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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 10:32

Lors de la cérémonie de voeux aux Armées sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, le président Macron a annoncé une hausse sensible des dépenses de 100 milliards d'euros pour la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) allant de 2024 à 2030.

Globalement, le budget moyen des armées devrait donc s'élever à 57 milliards d'euros par an, soit un effort très important - l'équivalent d'un tiers en plus. En comparaison, le budget s'élève cette année à 43,9 milliards contre 32,7 milliards en 2017, quand l'ancien chef d'Etat-Major Pierre de Villiers présentait sa démission à l'été pour protester contre la faiblesse des moyens accordés à une armée déployée sur tous les fronts.

Evidemment l'Etat-Major rêvait de plus et avait dressé une liste de courses potentielles de 460 milliards d'euros, pour in fine réclamer 430 milliards sur sept ans.

 

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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 10:25

La France n’est pas en guerre avec la Russie, ce que le président Macron ne cesse de répéter. Néanmoins l’aide de la France à l’Ukraine a dépassé les deux milliards d’euros, dont 750 millions en aide militaire, et le système d’artillerie français CAESAr a été utilisé par l’armée ukrainienne contre des cibles russes, aussi bien militaires que civils.

Fournir de l’aide militaire pratiquement sans contrepartie au pays le plus corrompu d’Europe, n’est sûrement pas une bonne idée. Comme l’admet France24, « les risques de corruption apparaissent particulièrement élevés dans un pays en guerre aux institutions publiques faibles et sur lequel se déversent des dizaines de milliards d’aide internationale. »

En effet, en 2022 dans un reportage depuis censuré la chaine américaine CBS News a conclu qu’uniquement 30% des armes de l’OTAN envoyées en Ukraine atteignent le front ; le reste disparaît en cours de route, le plus souvent vendu sur le marché noir. Le risque que des missiles anti-char, par exemple, apparaissent dans les rues des capitales occidentales n’est sûrement pas négligeable.

De plus, ce qui est présenté comme de l’aide militaire directe à l’Ukraine ne l’est pas en totalité : une partie significative financera le renforcement de l’OTAN en Europe et une autre partie permettra de remplir les stocks d’armes occidentales. De plus, cette aide militaire est souvent conditionnée à des achats spécifiques par l’Ukraine auprès des grandes entreprises d’armement occidentales, ce qui est une forme de corruption légalisée.

Il faut aussi rappeler qu’une partie de l’élite politique états-unienne, y compris vraisemblablement le président Biden lui-même et son fils Hunter,  est soupçonnée d’être impliquée dans des affaires de corruption en Ukraine depuis 2014, comme l’a révélé l’ordinateur de ce dernier.

À part le problème de corruption, la Loi de la Guerre (La Haye, 1907) énonce qu’un État qui ne participe pas à un conflit ne doit pas apporter son concours à un des belligérants. En fournissant des armes à l’Ukraine, les pays occidentaux doivent alors être considérés comme des cobelligérants au conflit. Ils donnent raison aux dirigeants russes quand ceux-ci considèrent que la Russie est maintenant en guerre contre l’OTAN et non uniquement contre l’Ukraine.


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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 10:19

Le 10 novembre, le Ministère de l’Intérieur lançait le plus gros appel d’offres jamais passé de munitions pour réprimer la population.

L’appel d’offres, consultable en ligne, concerne la "fourniture de grenades de maintien de l’ordre et accessoires destinés aux services de la police nationale et de la gendarmerie nationale". Le ministère prévoit 38 millions d’euros de budget. Ce qui équivaut à plusieurs millions de grenades de tous types pour les quatre années à venir, c’est-à-dire le reste du deuxième mandat de Macron.

Darmanin a vu les choses en grand. La France est une lacrymocratie. Désormais, il n’y a quasiment plus une semaine dans ce pays sans tir de gaz lacrymogène. Dès sa première élection en 2017, Macron avait fait acheter pour 22 millions d’euros de "grenades de maintien de l’ordre et moyens de propulsions à retard".

En 2019, après le déclenchement des Gilets Jaunes, le Ministère de l’Intérieur commandait simultanément plusieurs dizaines de milliers de grenades pour le maintien de l’ordre et 25 millions de cartouches destinées aux fusils d’assaut dont sont dotés tous les policiers depuis les attentats. La même année, 1280 LBD étaient commandés. En mars 2021, l’État lançait une nouvelle commande de 170.000 balles en caoutchouc à l’entreprise française Alsetex, basée dans la Sarthe.

La France est sans doute le pays occidental qui utilise le plus massivement le gaz lacrymogène contre sa population. Plus de 10.000 grenades tirées rien qu’à Paris le 1er décembre 2018 contre les Gilets Jaunes. 13.000 grenades lacrymogènes ont été tirées en une semaine, au printemps 2018, sur la ZAD. Des milliers de grenades ont été tirées à Nantes, Toulouse, Rennes ou Montpellier lors de fortes mobilisations. À Sainte-Soline dernièrement: 2000 grenades pour 7000 manifestants qui s’approchaient d’un chantier. Tout ça en quelques heures. Sans parler des munitions utilisées presque chaque semaine dans les quartiers populaires. L’usage est massif, systématique, inconditionnel, alors qu’il était encore assez rare il y a 20 ans.

 

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 11:14

L’ex-ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a glissé de sérieuses révélations dans son livre intitulé "682 jours", le temps de son activité rue de valois.

Au milieu des acteurs de la culture subventionnée qu’elle colle au poteau avec une certaine cruauté, elle balance une anecdote sur la Première dame, qui aurait voulu remplacé la flèche de Notre Dame par une sculpture contemporaine (de l'un de ses potes sans doute), qualifiée de « phallus  en or » par la Roselyne.

Plus intéressantes sont ses révélations sur le milieu. Roselyne a dû avaler de grosses couleuvres parce qu’elle n’est pas très tendre avec lui :

    « Les subventions publiques, l’avance sur recettes, les allègements fiscaux, le régime des intermittents ont créé une économie assistée qui se soucie peu des goûts des spectateurs »

Mais ça, si on aime la vraie culture, on le savait déjà. C’est juste rare qu’une personne du sérail l’officialise.

    « La fameuse “exception culturelle française” permet à de très nombreux films de ne pas trouver leur public pour le dire poliment, ou plus explicitement d’être des flops (...) Ce système garantit également aux acteurs principaux des cachets extraordinaires 3 ou 4 fois supérieurs aux acteurs du cinéma indépendant US... »

Exemples d’avances sur recettes versées face aux entrées réellement enregistrées :

• Les frères Dardenne «Tori et Lokita» : 6M€ (67 000 entrées)
• Robert Guediguian «Twist à Bamako» : 5,3M€ (127 000)
• François Ozon «Peter Von Kant» : 3,2M€ (81 000)
• L’Année du Requin : 140 000 entrées (4M€)
• En Roue Libre : 71 000 (3,1M€)
• Ils sont Vivants : 46 000 (3,5M€) (L’histoire ? Une militante FN qui tombe amoureuse d'un migrant de la jungle de Calais)
• Stella est Amoureuse : 17 000 (3,2M€)

On ne va pas seriner ici la chute de la qualité moyenne du cinéma et des acteurs en cour (ceux qui ont la carte) depuis les années 80, les fameuses années Mitterrand, on rappellera juste les flops du moment qui ont coûté cher au contribuable, juste pour que la tribu du cinéma s’amuse :

- Rumba la Vie : 284 000 entrées (budget 10,5M€)
- Les Vedettes : 347K (9M€)
- La Petite Bande : 115K (9M€)
- Alors on Danse : 235K (7,5M€)
- Champagne : 280K (7,4M€)
- Le Petit Piaf : en cours (7,3M€)
- Saint Omer : 87 000 (3,5M€)
- Nos Frangins : 58 000 (5,8M€)
- Kung-Fu Zohra : 43 000 (6,2M€)
- Rodéo : 36 000 (1,2M€)
- Les Engagés : 33 000 (2,5M€)
- Les Crevettes Pailletées 2 : 140 000 (6,6M€)
- Robuste : 31 000 (3,4M€)

Le site « Destination ciné » s’est amusé à lister tous les flops de la tribu, qui non seulement se gave de subventions, mais empêche les vrais talents de travailler. Et quand on parle de vrais talents, on parle bien de ceux qui ne viennent pas de ce cercle devenu consanguin, au sens propre comme au sens figuré.

Que ce soit dans la politique ou dans la culture, ce Système est à bout. Vu sous cet angle, on peut se réjouir, mais l’agonie est un peu longue.

 

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 11:10

Le respect des droits des consommateurs est sans cesse toujours plus réduit. Cette restriction a commencé dès l'ère Sarkozy, à partir de 2009, par la « restructuration » de différents services d'État au sein de ce que l'on appela les DIRECCTE (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et qui, depuis le 1er avril 2021, sont appelées les directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) : la consommation n'est plus mentionnée.

La DIRECCTE fut le prétexte d'une nouvelle répartition des effectifs de fonctionnaires et, au final, une diminution des contrôles de la sécurité, la qualité, la quantité, l'étiquetage, la traçabilité, le prix des produits et des services ! Sans cette anémie provoquée des administrations de surveillance du marché, des scandales alimentaires auraient probablement pu être évités. Pourtant, sur ce sujet vital de la sécurité alimentaire, la Cour des comptes avait tiré le signal d'alarme : faute de moyens humains, des secteurs entiers de l'alimentation échappent aux contrôles (6/2/2019).

Déjà en 2016, l'association L214 avait commencé à dénoncer les conditions de l'abattage animal, car la souffrance inutile provoque des altérations de la viande et des risques pour la santé humaine, notamment (mais pas seulement) dans le cas des abattages rituels. En 2017, c'est l'affaire Lactalis : présence de salmonelles dans des laits infantiles, avec une plainte pénale… En 2019, 780 tonnes de faux steaks hachés sont distribués à des associations d'aide aux démunis mais… ne contenaient pas de viande. Et la même année, 800 kilos de viande avariée polonaise sont saisis in extremis dans neuf entreprises agroalimentaire : de quoi faire 4.000 steaks dangereux. Pourtant, en 2021, le gouvernement décrète la fin de l'indication obligatoire de l'origine de la viande dans les produits alimentaires !

L'évolution positive de la protection de la sécurité, de la santé et des droits économiques des consommateurs dans les années 70 est, à présent, inversée vers la négative. Sous l'ère Hollande-Macron, en janvier 2017, il y eut la suppression de la remarquable et indépendante Commission de la sécurité des consommateurs (qui éditait le site securiteconso.org) et que tout intéressé pouvait saisir en cas de danger de produits non alimentaires. Sans doute trop démocratique et trop efficace ? En tous domaines, la régression de la démocratie économique est continue.

L'étiquetage des produits, les modes d'emploi sont de plus en plus insuffisants. En 2019, on découvre que des produits arborant des logos tricolores sont fabriqués à partir d'ingrédients importés : consommateurs et agriculteurs français sont lésés. Et, comme pour la délinquance crapuleuse, la raréfaction des contrôles et l'impunité pénale augmentent le nombre d'infractions. Les professionnels vertueux (ils sont majoritaires) sont de plus en plus confrontés à une concurrence déloyale.

 

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 11:08

Les SMS de Patrick Sébastien à Emmanuel Macron sont désormais sans réponse, tel qu’il s’en explique, ce mardi 3 janvier, à Canal+, sur le plateau d’« En aparté » : « Je ne suis plus du tout d’accord. […] Je suis en train de me détacher totalement de cette caste politique. Parce que je me dis que ça ne sert à rien, parce qu’on ne nous écoute pas. […] Dans ce pays, il y a ceux qui décident et ceux qui subissent. »

Déjà, le 30 septembre 2022, l’ambiance n’était plus vraiment au beau fixe entre les deux hommes, à en croire ces confidences faites à Pascal Praud, à « L’Heure des pros », sur CNews, à propos de ses trois doses de vaccin anti-Covid : « Dans la nuit du 5 janvier, j’ai envoyé un SMS au Président Macron. "Juste pour te dire qu’après les injections, moi qui n’avais aucune pathologie avant, je me suis retrouvé avec un prédiabète, une prostatite et maintenant un cancer du rein. […] Je n’ai plus confiance. Je veux juste t’alerter parce qu’autour de moi, les effets secondaires se multiplient. » Seule Brigitte Macron aurait daigné répondre à ce message.

On s’étonne qu’il puisse s’en étonner. Quoiqu’à y mieux réfléchir, cet épisode a priori bénin en dit finalement mieux qu’un long discours sur au moins deux choses : la naïveté des gens du show-biz et la duplicité du microcosme politique.

 

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 11:00

La « philanthropie » onusienne sur des théâtres d’opération où ses principaux sponsors mènent en parallèle des activités beaucoup moins philanthropiques n’a certes rien de nouveau. Dans ce domaine comme dans d’autres, la tragicomédie sanglante mise en scène en Ukraine ne fait que porter au paroxysme des mécanismes déjà bien rodés. En l’occurrence, pour la première fois peut-être, la « communauté internationale » va jeter quelques gouttes d’eau sur un incendie qui s’éteindrait en quelques jours si cette même « communauté internationale » cessait de l’alimenter.

C’est ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sur un site onusien, nous apprend qu’elle « soutiendra également les municipalités dans les zones récemment reprises par le gouvernement ukrainien en fournissant des matériaux de construction et des générateurs ».

Dans les zones en question, l’Union européenne de Davos, qui cofinance l’opération sur l’argent de nos impôts, va donc très certainement être amenée à réparer sur fonds publics (entre autres) français des bâtiments endommagés par des obus français, fournis sur fonds publics (entre autres) français, dans le noble but de permettre à l’héroïque gouvernement kiévien de bombarder la partie de sa population qui ne partage pas son enthousiasme.

Comme les détachements de l’euro-philanthropie semblent là-bas devoir avancer de front avec les bataillons de représailles chargés – pour reprendre les termes de l’héroïque gouvernement kiévien – de « faire la chasse aux traîtres », et qu’ils comptent apparemment fournir entre autres des générateurs de courant, espérons juste que le mélange des genres n’ira pas trop loin dans le concret. Comme, disons, en Algérie, à l’époque de l’opération spéciale menée par la France dans ce pays.

 

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 10:21

Pendant que le monde entier et les médias français s’hypnotisaient, dimanche dernier, sur vingt-deux gars courant en petites culottes et s'activaient à préparer Noël, les grisâtres de la Commission et du Parlement européens se sont discrètement mis d’accord sur un nouveau moyen de nous racketter.

On se souvient qu’en 2005, à partir du postulat hissé au niveau de religion selon lequel le gaz carbonique serait la cause de tous les maux de la planète, a été mis en place un marché européen du carbone où s’achètent ou s’échangent des sortes de « droits à polluer » pour les industries énergivores. Droits payants, bien sûr, émis par les États et si bien conçus qu’ils permirent, au passage, la plus gigantesque arnaque à la TVA de l’Histoire ! On vous conseille de voir le film Carbone...

Mais les entreprises comme Lafarge ou Arcelor ne suffisant apparemment plus pour nourrir le Moloch, nos maîtres bruxellois viennent de se mettre d’accord pour créer un second marché du carbone pour le chauffage et les carburants routiers. Certains eurodéputés auraient volontiers limité ce nouveau racket aux poids lourds et aux immeubles de bureaux, mais niet : tous les ménages se chauffant au gaz et au fioul passeront finalement à la caisse, même si ça ne sera qu’en 2027...

En effet, nos seigneurs nous accordent « jusqu'en 2026 une marge de manœuvre pour investir dans des énergies décarbonées et gagner en efficacité énergétique. Après, c'est l'heure de vérité : il faudra réduire ses émissions d'ici là ou payer très cher ensuite », a exulté l'eurodéputé Peter Liese (PPE, CDU allemande, donc officiellement de droite).

On avait bien compris qu’il nous faudrait déjà faire de coûteux travaux d’isolation pour mettre en location un bien immobilier ; on sait que, désormais, il faudra payer aussi pour simplement rester chez soi.

Autre point très rassurant : votre taxe carbone sera plafonnée à 45 euros jusqu'à 2030. Mais ensuite ? Comme la CSG multipliée par neuf depuis sa création ?

Et on le devine, quels que soient nos gouvernants, ils nous diront « C’est pas nous, c’est Bruxelles ! »

 

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 10:16

La lecture du quotidien Libération est décidément un délice quotidien. Surtout lorsqu’on s’y voit confirmer ce que l’on savait déjà quant à la nature des financiers de l’écologie radicale.

Aileen Getty, par exemple, est l'héritière de Jean Paul Getty (1892-1976), fondateur de la Getty Oil Company, un magnat du pétrole donné pour avoir été l’homme le plus riche du monde dans les années soixante.
Née en 1957, sa petite-fille, dans une tribune publiée par le Guardian du 22 octobre, se dit ainsi « sous le choc » devant la performance exécutée par deux activistes du mouvement Just Stop Oil : ils venaient d'arroser un tableau de Vincent van Gogh de soupe à la tomate, à la très londonienne National Gallery. On a les émois qu’on peut, ce « choc » ayant été « nécessaire », à l’en croire : « Just Stop Oil a choqué le monde, mais nous devons prendre des mesures disruptives face à la crise climatique avant qu’il ne soit trop tard. »

Et Libération, arbitre des élégances progressistes, d’enfoncer le clou : « Aileen Getty a fièrement financé le Climate Emergency Fund, qui à son tour accorde des subventions aux activistes climatiques engagés dans la désobéissance civile et légale non violente, y compris Just Stop Oil. »

C’est-à-dire que cette gosse de riches se fait pardonner à peu de frais une opulence issue des dividendes de l’entreprise pétrolière familiale en subventionnant des « activistes » antipétroliers. Autrefois, du temps où le Vatican régentait les consciences et où les puissants de ce monde payaient pour expier leurs péchés, réels ou putatifs, on appelait ça des « indulgences ». Rien ne semble avoir fondamentalement changé depuis.

On notera que le cas d’Aileen Getty n’est pas nouveau. Patricia Hearst, par exemple, l’une des cinq filles de William Randolph Hearst, magnat de la presse qui inspira le Citizen Kane (1941) d’Orson Welles, après avoir été enlevée en 1974 par l’Armée de libération symbionaise (ALS), mouvement américain d’extrême gauche, épousa un temps la cause de ses ravisseurs. Histoire de se faire pardonner d’être bien née ?

Voilà qui rappelle le syndrome des « radicaux chics », si bien analysé par l’écrivain américain Tom Wolfe, à l’occasion d’un réjouissant reportage publié en juin 1970 dans le New York Magazine, quand le musicien Leonard Bernstein invitait le gratin des Black Panthers dans son duplex de treize pièces avec vue sur Central Park.

Extraits : « Tout est pour le mieux. Les domestiques sont des Blanches […] des Sud-Américaines blanches. […] En fin de compte, tout est une question de domestiques. C’est là qu’est la pierre de touche du chic gauchiste. Il est bien évident, en effet, que si vous donnez une party pour les Black Panthers […] vous ne pouvez pas avoir un maître d’hôtel noir. […] C’est tout simplement inimaginable. C’est pourquoi la vogue actuelle du chic gauchiste a donné le signal de départ à une chasse éperdue au domestique blanc. »

Être à la fois riche et de gauche demeure un sacerdoce de chaque instant.

 

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 10:13

Les deux allers-retours d'Emmanuel Macron au Qatar pour la Coupe du monde de football, pour assister à la demi-finale contre le Maroc et à la finale contre l'Argentine, ont coûté environ 501 000 euros au contribuable, soit 31 ans de smic. Ce chiffre est issu des calculs du Point, à partir des coûts par heure de vol fournis par la Cour des comptes et l'Élysée ainsi que des données de déplacement des deux avions présentiels impliqués, l'A330 et le Falcon 7X.

Notre estimation de l'empreinte carbone des trajets présidentiels dédiés à la Coupe du monde s'élève pour sa part à 480 tonnes d'équivalent CO2, soit 53 ans de l'empreinte carbone moyenne d'un Français. Au moment où la COP15 sur la protection de la biodiversité s'achève à Montréal, le symbole est désastreux. Absent comme les autres chefs d'État de ce rendez-vous crucial pour l'avenir du vivant, Emmanuel Macron a d'ailleurs été épinglé durant la conférence internationale, une ONG l'appelant à « être à Montréal plutôt qu'au Qatar».

Dans notre calcul, nous avons utilisé le coût de 22 482 euros par heure de vol de l'A330, d'après le dernier chiffre fourni en 2019 par l'Élysée, qui ne tient pas compte de l'inflation des dernières années et de l'augmentation du prix du pétrole. Le coût des vols du Falcon 7X est pour sa part estimé à 5 500 euros par heure de vol. Enfin, de manière surprenante, le second Falcon 7X de la présidence était lui aussi au Qatar depuis le vendredi 16 décembre, sans que l'on sache avec certitude à quel élu la dépense peut être imputée.

 

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