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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 10:12

Un nouveau camp de migrants a été démantelé à Paris. Il ne s’agit pas d’un campement qui se trouvait au nord de la capitale pour une fois, mais bel et bien devant l’Hôtel de Ville. Il devenait donc urgent d’évacuer ces migrants qui se trouvaient à quelques mètres des anneaux olympiques. Les nombreux touristes visitant Paris cet été ont dû être surpris par ce campement sauvage ou des dizaines de familles africaines s’entassaient dans une hygiène aléatoire.

Depuis plusieurs jours, des vidéos du campement sauvage étaient largement partagés, notamment sur X (anciennement Twitter). Ce partage a poussé la majorité municipale à prendre position. C’est ainsi, qu’il a été demandé à l’État de procéder à une énième mise à l’abri.

Cette nouvelle mise à l’abri est donc intervenu ce mardi 22 août. 236 personnes, principalement originaire de Guinée, de Côte d’Ivoire ou encore du Mali ont été prises en charge par les services de l’État.

Les familles seront envoyées dans des structures en Ile-de-France avant d’être réparties sur le territoire français selon le communiqué de la Préfecture. Il aura fallu trois semaines pour démanteler ce campement qui s’agrandissait jour après jour avec la complicité d’association dites humanitaires qui utilisent régulièrement la misère et la précarité des migrants….

Avec cette nouvelle évacuation, la vingt-quatrième de l’année, ce sont désormais 3783 personnes qui ont été évacuées du territoire parisien. On ne sait pas, en revanche, combien sont déjà revenues à Paris.

 

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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 10:09

La situation à la frontière entre la France et l’Italie est décrite comme « explosive » par le président du Département des Alpes-Maritimes. Dans une lettre du 23 août adressée à l’Élysée et Matignon, Charles Ange Ginésy tire de nouveau la sonnette d’alarme. Il avait déjà, il y a quatre mois, appelé la France à mettre en place des mesures d’urgence face à la vague migratoire. En mai, il s’était tourné vers le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur, évoquant une « saturation » des services de protection de l’enfance du département face à l’afflux de mineurs isolés.

Il y a eu une nette augmentation de 40% du nombre de jeunes pris en charge au premier trimestre 2023 par rapport à la même période l’année précédente. Bien qu’une baisse ait été observée en juin, le nombre de mineurs isolés venant d’Italie a explosé. Pour mettre cela en perspective, au 18 août, le département a accueilli 4.333 mineurs non accompagnés, alors que le chiffre total pour 2022 était de 4.908.

La situation actuelle a créé un engorgement et détourné les ressources de l’aide sociale à l’enfance. Selon le président du Conseil départemental, le département semble être la « la victime collatérale d’une frontière passoire ». Malgré d’importants investissements humains et financiers, les services départementaux en charge de ces jeunes sont à bout de souffle, comme mentionné dans sa lettre. Il estime qu’il est impératif que le gouvernement et le président interviennent, car « ce n’est plus acceptable et ce n’est plus tenable. Les moyens humains mobilisables ne le permettent plus ». Charles Ange Ginésy insiste sur la nécessité pour l’État d’agir. « Aujourd’hui, je dis stop ! »

Ces jours-ci, il n’est pas rare que la police française intercepte plus de 300 étrangers en l’espace de 24 heures. Au total, 19.405 personnes ont fait l’objet d’une non-admission depuis janvier. Interpellées dans la zone frontalière, elles se sont vu notifier un refus d’entrée. C’est 12 % de plus que sur la même période l’an dernier. Si l’on prend la totalité des interpellations d’étrangers en situation irrégulière dans le département des Alpes-Maritimes, y compris hors zone frontière, l’augmentation bondit à 22 %, avec un total de 25.369 personnes arrêtées.

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 10:08

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 10:00

On s’amuse, on rigole, le temps passe et mine de rien, dans moins d’un an, Paris devra accueillir les Jeux Olympiques d’été. Heureusement, les astres s’alignent et tout indique que ces événements sportifs seront placés sous les meilleurs auspices.

Reconnaissons-le : ces jeux tombent vraiment à point. Pour une France dont la dette dépasse à présent tous les records et dont le déficit n’en finit pas de se creuser (merci le Bruneau de Bercy), ces Jeux représentent même une vraie opportunité de dépenses somptuaires au frais du contribuable avec une probabilité de retour sur investissement complètement nulle pour lui. Rassurez-vous cependant : comme on peut s’y attendre, les gros industriels, largement subventionnés, sauront s’y retrouver. Le capitalisme de connivence à la française se porte très bien.

Et c’est donc avec une bonne humeur teintée d’un optimisme d’airain que, petit à petit, ces Jeux s’organisent dans la capitale française dans le respect inclusif de tous, de toutes et mêmes de nos amis les animaux, à commencer par les surmulots dont on pressent qu’ils sauront, eux aussi, trouver leur intérêt à ce raout sportif.

D’ailleurs, en parlant d’inclusivité et de mammifères facétieux, les hordes de migrants un peu turbulents ne seront pas un souci : d’une part, la sécurité sera tenue d’une main aussi ferme qu’électronique – et, on le soupçonne, extensible à l’ensemble du territoire pour bouter le complotiste et le dissident hors nos murs. D’autre part, bien que venus en nombre grâce à l’accueil chaleureux et solidaire – surtout solidaire, d’ailleurs – de la Mairie de Paris, ces migrants sont maintenant habilement redirigés dans des endroits plus propices à leur épanouissement personnel : les jugeant sans doute un peu trop exubérants, pas tout à fait assez intégrés au décor et souffrant d’une absence un peu trop visible des “bons codes” pour nos sociétés policées, les autorités ont en effet décidé de les expédier en petits paquets surprise aux six coins de l’Hexagone.

Gageons que la Province se réjouira de ces surprises croustillantes.

Pour les épreuves, les tests menés jusqu’à présent donnent une bonne idée de ce qui pourrait se passer : l’annulation chaotique de l’épreuve de natation ce premier week-end d’août permet de situer avec précision l’efficacité et le professionnalisme des équipes en charge de toute l’organisation.

Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter que cette annulation survient à cause d’une pollution de la Seine (dont le lit n’était pas asséché, heureusement) provoquée par une pluie diluvienne, ruinant à la fois le message officiel d’une canicule, l’autre message officiel d’une sécheresse, celui d’une capitale de plus en plus propre, et celui, enfin, d’une préparation de ces jeux tirée au cordeau.

On sera rassuré en se rappelant que les surmulots savent assez bien nager et que la pollution des lieux ne les gênera pas beaucoup. On gagnera en assurance en apprenant qu’en fait, après analyses des eaux, cette pollution n’était que très légère et – c’est ballot – ne nécessitait pas l’annulation des épreuves. On perdra toute assurance en constatant que si les épreuves furent malgré tout annulées, c’est essentiellement parce que les résultats des analyses sont parvenus trop tard, le lundi suivant.

Bref, les choses commencent à prendre la tournure qu’on imaginait déjà il y a quelques temps et on entraperçoit les contours d’une capitale 2024 particulièrement rutilante.

Cossue, même, si l’on en juge par les estimations de prix des locations pendant cette période, que certains se sont enhardis à faire pour aboutir à des chiffres croquignolets : comptant avec un optimisme assez stupéfiant sur une masse de 15 à 20 millions de touristes à Paris pendant cette période, les professionnels du milieu hôtelier auraient ainsi multiplié le prix de leurs chambres par plus de six. Une chambre actuellement autour de 90€ s’affiche parfois à plus de 1300€ dans un an, ce qui ne manquera certainement pas de scandaliser les députés LFI dont on attend les réactions avec gourmandise (sauf pour ceux d’entre eux qui louent très capitalistiquement des chambres dans la capitale, bien sûr).

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:56

Le seul président de la République que Brigitte Bardot n’a jamais rencontré est François Hollande. Auprès du magazine Le Point , Brigitte Bardot a raconté son combat pour la cause animale. Combat pour lequel elle s’est entretenue avec la quasi-totalité des présidents de la Ve République. Et sur les chefs d’État français, l’actrice balance. Celui qui l’a le plus aidé ? Giscard. «Chirac, lui, est celui qui m'a le plus promis, mais il n'a rien tenu du tout», explique-t-elle. Et d’ajouter: «Il était adorable, il m'appelait “ma biche” et m'envoyait des petits mots charmants. Il avait peut-être une petite idée derrière la tête.»

C’est probablement Emmanuel Macron que BB supporte le moins. «Ça aura été un fiasco total», assène l’actrice à propos du président de la République. «Lorsque je l'ai rencontré, en 2018, j'ai été surprise par son sérieux et l'attention qu'il portait à tous les sujets que nous avons abordés», confie-t-elle. À l’époque Brigitte Bardot mène un combat acharné contre hippophagie. Lorsqu’elle lui en parle à l’occasion de leur entrevue, «il a paru étonné et même indignée : “Quoi ? On mange encore du cheval en France?” Il ne savait même pas que chez nous, on tue 5000 chevaux pour les bouffer», s’indigne Brigitte Bardot. L’actrice réclame l’interdiction pure et simple de cette pratique. «Il n’a rien fait, bien sûr. [...] La cause animale est la cinquième roue de son carrosse présidentiel. Sur ce plan au moins, on peut regretter Giscard», déplore-t-elle.

Sous De Gaulle aussi BB a déplacé des montagnes pour la cause animale. En 1962 après une émission de télévision, elle obtient un rendez-vous avec Roger Frey, le ministre de l’Intérieur de l’époque. Il «faisait partie de ceux que l’on appelait les “barons” du gaullisme. Un personnage important, d’une grande humanité», se souvient Brigitte Bardot. À ce moment-là, l’actrice se bat pour rendre obligatoire le pistolet d’abattage dans les abattoirs. L’instrument empêche la souffrance de la saignée réalisée jusqu’alors sans anesthésie ou étourdissement. Pour son rendez-vous, BB se pointe place Beauvau munie des fameux pistolets. Ce qui a provoqué, selon elle, «un incident avec les services de sécurité du ministère, qui croyaient que je voulais l'assassiner.» L’actrice réussit à convaincre Roger Frey et en 1972, «le pistolet d'abattage est rendu obligatoire pour le gros bétail dans tous les abattoirs conventionnés.»

De tous, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui a le plus aidé Brigitte Bardot. «Il essayait de régler les problèmes.» En 1976, l’actrice tente de mettre fin à la chasse des blanchons - bébés phoques. Depuis la banquise, elle appelle Giscard. «Il était tout à fait d'accord avec nous. Il a interdit l'importation des peaux de phoque. La sauvegarde des bébés phoques aura finalement été le seul grand combat que j'ai fini par gagner, après trente ans de lutte acharnée. En 2009, le Parlement européen a enfin voté l'interdiction de tous les produits dérivés du phoque, à commencer par les peaux, dans l'Union européenne», se félicite BB. VGE ne s’est pas arrêté là, il a également «mis fin à l'utilisation des macaques dans l'industrie automobile pour les crash-tests des voitures. Ils ont été remplacés par des mannequins.»

Brigitte Bardot déplore que ses combats successifs pour la cause animale soient parfois vains. En 1972, elle ne parvient pas à éradiquer l’abattage rituel sans anesthésie. «Dans les rites juif et musulman, les bêtes sont égorgées en toute conscience, dans la souffrance, par des tueurs assermentés», explique l’actrice. En 2004, BB rencontre Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris, et le grand mufti. Elle pense avoir convaincu les deux hommes. Mais il n’en est rien. «Les musulmans ont prétendu qu'ils ne changeraient les modes d'abattage que si les juifs le faisaient aussi, les deux se sont embrouillés. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, m'a ensuite déclaré qu'il trancherait. Il n'a pas pu.»


Pas un mot sur Mitterrand. Mais celui-là on sait que le seul animal qui l’intéressait c’était lui-même.

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:53

L’aide à la création devrait être, du moins dans l’imaginaire collectif, versée à de jeunes artistes en devenir. Surprise, selon un rapport de juin 2023 de la Cour des comptes, la plus grosse part des subventions - qui représente des centaines de milliers d’euros - bénéficie à des artistes confirmés. En 2021, par exemple, Florent Pagny, plus de 35 ans de carrière, s’est vu gratifié de 271.000 euros. Bernard Lavilliers, près de 60 ans de carrière, et 120.000 euros d’aides à la création. Ou encore Benjamin Biolay et Juliette Armanet, dont la notoriété n’est plus à prouver, qui ont respectivement reçu 119.000 et 154.000 euros. Non sans une certaine ironie, la Cour des comptes s’étonne également de trouver parmi les derniers bénéficiaires un certain Johnny Hallyday, dont les comptes ont été abreuvés entre 2019 et 2022 de 333.890 euros. L’artiste, on le rappelle, est décédé en 2017.

Il n’y a rien d’illégal dans ces attributions de financement, rappelle Le Canard enchaîné. Mais, pour la Cour des comptes ces aides s'écartent de leur intention originelle. «Les dépenses consacrées à la création artistique ont vocation à favoriser la diversité musicale, les nouveaux talents et les projets innovants», rappellent les experts. Or ce n’est pas vraiment le cas. Une poignée de gros producteurs et d’artistes confirmés bénéficient «d'une part substantielle des aides», tandis que le reste est saupoudré sur une multitude de jeunes artistes et de petits labels. La Cour des comptes «s'interroge sur l'utilité d'aides importantes attribuées à des projets portés par des artistes installés et dont l'équilibre économique ne paraît pas nécessiter de soutien particulier».

La question est d’autant plus pertinente que le gâteau est gros, très gros. «À chaque achat de smartphone, le consommateur casque une taxe de 14 euros pour avoir le droit de copier de la musique», rappelle Le Canard enchaîné. Tous les produits qui sont susceptibles de contenir de la musique sont ainsi frappés : concernant les CD et DVD à graver au départ, la redevance s’est étendue aux disques durs externes, aux clefs usb et cartes mémoire, aux baladeurs MP3, aux box internet, aux téléviseurs avec mémoire, aux tablettes et aux smartphones, la vente de ces derniers constituant la plus grande part des sommes collectées. En 2021, téléphones et tablettes reconditionnées ont été ajoutés à la liste des produits impactés. En 2022, la redevance copie privée s’est élevée à plus de 300 millions d’euros, dont près de 170 au titre des «droits du sonore», donc de l’industrie musicale

Et qui redistribue la part du gâteau ? En première ligne, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui représente les gros éditeurs comme Sony Music, Universal ou encore Warner, d’une part. Et la Société civile des producteurs de phonogrammes de France (SPPF), pour les labels indépendants, d’autre part. Toutes deux défendent leur système d’attribution d’aides à la création sur lequel elles ont la haute main.

Sans pouvoir les y contraindre, la Cour des comptes leur recommande de revoir la répartition de ces subsides pour revenir à leur objectif initial. Elles vont sûrement l’écouter !

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 09:45

C’est en 1990 que le cinéaste « communiste » italien Giovanni Moretti (dit Nanni Moretti) livrait au public progressiste un film non dénué d’intérêt esthétique et politique. Intitulé La Cosa (La Chose), cet opus semi-documentaire était consacré aux débats internes du PC Italien à la veille de son congrès d’autodissolution. Au micro d’une conférence de section filmée par Moretti défilaient de sympathiques militants italiens qui, en l’absence de réponses appropriées émanant de leur direction, étaient complaisamment incités par le secrétaire général d’alors du PCI, le fourbe Achille Occhetto, à s’abandonner à une thérapie de groupe empreinte d’un subjectivisme échevelé...  

Pendant que la base communiste était ainsi conviée à s’introspecter de la manière la moins marxiste, la moins scientifique et la moins bolchevique qui fût, les sinistres apparatchiks bourgeois qu’étaient en fait les Occhetto, Veltroni, D’Alema, Napolitano et autres admirateurs zélés de… J.-F. Kennedy (!) savaient parfaitement, eux, où ils voulaient mener le PCI totalement déboussolé : ces navrants émules du liquidateur Gorbatchev et de son défunt précurseur italien, le très « eurocommuniste » Enrico Berlinguer, avaient froidement décidé, sous les hourrahs anticipés de la bourgeoisie et de la social-démocratie mondiales, de liquider purement et simplement le PCI, ce parti de masse aussi fortement implanté dans les usines FIAT que dans l’intelligentsia romaine. L’objectif était bel et bien de substituer au parti construit par Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti (deux millions d’adhérents à son apogée !) une « Cosa » idéologiquement invertébrée et excluant enfin tout danger pour l’oligarchie atlantiste : le futur Parti démocratique de gauche (PDS en italien, PDG en français ! ).

Pour parachever cet utile mais navrant rappel historique, il faut rappeler que, sitôt le PCI supplanté par le PDS social-démocrate, ce dernier fut à son tour effacé au profit d’un «Parti Démocrate » à l’américaine (l’actuel PD, Partito Democratico). Lequel rompait aussitôt tout lien organique avec le prolétariat, avec le marxisme, fût-il vestigial, avec la CGIL encore trop rouge, voire avec la figure tutélaire de Gramsci, dont le nom prestigieux fut prestement retiré de la manchette de Rinascità, la revue culturelle liée au Parti. Quant à L’Unità, l’ex-quotidien du PCI, sa version papier préalablement expurgée de l’étoile rouge et des outils communistes fut promptement éliminé par le nouvel appareil politique…

Vite fait, bien fait : la grande bourgeoisie italienne doit finalement autant de remerciements aux Berlinguer, Occhetto, Napolitano et Cie que les oligarques « post-soviétiques » doivent au monstrueux Eltsine qui, parachevant ce que les Russes appellent désormais, expérience faite de sa toxicité, la « catastroïka », a su prendre et dynamiter « à partir du donjon » l’imposante citadelle soviétique que n’avait pu conquérir du dehors l’ « invincible » Wehrmacht hitlérienne !


En France, la citadelle du PCF défendue par Georges Marchais a été abattue par Mitterrand, Canal+ et Robert Hue (l’ancien chanteur de rock).

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:58

« Emmaüs, y’en a marre, l’esclavage, c’est fini. » Depuis plusieurs semaines, aux abords des locaux d’Emmaüs à Saint-André-lez-Lille (Nord), des dizaines de sans-papiers soutenus par des députés de la NUPES et d’autres figures de l’extrême gauche sont en grève. Ils accusent l’antenne locale de l’association de leur avoir imposé des conditions de travail intenables et une pression psychologique. Ils reprochent également à la direction de ne pas avoir tenu ses promesses. Auprès du Parisien, ils confient ainsi « que la direction leur a menti en leur faisant miroiter une régularisation au bout de trois ans d’activité » en échange d’un maigre salaire. Alors qu’Emmaüs dément, le parquet de Lille a décidé, au mois de mai dernier, d’ouvrir une enquête préliminaire pour « traite d’êtres humains » et « travail dissimulé ». Ce présumé système d’exploitation totalement indigne laisse apparaître l’une des facettes de l’association qui profite et plaide pour un accueil inconditionnel de tous les exilés.

Car si Emmaüs aide, il est vrai, les sans-abri lors des froides périodes hivernales et travaille à leur réinsertion, l’association de l’abbé Pierre participe également à l’accueil de tous les migrants, même les clandestins.

Résultat : Emmaüs Solidarité se retrouve davantage accaparée par les migrants que par les Français dans le besoin. Selon son rapport d’activité, en 2021, l’association consacrait ainsi 79 % de ses places en centres d’hébergement à des personnes issues de pays hors de l’Union européenne et seulement 14 % à des Français. Et ce, alors que l’association de l’abbé Pierre peut compter sur la générosité de l’État français pour mener à bien ses missions. Reconnue d’utilité publique, elle bénéficie tout d’abord d’une défiscalisation des dons intéressante (75 %). D’autre part, chaque année, elle perçoit de nombreuses subventions. En 2021, Emmaüs a reçu près de 70 millions d’euros de subventions, État et toutes collectivités confondus. Un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années. Emmaüs se classe ainsi parmi les associations les plus subventionnées par l'État, selon l'association Contribuables associés.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:55

Va-t-on vers une interdiction des chaudières à gaz ? La Première ministre, Élisabeth Borne, a déclaré envisager d’en interdire la vente à compter de 2026. Toute chaudière à gaz qui tomberait en panne devrait donc être remplacée par un autre mode de chauffage : soit un raccordement à un réseau de chaleur urbain, soit une pompe à chaleur aérothermique ou géothermique. Les pompes à chaleur hybrides (mixant gaz et électricité) resteraient autorisées. Une concertation en ligne est ouverte au public jusqu’au 28 juillet sur cette mesure et toutes les autres visant à la décarbonation des bâtiments. Cette mesure concernerait douze millions de foyers en France.

Or, on apprend par la Cour des comptes et le Sénat qu’une nouvelle chaudière à gaz a été installée à l’Elysée. Assisterait-on une fois de plus à l’habituelle règle des élites mondialistes, faites ce que je dis, pas ce que fais ? Dans son rapport sur le budget de la présidence rendu public mi-juillet, la Cour des comptes mentionne bien l’acquisition d’une chaudière à gaz pour un montant de 100 000 euros.

Pour tenter de se dépatouiller, le cabinet d’Emmanuel Macron affirme que la chaudière à gaz ne fonctionnera pas plus de 20 à 30 % de la période de chauffe, uniquement en appui de la pompe à chaleur les jours de grand froid.

De son côté, le gouvernement rétropédale, laissant entendre qu’il examine des alternatives à l’interdiction totale des chaudières gaz.

Quant au prétexte écologique, il est mis à mal par de nombreux analystes, y compris parmi les climato-anxieux. Un collectif de vingt-cinq organisations a ainsi adressé au gouvernement une lettre dans laquelle il met en garde contre « 8 à 9 millions de pompes à chaleur supplémentaires prévues d’ici 2030 sans garantie de gestes d’isolation, et sans analyse des conséquences sur le réseau électrique, avec un risque de fraude excessif ».

En cas de grands froids, une pompe à chaleur ne pourra pas fournir assez de puissance pour chauffer le logement. « Il en résultera une insuffisance de la température intérieure ne dépassant pas 14 °C par grand froid et donc un important inconfort thermique », alertent ces organisations.

D’autre part, il faut prendre conscience que les pompes à chaleur vont entraîner une hausse de la demande électrique alors même que chaque hiver est l’occasion d’annonces gouvernementales anxiogènes sur d’hypothétiques coupures d’électricité.

« GRDF a calculé que [le changement de 12 millions de chaudières à gaz] augmentera fortement la pointe électrique en hiver et nécessitera 10 gigawatts de plus en 2035, soit l’équivalent de dix réacteurs nucléaires supplémentaires », détaille Que Choisir dans un article très critique.

Ajoutons que les pompes à chaleur sont surtout fabriquées en Chine ! « Enlever un système intégré de gaz pour y poser une pompe à chaleur souvent fabriquée en Chine, notamment le compresseur, je ne suis pas sûr que ce soit bénéfique pour la planète », a réagi Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), auprès de France Info.

En outre, l’installation d’une pompe à chaleur est onéreuse. Les prix peuvent dépasser les 15 000 euros quand une chaudière à gaz de qualité en coûte 10 000 de moins. « De nombreux courriers reçus à 60 Millions racontent la même histoire : une personne est démarchée pour l’installation d’une pompe à chaleur. Le vendeur annonce un prix de plus de 20 000 euros, mais assure que la personne n’aura presque rien à payer grâce aux aides financières. Problème : la personne ne voit jamais la couleur de ces aides, ou n’en perçoit qu’une toute petite partie et se retrouve avec un lourd crédit à rembourser », détaillait le magazine 60 Millions de consommateurs en janvier 2022.

 

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5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 08:50

Le suspense aura duré à peine une semaine. Écarté du nouveau gouvernement et acculé par les critiques pour son bilan déplorable à l’Éducation nationale, Pap Ndiaye a finalement trouvé un nouveau point de chute grâce à un coup de pouce présidentiel. Par décret, signé de la main d’Emmanuel Macron, on apprend ainsi que « M. Pap Ndiaye est nommé ambassadeur, représentant permanent de la France auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, à compter du 1er août 2023 ». Une nomination qui ne manque pas de faire grincer des dents sur les bancs de l’opposition.

Si les réactions sont si vives, après l’annonce de la nomination de Pap Ndiaye au poste d’ambassadeur, c’est que ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron recase ses ministres évincés. Ainsi, la nomination d’Amélie de Montchalin, ancien ministre de la Transition énergétique, devenue ambassadrice de la France auprès de l’OCDE, malgré sa cuisante défaite aux élections législatives, quelques mois plus tôt. Un cas loin d’être isolé, puisque Brigitte Bourguignon, ancien ministre de la Santé, et Emmanuelle Wargon, ex-ministre du Logement, toutes deux battues lors des dernières législatives, ont également reçu en récompense un joli poste. La première décroche le poste d’inspectrice générale des affaires sociales tandis que la seconde se retrouve propulsée à la tête de la Commission de régulation de l’énergie. À croire que les ministres d’Emmanuel Macron ne sont jamais perdants.

Malgré un bilan plus que mitigé, Christophe Castaner, démis du ministère de l’Intérieur et battu aux législatives en 2022, a pour sa part hérité, en novembre dernier, du siège de président du conseil d'administration de la Société concessionnaire française pour la construction et l'exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc ainsi que d’une place au sein du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille « en raison de ses compétences », précise l’arrêté. 

Jean Castex a lui aussi bénéficié des grâces du prince Macron. Après près de deux ans de bons et loyaux services, le voilà nommé au poste de président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Un bon cadeau de départ pour celui qui a épaulé le Président dans sa politique de lutte contre le Covid. Florence Parly, ensuite, ancien ministre des Armées, un temps pressentie pour accéder à la présidence d'Air France, a finalement été nommée présidente du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers. Reste, enfin, Agnès Buzyn, toujours mise en cause dans le cadre du dossier sur la gestion de la pandémie, qui a réussi à récupérer le poste de conseillère maître à la Cour des Comptes.

On a désormais hâte de découvrir, dans les jours ou les mois à venir, ce que deviendront Marlène Schiappa et François Braun, également mis sur la touche lors du dernier remaniement.

 

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