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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:09

S'adressant au public MAGA (Make America Great Again) qui forme le coeur sans coeur de l'électorat « républicain », le beauf à perruque qui dirige la «grande démocratie américaine » a cru bon de raviver l'ardeur guerrière des ses supporteurs (plus ébranlés par le prix de l'essence que par les fillettes iraniennes taillées en pièces par l'US Air Force) en leur promettant de « ramener l'Iran à l'âge de pierre où ils sont déjà »: des propos exterministes dignes d'Hitler qui montrent au passage que ce n'est pas par accident que les USA ont jadis atomisé Hiroshima, qu'ils ont déversé des millions de tonnes de bombes sur l'Indochine et qu'ils ont récemment subventionné à milliards le génocide israélien à Gaza… 

Mais surtout, puisqu'il est question d' « âge de pierre », qui donc, du noble peuple perse ou du gangster mondial Trump n'est-il jamais sorti de ces âges farouches ? Pour ne prendre qu'un exemple, M. Larejani, le dirigeant iranien que les USA viennent d'assassiner, et que mon propos n'est pas de présenter ici comme un parangon de démocratie (j'ignore tout de sa trajectoire politique), était spécialiste de philosophie occidentale et il a écrit plusieurs livres érudits sur Kant. En fait de littérature, certain catcheur ami de Jeffrey Epstein n'a jamais « écrit » (???) de son côté qu'un opuscule intitulé L'art du deal. Faut-il vraiment commenter ? 

Quant à l'Iran, ce pays héritier d'une antique civilisation qui remonte au moins à Cyrus le Grand et à Zarathoustra a-t-il des leçons de Lumières et de modernité à recevoir d'un pays où des millions de gens sont  illettrés, où d'autres personnes non moins nombreuses croient que l'évolution des espèces est une invention du diable et où des tas d'illuminés attendent la  descente sur Terre du Messie venant régler leur compte aux Infidèles à l'occasion d'un prochain Armageddon nucléaire consécutif à l'avènement du « Grand Israël »? Et Trump sait-il par ailleurs que l'Iran forme chaque année plus d'ingénieurs que l'Allemagne et la France réunies… ce qui n'est pas sans comporter quelques effets déplaisants sur le champ de bataille pour la chasse américaine et les habitants de Tel-Aviv ?

Une chose est certaine en tout cas vu l'extrême finesse du président étatsunien, c'est que si son pays perd une guerre de plus, il ne risque surtout pas d'être renvoyé à l'âge de la « pierre polie »...

 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:08

« Voici un petit panorama de ces gens qui prônent le « vivre ensemble » pour mieux vivre entre eux. 

Il y a bien sûr les grands oligarques médiatiques comme Xavier Niel (Le Monde), gendre de Bernard Arnault (Le Parisien). 

Ou Martin Bouygues (groupe TF1), ami de Nicolas Sarkozy (Lagardère). 

Et puis il y a la famille Duhamel. Le p’tit Benjamin (Radio France), neveu de l’insubmersible Alain (86 ans, multicartes), fils de Patrice Duhamel (ancien directeur général de France Télévision) et de Nathalie Saint-Cricq, grande fortune de la PQR - Presse Quotidienne Régionale -, actionnaire de la République du centre ouest, et star, elle aussi de France télévision dont elle est la directrice des rédactions nationales. 

Sans oublier la cousine Amélie Oudéa-Castéra, épouse de l’homme d’affaires Frédéric Oudéa (Société générale, Sanofi), ancienne ministre et patronne du COJO.

Il y a aussi le duo Glucksmann/Salamé, Raphaël Glucksmann né d’un nouveau philosophe germanopratin et Léa Salamé issue d’une grande famille libanaise : lui incarne l’aile gauche de l’extrême centré sur le plan politique, elle en porte la parole au Journal télévisé de 20h de France télévision.

Pour être moins célèbres, d’autres couples n’en sont pas moins nocifs : Laurence de Nervaux dirige Destin Commun, une association vivant de subventions publiques et de l’argent de Soros et œuvrant pour installer des foyers de migrants dans les campagnes. Son mari Alban de Nervaux, lui, censure les médias critiquant l’immigration comme directeur général de l’ARCOM. Pratique : Madame agit, Monsieur interdit les critiques. Emballé, c’est pesé.

Il y a aussi les loups solitaires qui agissent seuls mais avec une influence considérable : tel est le cas de Thomas Andrieu, président de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui régularise 60 000 étrangers du tiers monde par an. Fils d’énarque-préfet, gendre d’énarque-préfet, gendre d’énarque-conseiller d’Etat, marié lui-même à une énarque banquière, il est le symbole de l’autoreproduction d’une Énarchie qui a coupé toute racine avec le peuple qu’elle devrait servir.

Il ne s’agit là que de quelques pépites…

Vous en découvrirez bien d’autres au fil de ce dossier et de ceux qui suivront. »

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:02

Un long métrage documentaire de Pierre Carles‍
101 minutes - Couleur - Stéréo - France - 2026
N° visa d’exploitation : 157.518

« Donner la parole aux acteurs et témoins ; exposer les faits, rien que les faits ; exhumer les archives, les faire parler. Sans commentaire. C’est ce que nous avons tenté de faire. » Pierre Carles

Produit par : Annie Gonzalez, C-P Productions

Distribution ASC Distribution

 

En ouvrant son film par l’image surprenante de la députée Rima Hassan en visite dans la cellule de Georges Ibrahim Abdallah, Pierre Carles fait d’une pierre deux coups. Tout d’abord l’émotion: l’accolade entre la rayonnante jeune femme et le vieil homme bouleversé qui la serre dans ses bras en disant à la camera : « C’est la première fois que des gens venus de l’extérieur entrent dans ma cellule ».  Ensuite l’intention : c’est un film qui va déconstruire la méfiance spontanée à laquelle le spectateur lambda aura sans doute fini par succomber à l’égard de certaines figures diabolisées par - disons le gentiment - la pensée mainstream.

Car demandez à un quiconque de citer de mémoire le nom d’un« terroriste », il vous dira Georges Ibrahim Abdallah. Quand à Rima Hassan, peu de personnalités politiques peuvent se targuer d’avoir été autant insultées et vilipendées que cette passionaria de la cause palestinienne depuis qu’elle est entrée, un keffieh jeté sur ses épaules, dans l’arène du spectacle politico-médiatique français. Avec cette première séquence, Pierre Carles fait la promesse d’un film qui va bousculer les idées reçues, et il la tient, poursuivant son œuvre de salubrité publique dans une enquête longue, détaillée, et parfois drôle dont nombre de figures politiques et médiatiques ne sortent pas grandies. L’une des forces du film étant que certaines de ces personnalités, en particulier des journalistes penauds, avouent avoir mal fait leur travail, contribuant par là à construire une atmosphère menant à la condamnation à perpétuité d’un homme dont le dossier était quasiment vide, puis à l’acharnement politique dont il a été victime et qui lui a valu de passer plus de 40 ans en prison alors qu’il était libérable depuis plus de 20 ans.  

Georges Ibrahim Abdallah a certes assumé l’exécution par son organisation (les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) de deux officiers de renseignements, l’un israélien et l’autre américain, à Paris , en 1982. Rien ne prouve qu’il ait participé personnellement à ces actions mais il ne s’en est pas dissocié. Depuis la fin des années 70, son pays - le Liban - étant régulièrement (il l’est toujours) envahi et bombardé par l’armée israélienne avec le soutien américain, il considérait avoir pris les armes contre l’ennemi de son peuple.  On comprendra que de son point de vue et de celle de ses avocats, ces deux morts s’inscrivent dans une guerre où des dizaines de dirigeants et de représentants politiques et militaires libanais et palestiniens ont été assassinés avant, pendant et après les décennies qu’il a passé derrière les barreaux, cette pratique de l’assassinat politique « partout où l’ennemi se trouve » ayant été revendiquée par tous les dirigeants israéliens, de Golda Meir à Benyamin Netanyahu. Mais ni Georges Ibrahim Abdallah ni son organisation ne se sont jamais attaqué à des civils et il s’est toujours déclaré opposé à ce genre d’actions. Le film de Pierre Carles démontre, entretien après entretien, comment une presse quasiment unanime a pourtant cherché à lui mettre sur le dos des attentats de masse commandés par les services iraniens pour faire pression sur la France, des attentats avec lesquels il n’avait rien à voir, que les services français n’avaient pas réussi à déjouer, et qu’ils avaient trouvé pratique de les lui imputer, à lui, à ses frères et aux FARL qui n’existaient déjà plus. En voyant le film on est effarés de voir comment des journalistes « sérieux » peuvent tomber dans des pièges aussi grossiers. Et les films historiques ayant d’autant plus d’intérêt qu’ils contribuent à éclairer le présent, on se dit aussi qu’il importe plus que jamais d’être vigilants face aux manipulations d’opinion qui hélas se multiplient tellement que parfois le vertige nous prend …

https://www.affaire-abdallah-lefilm.fr/a-propos

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:33

En laissant de côté tous les sous-fifres, hommes de paille et porte-flingues au service de ces messieurs, j’ai établi une liste des condamnés les plus célèbres de l’Etat français : Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, Thomas Thévenoud, secrétaire d’État au Commerce extérieur, Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, Pierre Bédier, secrétaire d’État chargé des Programmes immobiliers de la Justice, Michel Roussin, ministre de la Coopération, Michel Gillibert, secrétaire d’État aux Handicapés, Alain Juppé, Premier ministre, Edmond Hervé, secrétaire d’État à la Santé, Jacques Médecin, secrétaire d’État au Tourisme, Jacques Mellick, secrétaire d’État à la Défense, Alain Carignon, ministre délégué à l’Environnement, Henri Emmanuelli, secrétaire d’État chargé du Budget, Bernard Tapie, ministre de la Ville, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, François Léotard, ministre de la Défense, François Fillon, Premier ministre.

Sans oublier bien sûr les présidents de la République Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac.

J’ai volontairement ignoré la cohorte des maires poursuivis en justice, ça nous entraînerait trop loin. L’Observatoire des risques de la vie territoriale a comptabilisé pour la mandature 2020-2026 un total de 914 élus locaux condamnés, soit une hausse de 58%.

Puisque l’Observatoire des risques signale la dangerosité des mandatures, j’ai du mal à comprendre qu’on persiste à voter pour son futur arnaqueur, ou mieux encore à réélire l’ancien déjà condamné. Il est vrai que l’Observatoire des risques ne précise pas si les risques concernent l’élu ou l’électeur. Un "Observatoire des escroqueries de la République" aurait été plus parlant, si l’on tient bien sûr à rester poli.

En tout cas c’est bien dans le secteur de l’Etat que l’expression « Zone de non droit » a toutes les raisons de s’appliquer. Et les dealers des cités sont de bien tristes amateurs en comparaison. Lequel d’entre eux pourrait se vanter de faire traîner son procès vingt-cinq ans comme Chirac ou de sortir un best-seller sur ses quinze jours de taule, comme Sarkozy ?

Alors à qui la palme ? Pasqua a réussi un tour de force : cité dans plus d’une dizaine d’affaires frauduleuses, il n’a jamais écopé que de vingt-huit mois avec sursis.

Mais Tapie reste le maître. Il réussit à se faire payer 400 millions d’euros par l’Etat grâce à un arbitrage illégal dans l’affaire du Crédit Lyonnais. L’Etat lui demandera bien de restituer la somme mais Tapie fera durer la procédure onze ans avant de disparaître définitivement.

Ces 400 millions versés à Tapie par l’Etat ont été prélevés sur les impôts des 20 millions de foyers fiscaux solvables en France, soit 20 briques par foyer. Comme pour ma part, je n’ai jamais été remboursée, je considère Tapie comme mon débiteur et lui voue une haine assez tenace.

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:26

L'échec de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 symbolise parfaitement le parcours de l’ancien secrétaire du Parti « socialiste », à savoir celui d’un renoncement et d’un reniement des idéaux et des principes d’une véritable gauche patriotique et populaire. Une « dérive » parfaitement conforme à l’engagement trotskiste des années 1960 qui prenait avant tout pour cible le « totalitarisme communiste » et qui amena naturellement Lionel Jospin, fidèle à la stratégie entriste, à adhérer au Parti « socialiste » dans sa version mitterrandienne puis à jouer un rôle central dans le combat pour affaiblir le Parti communiste français dans les années 1970.

    À la suite de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, en tant que secrétaire du PS de 1981 à 1988, il accompagna le « tournant de la rigueur » des gouvernements Mauroy de 1982-1984 et tout ce qui s’ensuivit : désindustrialisation, capitulation devant les traités européistes (Acte unique européen de 1986, traité de Maastricht de 1992, etc.), approbation de la guerre du Golfe en 1991… et bien entendu joie devant l’écroulement de l’URSS et du bloc socialiste.

    Nommé Premier ministre à la suite de la victoire inespérée aux législatives de 1997, il constitua un gouvernement de « gauche plurielle » qui, au-delà de quelques avancées emblématiques (parité, PACS, etc.), par sa politique euro-atlantique, prépara le fiasco monumental de 2002 : application des traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, record de privatisations (Air France, France Télécom, etc.), approbation du bombardement de la Yougoslavie en 1999, démantèlement de la République une et indivisible avec le statut autonomiste de la Corse, etc. Jusqu’à traiter avec naïveté la question de la sûreté et à affirmer, à l’occasion de la campagne présidentielle de 2002, que son programme n’était pas socialiste et que l’État ne pouvait rien contre la désindustrialisation qui ravageait des pans entiers du pays… et poussait le vote de colère populaire vers Jean-Marie Le Pen.

    Imputant la défaite de 2002 uniquement aux divisions de la « gauche plurielle », Lionel Jospin, en retrait de la vie politique après le terrible camouflet, persista dans sa ligne euro-atlantique : soutien au « traité établissant une constitution pour l’Europe » massivement rejeté par référendum le 29 mai 2005; soutien à la candidature de François Hollande qui fit sombrer le peu de «gauche » qu’il restait au PS et prépara, ainsi, l’arrivée au pouvoir du despote Macron ; soutien au régime pronazi de Kiev en fustigeant la fantasmée « menace russe » ; opposition croissante à LFI (elle-même dans le renoncement de sa ligne de 2017 : « l’UE, on la change ou on la quitte ! ») tout en appuyant un PS toujours plus euro-atlantique.


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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:20

Il existe deux sortes de villes. Celles où les banlieusards pauvres votent pour le même maire que les riches habitants du centre-ville, comme Clermont-Ferrand et celles ou les banlieusards votent pour des maires différents de ceux de la ville, comme Paris.

La politique de la ville à Clermont-Ferrand comme à Paris a consisté à empêcher le plus possible les banlieusards d'« envahir » le centre-ville. Aussi, les banlieusards de Clermont-Ferrand ont puni le maire "socialiste" de Clermont-Ferrand en ne se déplaçant pas pour l'élire, voire en votant contre lui.

Mais à Paris les banlieusards, par exemple de Saint-Denis, n'ont pas pu punir la mairie "socialiste" de Paris pour sa politique de la ville discriminatoire, n'ayant pas la possibilité de voter contre. Et, comme les riches habitants de Paris intramuros sont bien contents que la banlieue ne vienne pas les emmerder, ils ont voté haut-la-main pour cette politique d'apartheid.

Donc les biosalauds ont mené, sous prétexte d'écologie et de vélo, une politique discriminatoire récompensée à Paris et punie à Clermont, parce que ces villes ne sont pas structurées pareil. La banlieue est à l'intérieur de la commune de Clermont, mais à l'extérieur de celle de paris.

Autre chose que le maire "socialiste" de Clermont-Ferrand n'a pas compris, c'est que, pour caricaturer, le sport est de droite et la "culture" de gauche. Il a pourtant dépensé un fric monstrueux pour fabriquer un stade de foot gigantesque très bruyant. Il a ainsi propagé sans le savoir des idéologies de droite en croyant faire de la démagogie.

Je signale aussi que la transformation gigantesque de la ville de Clermont afin d'en éliminer les visites des banlieusards a coûté très cher et que les banlieusards éliminés payent les mêmes impôts que les habitants du centre-ville. On peut dire que les banlieusards ont payé des impôts à Clermont-Ferrand afin d'être éliminés du centre-ville. L'arnaque est complète.

Je peux même ajouter que ce n'est pas glorieux pour LFI d'avoir accepté de faire liste commune avec un maire qui a fait une telle politique de la ville.
 

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:12

Itamar Ben Gvir a sabré le champagne. L’adoption par le Parlement israélien, le 30 mars 2026, d’une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens marque un nouveau tournant dans la politique d’apartheid de l’État colonial. «Une manifestation publique de cruauté, de discrimination et de mépris total des droits humains », estime Erika Guevara-Rosas, directrice principale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes d’Amnesty International. 

Cette loi qui a choqué à travers le monde vient renforcer un arsenal juridique suprémaciste largement étoffé durant les dix dernières années. Elle a été portée par des figures de l’extrême droite israélienne, notamment le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir et a reçu le soutien du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Le texte, adopté par 62 voix contre 48, prévoit la peine capitale — exécutée par pendaison — pour les Palestiniens condamnés par une cour martiale israélienne pour meurtres à caractère « terroriste », notamment lorsqu’ils visent à nier l’existence de l’État d’Israël.

L’Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a annoncé saisir la Cour suprême. « C’est l’unique loi au monde qui exprime une telle division raciale », dénonce Tirza Leibovitz, directrice de projet pour l’organisation Physicians for Human Rights. « Cette loi concerne uniquement les Palestiniens, qu’ils soient dans les territoires occupés ou en Israël. C’est une loi d’apartheid en plus d’être une loi de peine capitale », dénonce-t-elle.

Contrairement aux citoyens israéliens, les Palestiniens sont jugés par des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée ; tandis que les citoyens israéliens sont jugés par le droit civil qui offre des garanties procédurales dans un système pénal comparable à celui des démocraties occidentales. La loi ne sera donc pas appliquée aux citoyens israéliens juifs, même en cas d’actes comparables, comme ceux commis régulièrement par les colons contre la population palestinienne. Comme le notait le quotidien israélien Haaretz dans un éditorial du 3 novembre 2025, Israël « ne cherche pas à infliger la peine de mort aux “terroristes”, mais seulement aux Arabes, puisque les terroristes juifs ne chercheraient pas à “nuire à l’État d’Israël et à la renaissance nationale du peuple juif sur sa terre” » comme le précisait le projet de loi. Le journal parlait alors d’une «tache morale indélébile » et d’un « déshonneur » si cette loi « raciste » était adoptée. C’est désormais chose faite.
 

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28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 09:01

La France dort du sommeil du juste. Quand on regarde bien l'hexagone, en vue plongeante, on le voit respirer, le souffle régulier. Quand il inspire, le Massif Central se soulève légèrement, et l'on ne sait pas si c'est le Puy de Dôme ou les seins de Danièle Gilbert, mais ça se gonfle un peu. Très peu. La France n'est pas très gonflée. 

Quand elle expire, l'ensemble s'affaisse, mais vraiment très très peu. La France devient presque plate. Comme Danièle Gilbert. La France n'est pas vraiment malade, elle est un peu fatiguée. Elle a ses affaires. L'affaire Bonnet, l'affaire Tibéri, l'affaire Roland Dumas. C'est périodique, tous les 28 jours. La France est très féminine. 

Mais elle ne saigne pas vraiment, elle saignerait plutôt les pauvres. C'est dommage car elle est socialiste. Pourtant, la France n'est pas méchante, elle ne mord pas, elle n'est pas tout à fait morte non plus, elle ne se décompose pas. Je crois qu'elle fait sa ménopause. Ou son andropause. 

Monsieur Jospin, emblème des globules blancs et symbole de la translucidité, du silence et de l'immobilité, parle à la télévision. Il trouve que ce n'est pas bien ce que fait Monsieur Michelin. Que 7500 licenciements, c'est trop, ça pourrait réveiller les Français. 

Malheureusement, ce n'est pas son rôle d'intervenir. Que les employés se défendent ! Monsieur Jospin ne peut rien contre l'Economie. L'Economie commence par une majuscule et Monsieur Jospin est minuscule malgré son mètre quatre-vingt dix. 

Il représente l'Etat. L'Etat, sur les déclarations d'impôts, se paye plein de majuscules. L'Etat est émouvant, il s'appelle le « Trésor Public ». Mon Trésor, je t'aime, dommage que tu sois aussi une Femme Publique ! Avec une majuscule. Les vraies putes ne commencent pas par une majuscule. Elles commencent minuscules et finissent rue Blondel, plutôt qu'à Matignon. 

Chez Michelin, ça va. Justement ça va trop bien, il y a des bénéfices et, du coup, Monsieur Michelin, qui n'est pas une pute, se dit qu'il pourrait en faire encore davantage. Donc il vire 7500 employés. 

Monsieur Jospin, qui n'est pas précisément une pute, puisqu'il fréquente monsieur Hue, et Hue, ce n'est pas un nom de pute, dit aux employés, en substance, et bien qu'il n'ait guère de substance lui-même, puisqu'il est translucide : - Défendez-vous, travailleurs, on est derrière vous ! 
La phrase a été coupée au montage, malheureusement, je vous la livre en entier: - Défendez-vous, travailleurs, on est derrière vous, toujours prêts à vous enculer, ayez confiance ! 

Les "travailleurs" demandent à Robert Hue : - Qu'est-ce qu'on fait chef ? 
Et Robert Hue répond : 
- C'est la Fête de l'Huma, on n'est plus sectaires, on a abandonné la lutte des classes, alors j'ai invité des RPR, des socialistes, et quelques autre bonnes fourchettes. 
La Fête de l'Huma, c'est pour n'importe qui, et c'est n'importe quoi ! sauf les communistes, évidemment ! 
C'est plein de bon sens, tout ça. Alors un mec lève la main : - Camarade travailleur, où as-tu travaillé ? - A Cormeilles en Parisis, j'étais rocker infirmier ! - T'as jamais été licencié ? - Non, forcément, puisque j'ai jamais travaillé. Je viens de bouffer avec Dominique Voynet, elle a pas voulu que je paye son repas avec les tickets-repas de la Fête de l'Huma. D'ailleurs, si vous achetez le Parisien du 16 septembre 99 il y a une photo. 

Elle m'a dit : « Sois pas macho Robert ! Laisse-moi payer ma part, je suis pleine aux as ». Pendant ce temps-là Drucker m'invitait à la télé, avant Arlette. C'est sympa, j'ai vu Navarro, il joue dans des téléfilms où il a le rôle d'un mec qui est marié avec une pauvresse... Gouze-Rénal, elle s'appelle. Lui, il a un pseudo : Roger Hanin. Au début, ça s'écrivait « ânin », il a obtenu le changement d'orthographe. 

On est tous des potes, à la gauche plurielle. Comme dit un copain qui fait de l'humour à la Fête de l'Huma, mais sur une petite scène, dans un coin où il n'y a que des alcoolos : - La gauche plurielle, c'est singulier ! 
On se marre. 
En tout cas on s'amuse mieux que les 7500 pauvres gars qui ne vont plus avoir de boulot, sous prétexte qu'ils font trop bien marcher l'usine, et qu'ils ont voté à gauche. 
Moi, l'usine, j'ai toujours évité... c'est pas bon pour la santé ! 
Du coup il m'arrivait de voter, une fois tous les trente ans. Et même communiste, par temps orageux. Maintenant je voterai « Campagnes solidaires » ! Il y a des copains qui m'ont dit : 
- Fais gaffe ! ils sont déjà à la Fête de l'Huma ! 
J'ai encore confiance. Mais pour peu de temps, forcément. 

Souvent, j'ai demandé à la Fête de l'Huma, de laisser passer en douce Elizabeth, que ça ferait un tabac etc... ils sont contre le tabac, ils sont contre la révolte. Ils sont ce qu'ils sont : pas grand-chose. Je leur ai dit : « Etre ou ne pas être, là est la question ». 
Ils m'ont répondu : « Si t'es venu pour foutre la merde, t'es mal tombé ! » 
Elizabeth chante, c'est son métier, comme les employés de Michelin. Je vous dis ça parce que, peut-être, quelques-uns ne connaissent pas. Et si vous pouvez organiser quelque chose, ça passera pas à Drucker, mais ça peut passer aux actes. 
C'est beaucoup plus intéressant. 
Un jour on inventera un vrai réseau culturel, et on les fera sauter tous ces collabos, tous ces complices de la misère, tous ces escrocs du peuple. Salut !

 

Rolland HENAULT

("Articles 2001-1996" aux Editions de l'Impossible)

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 10:06

"Notre collège a été choisi pour faire partie des 800 « collèges en progrès », un nouveau gouffre financier imaginé par le ministère pour faire croire qu’il prend à bras-le-corps la question de la chute du niveau scolaire. Quatre personnes ont donc été recrutées par le rectorat pour s’occuper exclusivement de notre collège, et les inspecteurs hantent furieusement nos couloirs. Nous aurons même prochainement la venue du DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale). En 25 ans de carrière, j’avais fini par croire que le DASEN, c’était comme l’Arlésienne : on en entend parler, mais on ne le voit jamais. Et on se demande quelle est son action concrète. Elle doit être essentielle à la vie de l’école, car cette fonction est fort bien rémunérée : environ 65.000 euros de salaire par an, auxquels s’ajoute le RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel). Pour les DASEN, l’indemnité comporte notamment l’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) et le CIA (complément indemnitaire annuel), le tout s’élevant environ à 50.000 euros annuels. Soyez rassurés : c’est imposable. Les DASEN sont de hauts fonctionnaires nommés par décret du président de la République…

Nous avons donc les inspecteurs sur le dos. Ils essaient de nous apprendre comment faire progresser les élèves. Comme nous ne nous l’étions jamais demandé - je ne sais pas trop de quoi nous parlions en salle des profs jusqu’alors… -, nous sommes curieux d’écouter leurs fulgurances pédagogiques et leurs idées novatrices.

En quoi consistent les interventions des inspecteurs ? Globalement, à nous dire que nous sommes des incapables, car nous n’arrivons pas à mettre en œuvre le programme concocté avec amour dans les sombres alcôves du ministère. Je rappelle que plus d’un tiers de nos élèves ne savent pas lire en 6e. Avez-vous vu, récemment, un enfant de douze ans ? C’est petit, mignon, pas très dégrossi, doté d’une expérience du monde fort réduite et d’une voix fluette. Voici les documents sur lesquels l’inspecteur nous fait réfléchir. Vous les trouverez sur Eduscol, le site « ressources » de l’Éducation nationale. Avec mes 5e, je suis donc censée travailler la poésie baroque. Je cite : « La nature versatile que le poète baroque observe autour de lui fait écho à sa propre nature incertaine et changeante. Il comprend qu’il fait partie d’un monde en perpétuelle mutation dont le sens profond lui échappe. […] Il sait qu’il n’y a pas de monde plus inconnu que le monde qui l’entoure. La fragilité de la vie et l’inconstance de l’univers interrogent de façon nouvelle une nature à la fois proche et lointaine qui devient à elle seule un univers de signes mystérieux. » On imagine bien que l’on va avoir quelques difficultés à faire comprendre tout cela à un jeune de douze ans qui ne sait pas construire une phrase complexe. Est-ce vraiment de cela que l’on a besoin, en début de collège ? L’avantage, pour le ministère, c’est qu’ils peuvent réimprimer les mêmes programmes de la cinquième à la terminale…

Certains sujets pourraient directement être recyclés pour l’écrit du bac de philo: « Comment la quête de l’inconnu amène-t-elle à se découvrir soi-même ? » Je termine avec mes deux préférées, dont le sens ne m’apparaît toujours pas clairement : « Peut-on discerner une géographie intime de l’aventure ? », « En quoi le voyage n’est-il parfois que le commerce des ressources du vivant ? » Cela me laisse aussi perplexe que certaines paroles d’Indochine…

Alors, évidemment, ils nous proposent toute une bibliographie pour nous guider dans le choix des lectures que nous proposons aux élèves. Leurs suggestions, toujours pour mes petits 5e, dont certains ont du mal à porter leur sac de cours ? Les Pensées de Pascal, les Essais de Montaigne, le Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot, Tristes Tropiques de Lévi-Strauss, La Germanie de Tacite… Quand ils sortent d’une réunion au cours de laquelle on leur a fait comprendre qu’ils étaient d’une rare incompétence de ne pas réussir à faire tout cela avec leurs élèves, et qu’ils se font interpeller dans le couloir par Krystal qui leur dit : « Wesh Madame ! Je sais pas c’est qui qu’on a après vous », je comprends que certains de mes collègues vrillent et reprennent un deuxième Xanax."

 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 10:03

La Loire-Atlantique est le département - après la Seine-Saint-Denis - qui compte le plus grand nombre de bidonvilles en France. Selon les chiffres officiels, sur l'ensemble de l'Hexagone, 150.000 personnes s'y entassent dans des abris de fortune et des caravanes délabrées au milieu de décharges à ciel ouvert comme celle dans laquelle Vincent Lapierre s'est rendu. À la périphérie de Nantes, c'est tout un écosystème qui s'est tissé, au fil des ans, avec l'arrivée de populations qui s'y sont agglutinées depuis les années 2000. « Les premiers (issus de cette émigration roumaine) sont arrivés et en ont fait venir d’autres et encore d’autres… », expliquait, il y a trois ans, au Figaro, un membre du collectif RomEurope Nantes. Si une part de ces occupants illégaux trouvent à s'employer auprès des maraîchers nantais, comme l'écrivait Olivier Quentin, journaliste à France 3 Pays de Loire, en 2024, « cette problématique des bidonvilles génère également une économie aussi souterraine que perverse, celle des réseaux qui font venir des familles de Roumanie en leur proposant, moyennant rémunération bien sûr, une caravane, une cabane ». Ce que confirme une autre « militante associative » au Figaro : « C’est devenu une zone compliquée et enclavée, qui peut abriter un certain nombre de trafics. Dès qu’ils se font expulser d’un terrain, une partie des Roms viennent ou reviennent ici. C’est insoluble. »

En toute logique, bon nombre d'associations s'y déploient pour soulager la misère, distribuer l'aide alimentaire, dispenser des soins (via un service dédié au CHU de Nantes, le « PASS Mobile », composé de deux infirmières, un médecin et une assistante sociale), fournir le raccordement à l'eau courante (Solidarités International), le tout au chevet d'une population en très grande précarité. Après tentatives d'expulsions avortées, manifestations d'opposants soutenues ou orchestrées par des initiatives militantes, réinstallations des mêmes populations sur le terrain d'à côté et propositions de relogements refusées, la municipalité de Nantes a finalement décidé d'un projet d'ampleur pour démanteler le bidonville de la prairie des Mauves. Chiffré à 80 millions d’euros, il serait « en cours de préparation » en attendant, en 2031, « l’éclosion d’un pôle d’écologie urbaine en lieu et place des habitats précaires » et laisse un peu songeur... D'autant que, manifestement, pour certains responsables politiques, les bidonvilles nantais, c'est chasse gardée !

C'est en tout cas l'impression qui ressort du reportage « empêché » de Vincent Lapierre, journaliste indépendant, dans lequel on voit apparaître la fameuse Margot Medkour, surgie de nulle part, criant suffisamment fort à la récupération politique au profit de l'extrême droite par une « chaîne de facho pas la bienvenue ici » pour décourager les équipes d'aller interroger les occupants du bidonville.

Margot Medkour, qui se décrit comme « une figure des luttes sociales nantaises» , « militante écologiste », a déjà été candidate aux municipales de 2020 sur une liste LFI, pour un piètre résultat. Manifestement en froid avec le parti de Mélenchon, elle récidive cette année avec « Nantes populaire », une liste dissidente qui a obtenu 5,53 % au premier tour de dimanche dernier. Mais sa liste est exclue de l'accord entre la Gauche unie et LFI pour le second tour.

Pas de bol !
 

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