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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 10:47

Je me souviens des noyers, c’est un souvenir court mais très puissant.

Dans les années quarante, tout au long des routes, il y avait encore des noyers. On devait, m’a-t-on dit, ces plantations originales à des nécessités d’ordre militaire. Les noyers pouvaient être utiles en cas de transport des canons. Leur bois aurait pu servir à fabriquer des fûts, qui auraient permis des réparations sur place. Ces histoires de fûts et de canons n’avaient rien à voir avec des activités vinicoles. Les routes, sans qu’on le sache à l’époque, étaient patriotiques.

La route qui monte au nord de Saint Valentin, et qu’on appelle la « côte du Portal », est bordée de noyers, en 1948, comme les « allées » qui conduisent aux fermes isolées.

En automne, quand les jours sont encore longs, et resplendissent parfois de couleurs vives et mélancoliques, de ces couleurs qui nous ont fait écrire dans les rédactions que les « feuilles s’empourprent » et que les « buissons s’embrasent », nous revenons de l’école, sur cette voie royale, comme escortés par tous ces noyers, qui nous font, au sens exact de l’expression, une haie d’honneur.

Nous, c’est-à-dire les frères Riffet, Jacky Boiron, les frères Trumeau, la fille du garde de Borderousse, Mr Mitaty, la fille du garde des Lagnys, Claudine Bouquin, au total une dizaine d’écoliers à bicyclette, le sac au dos, une troupe d’enfants joyeux, rieurs, insouciants, inconscients, avec des genoux un peu écorchés par les chutes de vélo, des blouses un peu déchirées.

Vers quel horizon dirigions-nous nos machines ferraillantes ? vers quel avenir avions-nous mis le cap ? vers quelles vies allions-nous peu à peu nous disperser ?

Ces questions ne se posaient pas. Et nous étions sous les noyers. Alors je me souviens qu’on s’arrêtait, on appuyait les vélos contre le tronc des arbres et on ramassait des noix.

Les noix fraîches ont une saveur particulièrement vive, une fraîcheur crémeuse inégalable. Il faut enlever la première enveloppe et ensuite on a les doigts jaunes pour une semaine au moins. Pour casser les noix, on peut sortir d’inoffensifs couteaux à bout rond, ou les serrer très fort entre le pouce et l’index.

La scène dans son ensemble dure au total dix minutes, et puis on s’emplit les poches avec des noix, on remonte sur les vélos.

Derrière, les noyers nous saluent. On reviendra, les copains, c’est juré. On aime bien les noyers.

On les a vus dans la dictée de Louis Pergaud. Les « couilles molles de Longeverne » et « les peigne-culs de Velrans », qui vivent dans le Dauphiné, en parlent abondamment. Les noix me font rêver.

« Qu’y a-t-il dans une noix, quand elle est fermée? » s’interrogeait Charles Trénet. Les soirs de veillées, on « casse des noix ». On en fera de l’huile de noix. On mangera du miel avec des noix.

Au printemps, on a vu des « chenilles » sous les noyers, ce sont les fleurs étranges du noyer, c’est bon signe. En été, on les a vu grossir, très doucement. Les noix ne sont pas pressées, mais « à la Madeleine, la noix est pleine ». Pourtant, on la mangera plus tard, elle n’est pas mûre.

Le berrichon dit « un noix ». Le féminin n’existe que dans les livres. C’est comme pour la dinde, qui se dit « le dinde », je ne sais pas pourquoi.

Les noyers sont partout, on redoute leur ombre, qui provoque les fameux « sangs glacés ». Mais on aime l’arbre et ses fruits. C’est un arbre familier, un emblème de la civilisation, un arbre qui donne une leçon de longévité. On cite des noyers bi-centenaires, ils font rêver d’éternité.

Plus tard, les noyers, je les ai gaulés, sans méchanceté, par tradition, avec une longue perche, qui restait appuyée sur l’arbre, à la disposition du passant.

Et puis je les ai regardés, une fois gaulés. Ils tendaient leurs longs bras décharnés dans le vent aigre d’un octobre frileux. Les noyers suscitent les comparaisons.

« Le noyer gaulé dit au vent ses douleurs », écrit joliment Guillaume Apollinaire.
Mais je ne le savais pas, à l’époque.

Guillaume, Guillaume Apollinaire, pas Guillaume de l’Hôtel Guillaume, je l’ai connu plus tard, et encore, pas personnellement.

Mais je les apprécie bien tous les deux, les Guillaume.

Pour des raisons différentes, il est vrai.

 

ROLLAND HENAULT ("Le Bonheur de Saint Valentin"  aux Editions de l'impossible - 2002)

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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 10:41

Mardi, des explosions simultanées de bipeurs, un système de radiomessagerie utilisé par le mouvement islamiste pro-iranien, ont fait douze morts, dont deux enfants, et entre 2.750 et 2.800 blessés, selon un nouveau bilan mercredi du ministre de la Santé libanais.

Israël -immédiatement désigné comme responsable de l'attaque que ce soit par le Hezbollah ou des spécialistes des questions militaires et du renseignement- n'a pas commenté ces explosions.

Cette spectaculaire attaque est survenue simultanément dans plusieurs places fortes du Hezbollah - dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban - quelques heures après l'annonce par Israël qu'il étendait les objectifs de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza à sa frontière nord avec le Liban.

"Les responsables de l'attaque meurtrière aux bipeurs contre les membres du mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban ce mardi 17 septembre, devront rendre des comptes", a réclamé ce mercredi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk.

"Le ciblage simultané de milliers de personnes, qu'il s'agisse de civils ou de membres de groupes armés, sans savoir qui était en possession des engins ciblés, où ils se trouvaient et dans quel environnement ils se trouvaient au moment de l'attaque, constitue une violation du droit international des droits de l'homme et, dans la mesure où il est applicable, du droit international humanitaire", a souligné Volker Türk dans un communiqué.

Il réclame une "enquête indépendante, sérieuse et transparente" sur les événements pour trouver les commanditaires et les exécutants.

Israël s’en tamponne le coquillart !

 

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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 10:36

Comme le ressassent les médias, encore que très tardivement, Henri Grouès, alias l’abbé Pierre, était et resta jusqu’à l’extrême vieillesse, un vieux dégoûtant. Cela de notoriété publique, ce qui rend d’autant plus hypocrite l’indignation manifestée par ceux qui, aujourd’hui, feignent de déplorer sa concupiscence et déboulonnent à tour de bras ses statues, débaptisent les rues et les squares et même la fondation portant son nom. Cachez ce faux saint que je ne saurais voir !

Quelle tartuferie quand on sait qu’en 1963, à la suite d’agressions sexuelles sur des Québécoises, il fut contraint de quitter prestissimo Montréal et n’échappa à un procès que sous la condition expresse qu’il ne remettrait jamais les pieds au Canada. Et qu’en 1966, le cardinal Feltin, alors archevêque de Paris — fonction dont il profita en 1962 pour rendre facultatif, sinon déconseillé aux prêtres, le port de la soutane —, tenta de décourager l’ancien garde des Sceaux gaulliste Edmond Michelet d’offrir à l’abbé Pierre la rosette de la Légion d’honneur que celui-ci convoitait : « Laissez-moi vous assurer qu’à l’heure présente, cette distinction est fort inopportune, car l’intéressé est un grand malade, traité en Suisse dans une clinique psychiatrique et je pense qu’en raison de ces circonstances fort pénibles, il vaut mieux ne pas parler de cet abbé. Il a eu d’heureuses initiatives mais, il semble préférable, actuellement, de faire silence sur lui. »

La démarche ayant avorté, celui dont l’appel de l’hiver 1954 en faveur des pauvres avait fait une véritable idole finit commandeur et tous les Elyséeens passés, présents ou à venir encore vivants se pressèrent en 2007 à ses obsèques, quasiment nationales.  

Il est vrai que s’il cédait trop souvent à la tentation, le saint homme avait des excuses. « Il était environné littéralement de grappes de gens qui voulaient lui arracher les boutons de sa saharienne ou un poil de barbe pour le garder comme souvenir. Et il y avait énormément de femmes », a raconté le nonagénaire Pierre Lunel, écrivain et ami de vingt ans de l’abbé, à France Info. « Des mains innombrables le touchent comme s’il s’agissait d’un totem aux pouvoirs magiques (…). D’autres vierges folles tombent en extase devant lui (…). Il éprouve de plus en plus de peine à résister (…) aux tentations », avaient déjà rapporté de leur côté Gérard Marin et Roland Bonnet dans La Grande Aventure d’Emmaüs (éd. Grasset, 1969).

Portées par la vague MeToo, certaines de ces vierges folles sont-elles devenues les dénonciatrices d’aujourd’hui ?

Si la légende dorée en a pris un sacré coup, il est pourtant un reproche épargné à l’abbé Pierre qui, dans un épisode de sa vie au moins, pécha gravement contre la charité chrétienne. Alors député MRP, il s’opposa formellement au rapatriement des soldats du Bataillon d’Infanterie Légère d’Outre-Mer (BILOM) tombés en Indochine.

Un point d’histoire qu’il est bon de rappeler.

 

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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 10:27

Comme à son habitude, c’est sur X (ex-Twitter), donc en public, que Thierry Breton a décidé de laver son linge sale. Et en anglais, puisqu’il semble avoir oublié que cette langue n’a absolument pas préséance sur le français au sein des instances de l’Union européenne…

Dans cette lettre, le désormais ex-commissaire européen indique que von der Leyen a demandé à la France, «il y a quelques jours», de retirer son nom en tant que candidat à la Commission «pour des raisons personnelles» en échange d’un «portefeuille prétendument plus influent».

« À la lumière de ces derniers développements, qui témoignent à nouveau d’une gouvernance douteuse, je dois conclure que je ne peux plus exercer mes fonctions au sein du Collège».

Fier de lui, celui qui menaçait il y a quelques semaines Elon Musk de censure de son réseau social en Europe, rappelle dans sa lettre qu’il a « toujours fait passer les intérêts européens avant les intérêts nationaux ». On a rarement vu une plus belle définition du mot « traître ».

Il faut dire que, jusqu’au bout, avec une admirable application, Thierry Breton aura réussi à incarner le pire de l’Europe déconnectée, autoritaire et liberticide, menaçant les réseaux sociaux de sanctions financières prohibitives au cas où certains twittos sortiraient des clous imposés. Confiant à Facebook, X et consorts le soin de faire la police, et avec zèle.

Le très falot Stéphane Séjourné, éphémère ministre des Affaires étrangères marqué par l’aveu de ses difficultés de lecture et nommé pour le remplacer enterrera-t-il cette machine à écraser les mots et les idées ? Rien n’est moins sûr…

 

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14 septembre 2024 6 14 /09 /septembre /2024 09:23

« Bloquons tout ! Arrêtons d’en parler faisons-le ! » C’est le slogan qui s’affiche en gros caractères, à côté d’une carte de France entravée par des chaînes. Un plan d’action. Le message circule massivement sur internet pendant l’automne 2018. Il passe de mains en mains au bord des routes, à côté des stations services ou des centres commerciaux. Cette fois-ci, ce n’est pas une déclaration de principe ou une menace : c’est une promesse. Nous sommes au début du mois de novembre 2018. Et partout dans le pays, de petits groupes se retrouvent, discutent, s’organisent. L’initiative fait suite à une pétition, signée par des centaines de milliers de personnes, contre la hausse du prix de l’essence. L’objectif ? Prendre les ronds-points, les routes et les centres névralgiques. Paralyser le pays.

Pas d’organisateurs. Pas d’interlocuteurs. Juste ce message adressé à Macron : «on vient te chercher chez toi ». Le 8 décembre, les blindés sont déployés dans Paris. Près de 100 000 policiers quadrillent le territoire. Des brigades spéciales attaquent les manifestants avec une violence inouïe, tirant des balles en caoutchouc en série. Le soir du 8 décembre, la peur est tellement grande qu’au gouvernement, on se félicite que l’Élysée n’ait pas été pris par les Gilets Jaunes. Mais les dégâts matériels dans la capitale dépassent tout ce qui avait été vu auparavant. Autour de 10 millions d’euros.

« Poujadistes », « beaufs », « racistes ». Alors que le pays bascule, la gauche est sidérée par un mouvement qui bouscule toutes les formes classiques. Face à l’inconnu, les milieux de gauche éprouvent une peur bleue de sortir des certitudes militantes et de leur entre-soi confortable. En décembre, les directions syndicales font même bloc derrière le gouvernement. Le numéro 1 de a CGT se soumet publiquement à l’Élysée, lors d’une conférence médiatique entre « partenaires sociaux », et assure qu’il ne soutiendra pas les Gilets Jaunes, alors même que de nombreux militants CGT s’impliquent sur les ronds-points. Pour des dizaines de milliers de Gilets Jaunes, rien ne sera plus comme avant.

Le soulèvement sera écrasé par une violence d’Etat jamais vue depuis des décennies contre un mouvement social. Plus de 10 000 arrestations. Des milliers de peines de prison. Des centaines de milliers de munitions tirées. Des mutilations à vie. Malgré cela, la vague de colère va durer pendant plus d’un an. Il y aura les coups d’un boxeur dans une ligne de gendarmes et l’engin de chantier dans un ministère. La loi « anti-casseurs » et les milliers de garde-à-vue. Les grands-mères piétinées par la police et les lycéens gravement blessés. Les manifestations interdites et les peines exemplaires. Le Grand Débat National et les conclusions présidentielles : « intensifier » la politique menée.

A l’heure de l’état d’exception permanent, des destructions sociales, de l’extinction progressive des libertés, le soulèvement des Gilets Jaunes reste la dernière grande révolte populaire incontrôlable, le dernier moment où un mouvement a failli renverser le pouvoir en France. Les Gilets Jaunes n’ont pas disparu et la colère est intacte. Tout reste possible.

 

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14 septembre 2024 6 14 /09 /septembre /2024 09:18

Depuis 2022, date de la campagne de vaccination massive des Européens et de la contre-attaque russe en Ukraine contre l’OTAN, la Commission européenne, qui représente et défend théoriquement les intérêts de 447 millions d’Européens sans avoir été élue, a dépensé 71 milliards en faux vaccins produits principalement par les USA (Pfzer, Moderna, Johnson & Johnson) et 143 milliards en aides diverses pour l’Ukraine, dont une bonne partie a servi à acheter du matériel américain.

Globalement, à travers la guerre que Big Pharma et l’OTAN font aux Européens via la fausse pandémie et la guerre en Ukraine, les Américains se sont mis plus de 100 milliards dans les poches. C’est entre autres pour cette raison qu’ils vont aujourd’hui mieux et que nous, Européens, allons de plus en plus mal.

C’est la plus grande entreprise d’extorsion que l’Amérique a jamais imposée à l’Europe. Nous dirons, avec une pointe d’ironie, que ça ressemble à l’inversion du fameux plan Marshall qui, entre 1948 et 1952, a arrosé 17 pays européens (de l’Ouest) de 130 milliards d’euros actuels. On peut dire que l’Europe a sauvé les USA d’une crise économique majeure.

C’est pourquoi, à court de pandémie (le lancement mondial de la variole du singe a foiré), les Américains font tout pour prolonger la guerre, plongeant l’Allemagne dans une récession industrielle et la France dans une crise politique et morale profonde. Car Macron est le pion des Américains. Parions que si les Russes et les Ukrainiens finissent par trouver un accord, un virus beaucoup plus mortel que le covid (ce ne sera pas difficile) verra le jour quelque part, près d’un laboratoire contrôlé par les Américains, mais pas en Ukraine.

 

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14 septembre 2024 6 14 /09 /septembre /2024 09:14

Le bourrage de crâne écologique possède maintenant des codes bien rodés et des mantras : sauvons la planète, développement durable, écoresponsabilité, maisons vertueuses…  Tiens justement « maisons vertueuses » ! On fuyait jadis les femmes vertueuses, aujourd’hui ce sont les maisons qui doivent l’être. Vertu, responsabilité… L’écologiquement correct a su  s’approprier l’injonction morale. Si votre maison est ancienne, mal isolée et construite en pierres, elle n’est évidemment pas vertueuse, mais cochonne, comme vous, brave plouc rural qui roule diesel.

Vertueux aussi, dans les petits bourgs, le ramassage des ordures tous les quinze jours et non plus hebdomadaire. Et notez-bien, sans baisse de la redevance ! Les gens ont-ils protestés ? Ceux qui l’ont tenté se sont fait rabrouer. «Vous devez apprendre à mieux gérer vos ordures ! »

Et les quelques protestataires ont baissé la tête, confus de se découvrir aussi éco irresponsables. Bien sûr, en bout de chaîne, les employés qui réceptionnent les bacs doivent composer avec les asticots, les mouches et les odeurs. Mais on s’en fout, ce sont souvent des sous-catégories ou des pauvres  en insertion qui se les coltinent et  ils devraient être fiers de construire l’avenir. Enfin, surtout le nôtre.

Il y a 40 millions de voitures en France. Supposons que 50 % du parc soit électrique et rechargé une nuit sur deux. Cela fait dix millions de voitures en charge chaque nuit. Pour des batteries moyennes de 70 kWh  la production d’électricité nécessaire sera alors de 70 millions de kWh. Mais pas d’inquiétude, si RTE, le réseau de transport électrique, ne pouvait absorber la demande, les gens  accepteront volontiers de remiser leur voiture ou de se déplacer à vélo avec un fanion puisqu’ils seront tous éco-vertueux.

Pourquoi d’ailleurs se limiter : au nom de l’éco-responsabilité, pourquoi ne pas diminuer les salaires et augmenter les prix de la nourriture et de l’électricité pour apprendre les vertus de la restriction et de l’éco-frugalité responsable ? On pourrait même commencer par la SNCF, comme ça, pour voir…

Et bien sûr la planète. Ah, la planète ! Elle doit être sauvée. Mais sauvée de quoi?  Malheureuse planète qui depuis le carbonifère ne s’est pourtant jamais aussi bien portée.  Tout reverdit. Même le Sahel. L’augmentation du gaz carbonique dans son atmosphère a stimulé la croissance des plantes, avec une augmentation de 11 % de la couverture végétale. Elle pallie même la déforestation amazonienne.

On pourrait s’en réjouir ? Non !  Pour ne pas contredire la doxa, on nous explique  que ce verdissement, eh bien ! finalement, ce n’est pas une bonne chose. Pour gouverner un peuple et obtenir sa soumission, entretenir sa peur est indispensable.

 

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14 septembre 2024 6 14 /09 /septembre /2024 09:09

« Quelques minutes avant d’en appeler via son smartphone à une « grande manifestation populaire » contre Emmanuel Macron avec ses alliés Insoumis, Fabien Roussel, tout miel, s’exprime à l’hippodrome de Longchamp devant les patrons réunis par le Medef pour son université d’été : « Comme secrétaire national du Parti communiste français, c’est un grand honneur d’être reçu ici, je suis respectueux des entreprises. » A toutes fins utiles, il précise d’emblée qu’il n’est pas un « rouge, le couteau entre les dents ». Tout est dit…

« Quand ton ennemi te félicite, demande-toi quelle faute tu as commise », disait August Bebel, chef de file du prolétariat allemand et ami d’Engels. Roussel est dénoncé par tous les communistes qui n’ont pas mangé leur bonnet rouge et qui n’ont pas oublié le B.A.-BA du marxisme. En revanche, il est encensé par tous les médias de l’OTAN et du capital, accueilli par les syndicats factieux de la police, il est à tu et à toi avec Cazeneuve et, maintenant, avec le MEDEF qui le fait applaudir par son université d’été.

Le MEDEF qui, entre autres, est à l’origine de la casse du Code du travail, du recul incessant de l’âge de la retraite, des délocalisations industrielles, du blocage de fait des salaires et du recul massif du « produire en France ». En revanche les électeurs de St-Amand-les-Eaux, vieille circonscription communiste pourtant, ont remercié ce député « communiste » qui se flatte de ne pas être « rouge »…

Bref, on se demande de plus en plus comment des communistes sérieux peuvent encore prétendre sans rire que Roussel a restauré l’identité communiste. Pour ne pas tromper autrui, encore faut-il ne pas s’aveugler grossièrement soi-même. L’aveuglement finira-t-il avant que la France n’achève de basculer vers la fascisation et la marche au conflit mondial ?

 

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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 09:52

Quelques centaines de milliers de Français qui ont voté gauche non libérale au 1er tour puis gauche libérale au second ont perdu leur samedi après-midi pour une démonstration de force dont le nouveau couple exécutif se fout royalement.

Il eût mieux valu voter Marine au second tour 2022 pour composer une gauche « antifasciste » puissante dans l’opposition plutôt que de servir de capote à la Banque. Mais que voulez-vous, chaque génération, oublieuse de la précédente, se fait baiser de la même façon. Macron n’a fait que reproduire l’arnaque Mitterrand puis l’arnaque Chirac.

Chirac, pour n’avoir pas voulu composer un gouvernement d’ouverture en 2002, comme si 82 % des Français étaient soudain devenus chiraquiens, a perdu le pouvoir en moins de deux : Sarkozy, plus en phase avec l’électorat, le lui a subtilisé sous son nez en tuant son premier lieutenant, Villepin. Comme les règlements de comptes à Marseille entre Tany Zampa et Francis le Belge, les lieutenants qui tombent les uns après les autres... Aujourd’hui, Sarko est tombé à son tour. La France n’a rien gagné dans ces petits meurtres entre arnaqueurs.

Aujourd’hui, 80 % des Français ne croient plus au politique, mais ils votent encore et manifestent toujours, parce qu’il ne reste plus que ça, alors que le pouvoir a été perdu depuis longtemps, s’il a jamais appartenu au peuple... C’est le dernier souffle qui fait croire qu’on a encore une influence, on défile mécaniquement, mais on n’y croit plus.

Pour n’avoir pas soutenu le vrai peuple, celui des Gilets jaunes, la gauche organisée s’est suicidée en 2018-2019. Là, elle aurait pu participer à une vraie révolution, bloquer le pays, et renverser le Système. Mais elle est restée assise, regardant les Gilets jaunes se faire massacrer par le Thiers du moment, aux ordres de la Banque... Depuis, elle n’a plus de ventre, plus d’idée, et navigue au gré des micro-intérêts de ses composantes minoritaires même pas cohérentes entre elles. Son seul programme est de lutter, au profit de la Banque, contre le Rassemblement national, ce qui signe la défaite idéologique.

Roulée dans la farine par Chirac entre les deux tours d’avril 2002, vidée de sa substance par Sarkozy qui récupérera les déçus du jospinisme en 2007 (Kouchner, Allègre, Charasse, Jouyet, Olivennes, Besson), la gauche se fera hypnotiser par Macron en 2017, puis manipuler en 2022 en votant pour le Diable (la Banque) afin d’éviter le diable (le RN). La soumission absolue, le viol terminal.

On a presque pitié pour tous ces manifestants qui descendent dans la rue sous des mots d’ordres dépassés, reliquats de la vieille opposition droite/gauche, désormais morte, alors que la vraie lutte est entre les souverainistes et les mondialistes.

Quand la gauche aura compris ça, elle n’aura plus besoin de faire du spectacle.

 

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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 09:43

L’émission atrocement démago de la Glucksmann, chaque soir, après les épreuves des JO « Quels jeux ! », c’est une épreuve en soi, tant le format suinte la bien-pensance et la propagande progressiste. On peut dire que Salamé, c’est une handicapée du journalisme, du journalisme à une jambe.

La bonne personne pour présenter ça, c’était Grands Corps Malade (GMC), handicapé de son état après une chute dans une pistoche vide, alors qu’il était jeune. Il représente bien – à son corps défendant – les banlieues boiteuses. Aujourd’hui, il a fait de son handicap une force, comme Jamel avec son bras en moins ou Omar Sy avec son talent en moins : GCM est devenu l’idole de l’ÉducNat. Il réalise des films publicitaires pour la banlieue et le handicap, mais avec de grosses lunettes roses, la couleur du socialisme de Jack Lang.

Cet homme était fait pour présenter "Quels jeux !" à la place de Léa, qui n’est là que par double piston, celui de son père – une pointure du mondialisme – et de son mari, le grand démocrate « socialiste » qui veut nous pousser dans une guerre fratricide contre la Russie.

Le comité paralympique a annoncé qu’il voulait que Paris dépasse l’audience cumulée de Tokyo 2021 et Rio 2016... Quel match à la con : il faut plus de téléspectateurs, parce qu’il faut plus d’annonceurs, tout simplement. Pourtant, ça ne cartonne pas : si l’émission de la Glux fait 2 millions de téléspectateurs (toujours diviser par deux les chiffres donnés par les chaînes) le soir, c’est surtout pour le divertissement, pas le sport. Le sport, lui, rassemble difficilement 1,7 million d’aficionados, donc moins de 800 000. Or, il y a officiellement 2,8 millions d’handis en France. Si on retire les tout petits et les vieux qui s’en foutent, ça veut dire que les 3/4 ne regardent pas les JOP, surtout si 300 000 « valides » regardent aussi, par curiosité, ou parce qu’ils se font chier.


Conclusion : la majorité des handis n’en ont rien à abattre des JOP. Dans ce cas, on n’a pas à culpabiliser de ne pas assister au spectacle survendu par les autorités médiatico-politiques.

Une petite vanne pour la fin, toutefois : la cérémonie d’ouverture du 28 août a été survolée par les classiques avions de la Patrouille de France, mais qui n’avaient qu’une aile, du moins on espère.

 

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