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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 08:48

La journaliste Shireen Abu Akleh, une des plus connues de la chaîne arabe Al-Jazira, a été tuée mercredi matin par un tir de l’armée israélienne alors qu’elle couvrait des affrontements dans le secteur de Jénine en Cisjordanie occupée.

Dans la foulée de l’annonce de ce drame, la chaîne d’informations qatarienne a affirmé que sa journaliste avait été tuée « de sang-froid » par les forces israéliennes. Selon le gouvernement qatarien, Shireen Abu Akleh a reçu une balle « au visage » et portait une veste «presse». Des images du drame diffusées sur les réseaux sociaux attestent d’ailleurs de ces affirmations.

Palestinienne, chrétienne et âgée d’une cinquantaine d’années, Shireen Abu Akleh avait travaillé à « La Voix de la Palestine », Radio Monte-Carlo, avant de rejoindre la chaîne Al-Jazira, où elle s’est fait connaître à travers le Moyen-Orient pour ses reportages sur le conflit israélo-palestinien.

Un autre journaliste, Ali al-Samoudi, blessé lors de ces affrontements, a accusé l’armée israélienne d’avoir ouvert le feu sur les journalistes. « Nous étions en chemin pour couvrir l’opération de l’armée lorsqu’ils ont ouvert le feu sur nous (…) Une balle m’a atteint. La seconde balle a touché Shireen », a-t-il déclaré à sa sortie de l’hôpital.

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 08:38

 

Acheter son bouquin, il va avoir besoin de sous pour les procès qu'on lui prépare.

Ceux qui ne sont rien

Taha Bouhafs

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

« Lorsque j’ai entendu cette déclaration d’Emmanuel Macron, j’ai tout de suite su qu’elle ciblait les gens comme moi. Cette déclaration, la première d’une longue série, marque incontestablement le début des années Macron, les années-mépris. Pendant cinq ans, j’ai voyagé dans cette France de ceux qui ne seraient rien pour raconter les luttes des travailleurs, des pauvres, des immigrés... Pour faire entendre le courage et la dignité de ceux qui se sont opposés à ce pouvoir, dans l’espoir qu’enfin, viennent les jours heureux. »
Dans ce récit à la première personne, Taha Bouhafs, journaliste d’une génération engagée, pose son regard sur un pays fracturé par les inégalités sociales et le racisme. Il revient sur son itinéraire singulier au travers duquel il dresse un portrait empathique d’une France oubliée et méprisée. La France de ceux qui ne sont rien.
 
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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 09:30

Le Pentagone a convoqué, le 26 avril 2022, une réunion dans sa base allemande de Ramstein pour contraindre 43 de ses alliés de donner des armes aux Ukrainiens. Sachant qu’un tiers des forces armées d’Ukraine est composé de milices bandéristes, ces armes iront pour un tiers aux néo-nazis. Tous les États qui ont des services de renseignement compétents le savent. Mais leur tétanisation face à l’Oncle Sam est telle que seul Israël a osé boycotter cette réunion.

Le 29 avril, la Maison-Blanche a obtenu du Congrès 33 milliards de dollars de crédits supplémentaires pour armer l’Ukraine. Cela élève le budget militaire ukrainien au 11ème rang mondial.

À l’issue de deux mois de combat, les forces politiques US se sont ralliées à la guerre et ont imaginé ce qu’elles pourraient en tirer. Pour redevenir l’hyper-puissance qu’ils furent, les États-Unis doivent rejouer leur partition du début de la Seconde Guerre mondiale.

En 1939, ils ne s’étaient toujours pas relevés de la crise économique de 1929. New York était loin derrière sa rivale, Buenos Aires. L’idée géniale avait été de laisser les Européens s’entre-déchirer en leur vendant des armes fabriquées à la chaîne en échange de leurs bijoux de famille. Washington ne s’engagea qu’en 1942 et encore uniquement du bout des doigts. La guerre fit 55 millions de victimes dont seulement 200 000 États-uniens. L’astuce est d’avoir cédé des armes en prêt-bail. Après la Victoire vint l’heure des comptes. Les Britanniques furent contraints de céder leur empire, tandis que les dettes des Soviétiques s’échelonnèrent sur plus de 60 ans. Elles ne furent apurées que par Vladimir Poutine.

Le Congrès américain devrait donc rapidement adopter la « Loi sur le prêt-bail pour la défense de la démocratie en Ukraine » déjà passée au Sénat (S. 3522). Sur le plan économique aussi, la Seconde Guerre mondiale continue.

Il s’agit là d’une application de la « Doctrine Wolfowitz » de 1990 : empêcher par tous les moyens de laisser un rival des États-Unis se développer, en priorité affaiblir l’Union européenne.

Si cette mesure est un excellent investissement économique, c’est aussi un gaspillage militaire : le maniement de la plupart de ces armes nécessite une longue formation qui fait défaut aux combattants ukrainiens. Ils ne pourront donc pas s’en servir à court terme. En outre, ces armes ne peuvent être utilisées que sur la ligne de front, mais ne pourront pas y être acheminées car les stations électriques sont déjà détruites et les locomotives diesel européennes ne sont pas adaptables à l’écartement des voies de chemin de fer ukrainiennes et russes. En outre les voies de chemin de fer ont déjà été largement bombardées.

Compte tenu de la corruption du président Volodymyr Zelensky, il est prévisible que, ne pouvant utiliser ces armes, il les revendra au marché noir. Elles ressurgiront sur d’autres champs de bataille, cette fois aux mains d’acteurs non-étatiques. En deux mois, ce saltimbanque est déjà parvenu à détourner des centaines de millions de dollars. Pendant ce temps, son peuple souffre.

La stratégie US pour redevenir le centre du monde ne pourra fonctionner que si la guerre s’étend à l’Ouest. Je ne parle pas ici des inévitables opérations militaires contre la Transnistrie, mais de l’implication économique des membres de l’Union européenne.

À ce jour, seuls les Polonais et les Bulgares ont refusé de payer le gaz russe en roubles et se trouvent donc privés d’approvisionnement. Tous les autres membres de l’Union européenne ont déjà accepté de payer en roubles, mais pas directement à Gazprom, en passant par des intermédiaires bancaires. Les rodomontades polonaises selon lesquelles le pays s’apprête à changer de fournisseur ne donnent pas le change : Varsovie importera du gaz russe d’autres pays européens qui, eux, le payeront en roubles. La seule différence est qu’il devra rémunérer un intermédiaire supplémentaire.

En suivant leur suzerain états-unien, les Européens doivent donc s’attendre à la fois à une très forte baisse de leur niveau de vie, puis à la perte de leurs bijoux de famille. Nul ne semble s’en préoccuper.

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 09:14

Les forces armées russes ont arrêté le général canadien Trevor Cadieu à Marioupol, dans la nuit du 2 au 3 mai 2022. Il a été transféré à Moscou où il sera jugé.

Le général Trevor Cadieu n’était apparemment pas en mission du gouvernement canadien, mais était le responsable du biolaboratoire n°1, où 18 personnes travaillaient sous ses ordres.

The National Pulse a révélé qu’Hunter Biden, le fils du président états-unien Joe Biden, et Christopher Heinz, le beau-fils de John Kerry, avaient organisé, via leur société Rosemont Capital, une sous-traitance de laboratoires de recherche militaires ukrainiens pour le compte de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), une agence du Pentagone.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a révélé que les États-Unis entretiennent ainsi 336 laboratoires de recherche sur des armes biologiques et chimiques à l’étranger.

Le Conseil de sécurité avait tenu une réunion à ce sujet, le 11 mars 2022.

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 09:12

Dans l’actualité de cette semaine figure une étude de chercheurs de l'INSERM publiée dans la revue scientifique The Lancet : la France connaît une hausse inquiétante de la mortalité infantile. Entre 2012 et 2019, pour 1.000 naissances, notre pays est ainsi passé de 3,3 à 3,5 décès de nourrissons de moins d'un an, soit 0,04 mort supplémentaire et un « excès » de 1.200 décès chez les enfants de moins de 1 an, cela sans qu’on en connaisse exactement les raisons.

Le Pr Martin Chalumeau, pédiatre à l'hôpital Necker (Paris) et coauteur de l’étude du Lancet, rappelle que la France était, jusqu’au début des années 2000, la bonne élève de l’Europe, puis tout a commencé à se dérégler, pour parvenir à cette augmentation de 7 % de décès infantiles en moins de dix ans. Or, selon Le Point (1er mai), « pendant toutes ces années, les pays scandinaves, avec lesquels la France rivalisait d'ordinaire, ont continué à améliorer leurs résultats et atteint un taux de 2 décès de nourrissons pour 1.000 naissances en 2019».

Quelles en sont les raisons ? « Il n'y a aucun moyen de savoir précisément ce qui a participé à ces décès et donc aucun moyen, non plus, de savoir comment réagir pour les éviter », ajoute le Pr Chalumeau, cela parce qu’on se refuse à donner des informations pourtant cruciales sur « l'état de santé du nouveau-né avant sa mort, le parcours de soins ou l'état de santé de la mère ».

On sait seulement que la majorité des décès surviennent dans les vingt-huit jours après la naissance, alors des motifs viennent à l’esprit : on ne reste plus à la maternité comme on y restait autrefois. Sans complications graves, c’est le retour chez soi après 48 heures, souvent sans personne pour accueillir une jeune mère paniquée. Plus âgées lors du premier accouchement, les femmes ont aussi davantage de grossesses multiples : 16 accouchements sur 1.000 concernent des jumeaux, soit 70 % d’augmentation depuis les années 70 (Le Point, 1er mai).

Enfin et surtout, il y a l’état désastreux de nos services hospitaliers, la question de « la déshumanisation de l'accouchement et du post-partum » étant devenue un véritable sujet de société qu’on ne peut séparer de la mortalité des nourrissons.

Dans la bouche des femmes comme dans celle des professionnels reviennent des mots terribles comme « violences », « humiliations », « boucherie » et même « abattage », pour reprendre les mots d’Adrien Gantois, président du Collège national des sages-femmes de France (CNSF) au magazine Le Point (9 février 2022). Selon la même source, le Pr Olivier Picone reconnaît « des situations où l'on est à la limite de la dangerosité, voire dans la dangerosité, parce qu'il n'y a pas assez de personnel pour surveiller tout le monde ». Et Anna Roy, sage-femme qui a exercé dix ans dans la réputée maternité des Bluets (Paris), l'affirme elle aussi : « Oui, on peut dire que les maternités sont devenues des lieux de maltraitance. » Elle résume ainsi la situation : « Aujourd'hui, accoucher revient à jeter un dé en l'air. Si vous avez de la chance, vous allez tirer le bon numéro et tomber sur une garde super, avec peu de monde en salles de naissance et une équipe aux petits oignons. Si vous n'avez pas de chance, vous allez être massacrée. »

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 09:06

L’efficacité d’une vaccination se mesure à sa capacité d’empêcher la contamination des vaccinés et la transmission aux contacts permettant de stopper l’épidémie. Cette évolution paradoxale de l’épidémie démontre que les slogans gouvernementaux « la vaccination est efficace à 97 % ; se vacciner vous protège et protège les autres ; tous vaccinés tous protégés » sont totalement mensongers.

La vaccination en Grande-Bretagne ne diminue pas le risque d’être hospitalisé en réanimation : les vaccinés sont autant hospitalisés en réanimation, ainsi que le montre le pourcentage d’hospitalisation selon le statut vaccinal publié par Public Health England. https://nouveau-monde.ca/wp-content/uploads/2022/05/image-4-1024x576.png

La fréquence des formes graves se mesure à la mortalité Covid. Les données de l’OMS mises en courbes par Our world in data montrent qu’au 21 avril 2022 les pays champions de la vaccination souffrent d’une mortalité Covid par million d’habitants nettement plus élevée (Pérou 6377/M, Grande-Bretagne 2539/M, Malte 1326/M, Gibraltar 2997/M, USA 2975/M, Italie 2688/M, France 2149/M, Israël 1146/M) que les pays qui ont utilisé les traitements précoces (Algérie 154/M, Madagascar 49/M, Inde 374/M, Afrique 184/M) et que la situation des pays très vaccinés s’est nettement aggravée dans les derniers mois.

Les injections anti-covid ne protègent donc pas des formes graves alors que les traitements précoces tels que l’hydroxychloroquine, Artémisine, ivermectine y parviennent.

L’échec des injections anti-covid à prévenir les formes graves et la mort est d’ailleurs évident lorsqu’on observe la même mortalité Covid en Israël championne des injections Pfizer et en Palestine peu vaccinée https://nouveau-monde.ca/wp-content/uploads/2022/05/image-7-1024x576.png

La très grande majorité des agences qui préconisaient la pseudo vaccination pour créer une immunité vaccinale protectrice ont depuis reconnu qu’il s’agissait d’un mythe inatteignable, que ce soit en Grande-Bretagne[3], en Islande[4], en Espagne[5] à Singapour[6], en Belgique[7], en Norvège[8]…

L’OMS elle-même a déclaré que les doses de rappel ne mettront pas fin à la pandémie [9] et ses experts ont précisé dix jours plus tard « Une stratégie de vaccination basée sur des rappels répétés » des premiers vaccins « a peu de chances d’être appropriée ou viable ».

Ils ont aussi reconnu implicitement que les vaccins actuels étaient peu efficaces en espérant « des vaccins contre le Covid-19 ayant un impact élevé en matière de transmission et de prévention de l’infection, en plus de prévenir les formes graves de la maladie et la mort, sont nécessaires et doivent être développés ».

Depuis lors, le Danemark a interrompu sa campagne de vaccination et la Pologne refuse officiellement de «prendre ou de payer plus de vaccins contre le Covid-19 pour le moment».

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 09:30

42% des électeurs du tribun « insoumis » ou mieux encore, du social-traître Mélenchon, c’est-à-dire environ 3 240 000 voix se sont reportées sur le président sortant, soit plus de la moitié de ce qu’il a manqué à Marine Le Pen (5 481 881). C’est la même proportion pour les électeurs de Yannick Jadot, ou de Valérie Pécresse, mais leur score du premier tour étant bien moindre, cela a moins d’importance.

Le député de Marseille a donc largement contribué à la victoire d’Emmanuel Macron, alors qu’il avait passé l’essentiel de sa campagne à lui taper dessus, à le désigner comme le coupable de tous les maux dont la France pouvait bien souffrir, et à prévenir les Français du sort qui leur était promis si jamais il venait à être réélu !

Mais la troisième place sur le podium du premier tour (la plus mauvaise), a stoppé sa hargne qui s’est alors reportée sur celle qui a eu le culot de le précéder : Marine Le Pen. Dès ce moment, oublié Macron, son bilan, ses dangers, c’est sur la représentante du Rassemblement National qu’il fallait frapper, à bras raccourcis !

Son discours du 10 avril insistait sur cette consigne répétée trois fois : « Pas une voix pour Madame Le Pen ». Il organisa même un sondage pour savoir comment se répartissaient les voix qu’il croyait siennes : abstention, vote blanc, ou vote Macron (le vote Marine Le Pen n’était pas disponible…). Les militants choisirent à 37,65% le vote blanc, à 33,40% le vote Macron et 28,96% décidaient de s’abstenir.

Score gagnant pour le président, inférieur à ce qu’il fut réellement, il faut dire qu’électeurs et militants, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Mais il reste encore quelques insoumis chez les Insoumis : le nombre de voix « insoumises» du premier tour qui se sont, malgré les injonctions du « chef », portées sur Marine Le Pen a été de 1 311 000.

 

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 09:13

Il n’y avait que peu de suspens pour cette élection présidentielle de 2022, sous le boisseau du conflit russo-ukrainien, quasi sans campagne et avec un débat de deuxième tour mal mené par les journalistes, soporifique et sans vision. C’est peu dire que les médias – comme en 2017 – ont largement contribué à la nette victoire du président sortant. Pas de match dans les médias.

Sans aller chercher trop loin et sans être exhaustif, le rapport de force médiatique était le suivant :

    Quotidiens nettement pro-Macron, Le Monde, Libération, L’Opinion, L’Humanité, Les Echos, La Croix, la majorité de la presse quotidienne régionale.
    Quotidiens pro-Macron en sourdine, Le Figaro, le JDD, le reste de la PQR.
    Quotidiens nettement pro-Marine Le Pen, Présent.
    Magazines nettement pro-Macron, Le Point, L’Obs, L’Express, Society, Télérama, Courrier international, Paris Match, Elle, la quasi-totalité de la presse dite féminine .
    Magazines pro-Macron en sourdine, la quasi-totalité des magazines de province
    Magazines pro-Marine en sourdine et avec des réserves, Valeurs actuelles, Marianne. Cette dernière censurée par son propriétaire.
    Télévisions pro-Macron, tout le service public, le groupe TF1, M6, Arte, BFM
    Télévisions pro-Marine Le Pen, TVL
    Télévisions équilibrées CNews
    Radios pro-Macron, nettement ou en sourdine, toutes les radios du service public, toutes les grandes radios privées.
    Radios pro-Marine Le Pen Radio courtoisie

Mais au moins un média a fait pire que les autres et gagne le grand prix du mépris.
Tout y est, la haine du français de souche européenne, le béret, la petite moustache, la mèche devinée, la clope, le kil de rouge, la croix gammée et même la baguette qui esquisse une sorte de salut nazi. Pour rappel "Courrier International" fait partie du groupe Le Monde…

 

 

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 09:46

Je me levai vers huit heures, comme d’habitude (formule d’un chanteur surexcité dont le succès reste pour moi une énigme). Je revenais à la vie, sans entrain, en cherchant à me rappeler quel jour on était. On était un lundi et je me demandais maintenant comment j’allais éviter les commentaires des veautants qui avaient la veille désigné leur maître.

Cela fait quarante ans bien sonnés que je suis indifférente à toutes ces joutes, comme l’étaient avant moi mon père, son père et le père de son père. Et l’on pourrait remonter comme ça jusqu’au début du suffrage universel.

La tradition familiale veut qu’on se serve soi-même plutôt que de choisir celui qui se servira à notre place. Les plus affranchis de mes aïeux appelaient ça la reprise individuelle. Les autres ne donnaient pas de qualificatifs puisque des magistrats s’en chargeaient pour eux : grivèlerie, vol à la tire, faux et usage de faux, vol aggravé…

Je suis donc parfaitement instruite sur les manières d’arnaquer ses concitoyens, même si dans ce domaine mes parents se considéraient plutôt comme des amateurs comparés aux banquiers et aux hommes d’Etat.

Par précaution, les tribunaux leur avaient retiré leurs papiers d’électeurs mais c’était bien inutile puisqu’ils n’avaient pas l’intention de s’en servir. L’indignité nationale en a même frappé quelques-uns, ce qui me flatte a posteriori. Parce que la dignité d’un pays qui vote pour son bourreau me foutrait plutôt la honte.

Alors à l’intention de l’escroc remonté sur le trône, je n’ai qu’une chose à dire : « à d’autres, mais pas à moi. »

 

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 09:38

La Haute Cour de justice britannique a accordé, ce vendredi, la demande d’extradition aux États-Unis de Julian Assange. Privé de liberté depuis onze ans, incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Londres, « une détention arbitraire » où les droits de Julian Assange « ont été gravement violés » selon l’ONU, l’acharnement des États-Unis se poursuit au moment où ils organisent un sommet pour la démocratie.

Les juges autorisent l’appel formulé par le gouvernement états-unien et ont annulé la décision rendue en janvier par la juge Vanessa Baraitser. Dans son jugement de 132 pages, où le terme « suicide » est mentionné 107 fois, elle avait conclu non sur les raisons politiques de l’affaire mais elle avait refusé l’extradition en raison de l’état de santé de Julian Assange. Cette décision interpelle alors que durant les audiences du 27 et 28 octobre à la Haute cour de justice, Julian Assange se trouvait dans un état physique extrêmement inquiétant. « La première journée, il n’a pu rester assis que durant une trentaine de minutes en visioconférence avant de devoir retourner dans sa cellule, exténué », rappelait son père, John Shipton au journal l’Humanité.

Immédiatement l’avocat espagnol Baltasar Garzon, qui coordonne la défense du journaliste australien de 50 ans, a envoyé sa réaction en déclarant « faire appel » devant la Cour suprême britannique de ce jugement. Il affiche son « plus profond désaccord avec la décision de la Haute Cour d’accepter l’extradition ». Pour Baltasar Garzon : « cela confirme la persécution politique menée par les États-Unis contre WikiLeaks et Julian Assange pour avoir dénoncé des faits portant atteinte à la sécurité de tous ».

La bataille judiciaire continue. L’ancien juge espagnol promet d’épuiser « toutes les ressources nationales et internationales pour défendre ceux qui n’ont commis aucun crime et qui ont résisté héroïquement et courageusement pendant plus de onze ans à la persécution pour avoir défendu la liberté d’expression et l’accès à l’information ». Pour sa compagne et avocate, Stella Morris, la décision va « contre les fondamentaux de la liberté de la presse et de la démocratie ». Les administrations américaines successives le poursuivent pour espionnage. Julian Assange risque jusqu’à 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Pire, plusieurs responsables de l’anti-terrorisme aux États-Unis ont confirmé qu’en 2017, le directeur de la CIA Mike Pompeo, a clairement envisagé d’enlever et même d’assassiner le fondateur de WikiLeaks alors qu’il était réfugié à l’ambassade d’Équateur.

 

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