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13 septembre 2025 6 13 /09 /septembre /2025 17:21

C’est le scandale des scandales, qui a émergé morceau après morceau, malgré le déni puis la retenue des médias mainstream. Chaque année, plus de 200 milliards d’euros sont distribués par l’État macronien aux grandes entreprises, sous forme d’avantages fiscaux ou d’aides par, tenez-vous bien, 2 267 mécanismes d’aides.

Ce manque de recettes grève le budget de la nation, et oblige le gouvernement à surtaxer les contribuables et à désosser les services publics. Les 43 milliards demandés par le pigeon Bayrou étaient une paille devant le torrent de fric qui ruisselle sur nos multinationales.

Théoriquement, ce sont des aides à la modernisation, à la rentabilité ou au maintien des effectifs. Dans la pratique, beaucoup de ces grosses boîtes prennent le fric et dégraissent, comme Michelin à Cholet et Vannes (1 250 salariés) et Auchan (2 300). L’État est doublement arnaqué.

Le pire, c’est que l’ardoise est présentée aux Français chaque année, les responsabilisant et les accusant de tous les maux. L’affaire est sordide et va au-delà des soupçons les plus dérangeants.

C’est du vol, de l’extorsion, et in fine de la destruction sociale. Le sénateur communiste Fabien Gay qui a monté une commission d’enquête sur le problème, a été au bout de son enquête. Le résultat est pire que prévu, puisque rien n’oblige l’État à demander des comptes aux grandes entreprises aidées (celles qui ont plus de 1 000 employés et font plus de 450 millions de chiffre d’affaires). Le fric disparaît, et la Cour des comptes valide l’arnaque. Moscovici peut alors tranquillement demander aux travailleurs français de faire des efforts, le tour est joué.
 
Charlie Hebdo a interrogé Fabien Gay qui a secoué les puces de l’État pour connaître le montant du braquage annuel, mais le chiffre se perd dans les cabinets de l’INSEE, du Trésor et des Finances publiques, sans compter l’Inspection des finances (où ronflent nos énarques) et Bercy. C’est la Cour des comptes de Moscovici qui nous a fait rire avec son estimation : L’Insee évalue ce montant à 70 milliards d’euros. Pour l’Inspection générale des finances, en intégrant toutes les aides, « c’est 170 milliards, ou peut-être 200 milliards, voire 250 milliards ». Quant à la Cour des comptes, elle avance un plus petit montant encore : 26,8 milliards d’euros… À son audition, le 10 mars 2025, la directrice générale adjointe du Trésor public, Claire Cheremetinski, admet, dans une tournure d’une naïveté consternante, que l’État n’a, en réalité, aucune vision globale des mécanismes d’aide aux grandes entreprises. Extraordinaire ! Et quand le sénateur communiste lui demande si le Trésor dispose d’un « tableau général pour suivre les aides de l’État aux entreprises », la fonctionnaire répond simplement : « Il serait très bien d’avoir un tel tableau pour le suivi des aides, mais il n’existe pas. »

Pourquoi le braquage est parfait ? Parce que le braqueur est l’enquêteur sur le braquage, point à la ligne, fermez le ban. Le grand patronat réclame des aides pour embaucher, l’État donne le fric, et les embauches s’évaporent, quand le fric ne sert pas à dégraisser les effectifs et engraisser les actionnaires. Charlie cite l’exemple de l’ex-président du MEDEF Pierre Gattaz qui avait promis un million d’emplois contre 20 milliards par an. À l’arrivée, 100 000 emplois, et aucun contrôle de la part de l’État... complice de ses amis du grand patronat. Le travailleur français est totalement baisé, il n’y a pas d’autre mot, et il n’a aucun moyen de limiter la casse.

Heureusement que le travailleur français moyen n’est pas versé dans l’économie et la connaissance des rouages de l’État, sinon il pèterait les plombs. Cela vaut mieux pour la paix sociale.

 

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 19:30

Vierzon. 

Le mot évoque immédiatement une ambiance familière et bon enfant. Comme Romorantin et comme Landernau, Vierzon symbolise la France. Mais la France provinciale et industrielle, la France des machines plutôt que la France des pâturages. 

Sur les cartes ferroviaires de la communale, Vierzon est indiqué en grosses lettres, et au-dessous, on peut lire « métallurgie ». La SNCF y a fait se croiser deux des plus grandes lignes de chemin de fer, Paris-Toulouse et Nantes-Lyon. Ces quatre noms de ville résument la France, réconcilient le nord et le sud, la France d’oïl et la France d’oc. Vierzon est un noeud ferroviaire. Vierzon est un noeud routier. Vierzon noue et dénoue la circulation dans tout l’hexagone. Il est impossible de ne pas être allé au moins une fois à Vierzon.

On en parle en plaisantant, sur un ton débonnaire. C’est une ville où l’on passe. On ne s’y arrête guère. Personne ne fait de cure à Vierzon. Personne ne visite Vierzon. 

Ça ferait rire les voisins, si on leur disait, tout simplement : 

- « Cet été, tiens... je vais aller passer trois semaines de vacances à Vierzon ! » 

C’est la vertu de Vierzon que de prêter ainsi gentiment à sourire. Parfois, même, il suffit de prononcer le mot :

- Je suis passé par Vierzon ...
- Ah ! oui, Vierzon !… reprend l’interlocuteur, amusé, et manifestement en proie à une forme de jubilation franco-française. Vierzon, c’est à la fois le Village, les Forges et la Ville. C’est la ligne de démarcation, c’est le canal du Berry, c’est le rendez-vous entre le syndicalisme ouvrier et le serf paysan du Moyen Age.

A Vierzon, l’urbanité croise la ruralité. Vierzon rassemble ses quartiers dans le chiffre trois, et, à ce titre, est plus française que Colombey les deux Eglises.

Vierzon, c’est la lutte ouvrière, les grèves, la gauche intraitable, les tracteurs américains francisés, re-nationalisés. C’est l’Ecole Professionnelle, les ponts métalliques et les usines des années cinquante, avec sirènes et fumées pour tous ! 

C’est la Reconstruction. C’est l’ouvrier paysan, qui voit rouge, même quand il est au vert dans son potager de banlieusard sans capitale. 

Le buffet de la gare de Vierzon fut longtemps considéré comme le plus poussiéreux, le plus charbonneux, le plus fuligineux de toute la France métropolitaine. 

Roland Dubillard en dit beaucoup de mal, mais avec tellement d’attendrissement ! Aragon le cite dans les « Beaux Quartiers » sans, toutefois, qu’il en fasse partie. George Sand, à qui rien n’échappe, a noté son existence. 

Vierzon est historique, littéraire, industriel, agricole, musical. 

Vierzon dispose d’une forêt, d’un début d’autoroute gratuite, et d’une clinique psychothérapique. 

Vierzon a élu un maire qui ne parvient pas à réussir dans le monde politique, et qui n’y parviendra jamais, parce qu’on ne trahit pas Vierzon. 

Je sais ce qui fait la force poétique de Vierzon : c’est le « V » et le « Z ». Vierzon est à la fin de l’alphabet, mais les derniers seront les premiers, plus tard. 

J’adore Vierzon.

Mais comme la plupart des français, je n’y réside pas.

Si tous les français habitaient Vierzon, Vierzon serait une ville banale, comme Paris, Londres, Tokyo ou Hong Kong.

C’est pourquoi les français, impressionnés et respectueux, habitent tout autour de Vierzon, parfois même assez loin, comme c’est le cas à Lille, à Brest, à Biarritz ou à Nice.

Ils agissent ainsi par pudeur et par délicatesse. Il faut être digne de Vierzon.

Vierzon, je te salue !

 

 

Rolland HENAULT ("Oeuvres inédites ou presque", Ed. de l'impossible)

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 19:13

La récente rencontre en Alaska entre le président de la Russie et celui des USA prouve bien que la guerre d'Ukraine ne se faisait pas du tout entre la Russie et l'Ukraine mais bel et bien entre l'Amérique et la Russie. L'Ukraine ne servant que de lieu de combat, et de pourvoyeuse de combattants pour l'impérialisme US.

Tous les médias l'admettent aujourd'hui, c'est la Russie qui a gagné cette guerre. Il va y avoir cependant une rencontre de consolation entre Trump d'un côté, et de l'autre Zélinsky accompagné de ses supporters européens.

Il me faut tout de même apporter une nuance. Cette guerre n'a peut-être pas été vraiment voulue à l'origine par les USA, mais par l'Angleterre. C'est d'ailleurs l'impérialisme anglais qui a inauguré la guerre contre la Russie dès 1813.

Et aussi, c'est l'Anglais Boris Johnson qui a empêché dès le début un accord entre Zélinsky et Poutine. Boris Johnson s'est carrément déplacé en Ukraine pour pousser Zélinsky à prolonger la guerre, lui promettant qu'il allait la gagner avec l'aide de tout l’occident.

Zélinsky s'est alors pris au jeu, il est tombé dans le piège, il a pensé qu'il était un grand chef de guerre qui se battait au nom de l'Occident pour détruire la Russie. Sa première rencontre avec Trump l'a fait retomber d'un cran.

Mais l'humiliation n'a pas été suffisante pour lui faire vraiment réaliser qu'il n'était qu'un pion dans un jeu que jouent les superpuissances. il croit encore un peu à son importance puisque l'Angleterre, la France, l'Allemagne et Ursula continuent de le soutenir. Et ont réussi à obtenir une réunion de consolation.

 

Les morts sont bien contents.

 

Sources :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article15450

http://mai68.org/spip2/spip.php?article11119

http://mai68.org/spip2/spip.php?article14422

http://mai68.org/spip3/spip.php?article3018

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 19:10

Selon The Guardian, le directeur général de Microsoft Satya Nadella a rencontré en 2021 le chef de l’agence de surveillance militaire israélienne jusqu’à fin 2024 Yossi Sariel, pour mettre en place le transfert de grandes quantités d’informations top secrètes issues du renseignement dans le cloud de la société américaine. Cette rencontre aurait, selon le journal britannique, « permis au maître espion d’obtenir le soutien de Nadella pour un plan qui accorderait à l’Unité 8200 l’accès à une zone personnalisée et isolée au sein de la plateforme cloud Azure de Microsoft ».

Une nouvelle capacité tentaculaire de stockage qui aurait permis à l’Unité 8200, une unité de renseignement de Tsahal, de développer un nouveau système de surveillance de masse intrusif, qui collecte et stocke chaque jour les enregistrements de millions d’appels téléphoniques mobiles passés par des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie. Ces informations sont corroborées par des enquêtes du site israélo-palestinien anglophone « + 972 Magazine » et de son pendant hébreu « Siha Mekomit ».

Le directeur général de Microsoft affirme qu’il ignorait le type de données stockées dans son cloud Azure. « Mais une série de documents internes ayant fuité et des entretiens avec 11 sources de l’entreprise et du renseignement militaire israélien, révèlent comment Azure a été utilisé par l’Unité 8 200 pour stocker cet énorme fichier d’archives des communications quotidiennes des Palestiniens», détaille The Guardian.

Selon trois sources du journal, cette plateforme de stockage aurait « facilité la préparation de frappes aériennes meurtrières et influencé les opérations militaires à Gaza et en Cisjordanie ». Concrètement, les immenses archives d’appels téléphoniques stockés dans Azure avaient été utilisées pour rechercher et identifier des cibles de bombardement à Gaza. Les sources ont également affirmé que l’utilisation du système avait augmenté durant la campagne à Gaza, qui a tué plus de 60 000 personnes dans le territoire, dont la majorité sont des civils, parmi lesquels plus de 18 000 enfants.

 

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 19:04

En 1945, alors que l’Allemagne nazie a déjà capitulé, le Japon continue de se battre. Le pays est alors encerclé, son économie ruinée et ses grandes villes incendiées par les bombardements conventionnels. Cependant, l’idée même de reddition est impensable, pour les dirigeants japonais. La voie du guerrier que ces derniers suivent, le Bushidô, valorise l’honneur et le sacrifice au détriment de la défaite, même au prix de la mort (sauf celles de l’empereur* et de ses proches, faut quand même pas pousser).

Du côté américain, la guerre a déjà coûté plusieurs centaines de milliers de vies (plus de 400.000). Les combats dans le Pacifique, notamment à Iwo Jima et Okinawa, ont révélé l’extrême ténacité de l’armée japonaise, prête à se battre jusqu’au dernier homme. L’état-major estime qu’une invasion du Japon, prévue pour novembre 1945, pourrait provoquer entre 250.000 et un million de morts parmi les troupes américaines. Un tel bilan est jugé inacceptable.

Cependant, les États-Unis disposent désormais d’une arme nouvelle, dont la puissance apocalyptique a été démontrée en 1945 lors d’un essai dans le désert du Nouveau-Mexique. Le président Truman**, après avoir lancé un ultimatum resté sans réponse, autorise alors l’emploi de la bombe atomique pour contraindre le Japon à une capitulation immédiate et sans conditions.

Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier américain Enola Gay largue sur Hiroshima « Little Boy », une bombe à l’uranium. La détonation équivaut à 15.000 tonnes de TNT. Une boule de feu s’élève vers les cieux et embrase l’atmosphère : la température grimpe à plus de 5.000 °C. En une fraction de seconde, des dizaines de milliers de personnes sont pulvérisées. Les survivants, brûlés vifs ou irradiés, errent tels des morts-vivants parmi les décombres de leur ville en cendres. Le bilan humain est effroyable : environ 140.000 morts avant la fin de l’année 1945, des victimes qui s'ajouteront aux morts militaires et civils japonais durant ce conflit : au total, plus de deux millions de militaires, entre 500.000 et un million de civils. Bien d’autres périront, dans les années suivantes, victimes de cancers et de maladies liées aux radiations. Malgré cet enfer déclenché sur Terre, Tokyo ne manifeste toujours aucun signe clair de reddition.

Face à l’obstination du gouvernement japonais, les États-Unis décident de frapper une seconde fois. Le 9 août 1945, une seconde bombe, « Fat Man », cette fois au plutonium, est ainsi embarquée à bord du B‑29 Bockscar. La cible initiale, Kokura, est épargnée à cause d’une couverture nuageuse trop dense. Les pilotes se dirigent alors vers Nagasaki, une ville portuaire industrielle nichée entre les montagnes.

À 11h00, la bombe explose à 500 mètres d’altitude. L’effet est tout aussi dévastateur qu’à Hiroshima. Environ 80.000 personnes périssent face à la déflagration qui détruit tout sur plusieurs kilomètres.

Face à cette nouvelle apocalypse, le gouvernement japonais n’a plus aucun choix. Le 15 août, l’empereur Hirohito s’adresse ainsi à la nation pour annoncer solennellement la capitulation et donc la fin de la guerre.

Pour atteindre la paix, deux villes entières auront dû être rayées de la carte et plus de 200.000 vies auront dû être sacrifiées. Cependant, la capitulation ne mit pas un terme au calvaire des Japonais. En plus de devoir subir le joug d’une occupation américaine, des milliers de survivants, appelés hibakusha, durent apprendre à vivre avec les séquelles physiques et psychologiques des explosions pendant des décennies.

 

(*) Hirohito est mort dans son lit en 1989

(**) Truman est mort dans son lit en 1972

 

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 18:57

Il y a quelques semaines, la France des petites gens s’indignait de la promotion de Najat Vallaud-Belkacem, prétendument reçue à la Cour des Comptes au terme d’un concours qui n’existe pas. En réalité, nommée par le Premier ministre après une demi-heure d’entretien - autrement dit, une formalité. Toutefois, pour nous rassurer, Pierre Moscovici (Président de l’établissement en question) assurait sur France Info : « Je suis sorti au moment de la délibération.» Pas vraiment de quoi éteindre le feu des indignés. Quant à savoir « pourquoi elle ? », l’idée circule que « Bayrou aurait négocié cet atterrissage confortable pour l’ancien ministre socialiste, épouse du patron des députés PS Boris Vallaud, contre l’engagement que les mêmes députés PS ne voteraient pas la censure ». Démenti du chœur des vierges indignées et de l’époux de l’intéressée : « Najat n’a pas besoin d’accords d’échanges de bons procédés ni d’accord secret pour mériter d’être nommée […] Je le dis avec netteté : rien n’immunise le gouvernement Bayrou d’une motion de censure. »

Sans doute a-t-elle davantage besoin des 10.000 euros mensuels que va lui assurer la charge, tout comme elle a besoin de conserver ses multiples occupations, se réservant le droit de cumuler ses fonctions de conseiller maître à la Cour des comptes, conseillère de la région Auvergne-Rhône-Alpes et présidente de France terre d’asile.

Feignant, lui aussi, l’indignation, Pierre Moscovici s’interrogeait, dans Le Parisien : « Pourquoi Najat Vallaud-Belkacem subit-elle autant de critiques ? Je ne peux m’empêcher de penser que son genre, son origine, ses engagements politiques sont ciblés. Ça me choque. » Que va-t-il alors pouvoir dire, pour justifier la nomination de Philippe Gustin, un homme épinglé par la Cour des comptes elle-même en 2021 ?

Dans le rapport couvrant la période 2017-2020, ce proche de Sébastien Lecornu (ministre des Armées et ancien ministre des Outre‑mer) dont il était à l’époque le directeur de cabinet était alors pointé du doigt pour ses dérives budgétaires au sein du ministère des Outre-mer. Et Mediapart, qui révèle l’affaire, fait état de « messages injurieux relayés dans un groupe WhatsApp ministériel » où Philippe Gustin ne réclame rien moins que la fermeture des chaînes locales ultramarines : « Il faut leur faire subir le même sort qu’à France Ô… j’en ai marre de payer des impôts pour nourrir ces staliniens nuisibles. »

Faute de pouvoir justifier l’arrivée de ce nouveau conseiller maître, Pierre Moscovici a assuré à Mediapart que « Philippe Gustin ne serait pas associé aux dossiers sur lesquels il pourrait être "conflicté" (sic) et qu’il n’interviendrait pas sur ses anciens domaines d’activité, dans un souci de neutralité institutionnelle ».

En attendant, ce sont les Français qui sont sérieusement « conflictés » !

 

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 18:12

Il y a à cela une conjonction de raisons, qui font de moi le grand malchanceux de cette épreuve. 

En premier lieu j’étais retenu pour mes obligations militaires dans une caserne où l’on ne plaisantait pas sur le sujet du patriotisme, et une permission d’un mois eût été impossible à obtenir. Il faut dire également que je ne m’entraînais plus du tout et en plus que je n’avais dans les jambes que le parcours entre ma ferme natale et l’école primaire, soit deux fois cinq kilomètres durant six ans. La région était plate et ne permettait pas l’entraînement pour les grands cols.

En second lieu, le matériel. Je roulais sur une machine très simple, fabriquée en 1938 et repeinte en 1946 à la faveur de la Libération. Les technologies avaient bien évolué déjà en 1964 ! Même mon produit dopant, le fameux sirop des Vosges Cazé, peut sembler dérisoire par rapport aux stimulants de l’année 64.

En troisième lieu, j’avoue honnêtement que le parcours ne me convenait guère, surtout cette arrivée au sommet du Puy de Dôme. Ah je le connaissais, le Puy de Dôme, mais je l’avais toujours gravi en voiture ! Et l’impression est bien différente !

Je ne serais pas étonné d’ailleurs que le tracé de cette « grande boucle », comme on disait alors, n’ait pas été fait pour me défavoriser. Non pas qu’on ait voulu m’empêcher de remporter le Tour, mais je dois avouer qu’on ne me connaissait guère, dans les pelotons, et je ne serais pas parti comme favori.

D’ailleurs il y avait des noms célèbres, comme Poulidor et Anquetil, et il est permis de penser également, que, même sans les handicaps très graves que je viens d’énumérer, ils m’eussent devancé à l’arrivée à Paris, finalement.

C’est pourquoi, trente cinq ans plus tard, franchement, je ne regrette rien !

Ah ! Non ! Rien de rien !

 

Rolland HENAULT (dans "Pourquoi je"
aux Editions de l'impossible)

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 18:00

Comment appellerait-t-on, dans un stade, le joueur fort en gueule et baraqué qui menacerait l’arbitre, voire qui le frapperait (pardon, qui le «sanctionnerait»…) quand la décision règlementairement fondée prise par l’homme en noir aurait déplu à l’équipe du butor en passe de perdre le match ?

Eh bien, c’est ce comportement de voyou patenté qui est de plus en plus celui des USA et de leur exécrable chouchou israélien sur la scène internationale. Parce qu’ils sont régulièrement écrasés à chaque AG de l’ONU lorsqu’y sont organisés des votes sur le blocus états-unien de Cuba, sur l’occupation de la Palestine, sur les innombrables agressions d’Israël contre ses voisins syriens, iraniens, yéménites, libanais, les USA de Trump ne cessent de définancer l’ONU, l’UNESCO, l’OMS et autres institutions internationales, de manière à torpiller les institutions sur lesquelles repose l’arbitraire international. Abusant de leur statut immérité d’hôtes de l’ONU, les USA se permettent de trier qui peut ou non atterrir à New York pour parler à l’ONU, comme s’il revenait à l’Amérique de décider de qui peut ou non parler devant le plus grand cénacle international de la planète…

Dans le même ordre d’idées, c’est Netanyahou lui-même qui, lorsqu’il monte à la tribune de l’ONU et que les 3/4 des diplomates présents quittent ostensiblement leur place, ose alors insulter et menacer les Nations unies sans que, du reste, le veule secrétaire général de cette institution ne recadre sévèrement cet équarrisseur de peuples. Étranger à toute pudeur, le massacreur du Liban, de Gaza, du Sud syrien, de l’Iran, du Yémen, a même osé récemment proposé que l’Académie suédoise, qui n’est plus à ça près il est vrai (puisque feu Kissinger, le tortionnaire du Vietnam et du Chili a déjà obtenu cette distinction!), décerne à Trump le Nobel de la paix…

Et voici que maintenant, le secrétariat d’État américain ose ouvertement menacer de toutes sortes de sanctions (voire pire ?) la Cour internationale de justice «coupable » d’avoir lancé un mandat d’arrêt mondial contre l’organisateur du génocide de Gaza. L’équipe de Rubio, celle-là même qui strangule Cuba, précise même à l’égard des magistrats internationaux que « toutes les options sont sur la table »… Va-t-on un jour ou l’autre voir des juges internationaux en parfaite santé physique et mentale retrouvés « suicidés » d’une balle dans le dos et sans lettre d’adieux destinée à leur famille ?

Et dire qu’il y a encore tant de benêts politiques de par le monde, y compris dans les rangs d’une certaine « gauche », qui comptent sur l’Oncle Sam et sur ses flancs-gardes de l’UE pour « défendre la démocratie » de l’Ukraine au Venezuela en passant par l’Asie-Pacifique !

 

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 17:57

Sous couvert de soins, une mécanique bien rodée de prédation sociale. Trois dirigeants du réseau de centres dentaires Nobel Santé ainsi qu’un pharmacien ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée. Montant estimé de la fraude : plus de 10 millions d’euros, subtilisés à la Sécurité sociale.

L’affaire n’a rien d’un accident isolé. Depuis 2020, les signalements s’accumulent, les plaintes aussi. Sous les vitrines flambant neuves de ces centres médicaux au nom rassurant, c’était une véritable usine à siphonner l’argent public qui se mettait en marche : facturations fictives, actes inexistants, dents saines détruites pour justifier une intervention, nomenclatures manipulées pour gonfler les remboursements.

Le parquet de Paris évoque un montage d’une grande sophistication : sociétés prestataires écrans, flux financiers opaques, système comptable parallèle. Plus de 17 millions d’euros ont ainsi transité entre les centres de santé et des sociétés satellites créées par leurs fondateurs, dans un ballet financier qui n’avait rien à voir avec le soin des patients. Pendant que les cotisants se serrent la ceinture, pendant que l’État traque l’allocataire au RSA qui aurait oublié de déclarer un petit CDD, des structures privées détournent des millions avec une régularité quasi industrielle. Le tout dans une opacité presque totale.

Face à l’ampleur du scandale, la Caisse nationale d’Assurance maladie a mis en place une « task force nationale » de contrôle. Résultat : plus de 60 centres déconventionnés depuis 2023. Mais le mal est profond, et l’impunité longtemps garantie a permis à des réseaux comme celui de Nobel Santé d’opérer tranquillement dans toute la France, en Île-de-France comme en Nouvelle-Aquitaine.

 

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 17:44

C’est une loi qui contient de grandes régressions, mais qui est passée comme une lettre à la poste. Le 8 juillet 2025, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, par 316 voix pour, 223 contre et 25 abstentions, la proposition de loi «visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur  », portée par les sénateurs Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (Union centriste). Ce texte, largement coécrit par la FNSEA, a été validé sans heurts au Palais-Bourbon, après avoir franchi l’étape de la commission mixte paritaire le 30 juin, puis obtenu l’aval du Sénat le 2 juillet.

Derrière l’objectif affiché de simplifier le quotidien des agriculteurs, le texte remet en cause des garde-fous environnementaux patiemment construits depuis deux décennies.

L’article 2 de la loi introduit une possibilité de déroger à l’interdiction de certains pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Il s’agit de l’acétamipride, du sulfoxaflor et du flupyradifurone, une dérogation très large, sans limite temporelle, et basée sur la notion floue de « menace grave compromettant la production agricole » qui n’est pas définie par le texte.

D’autre part, les vannes vont être grandes ouvertes pour la construction de nouvelles mégabassines qui sont désormais considérées comme répondant « à une Raison impérative d’intérêt public majeur » (RIIPM). Ce qui signifie qu’elles vont pouvoir être construites dans les secteurs où se trouvent des espèces protégées.

Actuellement, tous les projets d’infrastructures doivent déposer une demande de dérogation pour porter atteinte à ces espèces protégées. Pour cela, leur projet doit répondre à une RIIPM. Or, jusqu’à aujourd’hui, les juges ne reconnaissaient pas forcément l’intérêt général de ces retenues agricoles qui ne bénéficient qu’à une minorité. Seuls 15 % des exploitants français sont des irrigants et parmi eux, seul 1 % d’entre eux sera connecté aux mégabassines. Ils cultivent en grande partie des céréales destinées à l’exportation.

Quelle solution restera-t-il aux opposants pour freiner cet accaparement de l’eau ? La solution viendra peut-être de l’intérieur : la Coopérative de l’eau qui gère les mégabassines est en difficulté financière car les coûts de ces ouvrages ont explosé.

Enfin, l’élevage industriel. Alors que les petites exploitations agricoles peinent à survivre, le gouvernement encourage les fermes plus intensives. La quasi-unanimité des députés est favorable à un assouplissement des seuils des polluantes installations agricoles classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Concrètement, l’article 3 du texte de loi fait passer ces seuils d’évaluation systématique de 40 000 à 85 000 emplacements pour les élevages de volailles, de 2 000 à 3 000 emplacements pour les porcs de production (directement élevés pour leur viande) et de 750 à 900 emplacements pour les truies (utilisées pour la reproduction puis pour des produits transformés lorsqu’elles deviennent moins productives).

La loi allège la procédure d’autorisation qui était pourtant nécessaire au contrôle des élevages intensifs. Le régime ICPE, qui concerne seulement 3 % des élevages en France, permettait de contrôler les aspects négatifs de ces fermes-usines sur l’environnement. Pollution azotée, rejets d’ammoniac lors des épandages, pollution de l’air, de l’eau et du sol… Assouplir le régime ICPE aura des conséquences graves sur l’environnement, et sur la santé des personnes vivant à proximité des élevages intensifs.

Aider ces installations met aussi en danger les petits éleveurs alors que l’objectif était de leur assurer un revenu plus digne. La loi Duplomb est une stratégie de diversion qui profite aux grandes fermes capitalisées et intégrées aux filières agroalimentaires sous couvert de protéger les plus modestes.

L’article 6 de la loi Duplomb acte une évolution majeure — et inquiétante — pour la police de l’environnement. Concrètement, le texte modifie l’article L.131-9 du Code de l’environnement : les agents de l’OFB contribuent désormais à leurs missions « sous l’autorité du représentant de l’État dans le département » (le préfet, donc) pour la police administrative, et « sous la direction du procureur » pour les affaires judiciaires. Surtout, le préfet se voit confier le pouvoir d’approuver la programmation annuelle des contrôles, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors.

Cette réforme entérine «  un droit de veto des préfets  » sur les priorités de terrain. Demain, un préfet proche de certains lobbies agricoles ou industriels pourra orienter les contrôles, voire en bloquer certains.

 

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