Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 09:59

Les salariés des Papeteries de Condat, au Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, ont appris en ce mois de mars 2026 leur prochain licenciement. Ce sont 181 femmes et hommes — soit 90 % des effectifs — qui perdent leur emploi et 210 familles qui sont directement touchées. Un ultime coup de massue pour toute une région, et une nouvelle attaque inacceptable contre la classe ouvrière en Dordogne.

Fondées en 1907, les Papeteries de Condat ont compté jusqu’à 1200 salariés. Elles représentent un savoir-faire industriel de plus d’un siècle, ancrées dans le territoire périgourdin, productrices d’un papier de qualité reconnu à l’international. C’est cet héritage que l’on assassine aujourd’hui, un héritage forgé par les ouvriers et employés qui, à la force de leur travail, ont bâti et fait vivre cette usine.

C’est une entreprise florissante qui passe en 1994 sous la coupe d’une transnationale irlando-américaine, Smurfit, avant d’être rachetée par un fonds d’investissement britannique qui le cède au groupe espagnol Lecta en 1998. S’ensuit un scénario tant de fois rejoué pour les industries françaises quand elles deviennent les jouets des mouvements de concentration capitaliste. A l’image de l’usine de La Marque en Corrèze, fleuron industriel tulliste ayant appartenu un temps au groupe Thompson, puis dépecé jusqu’à sa fermeture et au transfert de la production en Hongrie par l’équipementier américain Borg Warner, les papeteries ont subi une lente descente aux enfers. Entre 2007 et 2023, ce sont près de 550 salariés qui subissent les plans de licenciement successifs. Le dernier arrache même aux papeteries leur spécificité en fermant la seule ligne française de fabrication de papier couché deux faces. A l’issue de cette mise en coupe réglée, l’entreprise est placée en redressement judiciaire à l’automne 2025 :  "Lecta nous a tués, ils ont exploité notre savoir-faire, ils ont tout pris…" (Frédéric Lestandi, délégué CGT). L’annonce, le 2 mars, de la décision du tribunal de commerce de Bordeaux, d’entériner l’offre de SPB — Société de Participation de la Braye — d’un rachat du site pour la somme symbolique d’un million d’euros, est une exécution : le « repreneur » ne conservera que 21 salariés sur les 202 restants.

Les ouvriers licenciés ne s’y trompent pas et pointent la responsabilité écrasante de l’État dans la poursuite de la désindustrialisation brutale du pays et la promotion de la mortifère concurrence libre et non faussée de l’UE : « L’État est arrivé à ses fins. L’État voulait tuer Condat. L’État y est arrivé » déclare Philippe Delord (délégué CGT).

Condat n’est pas un cas isolé. La papeterie d’Uzerche en Corrèze a subi le même sort. Datant de 1863, elle compte dans les années 1970 jusqu’à 270 salariés. Rachetée elle aussi dans les années 1990 par le même groupe irlando-américain que les papeteries de Condat, elle est sacrifiée en 2007. Entre 2014 et 2023, la filière de la production de papier et carton française a perdu 10 % de ses sites de production et un quart de ses effectifs. Le scénario est toujours le même : l’achat par une multinationale étrangère, des chantages aux licenciements, des subventions considérables de l’Etat et des collectivités territoriales pour aboutir inexorablement à des fermetures, quand les actionnaires se sont largement engraissés sur les aides publiques avant d’aller exploiter ailleurs, avec toutes les facilités procurées par l’UE.

 

Source

Partager cet article
Repost0
21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 09:52

À la suite du scandaleux enlèvement du président vénézuélien par un commando états-unien, Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont perdu toute retenue dans la mise en œuvre de leur projet impérial d’hégémonie absolue, non seulement sur l’ « hémisphère occidental », mais sur le reste de la planète : cela s’observe désormais de la Péninsule coréenne à l’Europe de l’Est en passant par la Mer de Chine, Gaza, le Caucase et l’Iran. Et voilà maintenant que la rapace administration états-unienne vient encore d’aggraver le blocus inhumain que les USA infligent à Cuba depuis 1961: en effet, violant à la fois le droit international et la liberté de naviguer dans les eaux internationales, Trump et Rubio empêchent désormais la République de Cuba de s’approvisionner en carburant privant l’île rebelle de courant électrique, bloquant ses moyens de transport, asphyxiant son économie et entravant sciemment le fonctionnement de ses hôpitaux et de ses circuits alimentaires. Il s’agit clairement pour Trump de susciter un « changement de régime » à La Havane en provoquant cyniquement, manigances de la C.I.A. et infiltrations terroristes en provenance de Miami à l’appui, l’une de ces « révolutions colorées » qui précèdent et préparent le plus souvent les intrusions, voire les invasions nord-américaines…  

Ainsi la stratégie de Trump consiste-t-elle, non seulement à imposer aux Cubains un « regime change » (sic) téléguidé depuis Miami, mais à annexer Cuba de facto comme l’avoue crûment Trump quand il déclare vouloir imposer aux Cubains la suprême humiliation d’avoir pour prochain « président » le secrétaire d’État Rubio lui-même ! Ainsi s’accomplirait le projet impérial états-unien qu’avait déjà dénoncé au XIXe siècle l’ « Apôtre de l’indépendance cubaine », le poète combattant José Marti : à savoir le projet d’annexer toute la Mer des Caraïbes afin de pouvoir dominer sans partage, en y imposant au besoin ses pantins sanglants à la Pinochet, l’ensemble de l’Amérique latine ouvertement réduite à l’état d’ « arrière-cour » des USA.

Or, face à cela, que fait l’Élysée censé représenter cette République française dont Cuba a choisi de reprendre sur son propre drapeau les couleurs emblématiques de notre Révolution ? En opposition frontale à la politique de non-alignement qui fut celle du Général de Gaulle, – une politique alors très largement soutenue en France (y compris par le PCF de Waldeck Rochet…) -, la France officielle se tait, uniquement préoccupée qu’elle est, en écho à ses institutions tutélaires de l’UE et de l’OTAN, d’alimenter l’escalade militaire en Ukraine; laquelle escalade,  soutenue mezzo voce par Washington (qui fournit à Kiev les armes lourdes financées par le contribuable européen) peut à tout moment dégénérer en une guerre continentale ou mondiale potentiellement exterminatrice. Ce silence complice abaisse notre pays sur la scène mondiale, il en fait le complice par omission des prédations états-uniennes alors même que Trump et son ambassadeur à Paris ne cessent d’humilier la France, de se moquer de Macron lui-même (sans réactions de l’intéressé…), voire de s’ingérer grossièrement dans le débat politique français.

 

Source
 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:56

Une campagne de dons est ouverte pour lever 30 000 euros par influenceur français prisonnier à Dubaï, leur désormais deuxième patrie, celle où l’on peut se prostituer tranquillement pour une marque ou un prince sans payer d’impôts.

Oui mais voilà, parfois, le contexte crève la bulle et fait entrer le réel le plus dur dans la déconnexion la plus pure. Les stars du fric et du fion se lamentent, car les avions ne peuvent pas voler, laissant la place aux missiles et aux drones, ce qui est un autre genre de spectacle.

Tout là-dedans est symbolique, karmique, divin. Le culte du fric puni par le fer et le feu, la géhenne, tout ça, c’est carrément le Coran et la Bible. Les microputes du Système découvrent la souffrance, alors qu’elles passaient leur temps à exhiber argent, sexe, réussite, appartements, piscines, fêtes...

Tout est fini, dans une fin biblique à la Sodome et Gomorrhe, quelque chose d’inattendu, mais un message fort, les vraies valeurs qui balayent les fausses. Les vraies, c’est un grand peuple qui lutte pour sa survie contre une Amérique devenue folle à force de perdre sa puissance, son aura, devenant pour le monde entier le Grand Satan. Les influenceurs sont de tout petits satans, du très mauvais côté de la barrière. Ils découvrent le réel, Dieu, quoi. C’est le moment de placer notre citation de Johnny Cash : la douleur, c’est le seul truc qui est vrai.

Au fait, pourquoi 30 000 balles par tête de con ? Parce que c’est le prix d’un billet de retour en France sur un jet privé, qui, lui, prendra le risque de décoller. À ce tarif, nous on joue les Barry Seal !

Les influenceurs se font racketter – comme des putes ! – pour repartir, ce qui est une forme de logique puisqu’ils rackettent leur pauvre public depuis toujours. La formule est simple : il suffit de jouer au riche, et les pauvres donnent pour essayer de le devenir.

Relisez bien la phrase : les pauvres payent de faux riches pour essayer de devenir comme eux. S’appauvrir au profit d’escrocs, c’est le zèbre (le plat préféré du lion) qui vient demander l’heure aux lions.
 
Que fait le consulat de France à Abu Dhabi ? Sur les 60 000 Français présents dans ce petit pays du Golfe transformé en boutique géante pour attardés mentaux, on découvre que beaucoup vivent là-bas de manière pas très officielle, n’étant pas enregistrés par les autorités.

Deux avions gouvernementaux français ont ramené 400 à 500 personnes jugées « vulnérables », mais depuis, plus rien. Jeudi soir, un vol Air France affrété par Paris pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis a dû faire demi-tour vers l’Égypte, en raison de tirs de missiles « dans la zone ». [...]

Aucun de ces touristes, trop nombreux, ne pourra cependant être accueilli dans les locaux du consulat situés au 32e étage de la tour. À l’intérieur, des volontaires, comme cette avocate, répondent sans relâche au numéro spécial mis en place. « Selon mes calculs, entre 5 000 et 10 000 Français seraient bloqués aux Émirats arabes unis, tous ne s’étant pas signalés », indique le consul, Jean-Christophe Paris, harassé. (Le Figaro)

L’Émirat, qui a fait tant de pub pour son Las Vegas, continue à dire à ses prisonniers (de la marchandise) que tout est sous contrôle, que les Rafales et la défense anti-aérienne arrivent à éclater tous les missiles et drones iraniens qui arrivent, mais on sent comme un doute – le début de l’intelligence – chez les influenceurs et touristes. Cette vie de rêve (de singe) coupée de toute réalité vient de s’achever brutalement, en 24 heures. La vitrine mercantile de la pétromonarchie n’est plus un sanctuaire, la géopolitique revient en force, et ce n’est que le début.

On souhaite quand même bon courage à tous nos ressortissants, qui ne sont pas tous des influvoleurs, mais soyons honnêtes, aller en vacances dans un hypermarché, faut vraiment être fêlé. Alors qu’en France, on a tout : la mer, la montagne, la campagne, et même des hypermarchés !

 

Source

Partager cet article
Repost0
7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:48

Du 9 au 17 mars 2026, Toulouse accueille la 12e édition de Ciné-Palestine. 54 projections, et l’ambition de mettre en avant la culture palestinienne dans sa globalité, en incorporant la poésie, la littérature et la musique.

 

D'autres événements autour du cinéma palestinien sont organisés partout en France.

Voir le programme

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:43

Les Victoires de la musique se suivent et se ressemblent, descendant d’une gamme à chaque fois. Tout ce joli petit monde, partagé entre plusieurs multinationales du disque, telle une sorte de Yalta sonore, se congratule. Sans chercher la rime riche, le téléspectateur, surtout quand amateur de musique, n’y trouve évidemment pas son compte ; même si le sentiment de s’être fait posséder est bel et bien là. Et c’est très logiquement que les audiences du raout en question, 41e édition du nom, sont en berne constante, ce vendredi 13 février ; encore une date qui porte la poisse.

À en croire Le Parisien, « il s’agit du pire score historique pour la cérémonie de récompenses de la scène musicale ». Même son de cloche au Figaro TV : « Avec 1.615.000 téléspectateurs en moyenne seulement (9,1 % de part d’audience, selon Médiamétrie), la retransmission en direct des Victoires de la musique sur France 2 a enregistré la plus faible audience de son histoire. » Il n’empêche que ce désastre du service public télévisuel n’a pas été perdu pour tout le monde, la chanteuse Theodora – sans « é », SVP, il paraît qu’elle y tient beaucoup – ayant empoché quatre statuettes à elle seule. Et pas que des lots de consolation, s’agissant des Victoires de « l’album de l’année », de « la révélation féminine de l’année », de la « révélation scène » et de « la création audiovisuelle ».

Mais, au fait, qui est Theodora ? Lili Théodora Mbangayo Mujinga, d’origine congolaise, est née en Suisse. Ses parents sont médecins. Elle n’est donc pas enfant de la rue, loin s’en faut, et encore moins du ghetto. À dix-sept ans, elle se lance dans la musique, forte de l’approbation de son père. Elle n’est pas plus enfant battue, pas plus qu’elle n’est victime de « racisme systémique », ayant été invitée à participer, dès janvier 2023, à l’audition générale Île-de-France des iNOUïS du Printemps de Bourges. Un an plus tard, son premier succès Kongolese sous BBL. Les paroles ? Pas tout à fait du Georges Brassens, dira-t-on : « Ouh, ouh, ouh, ouh, ouh/J’ai volé ton boo-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh/Trop sexy/Ouh, ouh, ouh, ouh, ouh, ouh/J’ai volé ton boo-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh […] Et mes gros seins me font souvent mal au cou/Baby boo, tu sais, je vaux beaucoup […] Et oui, oui mon cul est gros/Donc y a des daddies qui ont trop les crocs. » À lire cette poésie, on a le sentiment que cette dame souffre autant qu’elle fait souffrir la langue de Molière. 

Même Le Figaro prend l’événement au sérieux : « Critiquer les textes d’Aya Nakamura ou de Theodora vaut aujourd’hui une forme d’opprobre moral. Cela sonne comme l’aveu d’une oreille réactionnaire ou, pire, d’un mépris de classe. […] L’art des paroliers n’a pas attendu Theodora pour être malmené. Dans les années 80 et 90, l’ère disco et les premiers hymnes électro, pour ne citer qu’eux, ont apporté leurs lots de rimes très plates. Même saoul, le fêtard n’est pas fier de chanter : "Tu tapes, tapes, tapes, c’est ta façon d’aimer". Rien de nouveau sous le soleil, donc. Si : quatre Victoires de la musique. »

 

Source

Partager cet article
Repost0
7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:38

Souvenez-vous : en avril 2023, le militant écologiste Hugo Clément avait créé la surprise en acceptant une invitation du journal Valeurs actuelles. Il s’était rendu au Palais des sports, à Paris, où il avait notamment débattu face au président du RN, Jordan Bardella. Mais, à gauche, sa participation à un événement associé à la droite avait été vivement critiquée. « À lire certaines réactions, venues du milieu de l’écologie politique ou de l’extrême gauche, il ne faudrait pas débattre avec l’extrême droite mais "la combattre" », avait alors réagi l’intéressé, sur X. Je trouve cette vision de la politique affligeante […] Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. » Un certain Raphaël Arnault s’était montré tout particulièrement virulent : « Hugo Clément s’est donc rendu chez Valeurs actuelles pour discuter avec tout le gratin néofasciste. Nous avons pris acte », avait écrit celui qui n’avait pas encore été condamné pour violences volontaires en réunion.

Le 18 février, Hugo Clément avait finalement répondu aux accusations du militant « antifa », dont plusieurs collaborateurs sont mêlés au meurtre du jeune Quentin Deranque : « Vous voyez, Raphaël Arnault, échanger, discuter, débattre, c’est sûrement imparfait, mais c’est toujours mieux que la violence et le lynchage d’un homme à terre. Quand le débat n’est plus possible, la haine déferle. Le sectarisme conduit, à la fin, au drame. »

La controverse entre gens de gauche aurait pu s’arrêter là, mais c’était compter sans la brillante députée LFI Nadège Abomangoli. « Le facho pseudo écolo est de sortie », a ainsi sobrement commenté l’élue du 93, ce 18 février.

Dès le lendemain, Hugo Clément a réagi à cette qualification infamante. « Cette députée, première vice-présidente de l’Assemblée nationale, insulte publiquement et bloque les réponses. À force de vider les mots comme "facho" de leur substance, madame, ils ne veulent plus rien dire, a répondu le militant écolo. Cette brutalisation de la vie publique et cette manière de coller des cibles sur le dos de vos adversaires et des journalistes ne peut conduire qu’à des drames. »

 

Source

Partager cet article
Repost0
7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:35

Ce pourrait être un titre de roman policier, plus prosaïquement l’affaire concerne le séjour de l’état-major de France Télévisions du 16 au 27 mai 2023 à l’hôtel Majestic de Cannes. La présidente Delphine Ernotte, le directeur des antennes et programmes Sitbon Gomez, le directeur du cinéma Manuel Alduy et le secrétaire général Christophe Tardieu avaient été logés dans le palace de la Croisette pendant le festival de cinéma dans le cadre du partenariat de France Télévisions avec le festival.

Une jolie facture de 112 123 € s’en était suivie pour des suites comme la « Prestige Mer », avec la vue que l’on imagine. La facture a été rendue publique de manière anonyme, peut-être par un employé choqué de France Télévisions. Une partie de la facture (38 K€) correspondait à des invités de FT et leur aurait été refacturée. Le solde (74 K€) n’aurait pas été financé sur le budget de FT mais par un échange d’espace publicitaire à un prestataire contre services. Le service consistant ici en chambres d’hôtel de luxe. Ces espaces publicitaires considérés comme invendus avaient une valeur marchande, ont-ils été bradés pour couvrir des dépenses considérées à juste titre comme somptuaires ?

En février 2024, c’est le syndicat CGC de l’audiovisuel qui avait porté plainte pour « abus de biens sociaux et recel » et « soustraction, détournement ou destruction de biens d’un dépôt public par le dépositaire ». Le jugement ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.


Source

Partager cet article
Repost0
21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 10:08

 

Olivia Zemor, présidente de l’association EuroPalestine, est visée par des poursuites pour apologie du terrorisme après la publication d’un article le 7 octobre 2023. Son procès en appel doit débuter le 26 février prochain à Paris. « On est 800 militants en France à être poursuivis pour apologie de terrorisme », affirme Olivia Zemor, évoquant une pression judiciaire croissante contre les soutiens de la cause palestinienne.

Le recours accru à ce délit s’inscrit dans un contexte marqué par une multiplication des procédures depuis octobre 2023. Des centaines d’enquêtes ont été ouvertes en France pour apologie du terrorisme, certaines visant des prises de position politiques ou militantes liées au conflit israélo-palestinien, un usage qui suscite des débats sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.

Olivia Zemor invoque aussi la jurisprudence européenne sur le boycott d’Israël, rappelant qu’« en juin 2020, la Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à ceux qui appellent au boycott », une décision qu’elle considère incompatible avec l’esprit de la loi Yadan. Elle ajoute : « On ne va pas s’arrêter de dire du mal d’Israël, ni de sa politique, ni de cet État. »

La présidente d’EuroPalestine critique par ailleurs ce qu’elle décrit comme un «deux poids deux mesures » judiciaire. « Le gouvernement ne porte pas plainte contre des propos qui sont de véritables provocations au génocide dans les médias », affirme-t-elle, évoquant également une plainte déposée par son organisation avec d’autres associations contre des personnes accusées d’avoir bloqué une aide humanitaire destinée à Gaza.

La proposition de loi Yadan, qui entend lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », suscite une contestation plus large au sein de la société civile. Plusieurs organisations de défense des droits humains, syndicats et collectifs juridiques dénoncent un texte jugé liberticide et juridiquement flou. Des associations comme La Cimade ou la Ligue des droits de l’homme estiment qu’il pourrait « instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme » et pénaliser des opinions politiques, notamment la critique de l’État d’Israël.

La proposition de loi n°575, dite loi Yadan, a été déposée le 19 novembre 2024 à l’Assemblée nationale par Caroline Yadan, députée du groupe Renaissance (majorité présidentielle). Intitulée « proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », elle a été adoptée en commission des lois le 20 janvier 2026. Elle est depuis en attente d’un vote en séance publique à l’Assemblée nationale, première étape d’un processus qui devra ensuite passer par le Sénat.

 

Source

Partager cet article
Repost0
21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 10:00

Le sabre et le goupillon furent longtemps associés dans les mêmes entreprises patriotiques. L'expression persista même bien après que l'on eut perdu l'habitude de sabrer l'adversaire et jusque dans les temps les plus récents, où l'on peut dire que la pratique du goupillon se raréfie dangereusement. Beaucoup de nos contemporains, en effet, terminent leur existence sans avoir eu l'usage de cet instrument, sauf peut-être pour le lavage des bouteilles vides. 

Aussi sera-t-on d'autant plus surpris d'apprendre qu'en France, en 1999, le zèle religieux est si ardent, si chaleureux, si bouillant que les églises s'enflamment d'elles-mêmes, à cause de l'enthousiasme excessif des paroissiens. 

J'en veux pour preuves plusieurs exemples choisis dans ma région particulièrement catholique. A Chatillon-sur-Indre, le 2 février, entre 12 heures et 12 h 15, l'Esprit Saint, complètement survolté, a mis le feu à la crèche et occasionné pour 100 000 F de dégâts dans le matériel sacerdotal. 

Mais ce n'est pas tout, le même événement surnaturel s'est produit dans quatre paroisses proches de ce haut lieu de la foi, causant des dommages plus ou moins importants. A 12 kilomètres de là, à Vendœuvres, le même Saint Esprit s'est enflammé spontanément, renouant avec une tradition vieille de plus de deux mille ans ! Mêmes phénomènes à Clion, à Ecueillé, à Saint-Cyran-du Jambot où il s'est livré en outre à des « dégradations », assure mon quotidien. 

On aurait donc bien tort de croire que la religion catholique agonise. Certes, les goupillons rouillent dans les bénitiers. La poussière s'accumule sur les chaises. Les araignées envahissent les confessionnaux. Mais l'Esprit veille. 

Un jour le goupillon reviendra. 

Malheureusement on ne saurait être aussi optimiste en ce qui concerne l'avenir du sabre, qui nous paraît bien compromis. Qui, en effet, à part peut-être quelques cosaques alcooliques, sait encore se servir correctement d'un sabre ? Et quel stratège oserait, en 1999, passer une commande quelque peu importante de sabres de cavalerie pour équiper une armée vraiment moderne ? 

Or, un malheur n'arrivant que rarement seul, ne voilà- t-il pas qu'une crise sans précédent s'abat sur la glorieuse industrie de la médaille ! En effet, à Saumur, les entreprises Martineau, Pichard et Balme, toutes spécialisées dans la production de 265 médailles, sont menacées de fermeture. Alors là, je dis « stop ». On arrête tout, on réfléchit. Ou bien les quelques militaires qui restent boudent le produit français, ou bien l'on ne décore plus suffisamment ! 

Ce qui est grave, car, on ne me contredira pas sur ce point, tous les militaires devraient être médaillés ! Un militaire sans médaille, c'est l'aveu d'une incompétence inadmissible ! Que l'on crée immédiatement la médaille de la torture, la médaille du viol, collectif ou individuel, la médaille du village brûlé, etc. 

Et si, par hasard, ça ne suffisait pas à relancer ce secteur de l'industrie saumuroise, que l'on distribue des médailles à la totalité de la population française. Purement et simplement. On pourrait commencer par les assassins, qui sont déjà du métier, un peu moins méritants que les généraux, certes. On continuerait par les voleurs, qui sont un peu moins méritants que les patrons ou les hommes politiques, beaucoup plus professionnels, eux, mais ils ont fait des études. 

On finirait par les lampistes, les pauvres types, qui n'ont ni tué, ni volé, tous les anonymes qui ont simplement payé l'impôt sans rechigner, soufflé dans l'alcootest un mauvais jour, roulé à 92 km/h sur une départementale, cotisé pour la retraite, financé involontairement le Crédit Lyonnais, payé les chaussures de Roland Dumas, les vacances de la famille Tiberi etc., n'y a-t-il pas une forme de mérite aussi dans le fait de toujours tout accepter, de courber l'échine, et d'acheter soi-même le tube de vaseline qui servira à se faire mettre en douceur par son chef ? Inventons la médaille du Brave Con !

Allons, il y a un marché potentiel de 61 millions de médailles en France. Et il faudrait avoir une conception bien mesquine de la décoration pour se contenter d'une seule. Il y a un marché inépuisable en fait. 

Si le sabre et le goupillon sont condamnés, que l'on sauve au moins cet élément essentiel du patrimoine de la France. Et que l'on sauve Saumur, son Cadre noir et tous les autres grands vins de la vallée de la Loire.

 

Rolland HENAULT ("Articles 2001-1996" aux Editions de l'Impossible)

Partager cet article
Repost0
21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 09:50

Les ministres des Affaires étrangère européens, cette bande de faux culs, appuyés par la corrompue von der Leyen, ont décidé de ranger le régime iranien dans la colonne des organisations « terroristes ».

Notre ministre des Affaires étrangères J.-L. Barrot (le Couve de Murville en Play mobil) était à l’initiative.

Comme toujours, les stratèges impérialistes américains, français, britanniques, l’Union européenne poussent des cris d’orfraie, versent des larmes de crocodiles sur les victimes de cette répression sanglante en Iran, des attentats terroristes… Alors que ce sont eux les responsables de ces drames. Eux qui provoquent les guerres, déstabilisent les pays en les mettant à feu et à sang : Irak, Lybie, Syrie, Palestine, Yougoslavie, Yémen… Par exemple, tapez sur Google : «Roland Dumas Syrie », ancien ministre des affaires étrangères qui explique comment la guerre insurrectionnelle a été organisée par les puissances occidentales, nos barbares, ces grands défenseurs des droits de l’homme. Et la guerre en Ukraine provoquée et organisée par les USA avec le soutien de sa vassale l’Union européenne. Victoria Nuland, du Département d’Etat américain, avait publiquement dit le 13 décembre 2013 que son gouvernement a financé l’ex-opposition ukrainienne à hauteur de 5 milliards de dollars, y compris les groupes d’assaut néonazis à l’initiative du coup d’État de Maïdan. Le parti du maire Klitschko de Kiev a été financé par la fondation Adenauer.

Oui, les terroristes occidentaux ont créé les terroristes. Je cite Dominique Villepin : « Daech c’est l’enfant monstrueux de l’arrogance de la politique occidentale. »

Concernant l’Iran, pourquoi nos faux-culs relayés par nos médias n’informent-t-ils pas sur les causes de l’arrivée au pouvoir du régime des Mollahs ? (A propos de médias, avec ce qu’ils nous passent à la télévision, ils devraient envisager de fusionner la redevance télé avec la taxe des ordures ménagères).

Ont-ils la mémoire si courte ?

Le gouvernement progressiste Mossadegh qui a nationalisé l’industrie pétrolière est évincé le 19 août 1953 par un coup d’État organisé par la CIA. Sa destitution sera suivie par le retour du sanguinaire shah et sa police politique la Savak qui ne cessait de massacrer et torturer les opposants au pouvoir. Et les gouvernements progressistes renversés au Chili, en Afghanistan… et toujours les USA, la CIA à la manœuvre avec le soutien de ses caniches occidentaux. On peut ajouter la longue liste des guerres coloniales…

Les dirigeants des USA sont les terroristes n°1 sur la planète. Noam Chomski grand humaniste américain, je le cite : « si les lois de Nuremberg (tribunal qui jugea les nazis en 1945) étaient appliquées, chaque président des États-Unis de l’après-guerre aurait été pendu. »

Chaque année, l’historien américain William Blum publie son « résumé actualisé du bilan de la politique étrangère américaine » qui montre que, depuis 1945, les États-Unis ont tenté de renverser plus de 50 gouvernements, dont beaucoup ont été démocratiquement élus ; ce sont gravement immiscés dans les élections dans 30 pays ; ont bombardé les populations civiles de 30 pays ; ont utilisé des armes chimiques et biologiques ; et ont tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Oui, des millions et des millions de morts au nom des « valeurs » de la politique occidentale.

Alors Messieurs les faux-culs de l’Union européenne, veuillez apporter une correction au journal officiel de l’UE en ajoutant aussi sur la liste des responsables iraniens, mais en mettant en première position : les USA, ses vassaux européens et l’État d’Israël.

 

Arsène Schmitt – Syndicaliste frontalier – membre du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)


Source

Partager cet article
Repost0