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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:38

Suite à l'article de Jacques Beaudouin, voici le texte exact de la proposition de loi de Valérie Boyer (qui date du 6  mars 2009). Sauf erreur, cette loi n'a pas été votée.

 

"Question de Valérie Boyer, député UMP des Bouches-du-Rhône Mme Valérie Boyer attire l’attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le cadre juridique de la circoncision pratiquée dans les règles de l’art par un chirurgien. Lorsque son indication est posée pour des raisons médicales (diagnostic phimosis), la circoncision est prise en charge par l’assurance maladie et fait l’objet d’une codification CCAM sous le titre posthectomie code JHFA009. Lorsque son indication est rituelle (signe d’appartenance religieuse pour les juifs et musulmans), la circoncision n’est pas prise en charge par l’assurance maladie puisqu’elle n’est dictée par aucune considération médicale. Elle revient entre 500 et 1000 euros à la famille qui la sollicite pour son enfant. Compte tenu de cet état de fait, nombre de circoncisions rituelles sont effectuées sous couvert d’une indication médicale car les familles ont tendance à beaucoup insister auprès du médecin voire même à ne pas décalotter l’enfant pour qu’il développe un vrai phimosis impliquant la prise en charge par l’assurance maladie. Le moindre coût financier de l’acte et la garantie qu’il soit effectué dans les règles de l’art, donc sans risque de complication en comparaison avec les méthodes artisanales, constituent les principaux arguments qui conduisent à ces détournements et aux fraudes à l’assurance maladie. Car la pratique ancestrale de la circoncision implique un taux important de complications (hémorragies, surinfections, plaies et mutilations du gland) nécessairement prises en charge par la sécurité sociale et générant un surcoût pour l’assurance maladie. L’évolution démographique et sociologique de notre pays pose la question de la place de cet acte chirurgical en termes de santé publique, de coût pour l’assurance maladie et de laïcité. En effet, en 2006, lors du congrès annuel de l’association française des urologues, un médecin de la CNAM avait évalué à 9 millions d’euros par an la couverture de cet acte pour l’ensemble du pays. Entre la prise en charge complète par l’assurance maladie ou par les familles de cet acte, une troisième voie serait envisageable impliquant la création d’un contrat d’assurance circoncision proposé à la naissance des enfants mâles et destiné à prendre en charge les frais de réalisation de l’acte chirurgical. Il pourrait être, en outre, envisagé sous certaines conditions préservant le principe de laïcité, une participation limitée de l’assurance maladie. Elle la remercie de lui faire connaître son avis sur le sujet et sur la possibilité de mettre en place un groupe de réflexion intégrant les différents partenaires (assurance maladie, professionnels de santé, associations d’usagers) afin d’élaborer un protocole clair et applicable à tous qui préserve la neutralité et l’égalité républicaine."

 

Nous ajoutons ce commentaire relevé sur un site de confession musulmane :

 

Polémique. Dans une question au gouvernement, une élue de droite, Valérie Boyer, s’interroge sur la prise en charge par la Sécurité sociale de la circoncision pratiquée par un chirurgien et plus particulièrement sur les fraudes relatives à cette pratique. La proposition n’a pas été du goût de certains sites d’extrême-droite qui dénoncent avec virulence ce qu’ils considèrent comme l’introduction d’une tradition musulmane dans le droit français, et partant une avancée dans l’instauration de la shari’a en France. Ces bonnes gens très à droite n’ont pas manqué de faire réagir le groupe parlementaire La Droite libre qui regrette une « manipulation politique ». Les premiers prennent prétexte de cette question parlementaire pour déverser toute leur haine contre les musulmans. Détail amusant : alors que la circoncision est aussi importante pour les musulmans que pour les juifs, et que la pratique est tout aussi répandue chez les uns que chez les autres, à aucun moment dans leurs déversements de haine, ils ne précisent que cette pratique est tout autant juive que musulmane.

Cela étant, au-delà des éructations islamophobes des Dupont-Lajoie, le problème soulevé par la député Valérie Boyer est réel : pour pouvoir bénéficier du remboursement de l’intervention chirurgicale, nombre de parents, qu’ils soient juifs ou musulmans, mentent sur les raisons pour lesquelles ils font circoncire leur enfant. La combine est classique : on se rend chez un spécialiste réputé pour ce genre d’intervention, on lui fait part du souhait de faire circoncire son enfant et on prend rendez-vous pour une opération chirurgicale en milieu hospitalier. Le chirurgien, complice de la fraude, précise dans le dossier médical que l’enfant souffre d’un phimosis (argument maître). Et le tour est joué : l’intervention ne coûtera pas un sou à la famille, puisque c’est l’Etat, via l’assurance maladie, qui la prendra en charge.

La manœuvre est tout aussi malhonnête que choquante, même si banalisée : la circoncision est un acte motivé par des raisons religieuses. Qui dit religion dit morale. Qui dit morale dit détestation du mensonge. Comment donc peut-on raisonnablement, toute honte bue, se réjouir d’accomplir un acte religieux tout en recourant à des pratiques malhonnêtes ? Cette fraude est d’autant plus injustifiable qu’il est possible – certes pas partout en France – de faire circoncire son enfant chez un spécialiste, dans son cabinet, sans hospitalisation pour environ 150 euros. On est loin des 1 000 euros et plus de l’intervention chirurgicale à l’hôpital. 150 euros qui sont très rapidement couverts par les dons des proches lors du repas festif qui suit la circoncision.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:19

 

 

Où passent-ils leurs vacances ?

L’été, la presse écrite nous fournit toujours des renseignements sur la bonne humeur de nos élus, de nos chefs, et sur le lieu où ils séjournent. C’est extrêmement réconfortant pour nos amis d’en bas, nos amis qui sont plus bas que tout ! (On devrait d’ailleurs les désigner ainsi).

Donc voici des nouvelles des grands hommes télévisés qui nous dirigent, et surtout qui s’en mettent plein les fouilles, parfois plein les couilles. Je vous rassure d’ailleurs dès le début, ils ne sont pas malheureux, si je mets à part les malchanceux qui se sont fait sucer par une négresse trop dentue. Par exemple, une révélation qu’on ne fait que rarement dans la presse, je vous la donne telle quelle, elle vient de l’AFP, toute fraîche ! Ou toute chaude, c’est comme vous voudrez !

Eh bien si l’on parle moins de Monsieur DSK et de madame Nichon Blanc, c’est tout simplement parce qu’ils sont hospitalisés pour soigner des infections des parties génitales, suite à une morsure de négresse que le singe en rut a transmise à sa compagne à deux pattes. Une septicémie africaine a terrassé les deux quadrumanes ! Pleurez, ils souffrent ! Faites des prières pour accompagner le traitement. En français, en javanais, en norvégien, en anglais, en grec, en égyptien, en araméen des faubourgs, en truand des bourses basses, en truand des moules sèches, en truand des bites en l’air, toujours un peu distraites…Et sachez que les deux malades sont à la Maison Blanche, et qu’aucun nègre mange-bite ne s’est introduit dans la place ! la Maison Blanche a retrouvé sa blancheur d’avant la sucerie fatale !

Je suis sûr également que vous attendez des nouvelles de Monsieur Sarkozy. Si, vous tremblez tous les soirs à l’idée qu’il ait pu se trouver en Norvège suite à une mauvaise lecture des cartes marines (vous savez qu’il confond la droite et la gauche, le nord et le sud et qu’il est terrorisé dès qu’il pense à ce qui est arrivé à son ami Monsieur DSK.) Or, vous pouvez lui écrire pour le rassurer, Monsieur Nicolas a une bite tellement petite qu’aucune négresse ne saurait la trouver même avec la meilleure volonté. Madame Carla Bruni, qui est blanche malgré son nom, qui est foncièrement bonne bien qu’elle ne fasse pas le ménage, donc, Madame Carla nous a précisé qu’elle avait fait appel à Monsieur DSK pour se faire inséminer, puis devant l’insuccès de la tentative, c’est un vétérinaire de Neuilly sur Seine qui aurait accepter de faire un don de sperme. Un maghrébin de Nanterre, car vous l’ignorez peut-être mais le département 92 qui comporte des villes honorables et même honorifiques, a pour chef lieu la ville la plus pauvre, on peut même dire la plus misérable, la mieux dotée en Africains, dont le sexe est connu pour être plus long et d’un calibre supérieur aux petits blancs comme, Monsieur Sarkozy, sans vouloir l’offenser, bien sûr. Les africains, qui se regroupent d’eux-mêmes à la Maison d’Arrêt de Nanterre pour y passer des vacances plus chaudes en l’absence de toute climatisation, disposent d’un sexe (évitons le mot « bite », trop grossier, ou « pine », également trop vulgaire) d’une incroyable longueur et, pour cette raison ils ont du retard à l’allumage : ils mettent plus longtemps pour parvenir à une bandaison complète.

Je vous prie d’excuser ces détails prosaïques mais ils sont utiles à la compréhension de l’économie mondialisée.

J’en arrive au lieu de vacances de Monsieur Sarkozy, c’est tout bêtement à la Motte Feuilly, charmant village du département de l’Indre (36) qu’il tente, enfin, de trouver un désir à sa hauteur. Il a été frappé par le mot « motte » (« momotte », c’est drôle, non, ces petits merdeux s’amusent d’un rien, faisons leur plaisir !) et surtout par l’abondant feuillage qui est suggéré par ce toponyme (Dictionnaire, Monsieur Nicolas ! et que ça saute…elle est bien bonne, je la répète : « Dictionnaire, et que ça saute ! » ça y est vous avez compris, il faut un minimum d’instruction pour comprendre le monde et pour se dégourdir le zigouzigoui (terme berrichon) dans de bonnes conditions de fonctionnement !)

Restent tous les autres très petits grands voleurs, les voleuses, les gangsters qui nous gouvernent et prétendent nous fermer la gueule, et pas avec une suceuse guinéenne esclave de ces gros malotrus (Monsieur Nicolas : un « malotru » n’est pas un « malautrou », attention à l’orthographe.)

Je continue avec Madame Boutin qui file le parfait amour avec son bouc en train, lequel file et enfile en même temps à 15 km au nord de Châteauroux ! (36 000). Ah il a là une véritable réserve de vacanciers, un peu moins qu’en Creuse mais c’est quand même pas mal. Madame Lagarde se fait mettre par Monsieur Tapie, ça l’excite, un voyou comme elle ! Monsieur Fillon s’envoie en l’air avec Monsieur Bertrand, en pleine tenue du Grand Orient, élargi pour la circonstance !

Mais je ne voudrais pas dévoiler de secrets, et je vous rassure : Martine Aubry est à l’abri, Ségolène n’est pas à la peine, François Hollande eh bien il bande !

En Corrèze, il baise ! D’autant que Monsieur Chirac est un peu patraque, il faut toujours finir par de la poésie quand on évoque les amours de l’été.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:10

De pire en pire !!!!!

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  Après la Bachelot, la Boyer ...
Dans la connerie, il n'y a, nous le savons tous, pas de limite.Comme disait Audiard dans "les Tontons flingueurs" : " Les Cons, ça ose tout. D'ailleurs, c'est à cela qu'on les reconnait "C'est la bonne idée de Madame Valérie BOYER, députée UMP secrétaire nationale chargée de la santé qui a certainement entendu parler du trou ..... de la sécurité sociale : faire prendre en charge par la Sécurité Sociale le coût de la circoncision des musulmans.Comme elle ne le trouve pas, ce trou, assez grand à son goût, elle souhaite l'agrandir encore un peu avec le zizi des musulmans.Lors d'une question à l'Assemblée Nationale, elle a expliqué que la circoncision rituelle coûte entre 500 et 1000 euros aux familles, fiesta incluse....
Faites un rapide calcul, 800.000 naissances par an, dont 250.000 musulmans, cela fait entre 125 et 250 millions d'euros de dépenses supplémentaires.
La sécurité sociale s'en passerait bien de ce petit trou !Mais qu'on se rassure, Madame BOYER promet que la prise en charge des zizis se fera strictement dans le respect de la laïcité !
Ce sont les imams qui vont être heureux. Ils vont découvrir que par la circoncision républicaine, leurs bons musulmans vont devenir de vrais laïcs.
 
Et à côté de ça, on rembourse au lance-pierre les soins dentaires et les lunettes. On marche vraiment sur la tête. À DIFFUSER SANS MODÉRATION.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:04

 

> Londres flambe, la Bourse se noie, le chômage va déferler. Solution ? Bombardons la Libye !
> MICHEL COLLON

>
A Londres, des jeunes sans espoir brûlent maisons et magasins. A quelques
> kilomètres de là, des gens qui ont amassé des milliards en Bourse s'affolent à l'idée d'en gagner un peu moins...



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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:03

 


>
Victimes civiles en Libye : les mensonges de l'OTAN
>
Simon de Beer - Investig'Action
>
Le jour où la coalition a bombardé la résidence de Khouildi Hamidi à Sorman, tuant treize civils dont une femme enceinte, quatre enfants et un bébé, l'OTAN a publié un communiqué de presse dans lequel elle justifiait son action. Investig'Action a analysé ce communiqué ainsi que la photo qui l'accompagne.


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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:55

Depuis la parution, le 1er juillet, du décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public, le gouvernement sarko-fasciste de Fillon a changé le code pénal pour autoriser :
- l’usage d’armes de guerre contre des manifestants : grenades offensives, lance-grenades, fusils de snipers calibre 7.62 (comme la kalachnikov), ...
- l’usage de ces armes de guerre en dehors d’un contexte de légitime défense : la police pourra désormais tuer même si les policiers ne sont pas menacés, simplement pour garder une place comme la place Tahrir, la place Syntagma, la Puerta del Sol, ou la Place de la Bastille. C’est explicitement précisé dans la notice du décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public.

Le code pénal (article R431) a été modifié pour intégrer l’usage de ces armes de guerre (selon la définition des armes de guerre du décret n°95-589 du 6 mai 1995 relatif à l’application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions) en dehors d’un contexte de légitime défense. De telles armes n’ont aucun intérêt pour "maintenir l’ordre" en démocratie : ce sont des armes de guerre, faites pour TUER.

Ce décret a été promulgué sans débat au Parlement, le jour du chassé-croisé entre "juilletistes" et "aoutiens", au moment de l’année où les gouvernements véreux font passer leurs décrets les plus pourris. Même Moubarak et Ben Ali n’avaient pas osé publier de décrets aussi ouvertement fascistes !!! L’état de droit est mort, assassiné par l’état de droite.

"Ami, entend-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?"

S'il vous plait, parlez-en ! Ne laissez pas ce décret passer sans réagir : souvenez-vous du pasteur Niemoller ...

Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024287129

Minga

"Parce que le vrai courage est de faire ce qui est juste"

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:46

 

Charleville-Mézières, décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance en pleine campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine".

 Paris, juillet 2011.Des centaines de familles sont contraintes de trouver refuge dans les services d'urgence des hôpitaux déjà débordés. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, jette l'éponge après 18 ans de service.

 Le constat est amer. Le nombre de mal-logés, de sans-abris ne fait qu'augmenter. Seule une volonté politique déterminée permet de vaincre la misère sociale. La France a-t-elle baissé les bras ? Que répondre aux trois millions et demi de mal-logés ? Au plus de 100.000 personnes qui vivent "dans la rue" ou passent de foyers en chambres d'hôtel ?

 Monsieur le Président, où sont vos promesses ?

Associations, travailleurs sociaux, médecins, bénévoles ou simples citoyens, ne peuvent plus faire face. A des besoins grandissants, on répond par des budgets, déjà étriqués, amputés en 2011 de 41 millions d'euros. Vous préconisez des solutions pérennes. Mais où sont-elles ? Votre ministre du Logement affirme vouloir diminuer le nombre de places d'hôtels pour les remplacer par "des places de logements". Comment croire que cette nouvelle promesse ne restera pas, une fois de plus, lettre morte ?

Donnez-nous des garanties ! Appliquez enfin le droit au logement opposable (DALO). Prenez des mesures pour mobiliser les bureaux et appartements laissés vacants à la faveur de la spéculation immobilière. Arrêtez de fermer des places d'hébergement d'urgence. Empêchez les expulsions sans solution de relogement. Sortons de cette logique purement financière. Cessons d'abandonner ainsi à la violence de la rue des milliers d'hommes et de femmes. N'attendez pas l'échéance présidentielle, monsieur Sarkozy, tenez enfin vos promesses.

 Ce texte est soutenu par: Emmaüs France, La Fondation Abbé Pierre, L'Uniopss, Emmaüs Solidarité, Advocacy France, France Terre D'Asile, Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole du DAL), la Fnars, le Secours Catholique, l'Association des Cités du Secours Catholique, le Collectif Les Morts de la Rue, Bernard Devert (président de la Fédération Habitat et Humanisme), Sylvain Cuzent (DG Centre d'action sociale protestant), Les Enfants de Don Quichotte, Mouvement ATD Quart Monde, La Fédération dAide à la Santé Mentale Croix-Marine, Jean-Marie Faucher (DG ARAPEJ Ile de France), le CHRS Fondation Mérice, la Ligue des droits de lHomme, le Collectif Jeudi Noir, Médecins du Monde, Maud Bigot (Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale).

 Les premiers signataires: Fadela Amara, Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Josiane Balasko, Patrick Bloche, Pascale Boistard, Alain Bocquet, Richard Bohringer, Carole Bouquet, Jean-Paul Carceles, Nathalie Corre, Emmanuelle Cosse, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Cécile Duflot, Rémi Féraud, Christophe Girard, Anne Hidalgo, François Hollande, Myriam El Khomri, Pierre Laurent, Augustin Legrand, Corinne Lepage, Arnaud Montebourg, Thierry Repentin, Ségolène Royal, Dominique Sopo, Manuel Valls, Dominique Versini, Dominique Voynet, …

 Signez la pétition en ligne :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20110802.OBS7973/logement-l-appel-du-nouvel-observateur.html





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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:38

 

Déclaration du 1eraoût 2011

CITOYENNETE, LIBERTE, PSYCHIATRIE :

DECLARATION D’ENTREE EN RESISTANCE

La loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent en vigueur. Le mouvement fort de lutte contre cette loi peut et doit se poursuivre après sa promulgation.

 Cette loi, dans la même veine que celles sur les étrangers, l’immigration, la récidive, la rétention de sûreté, la justice des mineurs, la sécurité intérieure, etc., participe des atteintes considérables portées aux libertés et aux droits sociaux. Elle organise la surveillance sociale des vulnérables et précaires stigmatisés en « classes dangereuses ». A l’exemple du fichage généralisé de tout fauteur de trouble et mauvais élève potentiel, elle ouvre même un « casier psychiatrique » des « malades mentaux »,sans véritable « droit à l’oubli ».

Cette loi est fondamentalement inacceptable car elle impose la contrainte et le contrôle social comme organisation du soin en psychiatrie, de l’hôpital au domicile, sous la nouvelle appellation aberrante de soins sans consentement. La position soignante dans sa qualité relationnelle y est dégradée en « expertise de dangerosité », ce qui aggrave la situation actuelle faite de souffrance psychique et de désillusions dans de nombreuses équipes, avec pour résultat d’amplifier les errements de sens du soin à domicile.

L’« entrée » en observation et soin se fera désormais par une garde à vue psychiatrique de 72 heures, sans même les garanties arrachées récemment dans le cas de la garde à vue policière.

La psychiatrie contemporaine a remis en cause significativement le grand renfermement. Les luttes organisées par les professionnels, les usagers, les militants des droits de l’homme ont obtenu le développement des droits et mis en cause la légitimité de l’enfermement et du statut d’exception du « fou ».

Nous n’acceptons pas que la psychiatrie et la santé mentale soient embrigadées comme faisant partie des polices de la société. Nous récusons la politique de la peur.

Faisant fi de tout débat sur l’obligation de soin et le droit au refus de traitement, le pouvoir impose des dits « soins sans consentement » jusqu’au domicile : assignation à résidence, programme de soins imposé et appelé à fonctionner sur le mode du chantage ou du marchandage, traitements médicamenteux contraints y compris à domicile, géo localisation, etc. Nous dénonçons l’hypocrisie du législateur et la duperie de la loi : un véritable soin psychique ne peut se concevoir sans le consentement.

A cette orientation répulsive donnée au soin psychiatrique s’adjoignent les effets et conséquences de la logique entrepreneuriale à l’œuvre à l’hôpital et dans le système de santé en général ; plus généralement de la casse du service public. Nous refusons le type de moyens supplémentaires attribués après le discours d’Antony de décembre 2008 pour « sécuriser ». Nous —usagers, familles, soignants, travailleurs sociaux, magistrats, élus, citoyens—exigeons une orientation et des moyens qui relancent la psychiatrie de secteur, assurent et pérennisent les pratiques fondées sur l’éthique de la complexité, du prendre soin, de l’accueil, de l’hospitalité, du rôle des tiers sociaux et familiaux, de l’accompagnement, d’une réelle réhabilitation, et du droit.

 Pour en former contours et contenus, nous sommes favorables à un débat national dont l’objet soit :

l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. La nécessité d’une loi qui en finisse avec l’exception psychiatrique et qui relève du soin psychique bien conçu articulé au droit commun: c’est-à-dire de l’autorisation et du contrôle du juge civil.

la mise en chantier d’une loi programmatique pour une psychiatrie démocratiquedont l’objet et l’éthique sont proposés dans notre manifeste initial, qui soit à l’opposé des gouvernances de mise au pas gestionnaire dont sont représentatifs les plans de santé mentale actuels et annoncés.

 Il nous faut débattre, mais il nous faut également agir. Nous ne devons respecter les lois que si elles mêmes respectent le droit, en l’occurrence les libertés individuelles et l’intimité de la vie privée. La loi, qui dans la tradition est libératrice, est désormais un instrument du contrôle social. Elle formate, arrêtés et certificats à l’appui. La tradition de désobéissance civile, c’est depuis 1789 de s’opposer aux lois, mais c’est aussi désormais de combattre la loi par le droit. L’application servile de la loi ne créerait pas seulement l’injustice ou l’aberration psychiatrique ; elle créerait l’illégalité. La loi est celle d’une majorité conjoncturelle, mais le droit, construit dans le temps, est l’œuvre de tous. Où allons nous ? Vers ce qui n’est pas écrit, et seule la radicalité de l’analyse permet de s’extirper des modèles bien-pensants, déjà prêts à nous ensevelir.

 Dans l’immédiat et à cette date du Premier août qui marque l’entrée en vigueur de la loi, nous proposons un plan d’action et de résistance éthique :

- le refus des psychiatres et des soignants, dans la mesure du possible, de mettre en place des mesures de contrainte. Et notamment, le refus des collectifs soignants de tout programme de « soin contraints » à domicile contraires à la déontologie et aux droits fondamentaux.De même, il faut opposer un refus de tout avis médical sans avoir pu examiner le patient.

- la saisie systématique du juge des libertés et de la détention, le patient devant être entendu hors visioconférence.

- Développer l’information, notamment lors des 72 heures, afin que les personnes ne tombent pas dans la trappe psychiatrique que cette loi organise, mais accèdent aux soins psychiques auxquelles elles ont droit.

- Le soutien des recours et défenses des patientssoumis à ces « soins sans consentement », y compris les QPC qui ne manqueront de survenir. La création d’un collectif d’avocats et juristes sera essentielle en ce sens.

- La construction d’un observatoire national de suivi de l’application de cette loiqui assure le recueil de données, l’alerte aux droits des personnes soumises aux « soins sans consentement », qui rapporte au législateur, au contrôleur des libertés et des lieux de détention, à la commission nationale consultative des droits de l’homme et au public les atteintes aux droits de l’homme et à l’éthique du soin psychique.

 Nous sommes et demeurerons mobilisés pour concrétiser une œuvre de démocratie et de professionnalités.

 Organisations signataires membres du collectif “Mais c’est un Homme”:Advocacy France, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), ATTAC, Cercle de Réflexion et de proposition d’actions sur la Psychiatrie (CRPA), La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Europe Écologie Les Verts, Fédération Alternative Sociale et Écologique (FASE), Handi-Social, Ligue des droits de l’Homme, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, République et Socialisme, Solidaires, SUD santé sociaux, SNPES PJJ/FSU, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale de la Psychiatrie

 Premiers signataires individuels :

Étienne Adam, travailleur social retraité, membre de l’exécutif de la FASE

Michel Antony, président de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité

Maryse Artiguelong, secrétaire générale adjointe de la Ligue des droits de l’Homme

André Bitton, Cercle de Réflexion et de propositions d’actions sur la psychiatrie (CRPA)

Éric Bogaert, psychiatre, Carcassonne, USP

Pascal Boissel, psychiatre

Paul Brétécher, psychiatre, Corbeil-Essonnes

Robert Castel, sociologue, directeur de recherches émérite à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales

Christian Celdran, ATTAC conseil scientifique et commission santé - Protection sociale

Alain Chabert, psychiatre, Chambéry, USP

Claude Claverie, psychiatre, collectif des Journées de psychothérapie institutionnelle

Bernard Defaix, militant pour le service public

Nadia Doghramadjian, secrétaire générale adjointe de la Ligue des droits de l’Homme

Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme

Françoise Dumont, enseignante, vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme

Bernard Durand, psychiatre, président de la Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix Marine

Martine Dutoit, Advocacy France

Hélène Franco, membre du bureau national du Parti de Gauche, responsable de la commission nationale Justice et Libertés

Claire Gekiere, psychiatre, Savoie

Dominique Guibert, secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme 

Tiphaine Inglebert, secrétaire générale adjointe de la Ligue des droits de l’Homme

Yves Jardin, président de de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité Région Bretagne

Catherine Jouanneau, secrétaire nationale du Parti de Gauche à la santé

Annick Kouba, psychologue clinicienne, Clichy-sous-Bois

Olivier Labouret, psychiatre, Auch, président de l’USP

Jean-Claude Laumonier, cadre – infirmier en psychiatrie (retraité), commission nationale santé du NPA

Henri Leclerc, avocat, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme

Claude Louzoun, psychiatre, Paris, USP

Jean-Pierre Martin, psychiatre, Paris, USP

Odile Maurin, présidente d’Handi-social

Bernard Meile, vice-président d’Advocacy France

Jean-François Mignard, membre du Bureau National de la Ligue des droits de l’Homme 

Françoise Nay, vice-présidente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité

Jean-Pierre Olié, professeur de psychiatrie, Paris

Pierre Paresys, psychiatre, Lille, USP

Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France (AMUF)

Philippe Pineau, membre du Bureau National de la Ligue des droits de l’Homme 

Vincent Rebérioux, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme ;

Gislhaine Rivet, membre du bureau national de la Ligue des droits de l’Homme

Malik Salemkour, vice-président de la Ligue de droits de l’Homme 

Michel Savy, membre du Bureau national de la Ligue des droits de l’Homme

Evelyne Sire-Marin, magistrate, vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme

Mylène Stambouli, membre du Bureau national de la Ligue des droits de l’Homme

Henri-Jacques Stiker Rédacteur en chef de la revue ALTER, European Journal of Disability Research,, Directeur de recherches, laboratoire ICT, Université Denis Diderot, Paris 7

Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme 

Anne Teurtroy, Les Alternatifs

Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme

Bruno Valentin, secrétaire national de République et Socialisme à la santé

Jean Vignes, Sud santé sociaux

Jean Claude Vitran, trésorier national de la Ligue des droits de l’Homme 

Élisabeth Weissman, journaliste

 Pour rappel vous pouvez consulter l’appel constitutif :

« Mais c’est un Homme – l’Appel contre les soins sécuritaires »

http://www.maiscestunhomme.org/appel-contre-les-soins-securitaires/

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 08:59

Voici un livre tout à fait exceptionnel pour un tout petit prix (12€). A priori, c’est un roman, ou une biographie. Un homme de quarante ans évoque la mort de sa mère, puis revoit son enfance dans une région du centre de la France. On pense à une version rurale de « La vie devant soi » : étonnante naïveté devant la découverte d’un monde en ruines dans les années quarante, un livre écrit dans un style tellement émouvant qu’on se demande pourquoi l’auteur ne livre pas un kleenex en supplément ! Et pourtant ce n’est pas du mélodrame, mais de la vraie vie, une existence vécue, qui fait sourire, ou même franchement rire, de la bêtise humaine, de l’horreur des guerres. C’est du temps retrouvé…On ne peut pas rester insensible devant ce récit sans tape à l’œil, qui évoque des paysages et des gens simples issus du peuple. Il s’agit, indirectement, d’un réquisitoire contre la guerre, d’une révolte contre les conditions de la vie elle-même, une révolte tendre et cruelle contre la méchanceté humaine. On pense à Rimbaud, écrivant « merde à Dieu » à la craie, sur les murs de Charleville. On pense à Céline, dans l’évocation de la « Grande Guerre », on pense à Calaferte dans « C’est la guerre » !

On pense et on s’émeut. Jamais, peut-être, la littérature dite « régionale » n’a été aussi universelle ! Partout, dans le monde, il y a des enfants de sept ans, pour qui le ciel pourrait être bleu. Ici, le ciel est vraiment bleu, malgré le sang qui coule et qui rappelle aussi ce poème de Prévert : « Chanson dans le sang »…

Mais il faut laisser le lecteur savourer le plaisir de la découverte. Hors des modes, hors des normes et des conventions, ce petit grand livre ne peut que plaire à des hommes ordinaires, à des hommes libres, non formatés par le discours lénifiant du moment.

Les Editions Alan Sutton dépassent le cadre régional, et osent publier une littérature qui n’est pas seulement du terroir, ou alors le terroir, c’est l’humanité entière.

On peut se le procurer partout dans l’hexagone en le demandant à son libraire.

(Pour l’anecdote, « Le fond de l’air est bleu » est un hommage à Chris Marker dans « Le fond de l’air est rouge »).


air bleu

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 08:50

En vente dans l'Indre et ailleurs. Demander la liste des revendeurs ici

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