Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 juillet 2025 6 05 /07 /juillet /2025 09:28

Le mur du çon a été franchi cette semaine dans la lettrepatriote.com :

"Pendant que la France se perd en débats sur les toilettes non genrées et les concours d’écriture inclusive, le Danemark, lui, arme ses filles. Le 1er juillet, Copenhague a décidé d’élargir le service militaire obligatoire aux femmes. Oui, vous avez bien lu : au nom de la survie nationale et face à la menace russe, les jeunes Danoises seront désormais appelées, comme les garçons, à passer des tests et à tirer au sort pour rejoindre les rangs. Le temps des états d’âme est révolu. Place à l’état d’urgence.

Le Danemark, six millions d’habitants, a compris ce que tant de pays d’Europe de l’Ouest refusent de voir : on ne défend pas un peuple avec des tweets, des sommets de Bruxelles et des cellules psychologiques. On le défend avec des soldats. Or, la vérité est là : après des années de paix illusoire sous parapluie américain, les armées européennes sont exsangues. Le Danemark, lucide, triple la durée du service militaire et prévoit une augmentation de 40 % de ses recrues.

Il faut regarder les choses en face : la guerre est revenue en Europe. L’illusion pacifiste ne tient plus. Le Danemark l’a compris. La Finlande l’a compris. L’Estonie le vit déjà. Mais en France, on continue de couper dans les budgets de la Défense, de mépriser les militaires, et de s’indigner à la moindre allusion virile à l’autorité ou à l’effort."


Nom de dieu ! On se croirait à la veille de la guerre de 14, les Russes à la place des Teutons. Mais heureusement, les petits bras graciles des Danoises vont nous servir de bouclier antimissiles. On est sauvés !

Source

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2025 6 05 /07 /juillet /2025 09:24

L'association de défense des consommateurs UFC Que Choisir dénonce mercredi l'«improvisation la plus totale» après l'immobilisation de 800.000 véhicules supplémentaires équipés d'airbags Takata, considérés à risque, et demande une enquête sur «toute la chaîne de responsabilité». À l'approche des vacances d'été, le gouvernement a ordonné mardi l'immobilisation de 800.000 véhicules supplémentaires équipés d'airbags Takata, portant à 1,7 million le nombre de voitures immobilisées. Les voitures concernées par cette mesure de «stop drive» sont toutes celles équipées d'airbags à risque en Corse et en outre-mer ainsi que les voitures datant d'avant 2011 sur le territoire métropolitain hors Corse.

Le 11 juin, à Reims, une femme de 36 ans a été tuée par l'explosion de son airbag. Sa Citroën C3, construite en 2014, n'était pas concernée par une immobilisation jusqu'au changement d'airbag. «On est quand même dans une sorte, malheureusement, d'improvisation la plus totale puisque ça fait quatorze mois que ça dure. Et l'an dernier déjà, la difficulté était de nous dire, quand on réclamait en urgence plus de réparations, que les lignes de réparation étaient embouteillées. 

«Il n'y a aucune mesure prise par les constructeurs qui semble répondre à l'urgence et au caractère grave de la situation», a-t-elle ajouté. «On voit bien que l'analyse des risques qui avait été faite n'était pas tout à fait fiable, puisqu'on continue à avoir des accidents mortels, qui plus est dans des zones où on nous disait l'an dernier qu'elle n'était pas un risque puisque Reims était au-dessus de cette ligne Nord-Sud qui avait été tracée un peu arbitrairement», a souligné Marie-Amandine Stévenin. Elle a rappelé que l'UFC Que Choisir avait déposé plainte, en début d'année, contre Stellantis "et ensuite contre les autres constructeurs car il y a aussi BMW, Volskwagen, Mercedes, Toyota, qui sont concernés". L'association avait également demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire.

«On a un organisme en France, c'est le gendarme des constructeurs, un service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs, on aimerait savoir quel rôle il a joué. On demande que toute la chaîne de responsabilité soit enquêtée, soit analysée», a déclaré Marie-Amandine Stévenin. Selon elle, un consommateur «doit avoir l'assurance quand il fait l'objet d'une procédure Stop drive, qu'il va bénéficier soit d'un véhicule de courtoisie, soit d'une solution alternative, en ayant le remboursement des frais de location (d'une voiture), en ayant le remboursement des frais de billets de train, d'abonnements».

Ce serait la moindre des choses.
 

Source

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2025 6 05 /07 /juillet /2025 09:20

« Quand c’est flou, il y a un loup. » Et la question se pose d’emblée, après l’annonce d’un accord de principe sur les échanges commerciaux à long terme de produits agricoles entre l’Union européenne et l’Ukraine : pourquoi annoncer un accord sans en dévoiler le contenu ? Là où il est question de quotas et de normes, silence radio de la part de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dont le communiqué s’est contenté d’assener qu’avec cet accord, « nous sécurisons les flux commerciaux de l’Ukraine vers l’Europe. […] Dans le même temps, nous continuons à protéger les intérêts de nos agriculteurs. » Lundi 30 juin, les deux commissaires européens concernés, Maroš Šefčovič (Commerce) et Christophe Hansen (Agriculture), n’ont guère été plus précis, qualifiant l’accord avec Kiev de « prévisible » et « réciproque », et annonçant que les détails seraient finalisés « dans les prochains jours ».

Si l’intention était de rassurer les parties concernées, et notamment les agriculteurs européens et surtout français, qui ont tout à craindre d’une libéralisation des échanges avec l’Ukraine, alors l’objectif n’est à l’évidence pas atteint. « Depuis des années, on sait très bien que tout va être fait » dans ce sens, a réagi au micro de BV Édouard Legras, membre du Comité directeur de la Coordination rurale. Peu étonné par cette stratégie des petits pas où se succèdent les annonces qui n’annoncent pas grand-chose, il constate d’ailleurs que « c’est pour cela qu'au niveau de la PAC [politique agricole commune], on dit qu’on va annoncer des choses, puis on reporte, puis on annoncera une partie, puis une autre ». Pourquoi cet attentisme permanent ?

« Bruxelles ne sait pas comment nous faire avaler la pilule. Ils ne peuvent pas avouer qu’en fait, les industriels veulent des prix, que la traçabilité, ils n'en ont rien à faire. » Les opérations de contrôle surprise réalisées, récemment encore, par les adhérents de la Coordination rurale sur des camions en provenance d’Ukraine ont permis de confirmer que le respect des diverses normes qui contraignent les agriculteurs français n’est pas une préoccupation majeure, du côté de Kiev. Pour Édouard Legras, l’équation est toujours la même : « On va chercher le produit au moins cher, et en plus, comme on fournit des armes, il faut bien se faire payer. Le problème est là, c'est tout simple. » Chez les agriculteurs français, l'Ukraine est depuis longtemps un sujet d'inquiétude.

 

Source

Partager cet article
Repost0
21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 10:35

La rectrice d’Académie de Dijon a eu une idée géniale pour remédier au manque endémique de profs de français. S’agit-il pour elle de suggérer au ministre de la Fonction publique de rendre le métier d’enseignant plus attractif en augmentant les traitements, en renonçant aux contre-réformes scolaires absurdes, en soutenant enfin les profs contre les parents abusifs, en contrant les campagnes de haine du Point à l’encontre des fonctionnaires ou en cessant de présenter le français comme une langue sans intérêt, l’avenir appartenant comme chacun sait au tout-globish de la mondialisation néolibérale ?

Eh bien vous n’y êtes nullement: les têtes pensantes de l’Académie bourguignonne ont tout bonnement proposé de recruter au petit bonheur des étudiants de diverses disciplines pour que, moyennant quelques semaines de stage (il faut bien un peu d’habillage pour rassurer les parents…), les heureux recrutés acquièrent une « qualification » leur permettant d’enseigner du jour au lendemain les Lettres sans passer des examens universitaires et des concours donnant droit à des statuts si encombrants… pour l’employeur !

Après tout, ne sommes-nous pas tous francophones ? Dès lors, ne sommes-nous pas tous qualifiés d’avance pour enseigner le français, La Fontaine et autres vieilleries ? De même, si vous connaissez la table de multiplication par 5 et que vous sachiez combien vous avez de doigts à chaque main, n’êtes-vous pas tout désignés pour enseigner l’arithmétique du jour au lendemain, que vous ayez ou non passé une licence de maths ?

Allons au bout de cette logique brillante : le plus qualifié pour enseigner la course à pied, vu qu’il galope naturellement plus vite que n’importe quel (toujours trop coûteux) étudiant d’EPS, ne serait-il pas… un cheval ou un zèbre ? Pourquoi du reste s’encombrer de médecins ou d’infirmiers pour soigner les malades à grands frais vu qu’il suffit de quelques leçons de secourisme pour que chacun puisse, au premier coup d’œil, distinguer entre une rage de dents et un panaris interdigité? Vous avez dit « métier », « grilles de qualifications », «diplômes », « carrières », « formation » de haut niveau ? Vieilleries que tout cela, rien ne vaut un bon « job dating » organisé de A à Z par l’employeur avec, en finalité, non pas le respect du travailleur, des métiers, des diplômes, de la nation et des usagers, mais… la sacro-sainte « baisse du coût du travail » prônée par le MEDEF et par l’Union européenne?

Soit. Mais dans ce cas, commençons donc par appliquer ce « choc de simplification », comme ils disent, aux très hauts fonctionnaires proches des politiciens du grand capital qui concoctent des réformes pareilles. Car pour concevoir ces merveilles, il est inutile d’avoir fait des études longues permettant de toucher de très hauts salaires aux frais de la République: il suffit-il d’être un triste individu, de considérer l’humain comme un coût à réduire, les enfants du peuple comme une tourbe sans intérêt, la langue nationale comme un boulet et l’idée même d’un bien commun comme un archaïsme digne de Cro-Magnon !
 
Nous nous souviendrons donc de vous, Messieurs-dames issus des beaux quartiers, quand, sous le socialisme et le pouvoir de la classe travailleuse, il s’agira de faire des économies massives en vous employant enfin au prix que vous valez réellement, ainsi que vos contre-réformes inhumaines ! 

 

Source

Partager cet article
Repost0
21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 10:21

Concernant le 7 Octobre, parler de « violences islamistes » , de « barbarie », préciser qu’on les dénonce, qu’on ne les cautionne pas et dissocier le Hamas du peuple Palestinien, revient à reprendre à son compte la doxa du Système.

Que l’on considère le 7 octobre comme un acte de terrorisme, soit !, mais il faut se souvenir que le terrorisme est l’arme des faibles contre les forts et a de tous les temps été utilisé par les mouvements de libération nationale (ainsi que par les organisations sionistes telles le Groupe Stern ou l’Irgoun). En l’espèce, il a été utilisé par le Hamas non pas parce qu’islamiste mais parce que mouvement de libération nationale. Il n’est pas inutile de se rappeler qu’en 1996, après l’assassinat de Yayah Ayache, l’un des principaux chefs de l’aile militaire du Hamas, le GUD avait couvert les murs de Paris et de plusieurs grandes villes de France d’affiches lui rendant hommage.

La solution à deux États défendue par quelques groupes nationaux-radicaux mais « sages » ne nous concerne pas. Dès les années 1990, les Nationalistes Révolutionnaires ont défendu l’idée que la seule solution pour la Palestine, passait par la constitution d’un unique État démocratique et laïque réunissant la Palestine et Israël. Thèse d’ailleurs partagée par nombre d’Israéliens d’hier et d’aujourd’hui classés « à gauche » tels Martin Buber, Judah Magnes ou Meron Benveniste ou très « à droite » comme Tzipi Hotolevy, et de nombreux Palestiniens tels Naim Khader ou Edward Saïd, qui eux aussi prônaient ou prônent encore ce qu’un journaliste du quotidien La Croix a décrit comme "la seule alternative face à une réalité du terrain qui rend irréalisable un État palestinien viable. La création d’un “seul État laïque” avec l’exigence de l’égalité des droits civiques et politiques pour tous reste l’issue inéluctable qui réglera définitivement ce conflit. "

 

Source

Partager cet article
Repost0
21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 10:09

Ça s’appelle France Music Week (pourquoi pas French ?) et ça ne s’invente pas : l’État macronien, qui n’a plus un flèche pour ses paysans (sauf les paysans ukrainiens), va refiler un demi-milliard sur cinq ans aux grands opérateurs de musique mainstream, c’est-à-dire les majors et les vendeurs de CD plus ou moins exportables.

Dans le détail, cette enveloppe comprend 125 millions d’euros d’accompagnement en fonds propres, c’est-à-dire des levées de fonds pour des sociétés françaises en forte croissance, des projets de développement à l’étranger ou encore des projets de consolidation par des rachats d’actifs. Elle inclut aussi 340 millions d’euros de prêts ou garanties pour « assurer le développement sur le moyen et long terme des entreprises françaises rentables de la filière musicale », d’après le ministère de la culture. Enfin, elle intègre 35 millions d’euros de soutien à l’innovation à travers différents dispositifs et appels à projets de la banque publique d’investissement. (Le Monde)

On sent derrière cette opération de subvention que le secteur se porte moyennement, malgré la locomotive Nakamura, qui vend sa daube dans le monde entier. Cela nous rappelle le cadeau de deux milliards à la filière culturelle que la Bachelot avait lâché en 2021 – ça s’appelait France Relance – pour que les artistes s’engagent dans la campagne de vaccination forcée : 200 vendus feront le sale boulot, sans états d'âme. Un casting de choix qui regroupait notamment Gérard Jugnot, Daniel Auteuil, Arielle Dombasle, Julie Gayet, Nagui, Grand Corps Malade…

Mais comment ne pas voir dans cette France Music Week une nouvelle mainmise de l’État sur la culture ? C’est un certain Jack – l’homme, pas le câble – qui lança cette idée il y a 45 ans. La plupart des artistes médiocres ou avides coururent à la gamelle, devenant de facto des soutiens du régime, avec l’obligation d’attirer les jeunes vers les points de vote socialistes, tout en enfumant – histoire de ne pas les réveiller – ces innocents destinés au chômage avec du shit contrôlé par SOS Racisme.

Le tout pendant que le régime détruisait sciemment l’industrie nationale au profit de l’Allemagne. Il n’est même pas certain que Mitterrand, fin politique mais nullité économique, avait saisi la manip.

Macron, secondé par Dati, futur maire de Paris, se paye avec de l’argent-dette des artistes qui loueront, à l’ancienne, leur roitelet en fin de règne.

Parce que, au fond, c’est nous qui finançons cette générosité à travers les abonnements aux opérateurs de téléphonie (qui nous imputent évidemment cette augmentation), eux-mêmes étant taxés par l’État. Vous avez dit Jarnac ?
 

Source

Partager cet article
Repost0
21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 10:03

Selon Le Parisien, huit personnes — sept femmes et un homme camerounais âgés de 35 à 51 ans — ont été interpellées le 5 juin 2025 à Montrouge, Livry-Gargan, Savigny-le-Temple, Fontenay-le-Fleury et à Paris (XIe et XIXe arrondissements), dans le cadre d’une enquête sur un réseau de passeurs spécialisés dans l’entrée illégale d’enfants camerounais en France.

Le réseau utilisait de faux documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM), une autorisation permettant normalement à des enfants étrangers résidant légalement en France de voyager. Une faille dans le système de contrôle des aéroports de province, où les douaniers ne peuvent pas vérifier en temps réel l’identité photographique des enfants, permettait à de jeunes migrants d’entrer en France avec des documents usurpés. À Orly et Roissy, cette vérification est en revanche possible.

Au moins 25 enfants ont pu pénétrer sur le territoire français par ce biais, en usurpant les identités de sept mineurs vivant légalement dans l’Hexagone. Chaque passage coûtait 7 500 euros, versés par les familles à un chef de réseau basé au Cameroun. Selon les enquêteurs de l’OLTIM (Office de lutte contre l’immigration irrégulière), les parents ne connaissaient pas nécessairement les méthodes utilisées.

Les suspects, pour la plupart les parents des enfants concernés, ont été placés en garde à vue à Lognes (Seine-et-Marne) avant d’être relâchés. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices supplémentaires.
 

Source

Partager cet article
Repost0
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 09:58

Selon le Collectif Les Morts de la Rue, 855 personnes sans domicile fixe (SDF) sont mortes en France en 2024, un chiffre en hausse par rapport aux 735 décès recensés en 2023. Ce nombre, arrêté au 10 avril 2025, pourrait encore évoluer d’ici la publication du rapport complet en octobre 2025.

Plus de 2 SDF meurent chaque jour en France. Parmi les victimes, 19 enfants de moins de 4 ans, 7 adolescents de 15 à 18 ans.

Les victimes ont en moyenne moins de 48 ans, soit 30 ans de moins que l’espérance de vie en France (80 ans).

Rappelons que Macron avait pris l’engagement lors d’un de ses premiers discours, le 27 juillet 2017, qu’il n’y ait plus un seul sans abri en France : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité. » Mais sa première action budgétaire aura été de sabrer dans les APL (Baisse de 50 €) et gel du livret A. 

Entre une politique du logement répondant aux besoins populaire, et l’Union européenne et l’OTAN guerrière, il faut choisir. Au moment où les élections municipales arrivent, il sera absolument nécessaire d’interpeller les candidats se réclamant de la gauche sur la compatibilité de leurs promesses avec leurs actes en la matière.

Si le dixième des augmentations des budgets militaires de ces 5 dernières années avait été consacré à la production de logements sociaux, c’est 42 235 logements sociaux supplémentaires qui auraient pu bénéficier aux travailleurs qui en ont un besoin urgent !

Mais le SDF n'est plus un salarié et ne pourrait prétendre à un logement social. Alors quoi faire ? Peut-être lui donner accès à des lieux d'accueil qui ne ressemblent pas à des prisons, qu'il puisse y entrer et en sortir quand il veut, sans contrainte et sans obligation.

Sur ce sujet, lire "Les Naufragés" de Patrick Declerck.

 

Source

Partager cet article
Repost0
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 09:56

Pour les amateurs de « ruine-babines » (le petit sobriquet donné à l’harmonica), le plus humble des instruments, le seul, avec le triangle, qui puisse tenir dans la poche, Jean-Jacques Milteau est une véritable institution. En France, c’est le maître incontesté de la discipline. À l’étranger, tous les musiciens retirent leur chapeau au simple énoncé de son nom. Ainsi, Charlie McCoy, le maestro de l’harmonica country, l’homme qui règne sur Nashville, est le premier impressionné quand, lors d’un concert donné à l’Olympia en 1977, où il accompagne Eddy Mitchell – qui a toujours eu un goût très sûr dans le choix de ses musiciens –, il accepte de croiser le fer avec le jeune Milteau, seulement 27 berges au compteur. Après s’être mesuré à lui, McCoy admet : « Il y a un monsieur qui joue avec nous sur cette scène. Il joue aussi bien que moi, si ce n’est mieux. Il a maintenant son propre style. Je lui laisse la place. C’est Jean-Jacques Milteau. » Une anecdote que confirmera notre Schmoll national, lors d’un autre concert, toujours à l’Olympia, en 2011 : « Mon ami Charlie a encore dit à Milteau : "Oui, tu joues très bien, mais surtout, rends-moi un service, ne t’installe jamais à Nashville…" »

Pourtant, notre homme, né le 17 avril 1950, a toujours été du genre modeste. Il aurait pu plastronner, ayant exercé ses talents derrière des artistes du calibre de Maxime Le Forestier, Barbara, Yves Montand, Charles Aznavour, Eddy Mitchell ou Renaud. Mais non. Il est toujours demeuré en retrait, préférant former de jeunes pousses, tel un certain Greg Szlapczynski, plus connu sous le nom de Greg Zlap, qui sera le dernier harmoniciste du grand Johnny. Pareillement, et ce, encore dans la plus grande discrétion, de 1997 à 1998, il anime, avec ce nouvel élève, un atelier pour les enfants malades au Centre de rééducation de Bullion, dans les Yvelines. Toujours dans ce registre, il publie, en 2001, Manque pas d’air, album « réalisé par Musique & Santé pour découvrir les plaisirs de l’harmonica mais aussi l’utiliser comme allié pédagogique pour une meilleure prise de conscience du souffle. Particulièrement utile pour les enfants atteints de maladie respiratoire : asthme, mucoviscidose… »

Féru de littérature, Jean-Jacques Milteau sort un autre album, L’Or, mise en musique du roman éponyme de Blaise Cendrars. Mais notre artiste est également réputé de par le monde par ses méthodes d’harmonica. À tel point qu’on parle aujourd’hui du Milteau comme du Bescherelle… Un véritable homme-orchestre, en quelque sorte.

Ce qui ne l’empêche pas d’arpenter les scènes du monde entier, de régulièrement sortir des albums - vingt-six, à ce jour - Dans cette imposante discographie, on ne sait parfois que choisir. Néanmoins, il n’est pas illicite d’avoir un faible pour Merci d’être venus (1996), album de duos où il met son instrument au service de Francis Cabrel (Sarbacane), Michel Jonasz (Les Fourmis rouges), Claude Nougaro (Les Don Juan), sans oublier ce Lonely Crowd proprement renversant, partagé avec l’immense violoniste Didier Lockwood, l’élève de Stéphane Grapelli.

Pour finir, on saluera le légendaire effacement médiatique de Jean-Jacques Milteau qui, s’il a sûrement son avis sur la marche du monde, n’en fait jamais publiquement état. Au lieu de parler, il préfère souffler. Nombre de ses confrères seraient bien inspirés de l’imiter. Chapeau bas devant l’artiste.

 PS : Notons que ses reprises de titres anciens n’ont souvent rien à envier aux chansons originales, tel qu’en témoignent ces réinterprétations du What a Wonderful World de Louis Armstrong et l’Ode to Billy Joe, de Bobbie Gentry.
 

Source

Partager cet article
Repost0
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 09:51

Depuis l’arrivée au "pouvoir" de Sarkozy, la France est un pays totalement à la botte de l’impérialisme américano-sioniste. Le Qatar étant une société écran de cet impérialisme, il est tout à fait logique qu’il soit devenu une niche fiscale en France.

En Libye, 5000 soldats du Qatar ont combattu au service des Amerloques et des Israéliens contre la jamahiriya arabe libyenne et socialiste.

Al-Jazeera n’est pas une voix indépendante de l’Amérique : la célèbre chaîne de télévision arabe al-Jazeera fut créée le 1er novembre 1996 par le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, émir du Qatar. Al-Jazeera est basée à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a hébergé le CentCom, le commandement opérationnel américain, qui a supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003. Sachez aussi qu’il existe un bureau commercial israélien à Doha.

Déjà, le Qatar avait joué un grand rôle dans la première guerre américaine contre l’Irak (Première guerre du Golfe, "Tempête du désert", en 1990-91) en permettant dès 1990 le déploiement de l’armée américaine sur son territoire.

En France en 2009, le Sénat a définitivement ratifié la convention franco-qatarie signée en janvier 2008 entre Nicolas Sarkozy et l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani, lors d’un périple présidentiel à Doha. Sous prétexte de toilettage d’un ancien traité fiscal, elle exonère d’impôt sur les plus-values tous les investissements immobiliers réalisés dans l’Hexagone par « l’Etat du Qatar ou ses entités publiques », y compris la famille de l’émir.

Cette nouvelle convention tombe à pic, les Qataris multipliant les investissements à Paris. Après le rachat de l’hôtel d’Evreux, place Vendôme, par l’émir, de l’hôtel Lambert, île Saint-Louis, par son frère (1), du centre de conférences Kléber par le fonds souverain du Qatar (QIA), il était temps de soulager fiscalement ces éminences. 

Pourquoi un tel régime de faveur ? Lors de sa ratification à l’Assemblée nationale, Marie-Louise Fort, rapporteure de la commission des finances, évoquait sans barguigner la libération des infirmières bulgares retenues en Libye : « Le Qatar a joué un rôle discret mais sans doute décisif. » En clair, l’émir a payé la rançon - pardon, a financé une fondation pour les enfants libyens présidée par le fils Khadafi. Au Sénat, le rapporteur Adrien Gouteyron va droit au but : « 80% des équipements de l’armée qatari sont d’origine française. » Et de rappeler les contrats signés par EDF, Suez, Total et Areva lors de la visite de Sarkozy à Doha.

Son rapport résume noir sur blanc : « L’Etat du Qatar ou les entités qu’il contrôle seront exonérés de plus-values immobilières. » Ce régime de faveur, bien qu’aligné sur celui du Koweït, est « non conforme au modèle OCDE ». Pas de quoi susciter la moindre polémique parlementaire, le texte étant adopté par la procédure simplifiée : sans débat public, après un « bref échange » en commission.


(1) Joyau architectural du XVIIe siècle, vendu en 2007 par le baron Guy de Rothschild au prince Hamad Al-Thani. Sa restauration fait polémique car le frère de l’émir veut y inclure ascenseurs et parking.

Source

Partager cet article
Repost0