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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 10:06

"Notre collège a été choisi pour faire partie des 800 « collèges en progrès », un nouveau gouffre financier imaginé par le ministère pour faire croire qu’il prend à bras-le-corps la question de la chute du niveau scolaire. Quatre personnes ont donc été recrutées par le rectorat pour s’occuper exclusivement de notre collège, et les inspecteurs hantent furieusement nos couloirs. Nous aurons même prochainement la venue du DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale). En 25 ans de carrière, j’avais fini par croire que le DASEN, c’était comme l’Arlésienne : on en entend parler, mais on ne le voit jamais. Et on se demande quelle est son action concrète. Elle doit être essentielle à la vie de l’école, car cette fonction est fort bien rémunérée : environ 65.000 euros de salaire par an, auxquels s’ajoute le RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel). Pour les DASEN, l’indemnité comporte notamment l’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) et le CIA (complément indemnitaire annuel), le tout s’élevant environ à 50.000 euros annuels. Soyez rassurés : c’est imposable. Les DASEN sont de hauts fonctionnaires nommés par décret du président de la République…

Nous avons donc les inspecteurs sur le dos. Ils essaient de nous apprendre comment faire progresser les élèves. Comme nous ne nous l’étions jamais demandé - je ne sais pas trop de quoi nous parlions en salle des profs jusqu’alors… -, nous sommes curieux d’écouter leurs fulgurances pédagogiques et leurs idées novatrices.

En quoi consistent les interventions des inspecteurs ? Globalement, à nous dire que nous sommes des incapables, car nous n’arrivons pas à mettre en œuvre le programme concocté avec amour dans les sombres alcôves du ministère. Je rappelle que plus d’un tiers de nos élèves ne savent pas lire en 6e. Avez-vous vu, récemment, un enfant de douze ans ? C’est petit, mignon, pas très dégrossi, doté d’une expérience du monde fort réduite et d’une voix fluette. Voici les documents sur lesquels l’inspecteur nous fait réfléchir. Vous les trouverez sur Eduscol, le site « ressources » de l’Éducation nationale. Avec mes 5e, je suis donc censée travailler la poésie baroque. Je cite : « La nature versatile que le poète baroque observe autour de lui fait écho à sa propre nature incertaine et changeante. Il comprend qu’il fait partie d’un monde en perpétuelle mutation dont le sens profond lui échappe. […] Il sait qu’il n’y a pas de monde plus inconnu que le monde qui l’entoure. La fragilité de la vie et l’inconstance de l’univers interrogent de façon nouvelle une nature à la fois proche et lointaine qui devient à elle seule un univers de signes mystérieux. » On imagine bien que l’on va avoir quelques difficultés à faire comprendre tout cela à un jeune de douze ans qui ne sait pas construire une phrase complexe. Est-ce vraiment de cela que l’on a besoin, en début de collège ? L’avantage, pour le ministère, c’est qu’ils peuvent réimprimer les mêmes programmes de la cinquième à la terminale…

Certains sujets pourraient directement être recyclés pour l’écrit du bac de philo: « Comment la quête de l’inconnu amène-t-elle à se découvrir soi-même ? » Je termine avec mes deux préférées, dont le sens ne m’apparaît toujours pas clairement : « Peut-on discerner une géographie intime de l’aventure ? », « En quoi le voyage n’est-il parfois que le commerce des ressources du vivant ? » Cela me laisse aussi perplexe que certaines paroles d’Indochine…

Alors, évidemment, ils nous proposent toute une bibliographie pour nous guider dans le choix des lectures que nous proposons aux élèves. Leurs suggestions, toujours pour mes petits 5e, dont certains ont du mal à porter leur sac de cours ? Les Pensées de Pascal, les Essais de Montaigne, le Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot, Tristes Tropiques de Lévi-Strauss, La Germanie de Tacite… Quand ils sortent d’une réunion au cours de laquelle on leur a fait comprendre qu’ils étaient d’une rare incompétence de ne pas réussir à faire tout cela avec leurs élèves, et qu’ils se font interpeller dans le couloir par Krystal qui leur dit : « Wesh Madame ! Je sais pas c’est qui qu’on a après vous », je comprends que certains de mes collègues vrillent et reprennent un deuxième Xanax."

 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 10:03

La Loire-Atlantique est le département - après la Seine-Saint-Denis - qui compte le plus grand nombre de bidonvilles en France. Selon les chiffres officiels, sur l'ensemble de l'Hexagone, 150.000 personnes s'y entassent dans des abris de fortune et des caravanes délabrées au milieu de décharges à ciel ouvert comme celle dans laquelle Vincent Lapierre s'est rendu. À la périphérie de Nantes, c'est tout un écosystème qui s'est tissé, au fil des ans, avec l'arrivée de populations qui s'y sont agglutinées depuis les années 2000. « Les premiers (issus de cette émigration roumaine) sont arrivés et en ont fait venir d’autres et encore d’autres… », expliquait, il y a trois ans, au Figaro, un membre du collectif RomEurope Nantes. Si une part de ces occupants illégaux trouvent à s'employer auprès des maraîchers nantais, comme l'écrivait Olivier Quentin, journaliste à France 3 Pays de Loire, en 2024, « cette problématique des bidonvilles génère également une économie aussi souterraine que perverse, celle des réseaux qui font venir des familles de Roumanie en leur proposant, moyennant rémunération bien sûr, une caravane, une cabane ». Ce que confirme une autre « militante associative » au Figaro : « C’est devenu une zone compliquée et enclavée, qui peut abriter un certain nombre de trafics. Dès qu’ils se font expulser d’un terrain, une partie des Roms viennent ou reviennent ici. C’est insoluble. »

En toute logique, bon nombre d'associations s'y déploient pour soulager la misère, distribuer l'aide alimentaire, dispenser des soins (via un service dédié au CHU de Nantes, le « PASS Mobile », composé de deux infirmières, un médecin et une assistante sociale), fournir le raccordement à l'eau courante (Solidarités International), le tout au chevet d'une population en très grande précarité. Après tentatives d'expulsions avortées, manifestations d'opposants soutenues ou orchestrées par des initiatives militantes, réinstallations des mêmes populations sur le terrain d'à côté et propositions de relogements refusées, la municipalité de Nantes a finalement décidé d'un projet d'ampleur pour démanteler le bidonville de la prairie des Mauves. Chiffré à 80 millions d’euros, il serait « en cours de préparation » en attendant, en 2031, « l’éclosion d’un pôle d’écologie urbaine en lieu et place des habitats précaires » et laisse un peu songeur... D'autant que, manifestement, pour certains responsables politiques, les bidonvilles nantais, c'est chasse gardée !

C'est en tout cas l'impression qui ressort du reportage « empêché » de Vincent Lapierre, journaliste indépendant, dans lequel on voit apparaître la fameuse Margot Medkour, surgie de nulle part, criant suffisamment fort à la récupération politique au profit de l'extrême droite par une « chaîne de facho pas la bienvenue ici » pour décourager les équipes d'aller interroger les occupants du bidonville.

Margot Medkour, qui se décrit comme « une figure des luttes sociales nantaises» , « militante écologiste », a déjà été candidate aux municipales de 2020 sur une liste LFI, pour un piètre résultat. Manifestement en froid avec le parti de Mélenchon, elle récidive cette année avec « Nantes populaire », une liste dissidente qui a obtenu 5,53 % au premier tour de dimanche dernier. Mais sa liste est exclue de l'accord entre la Gauche unie et LFI pour le second tour.

Pas de bol !
 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 09:59

Les salariés des Papeteries de Condat, au Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, ont appris en ce mois de mars 2026 leur prochain licenciement. Ce sont 181 femmes et hommes — soit 90 % des effectifs — qui perdent leur emploi et 210 familles qui sont directement touchées. Un ultime coup de massue pour toute une région, et une nouvelle attaque inacceptable contre la classe ouvrière en Dordogne.

Fondées en 1907, les Papeteries de Condat ont compté jusqu’à 1200 salariés. Elles représentent un savoir-faire industriel de plus d’un siècle, ancrées dans le territoire périgourdin, productrices d’un papier de qualité reconnu à l’international. C’est cet héritage que l’on assassine aujourd’hui, un héritage forgé par les ouvriers et employés qui, à la force de leur travail, ont bâti et fait vivre cette usine.

C’est une entreprise florissante qui passe en 1994 sous la coupe d’une transnationale irlando-américaine, Smurfit, avant d’être rachetée par un fonds d’investissement britannique qui le cède au groupe espagnol Lecta en 1998. S’ensuit un scénario tant de fois rejoué pour les industries françaises quand elles deviennent les jouets des mouvements de concentration capitaliste. A l’image de l’usine de La Marque en Corrèze, fleuron industriel tulliste ayant appartenu un temps au groupe Thompson, puis dépecé jusqu’à sa fermeture et au transfert de la production en Hongrie par l’équipementier américain Borg Warner, les papeteries ont subi une lente descente aux enfers. Entre 2007 et 2023, ce sont près de 550 salariés qui subissent les plans de licenciement successifs. Le dernier arrache même aux papeteries leur spécificité en fermant la seule ligne française de fabrication de papier couché deux faces. A l’issue de cette mise en coupe réglée, l’entreprise est placée en redressement judiciaire à l’automne 2025 :  "Lecta nous a tués, ils ont exploité notre savoir-faire, ils ont tout pris…" (Frédéric Lestandi, délégué CGT). L’annonce, le 2 mars, de la décision du tribunal de commerce de Bordeaux, d’entériner l’offre de SPB — Société de Participation de la Braye — d’un rachat du site pour la somme symbolique d’un million d’euros, est une exécution : le « repreneur » ne conservera que 21 salariés sur les 202 restants.

Les ouvriers licenciés ne s’y trompent pas et pointent la responsabilité écrasante de l’État dans la poursuite de la désindustrialisation brutale du pays et la promotion de la mortifère concurrence libre et non faussée de l’UE : « L’État est arrivé à ses fins. L’État voulait tuer Condat. L’État y est arrivé » déclare Philippe Delord (délégué CGT).

Condat n’est pas un cas isolé. La papeterie d’Uzerche en Corrèze a subi le même sort. Datant de 1863, elle compte dans les années 1970 jusqu’à 270 salariés. Rachetée elle aussi dans les années 1990 par le même groupe irlando-américain que les papeteries de Condat, elle est sacrifiée en 2007. Entre 2014 et 2023, la filière de la production de papier et carton française a perdu 10 % de ses sites de production et un quart de ses effectifs. Le scénario est toujours le même : l’achat par une multinationale étrangère, des chantages aux licenciements, des subventions considérables de l’Etat et des collectivités territoriales pour aboutir inexorablement à des fermetures, quand les actionnaires se sont largement engraissés sur les aides publiques avant d’aller exploiter ailleurs, avec toutes les facilités procurées par l’UE.

 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 09:52

À la suite du scandaleux enlèvement du président vénézuélien par un commando états-unien, Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont perdu toute retenue dans la mise en œuvre de leur projet impérial d’hégémonie absolue, non seulement sur l’ « hémisphère occidental », mais sur le reste de la planète : cela s’observe désormais de la Péninsule coréenne à l’Europe de l’Est en passant par la Mer de Chine, Gaza, le Caucase et l’Iran. Et voilà maintenant que la rapace administration états-unienne vient encore d’aggraver le blocus inhumain que les USA infligent à Cuba depuis 1961: en effet, violant à la fois le droit international et la liberté de naviguer dans les eaux internationales, Trump et Rubio empêchent désormais la République de Cuba de s’approvisionner en carburant privant l’île rebelle de courant électrique, bloquant ses moyens de transport, asphyxiant son économie et entravant sciemment le fonctionnement de ses hôpitaux et de ses circuits alimentaires. Il s’agit clairement pour Trump de susciter un « changement de régime » à La Havane en provoquant cyniquement, manigances de la C.I.A. et infiltrations terroristes en provenance de Miami à l’appui, l’une de ces « révolutions colorées » qui précèdent et préparent le plus souvent les intrusions, voire les invasions nord-américaines…  

Ainsi la stratégie de Trump consiste-t-elle, non seulement à imposer aux Cubains un « regime change » (sic) téléguidé depuis Miami, mais à annexer Cuba de facto comme l’avoue crûment Trump quand il déclare vouloir imposer aux Cubains la suprême humiliation d’avoir pour prochain « président » le secrétaire d’État Rubio lui-même ! Ainsi s’accomplirait le projet impérial états-unien qu’avait déjà dénoncé au XIXe siècle l’ « Apôtre de l’indépendance cubaine », le poète combattant José Marti : à savoir le projet d’annexer toute la Mer des Caraïbes afin de pouvoir dominer sans partage, en y imposant au besoin ses pantins sanglants à la Pinochet, l’ensemble de l’Amérique latine ouvertement réduite à l’état d’ « arrière-cour » des USA.

Or, face à cela, que fait l’Élysée censé représenter cette République française dont Cuba a choisi de reprendre sur son propre drapeau les couleurs emblématiques de notre Révolution ? En opposition frontale à la politique de non-alignement qui fut celle du Général de Gaulle, – une politique alors très largement soutenue en France (y compris par le PCF de Waldeck Rochet…) -, la France officielle se tait, uniquement préoccupée qu’elle est, en écho à ses institutions tutélaires de l’UE et de l’OTAN, d’alimenter l’escalade militaire en Ukraine; laquelle escalade,  soutenue mezzo voce par Washington (qui fournit à Kiev les armes lourdes financées par le contribuable européen) peut à tout moment dégénérer en une guerre continentale ou mondiale potentiellement exterminatrice. Ce silence complice abaisse notre pays sur la scène mondiale, il en fait le complice par omission des prédations états-uniennes alors même que Trump et son ambassadeur à Paris ne cessent d’humilier la France, de se moquer de Macron lui-même (sans réactions de l’intéressé…), voire de s’ingérer grossièrement dans le débat politique français.

 

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:56

Une campagne de dons est ouverte pour lever 30 000 euros par influenceur français prisonnier à Dubaï, leur désormais deuxième patrie, celle où l’on peut se prostituer tranquillement pour une marque ou un prince sans payer d’impôts.

Oui mais voilà, parfois, le contexte crève la bulle et fait entrer le réel le plus dur dans la déconnexion la plus pure. Les stars du fric et du fion se lamentent, car les avions ne peuvent pas voler, laissant la place aux missiles et aux drones, ce qui est un autre genre de spectacle.

Tout là-dedans est symbolique, karmique, divin. Le culte du fric puni par le fer et le feu, la géhenne, tout ça, c’est carrément le Coran et la Bible. Les microputes du Système découvrent la souffrance, alors qu’elles passaient leur temps à exhiber argent, sexe, réussite, appartements, piscines, fêtes...

Tout est fini, dans une fin biblique à la Sodome et Gomorrhe, quelque chose d’inattendu, mais un message fort, les vraies valeurs qui balayent les fausses. Les vraies, c’est un grand peuple qui lutte pour sa survie contre une Amérique devenue folle à force de perdre sa puissance, son aura, devenant pour le monde entier le Grand Satan. Les influenceurs sont de tout petits satans, du très mauvais côté de la barrière. Ils découvrent le réel, Dieu, quoi. C’est le moment de placer notre citation de Johnny Cash : la douleur, c’est le seul truc qui est vrai.

Au fait, pourquoi 30 000 balles par tête de con ? Parce que c’est le prix d’un billet de retour en France sur un jet privé, qui, lui, prendra le risque de décoller. À ce tarif, nous on joue les Barry Seal !

Les influenceurs se font racketter – comme des putes ! – pour repartir, ce qui est une forme de logique puisqu’ils rackettent leur pauvre public depuis toujours. La formule est simple : il suffit de jouer au riche, et les pauvres donnent pour essayer de le devenir.

Relisez bien la phrase : les pauvres payent de faux riches pour essayer de devenir comme eux. S’appauvrir au profit d’escrocs, c’est le zèbre (le plat préféré du lion) qui vient demander l’heure aux lions.
 
Que fait le consulat de France à Abu Dhabi ? Sur les 60 000 Français présents dans ce petit pays du Golfe transformé en boutique géante pour attardés mentaux, on découvre que beaucoup vivent là-bas de manière pas très officielle, n’étant pas enregistrés par les autorités.

Deux avions gouvernementaux français ont ramené 400 à 500 personnes jugées « vulnérables », mais depuis, plus rien. Jeudi soir, un vol Air France affrété par Paris pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis a dû faire demi-tour vers l’Égypte, en raison de tirs de missiles « dans la zone ». [...]

Aucun de ces touristes, trop nombreux, ne pourra cependant être accueilli dans les locaux du consulat situés au 32e étage de la tour. À l’intérieur, des volontaires, comme cette avocate, répondent sans relâche au numéro spécial mis en place. « Selon mes calculs, entre 5 000 et 10 000 Français seraient bloqués aux Émirats arabes unis, tous ne s’étant pas signalés », indique le consul, Jean-Christophe Paris, harassé. (Le Figaro)

L’Émirat, qui a fait tant de pub pour son Las Vegas, continue à dire à ses prisonniers (de la marchandise) que tout est sous contrôle, que les Rafales et la défense anti-aérienne arrivent à éclater tous les missiles et drones iraniens qui arrivent, mais on sent comme un doute – le début de l’intelligence – chez les influenceurs et touristes. Cette vie de rêve (de singe) coupée de toute réalité vient de s’achever brutalement, en 24 heures. La vitrine mercantile de la pétromonarchie n’est plus un sanctuaire, la géopolitique revient en force, et ce n’est que le début.

On souhaite quand même bon courage à tous nos ressortissants, qui ne sont pas tous des influvoleurs, mais soyons honnêtes, aller en vacances dans un hypermarché, faut vraiment être fêlé. Alors qu’en France, on a tout : la mer, la montagne, la campagne, et même des hypermarchés !

 

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:48

Du 9 au 17 mars 2026, Toulouse accueille la 12e édition de Ciné-Palestine. 54 projections, et l’ambition de mettre en avant la culture palestinienne dans sa globalité, en incorporant la poésie, la littérature et la musique.

 

D'autres événements autour du cinéma palestinien sont organisés partout en France.

Voir le programme

 

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:43

Les Victoires de la musique se suivent et se ressemblent, descendant d’une gamme à chaque fois. Tout ce joli petit monde, partagé entre plusieurs multinationales du disque, telle une sorte de Yalta sonore, se congratule. Sans chercher la rime riche, le téléspectateur, surtout quand amateur de musique, n’y trouve évidemment pas son compte ; même si le sentiment de s’être fait posséder est bel et bien là. Et c’est très logiquement que les audiences du raout en question, 41e édition du nom, sont en berne constante, ce vendredi 13 février ; encore une date qui porte la poisse.

À en croire Le Parisien, « il s’agit du pire score historique pour la cérémonie de récompenses de la scène musicale ». Même son de cloche au Figaro TV : « Avec 1.615.000 téléspectateurs en moyenne seulement (9,1 % de part d’audience, selon Médiamétrie), la retransmission en direct des Victoires de la musique sur France 2 a enregistré la plus faible audience de son histoire. » Il n’empêche que ce désastre du service public télévisuel n’a pas été perdu pour tout le monde, la chanteuse Theodora – sans « é », SVP, il paraît qu’elle y tient beaucoup – ayant empoché quatre statuettes à elle seule. Et pas que des lots de consolation, s’agissant des Victoires de « l’album de l’année », de « la révélation féminine de l’année », de la « révélation scène » et de « la création audiovisuelle ».

Mais, au fait, qui est Theodora ? Lili Théodora Mbangayo Mujinga, d’origine congolaise, est née en Suisse. Ses parents sont médecins. Elle n’est donc pas enfant de la rue, loin s’en faut, et encore moins du ghetto. À dix-sept ans, elle se lance dans la musique, forte de l’approbation de son père. Elle n’est pas plus enfant battue, pas plus qu’elle n’est victime de « racisme systémique », ayant été invitée à participer, dès janvier 2023, à l’audition générale Île-de-France des iNOUïS du Printemps de Bourges. Un an plus tard, son premier succès Kongolese sous BBL. Les paroles ? Pas tout à fait du Georges Brassens, dira-t-on : « Ouh, ouh, ouh, ouh, ouh/J’ai volé ton boo-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh/Trop sexy/Ouh, ouh, ouh, ouh, ouh, ouh/J’ai volé ton boo-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh […] Et mes gros seins me font souvent mal au cou/Baby boo, tu sais, je vaux beaucoup […] Et oui, oui mon cul est gros/Donc y a des daddies qui ont trop les crocs. » À lire cette poésie, on a le sentiment que cette dame souffre autant qu’elle fait souffrir la langue de Molière. 

Même Le Figaro prend l’événement au sérieux : « Critiquer les textes d’Aya Nakamura ou de Theodora vaut aujourd’hui une forme d’opprobre moral. Cela sonne comme l’aveu d’une oreille réactionnaire ou, pire, d’un mépris de classe. […] L’art des paroliers n’a pas attendu Theodora pour être malmené. Dans les années 80 et 90, l’ère disco et les premiers hymnes électro, pour ne citer qu’eux, ont apporté leurs lots de rimes très plates. Même saoul, le fêtard n’est pas fier de chanter : "Tu tapes, tapes, tapes, c’est ta façon d’aimer". Rien de nouveau sous le soleil, donc. Si : quatre Victoires de la musique. »

 

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:38

Souvenez-vous : en avril 2023, le militant écologiste Hugo Clément avait créé la surprise en acceptant une invitation du journal Valeurs actuelles. Il s’était rendu au Palais des sports, à Paris, où il avait notamment débattu face au président du RN, Jordan Bardella. Mais, à gauche, sa participation à un événement associé à la droite avait été vivement critiquée. « À lire certaines réactions, venues du milieu de l’écologie politique ou de l’extrême gauche, il ne faudrait pas débattre avec l’extrême droite mais "la combattre" », avait alors réagi l’intéressé, sur X. Je trouve cette vision de la politique affligeante […] Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. » Un certain Raphaël Arnault s’était montré tout particulièrement virulent : « Hugo Clément s’est donc rendu chez Valeurs actuelles pour discuter avec tout le gratin néofasciste. Nous avons pris acte », avait écrit celui qui n’avait pas encore été condamné pour violences volontaires en réunion.

Le 18 février, Hugo Clément avait finalement répondu aux accusations du militant « antifa », dont plusieurs collaborateurs sont mêlés au meurtre du jeune Quentin Deranque : « Vous voyez, Raphaël Arnault, échanger, discuter, débattre, c’est sûrement imparfait, mais c’est toujours mieux que la violence et le lynchage d’un homme à terre. Quand le débat n’est plus possible, la haine déferle. Le sectarisme conduit, à la fin, au drame. »

La controverse entre gens de gauche aurait pu s’arrêter là, mais c’était compter sans la brillante députée LFI Nadège Abomangoli. « Le facho pseudo écolo est de sortie », a ainsi sobrement commenté l’élue du 93, ce 18 février.

Dès le lendemain, Hugo Clément a réagi à cette qualification infamante. « Cette députée, première vice-présidente de l’Assemblée nationale, insulte publiquement et bloque les réponses. À force de vider les mots comme "facho" de leur substance, madame, ils ne veulent plus rien dire, a répondu le militant écolo. Cette brutalisation de la vie publique et cette manière de coller des cibles sur le dos de vos adversaires et des journalistes ne peut conduire qu’à des drames. »

 

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 09:35

Ce pourrait être un titre de roman policier, plus prosaïquement l’affaire concerne le séjour de l’état-major de France Télévisions du 16 au 27 mai 2023 à l’hôtel Majestic de Cannes. La présidente Delphine Ernotte, le directeur des antennes et programmes Sitbon Gomez, le directeur du cinéma Manuel Alduy et le secrétaire général Christophe Tardieu avaient été logés dans le palace de la Croisette pendant le festival de cinéma dans le cadre du partenariat de France Télévisions avec le festival.

Une jolie facture de 112 123 € s’en était suivie pour des suites comme la « Prestige Mer », avec la vue que l’on imagine. La facture a été rendue publique de manière anonyme, peut-être par un employé choqué de France Télévisions. Une partie de la facture (38 K€) correspondait à des invités de FT et leur aurait été refacturée. Le solde (74 K€) n’aurait pas été financé sur le budget de FT mais par un échange d’espace publicitaire à un prestataire contre services. Le service consistant ici en chambres d’hôtel de luxe. Ces espaces publicitaires considérés comme invendus avaient une valeur marchande, ont-ils été bradés pour couvrir des dépenses considérées à juste titre comme somptuaires ?

En février 2024, c’est le syndicat CGC de l’audiovisuel qui avait porté plainte pour « abus de biens sociaux et recel » et « soustraction, détournement ou destruction de biens d’un dépôt public par le dépositaire ». Le jugement ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.


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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 10:08

 

Olivia Zemor, présidente de l’association EuroPalestine, est visée par des poursuites pour apologie du terrorisme après la publication d’un article le 7 octobre 2023. Son procès en appel doit débuter le 26 février prochain à Paris. « On est 800 militants en France à être poursuivis pour apologie de terrorisme », affirme Olivia Zemor, évoquant une pression judiciaire croissante contre les soutiens de la cause palestinienne.

Le recours accru à ce délit s’inscrit dans un contexte marqué par une multiplication des procédures depuis octobre 2023. Des centaines d’enquêtes ont été ouvertes en France pour apologie du terrorisme, certaines visant des prises de position politiques ou militantes liées au conflit israélo-palestinien, un usage qui suscite des débats sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.

Olivia Zemor invoque aussi la jurisprudence européenne sur le boycott d’Israël, rappelant qu’« en juin 2020, la Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à ceux qui appellent au boycott », une décision qu’elle considère incompatible avec l’esprit de la loi Yadan. Elle ajoute : « On ne va pas s’arrêter de dire du mal d’Israël, ni de sa politique, ni de cet État. »

La présidente d’EuroPalestine critique par ailleurs ce qu’elle décrit comme un «deux poids deux mesures » judiciaire. « Le gouvernement ne porte pas plainte contre des propos qui sont de véritables provocations au génocide dans les médias », affirme-t-elle, évoquant également une plainte déposée par son organisation avec d’autres associations contre des personnes accusées d’avoir bloqué une aide humanitaire destinée à Gaza.

La proposition de loi Yadan, qui entend lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », suscite une contestation plus large au sein de la société civile. Plusieurs organisations de défense des droits humains, syndicats et collectifs juridiques dénoncent un texte jugé liberticide et juridiquement flou. Des associations comme La Cimade ou la Ligue des droits de l’homme estiment qu’il pourrait « instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme » et pénaliser des opinions politiques, notamment la critique de l’État d’Israël.

La proposition de loi n°575, dite loi Yadan, a été déposée le 19 novembre 2024 à l’Assemblée nationale par Caroline Yadan, députée du groupe Renaissance (majorité présidentielle). Intitulée « proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », elle a été adoptée en commission des lois le 20 janvier 2026. Elle est depuis en attente d’un vote en séance publique à l’Assemblée nationale, première étape d’un processus qui devra ensuite passer par le Sénat.

 

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