrouve davantage accaparée par les migrants que par les Français dans le besoin. Selon son rapport d’activité, en 2021, l’association consacrait ainsi 79 % de ses places en centres d’hébergement à des personnes issues de pays hors de l’Union européenne et seulement 14 % à des Français. Et ce, alors que l’association de l’abbé Pierre peut compter sur la générosité de l’État français pour mener à bien ses missions. Reconnue d’utilité publique, elle bénéficie tout d’abord d’une défiscalisation des dons intéressante (75 %). D’autre part, chaque année, elle perçoit de nombreuses subventions. En 2021, Emmaüs a reçu près de 70 millions d’euros de subventions, État et toutes collectivités confondus. Un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années. Emmaüs se classe ainsi parmi les associations les plus subventionnées par l'État, selon l'association Contribuables associés.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:55

Va-t-on vers une interdiction des chaudières à gaz ? La Première ministre, Élisabeth Borne, a déclaré envisager d’en interdire la vente à compter de 2026. Toute chaudière à gaz qui tomberait en panne devrait donc être remplacée par un autre mode de chauffage : soit un raccordement à un réseau de chaleur urbain, soit une pompe à chaleur aérothermique ou géothermique. Les pompes à chaleur hybrides (mixant gaz et électricité) resteraient autorisées. Une concertation en ligne est ouverte au public jusqu’au 28 juillet sur cette mesure et toutes les autres visant à la décarbonation des bâtiments. Cette mesure concernerait douze millions de foyers en France.

Or, on apprend par la Cour des comptes et le Sénat qu’une nouvelle chaudière à gaz a été installée à l’Elysée. Assisterait-on une fois de plus à l’habituelle règle des élites mondialistes, faites ce que je dis, pas ce que fais ? Dans son rapport sur le budget de la présidence rendu public mi-juillet, la Cour des comptes mentionne bien l’acquisition d’une chaudière à gaz pour un montant de 100 000 euros.

Pour tenter de se dépatouiller, le cabinet d’Emmanuel Macron affirme que la chaudière à gaz ne fonctionnera pas plus de 20 à 30 % de la période de chauffe, uniquement en appui de la pompe à chaleur les jours de grand froid.

De son côté, le gouvernement rétropédale, laissant entendre qu’il examine des alternatives à l’interdiction totale des chaudières gaz.

Quant au prétexte écologique, il est mis à mal par de nombreux analystes, y compris parmi les climato-anxieux. Un collectif de vingt-cinq organisations a ainsi adressé au gouvernement une lettre dans laquelle il met en garde contre « 8 à 9 millions de pompes à chaleur supplémentaires prévues d’ici 2030 sans garantie de gestes d’isolation, et sans analyse des conséquences sur le réseau électrique, avec un risque de fraude excessif ».

En cas de grands froids, une pompe à chaleur ne pourra pas fournir assez de puissance pour chauffer le logement. « Il en résultera une insuffisance de la température intérieure ne dépassant pas 14 °C par grand froid et donc un important inconfort thermique », alertent ces organisations.

D’autre part, il faut prendre conscience que les pompes à chaleur vont entraîner une hausse de la demande électrique alors même que chaque hiver est l’occasion d’annonces gouvernementales anxiogènes sur d’hypothétiques coupures d’électricité.

« GRDF a calculé que [le changement de 12 millions de chaudières à gaz] augmentera fortement la pointe électrique en hiver et nécessitera 10 gigawatts de plus en 2035, soit l’équivalent de dix réacteurs nucléaires supplémentaires », détaille Que Choisir dans un article très critique.

Ajoutons que les pompes à chaleur sont surtout fabriquées en Chine ! « Enlever un système intégré de gaz pour y poser une pompe à chaleur souvent fabriquée en Chine, notamment le compresseur, je ne suis pas sûr que ce soit bénéfique pour la planète », a réagi Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), auprès de France Info.

En outre, l’installation d’une pompe à chaleur est onéreuse. Les prix peuvent dépasser les 15 000 euros quand une chaudière à gaz de qualité en coûte 10 000 de moins. « De nombreux courriers reçus à 60 Millions racontent la même histoire : une personne est démarchée pour l’installation d’une pompe à chaleur. Le vendeur annonce un prix de plus de 20 000 euros, mais assure que la personne n’aura presque rien à payer grâce aux aides financières. Problème : la personne ne voit jamais la couleur de ces aides, ou n’en perçoit qu’une toute petite partie et se retrouve avec un lourd crédit à rembourser », détaillait le magazine 60 Millions de consommateurs en janvier 2022.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:50

Le suspense aura duré à peine une semaine. Écarté du nouveau gouvernement et acculé par les critiques pour son bilan déplorable à l’Éducation nationale, Pap Ndiaye a finalement trouvé un nouveau point de chute grâce à un coup de pouce présidentiel. Par décret, signé de la main d’Emmanuel Macron, on apprend ainsi que « M. Pap Ndiaye est nommé ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, à compter du 1er août 2023 ». Une nomination qui ne manque pas de faire grincer des dents sur les bancs de l’opposition.

Si les réactions sont si vives, après l’annonce de la nomination de Pap Ndiaye au poste d’ambassadeur, c’est que ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron recase ses ministres évincés. Ainsi, la nomination d’Amélie de Montchalin, ancien ministre de la Transition énergétique, devenue ambassadrice de la France auprès de l’OCDE, malgré sa cuisante défaite aux élections législatives, quelques mois plus tôt. Un cas loin d’être isolé, puisque Brigitte Bourguignon, ancien ministre de la Santé, et Emmanuelle Wargon, ex-ministre du Logement, toutes deux battues lors des dernières législatives, ont également reçu en récompense un joli poste. La première décroche le poste d’inspectrice générale des affaires sociales tandis que la seconde se retrouve propulsée à la tête de la Commission de régulation de l’énergie. À croire que les ministres d’Emmanuel Macron ne sont jamais perdants.

Malgré un bilan plus que mitigé, Christophe Castaner, démis du ministère de l’Intérieur et battu aux législatives en 2022, a pour sa part hérité, en novembre dernier, du siège de président du conseil d'administration de la Société concessionnaire française pour la construction et l'exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc ainsi que d’une place au sein du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille « en raison de ses compétences », précise l’arrêté. 

Jean Castex a lui aussi bénéficié des grâces du prince Macron. Après près de deux ans de bons et loyaux services, le voilà nommé au poste de président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Un bon cadeau de départ pour celui qui a épaulé le Président dans sa politique de lutte contre le Covid. Florence Parly, ensuite, ancien ministre des Armées, un temps pressentie pour accéder à la présidence d'Air France, a finalement été nommée présidente du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers. Reste, enfin, Agnès Buzyn, toujours mise en cause dans le cadre du dossier sur la gestion de la pandémie, qui a réussi à récupérer le poste de conseillère maître à la Cour des Comptes.

On a désormais hâte de découvrir, dans les jours ou les mois à venir, ce que deviendront Marlène Schiappa et François Braun, également mis sur la touche lors du dernier remaniement.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:45

Fondée en 1979 par le milliardaire américano-hongrois George Soros (né György Schwartz), l’Open Society, présentée comme un projet « philanthropique » sensé promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et des réformes économiques « progressistes », est considérée par ses nombreux détracteurs comme l’une des principales armes de « soft power » des intérêts américains, visant à araser les souverainetés et les particularismes nationaux et locaux pour le plus grand profit de l’oligarchie financière globalisée.

L’un de ses objectifs du moment semble être le Liban, pays plongé dans une grave crise institutionnelle et économique dont la population peine à entrevoir l’issue. 

C’est en tout cas ce qui ressort d’un article de Natacha Torbey, publié mi-mai sur la plateforme médiatique francophone Ici Beyrouth et relayé par Sophie Akl-Chedid sur le site du Nouveau Présent, qui décrypte l’influence acquise depuis 2019 par la fondation de George Soros au Liban. Profitant de la déficience des pouvoir publics, l’organisme mondialiste a en effet largement investi dans de nombreuses associations locales afin de noyauter la société civile en offrant aux populations des services n’étant plus assurés par les institutions étatiques.

S’appuyant notamment sur Ghassan Salamé (père de Léa Salamé), ancien ministre libanais de la culture, et ses réseaux, la fondation de George Soros a non seulement mis en place un important maillage de la société libanaise mais elle s’est également largement introduite dans les divers mouvements de contestations. Elle y a notamment habilement placé un certain nombre d’intellectuels, d’universitaires et d’experts susceptibles de les orienter dans une direction favorable à ses intérêts. Certains commentateurs vont même jusqu’à parler d’une véritable « OPA » du milliardaire sur le mouvement contestataire. La stratégie est simple et redoutablement efficace : on crée des relais « associatifs » à un mécontentement populaire privé de structures politiques, on finance des médias sensés en être les «porte-voix » et on finit par le cornaquer et le diriger dans le sens de sa stratégie.

Ainsi, toujours selon Natacha Torbey, lors du soulèvement général du 17 octobre 2019, George Soros a considérablement augmenté le financement d’ONG sur le territoire libanais, une très forte somme de 3 618 000 dollars étant versée en quelques semaines.

Les sommes investies par la fondation sont réparties entre les médias (9%), la justice (5%), les associations de défense des droits de l’Homme (7%), la culture et l’art (7%), l’enseignement supérieur (5%), l’économie (17%), l’égalité et la lutte contre toute forme de discrimination (17%), la santé (10%), l’enfance et le droit à l’éducation (8%).

Parmi les bénéficiaires, on peut citer : Legal Agenda, le Fonds arabe pour les arts et la culture (AFAC), l’Association libanaise pour des élections démocratiques (LADE), le média Daraj, l’Université américaine de Beyrouth (AUB), l’association Helem (rêve) pour le droit des homosexuels au Liban, les associations CARE (Cooperative for Assistance and Relief Everywhere) et Basmeh & Zeitooneh pour les droits des réfugiés, les médias The Public Source et Megaphone…

Une ingérence de plus en plus conséquente et de plus en plus visible qui commence à sérieusement inquiéter divers responsables politiques du pays du Cèdre, de toutes tendances, qui voient poindre la possibilité d’une « révolution de couleur » (également appelée « contre-révolution préventive »), grande spécialité de la maison Soros et de ses épigones.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:42

Des barquettes imprimées imitant un tissu vichy qui évoque la tradition française et les pique-niques dominicaux : c’est le packaging fréquemment utilisé dans les grandes surfaces pour commercialiser la viande chevaline. Mais derrière l’emballage, on est bien loin de l’art de vivre à la française et des prairies verdoyantes de carte postale.

La plupart du temps, la viande commercialisée provient du Nouveau monde, notamment d’Argentine, du Canada et d’Uruguay. Or, les conditions de détention et d’abattage des équins dans ce pays d’Amérique du Sud sont bien loin des standards européens en matière de protection animale, même lorsque les abattoirs dont proviennent les carcasses sont agréés par l’Union européenne.

Plusieurs enquêtes menées depuis 2021 par Animal Welfare Fondation/Tierschutzbund Zürich (AWF/TSB) avec le soutien de Welfarm mettent un coup de projecteur sur les conditions d’abattage des chevaux en Uruguay.

Battus, émaciés, blessés, parfois gravement, laissés sans soins dans les pâtures, les chevaux abattus en Uruguay sont régulièrement détenus dans les abattoirs dans des conditions déplorables avant d’être mis à mort (manque d’eau, de nourriture, de soins, d’accès à l’ombre et à des abris contre les intempéries…).

Ces animaux ne sont d’ailleurs pas élevés pour l’alimentation humaine : il peut s’agir de chevaux de trait réformés, de juments issues de fermes à sang, de chevaux de course trop vieux pour la compétition, etc.

Des conditions qui ne semblent pas émouvoir certains acteurs économiques français, qui n’y voient qu’un marché parmi d’autres. C’est particulièrement vrai pour la viande chevaline en provenance de l’abattoir Clay, situé en Uruguay, puisque le rôle d’entreprises françaises est central sur ces importations, de l’abattoir à la distribution en France, en passant par l’importation et le conditionnement.

La Société Normande de Viandes et Courtages (SAS SNVC), basée à Toutainville, dans l’Eure, commercialise de la viande chevaline en provenance de l’abattoir Clay, importée par la société d’import-export de viande P. Harinordoquy & fils, basée à Bordeaux. Or, l’abattoir Clay et les deux entreprises françaises appartiennent tous les trois à l’entrepreneur français Yon Harinordoquy. Le Groupe Harinordoquy contrôle donc la totalité de la filière, de l’abattage en Uruguay jusqu’à l’assiette du consommateur français.

L’enquête d’AWF/TSB en Uruguay a été menée dans les trois abattoirs du pays approuvés par l’Union européenne : Sarel, El Amanecer et… Clay, l’abattoir détenu par le Groupe Harinordoquy. La SNCV, qui commercialise en France la viande chevaline en provenance de cet abattoir, ne peut donc qu’être au fait des conditions de détention et d’abattage des chevaux sur le site uruguayen.

 

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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 10:05

Je m'aperçois aujourd'hui que j'ai tout simplement raté la fête des pères !

II y avait pourtant matière à réflexion ! On pouvait partir de l'étymologie, "le pater" latin, "pater familias", le chef de famille. Ici, les critiques commencent à pleuvoir puisque le "paternalisme" est une manière de « commander avec une bienveillance autoritaire et condescendante ». Ce fut la doctrine d'Henri Ford, qui considérait donc ses employés comme ses enfants. Belle escroquerie au langage puisqu'on retient l'idée chaleureuse de "famille", alors qu'il vaudrait mieux se souvenir que l'enfant n'est pas un adulte. Il n'a donc pas vraiment le droit à la parole.

Dans la famille chrétienne, on dit "Dieu le père" et c'est alors lui le Créateur et la première personne de la Trinité. Le fils, vous connaissez l'anecdote, largement colportée dans le Nouveau Testament, est condamné à des épreuves sportives particulièrement redoutables, et sans dopage « Une course de côte » dit l'écrivain (catholique tendance drôle) Alfred Jarry, « qui finit en aviateur ». C'est la fameuse montée du Golgotha, que l'auteur d'Ubu-Roi, remaniant les Evangiles, assimile à une course cycliste. Sans aller jusqu'à cette parodie (grec "parodia" : imitation burlesque d'une œuvre littéraire) on peut estimer qu'infliger la crucifixion à son fils relève de la maltraitance et Dieu, en 2006, serait traduit en Cour d'assises.

Heureusement, même dans les familles chrétiennes les plus traditionnelles, les pères ne crucifient plus leurs enfants. Le père a même une certaine réputation, puisqu'on dit d'un homme qui manifeste des bons sentiments qu'il est « plus qu'un ami, un père ». Il y a même le « père spirituel » qui guide la conscience des autres, le « petit père des peuples » qui eut ses années de gloire dans les pays soviétiques, le Père la victoire, qui fit massacrer quelques millions de Français et là, ça commence à bien faire !

C'est pourquoi selon Freud, le fils doit « tuer son père ». C'est évidemment une image. Il doit seulement se débarrasser de son emprise, sous peine d'avoir par la suite des "complexes" et de ne pouvoir accéder à l'état adulte.

Ecoutez, puisqu'on s'instruit encore, aujourd’hui, lisez donc la fameuse "Lettre au Père" que l'écrivain Franz Kafka écrivit réellement au sien, mais ne posta jamais. Il rendait son père, trop brillant, trop intelligent, responsable de son relatif échec à lui, le fils.

Il reste quand même des raisons de célébrer la Fête des Pères, même si Jean-Paul Sartre estime qu'il a eu de la chance de ne pas vraiment connaître son père, et que ce fut un bien pour lui. «Il n'y a pas de bon père » affirme l'auteur de "La Nausée", qui se réjouit de ne pas avoir subi « les violences abstraites » qu'il aurait exercées sur lui.

Pour bien marquer sa différence, Sartre emploie le mot "géniteur" (celui qui "engendre", en utilisant ses parties génitales). Mais on voit tout de suite que la Fête des Parties Génitales, c'est pas du tout porteur pour le commerce, ça risque de conduire tout droit au sex-shop et les cadeaux qu'en pourrait rapporter un bon fils respectueux ne feraient pas forcément plaisir à la Mère, dont j'ai également raté la Fête il y a quelque temps.

En effet, une phrase du type « Papa, je t'ai rapporté une jolie poupée gonflable ! », c'est pas très habile. La mère risque de faire la gueule. Ah ! la vie devient compliquée avec toutes ces fêtes qui sont surtout des prétextes pour relancer la consommation !

D'autant plus que les enfants ont parfois plusieurs pères, dont certains sont qualifiés de "beaux", sous prétexte que ce ne sont pas les vrais, tandis que d'autres malheureux, pourtant pas conçus par le Saint Esprit, n'ont pas de pères du tout !

A cela s'ajoutent encore les difficultés orthographiques. En effet, ne souhaitez pas une bonne fête des "pairs". Ces pairs-là sont des égaux (latin "par, paris"). Si vous "allez de pair", vous allez ensemble avec quelqu'un d'autre. Si vous êtes "au pair" vous êtes logé et nourri pour un travail qui ne vous rapportera pas grand-chose d'autre. Ici la jeune fille sera particulièrement attentive à la qualité de l'orthographe. Si la petite annonce dit clairement « Cherche jeune fille au père », méfiez-vous. L'annonceur a une idée derrière la tête, et peut-être même plus bas.

Et vous n'êtes malheureusement pas au bout de vos peines. Imaginons l'enfant naïf qui revient avec son petit cadeau bien enrubanné sur lequel il a écrit, l'innocent, « Bonne fête des paires ».

Notez, ce ne sera pas vraiment idiot, car le père fabrique son enfant avec cette paire-là, mais ce n'est pas le moment de le rappeler de façon aussi directe. L'instant est solennel !

D'autant plus que, c'est encore Alain Rey qui le rappelle, il existe une « plaisanterie in- sultante » que je vous livre immédiatement parce que je vous sens gourmand de bonnes friandises :

« T'en as bien une paire au cul, mais c'est pas la tienne ».

Je crois qu'il vaut mieux "se faire la paire" et là, rien d'ambigu. Il s'agit de la paire de jambes. Or, quand on ne les utilise pas pour une "partie" où ils se retrouvent "en l'air", ces membres-là sont parfaitement honorables.

 

Rolland HENAULT ("Articles", volume 2 - Editions de l'Impossible)

 

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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 09:47

Buffalo, État de New York – Les travailleurs de l’usine de Tesla de Lackawanna, près de Buffalo, ont lancé une campagne de syndicalisation le 14 février 2023. Ils cherchent à être représentés par Workers United (le même syndicat qui a organisé avec succès le premier syndicat reconnu chez Starbucks Workers United, entreprise de Buffalo de presque 300 boutiques.

Les salariés de Tesla qui participent au comité d’organisation ainsi que des membres de United Workers venant d’autres entreprises ont tracté devant l’usine le jour de la Saint Valentin ; ils ont donné des cartes de la Saint-Valentin sur le thème de la syndicalisation, accompagnées d’un lien qui permettait de signer une carte syndicale. De nombreux travailleurs ont été réceptifs et ont exprimé de l’enthousiasme à l’idée qu’un syndicat s’implante enfin dans les usines Tesla.

La répression syndicale commença peu après le tractage. La page twitter du syndicat (@united_tesla) fut d’abord masquée. Elon Musk, le PDG de Tesla, est désormais le propriétaire de Twitter, ce n’est donc pas une surprise. De la même façon que l’entreprise avait bloqué certains moyens de communication sur les lieux de travail, elle freine désormais les travailleurs qui tentent de trouver du soutien grâce aux réseaux sociaux.

Pire encore, le jour suivant l’annonce de la syndicalisation, Tesla vira environ 30 employés, suivirent d’autres licenciements les jours d’après. Selon les employés avec lesquels Workers World a parlé, on comptabilise jusqu’à 40 salariés licenciés. L’entreprise affirme que ces licenciements étaient liés à une évaluation des performances, et avaient été décidés la semaine précédant l’annonce de l’action syndicale. De nombreux travailleurs pensent qu’il s’agit d’un mensonge, étant donné que ces évaluations ont lieu une fois tous les six mois, et que la prochaine n’était pas prévue avant le mois de mars. Un certain nombre d’entre eux se rappellent que ces résultats d’évaluation arrivent souvent en retard, et qu’il est donc inhabituel et suspicieux de les voir arriver si tôt. Les salariés ont remarqué que le nombre d’employés licenciés était en hausse par rapport aux évaluations précédentes.

Tesla cultive une atmosphère de peur et d’angoisse, qui déshumanise et provoque du mal-être chez les travailleurs qui voient leurs collègues se faire renvoyer sous leurs yeux, et se retrouvent à se demander s’ils seront les prochains. De plus, les employés sont obligés de continuer le travail après la scène publique du licenciement (on envoie les managers dans l’atelier, ils tapotent l’épaule du licencié. Ils apportent une boîte et lui disent de ranger ses affaires dedans). Sinon ils risquent de ralentir leur cadence, de ne pas atteindre leurs quotas, pour ensuite finir sur la sellette.

Des employés au sein du comité d’organisation syndical ont confirmé que certains des salariés renvoyés faisaient parti du comité. Il est probable que Tesla licencie de nombreux travailleurs, et non uniquement des syndicalistes, ce qui donne l’impression que l’entreprise ne fait pas de répression syndicale, tout en continuant d’instiller la peur chez les salariés. Suite à ces licenciements, Workers United a déposé une plainte pour pratiques déloyales auprès de la Commission nationale des relations de travail des États-Unis (The National Labor Relations Board).

En plus de ces nombreux licenciements, Tesla a emprunté les méthodes de Starbucks et a amené des équipes des départements des ressources humaines depuis la Californie afin de surveiller le lieu de travail. Il est évident que les grandes multinationales s’inspirent entre elles quand il s’agit d’écraser leurs salariés. C’est une raison de plus pour qu’ils s’unissent afin de lutter contre leurs oppresseurs communs.

 

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