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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 08:22

 

> La spéculation boursière, déconnectée de la réalité, a causé de graves crises financières mais aussi sociales, touchant sans distinction les citoyennes et citoyens des pays les plus pauvres comme des plus aisés. Pourtant, nos gouvernements n'ont pas hésité à renflouer, avec l'argent des contribuables, les banques et les institutions financières à l'origine de la crise de 2008.
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TAXONS LA FINANCE POUR UN MONDE PLUS JUSTE
> Or, toute lutte en faveur d'une société plus juste et plus respectueuse de l'environnement est vouée à l'échec si le système financier actuel reste inchangé. Aujourd'hui, en dépit des alertes, les banques et institutions financières continuent leurs spéculations effrénées et s'échangent chaque jour 6 000 milliards de dollars sur les places financières mondiales.
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> Pendant ce temps, plus d'un milliard de personnes tente de survivre sous le seuil de pauvreté… Pourtant,
il suffirait d'une taxe de 0,05% sur les transactions financières pour lever chaque année des centaines de milliards d'euros qui permettraient de lutter efficacement contre la pauvreté et le changement climatique.Cette taxe contribuerait à réduire la spéculation financière et à redistribuer les richesses, sans aucun impact sur les opérations bancaires des particuliers.
>
>
Mobilisez-vous avec nous pour taxer la finance !
> Intellectuels, politiques, artistes, sportifs... De toutes parts, des voix s'élèvent en faveur d'une régulation plus efficace du secteur financier. Le Parlement européen vient également de se prononcer à une large majorité pour l'instauration d'une telle taxe au niveau européen. Si Nicolas Sarkozy s'est également déclaré favorable à cette idée, il est temps de le pousser à agir et de mettre en place une taxe à la hauteur des enjeux !
>
> À Oxfam France, nous sommes déterminés à remettre la finance dans le bons sens. C'est pourquoi nous lançons, en partenariat avec Aides et Attac, la campagne Taxe Robin des Bois, avec pour but de fédérer toutes celles et ceux qui veulent uvrer en faveur de l'instauration d'une taxe sur les transactions financières. Cette campagne internationale, menée dans une dizaine de pays, et lancée en France le 17 février dernier, a déjà réuni plus de 10 000 signataires et des centaines de personnes prêtes à se mobiliser sur Facebook.
Rejoignez le mouvement !
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La Bande à Robin : plus qu'une pétition, une réelle mobilisation populaire !
> Robin des Bois a besoin de votre aide pour faire parler de la Taxe. Si vous êtes déterminé(e)s à faire bouger les choses, rejoignez la bande à Robin ! Rendez-vous sur Facebook et Twitter où des 'instructions' vous seront données pour nous aider à diffuser la campagne !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 08:16

Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître.
Qui se présente, aujourd’hui, à l’école, au collège, au lycée, à l’université ?

- Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n’a jamais vu veau, vache, cochon ni couvée. En
1900, la majorité des humains, sur la planète, s’occupaient de labourage et de pâturage ; en
2010, la France, comme les pays analogues au nôtre, ne compte plus qu’un pour cent de
paysans. Sans doute faut-il voir là une des plus immenses ruptures de l’histoire, depuis le
néolithique. Jadis référée aux pratiques géorgiques, la culture change.
Celle ou celui que je vous présente ne vit plus en compagnie des vivants, n’habite plus la
même Terre, n’a donc plus le même rapport au monde. Il ou elle ne voit que la nature
arcadienne des vacances, du loisir ou du tourisme.

- Il habite la ville. Ses prédécesseurs immédiats, pour plus de la moitié, hantaient les champs.
Mais il est devenu sensible aux questions d’environnement. Prudent, il polluera moins que
nous autres, adultes inconscients et narcissiques.
Il n’a plus le même monde physique et vital, ni le même monde en nombre, la démographie
ayant soudain bondi vers sept milliards d’humains.

- Son espérance de vie est, au moins, de quatre-vingts ans. Le jour de leur mariage, ses
arrière- grands-parents s’étaient juré fidélité pour à peine une décennie. Qu’il et elle
envisagent de vivre ensemble, vont-ils jurer de même pour soixante-cinq ans ? Leurs parents
héritèrent vers la trentaine, ils attendront la vieillesse pour recevoir ce legs.
Ils n’ont plus la même vie, ne vivent plus les mêmes âges, ne connaissent plus le même
mariage ni la même transmission de biens.

- Depuis soixante ans, intervalle unique dans notre histoire, il et elle n’ont jamais connu de
guerre, ni bientôt leurs dirigeants ni leurs enseignants. Bénéficiant des progrès de la médecine
et, en pharmacie, des antalgiques et anesthésiques, ils ont moins souffert, statistiquement
parlant, que leurs prédécesseurs. Ont-ils eu faim ?
Or, religieuse ou laïque, toute morale se résumait à des exercices destinés à supporter une
douleur inévitable et quotidienne : maladies, famine, cruauté du monde.

Ils n’ont plus le même corps ni la même conduite ; aucun adulte ne sut ni ne put leur inspirer
une morale adaptée.

- Alors que leurs parents furent conçus à l’aveuglette, leur naissance fut programmée.
Comme, pour le premier enfant, l’âge moyen de la mère a progressé de dix à quinze ans, les
enseignants ne rencontrent plus des parents d’élèves de la même génération.
Ils n’ont plus les mêmes parents ; changeant de sexualité, leur génitalité se transformera.

- Alors que leurs prédécesseurs se réunirent dans des classes ou des amphis homogènes
culturellement, ils étudient au sein d’un collectif où se côtoient désormais plusieurs religions,
langues, provenances et moeurs. Pour eux et leurs enseignants, le multiculturalisme est de
règle depuis quelques décennies. Pendant combien de temps pourront-ils encore chanter
l’ignoble « sang impur » de quelque étranger ?

Ils n’ont plus le même monde mondial, ils n’ont plus le même monde humain. Autour d’eux,
les filles et les fils d’immigrés, venus de pays moins riches, ont vécu des expériences vitales
inverses.

Bilan temporaire. Quelle littérature, quelle histoire comprendront-ils, heureux, sans avoir vécu
la rusticité, les bêtes domestiques et la moisson d’été, dix conflits, blessés, morts et affamés,
cimetières, patrie, drapeau sanglant, monuments aux morts, sans avoir expérimenté dans la
souffrance, l’urgence vitale d’une morale ?

Voilà pour le corps ; voici pour la connaissance.
- Leurs ancêtres cultivés avaient, derrière eux, un horizon temporel de quelques milliers
d’années, ornées par la préhistoire, les tablettes cunéiformes, la Bible juive, l’Antiquité grécolatine.
Milliardaire désormais, leur horizon temporel remonte à la barrière de Planck, passe
par l’accrétion de la planète, l’évolution des espèces, une paléo-anthropologie millionnaire.
N’habitant plus le même temps, ils entrèrent dans une autre histoire.

- Ils sont formatés par les médias, diffusés par des adultes qui ont méticuleusement détruit
leur faculté d’attention en réduisant la durée des images à sept secondes et le temps des
réponses aux questions à quinze secondes, chiffres officiels ; dont le mot le plus répété est
« mort » et l’image la plus reprise celle des cadavres. Dès l’âge de douze ans, ces adultes-là
les forcèrent à voir plus de vingt mille meurtres.
- Ils sont formatés par la publicité ; comment peut-on leur apprendre que le mot relais, en
français s’écrit -ais, alors qu’il est affiché dans toutes les gares -ay ? Comment peut-on leur
apprendre le système métrique, quand, le plus bêtement du monde, la SNCF leur fourgue des
s’miles ?
Nous, adultes, avons doublé notre société du spectacle d’une société pédagogique dont la
concurrence écrasante, vaniteusement inculte, éclipse l’école et l’université. Pour le temps
d’écoute et de vision, la séduction et l’importance, les médias se sont saisis depuis longtemps
de la fonction d’enseignement.

Les enseignants sont devenus les moins entendus de ces instituteurs. Critiqués, méprisés,
vilipendés, puisque mal payés.

- Ils habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives montrent que l’usage de la toile, lecture
ou écriture au pouce des messages, consultation de Wikipedia ou de Facebook, n’excitent pas
les mêmes neurones ni les mêmes zones corticales que l’usage du livre, de l’ardoise ou du
cahier. Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois. Ils ne connaissent ni n’intègrent
ni ne synthétisent comme leurs ascendants.
Ils n’ont plus la même tête.

- Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la
toile, à tout le savoir ; ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous
habitions un espace métrique, référé par des distances.
Ils n’habitent plus le même espace.

Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né, pendant un intervalle bref, celui
qui nous sépare de la Seconde Guerre mondiale.

Il ou elle n’a plus le même corps, la même espérance de vie, n’habite plus le même espace, ne
communique plus de la même façon, ne perçoit plus le même monde extérieur, ne vit plus
dans la même nature ; né sous péridurale et de naissance programmée, ne redoute plus la
même mort, sous soins palliatifs. N’ayant plus la même tête que celle de ses parents, il ou elle
connaît autrement.

- Il ou elle écrit autrement. Pour l’observer, avec admiration, envoyer, plus rapidement que je
ne saurai jamais le faire de mes doigts gourds, envoyer, dis-je, des SMS avec les deux pouces,
je les ai baptisés, avec la plus grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, Petite
Poucette et Petit Poucet. Voilà leur nom, plus joli que le vieux mot, pseudo-savant, de
dactylo.

- Ils ne parlent plus la même langue. Depuis Richelieu, l’Académie française publie, à peu
près tous les quarante ans, pour référence, le dictionnaire de la nôtre. Aux siècles précédents,
la différence entre deux publications s’établissait autour de quatre à cinq mille mots, chiffres à
peu près constants ; entre la précédente et la prochaine, elle sera d’environ trente mille.
À ce rythme linguistique, on peut deviner que, dans peu de générations, nos successeurs
pourraient se trouver aussi séparés de nous que nous le sommes de l’ancien français de
Chrétien de Troyes ou de Joinville. Ce gradient donne une indication quasi photographique
des changements majeurs que je décris.

Cette immense différence, qui touche toutes les langues, tient, en partie, à la rupture entre
les métiers des années cinquante et ceux d’aujourd’hui. Petite Poucette et son frère ne
s’évertueront plus aux mêmes travaux. La langue a changé, le travail a muté.

L’individu

Mieux encore, les voilà devenus des individus. Inventé par saint Paul, au début de notre ère,
l’individu vient de naître seulement ces jours-ci. Nous rendons-nous compte à quel point nous
vivions d’appartenances, de jadis jusqu’à naguère ? Français, catholiques ou juifs, Gascons ou
Picards, riches ou pauvres, femmes ou mâles… nous appartenions à des régions, des religions,
des cultures, rurales ou villageoises, des groupes singuliers, des communes locales, un sexe, la
patrie. Par les voyages, les images, la toile, les guerres abominables, ces collectifs ont à peu
près tous explosé. Ceux qui demeurent continuent aujourd’hui, vite, d’éclater.

L’individu ne sait plus vivre en couple, il divorce ; ne sait plus se tenir en classe, il remue et
bavarde ; ne prie plus en paroisse ; l’été dernier, nos footballeurs n’ont pas su faire équipe ;
nos politiques savent-ils encore construire un parti ? On dit partout mortes les idéologies ; ce
sont les appartenances qu’elles recrutaient qui s’évanouissent.

Cet individu nouveau-né annonce plutôt une bonne nouvelle. À balancer les inconvénients de
l’égoïsme et les crimes de guerre commis par et pour la libido d’appartenance – des centaines
de millions de morts –, j’aime d’amour ces jeunes gens.

Cela dit, reste à inventer de nouveaux liens. En témoigne le recrutement de Facebook, quasi
équipotent à la population du monde.

Comme un atome sans valence, Petite Poucette est toute nue. Nous, adultes, n’avons inventé
aucun lien social nouveau. L’emprise de la critique et du soupçon les déconstruit plutôt.

Rarissimes dans l’histoire, ces transformations, que j’appelle hominescentes, créent, au milieu
de notre temps et de nos groupes, une crevasse si large que peu de regards l’ont mesurée à sa
vraie taille.
Je la compare, je le répète, à celles qui intervinrent au néolithique, à l’aurore de la sciencegrecque, au début de l’ère chrétienne, à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance.
Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens auxquels nous prétendons dispenser de
l’enseignement, au sein de cadres datant d’un âge qu’ils ne reconnaissent plus : bâtiments,
cours de récréation, salles de classe, bancs, tables, amphithéâtres, campus, bibliothèques,
laboratoires même, j’allais même dire savoirs… cadres datant, dis-je, d’un âge et adaptés à
une ère où les hommes et le monde étaient ce qu’ils ne sont plus.

Trois questions, par exemple : Que transmettre ? À qui le transmettre ? Comment le
transmettre ?

Que transmettre ? Le savoir !

Jadis et naguère, le savoir avait pour support le corps même du savant, de l’aède ou du griot.
Une bibliothèque vivante… voilà le corps enseignant du pédagogue.

Peu à peu, le savoir s’objectiva d’abord dans des rouleaux, vélins ou parchemins, support
d’écriture, puis, dès la Renaissance, dans les livres de papier, supports d’imprimerie, enfin,
aujourd’hui, sur la toile, support de messages et d’information.

L’évolution historique du couple support-message est une bonne variable de la fonction
d’enseignement. Du coup, la pédagogie changea trois fois : avec l’écriture, les Grecs
inventèrent la paideia ; à la suite de l’imprimerie, les traités de pédagogie pullulèrent.
Aujourd’hui ?

Je répète. Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la toile, disponible, objectivé.
Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le
transmettre ? Voilà, c’est fait.

Avec l’accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l’accès en tous lieux, par le GPS,
l’accès au savoir est désormais ouvert. D’une certaine manière, il est toujours et partout déjà
transmis.

Objectivé, certes, mais, de plus, distribué. Non concentré. Nous vivions dans un espace
métrique, dis-je, référé à des centres, à des concentrations. Une école, une classe, un campus,
un amphi, voilà des concentrations de personnes, étudiants et professeurs, de livres, en
bibliothèques, très grande dit-on parfois, d’instruments dans les laboratoires… ce savoir, ces
références, ces livres, ces dictionnaires… les voilà distribués partout et, en particulier, chez
vous ; mieux, en tous les lieux où vous vous déplacez ; de là étant, vous pouvez toucher vos
collègues, vos élèves, où qu’ils passent ; ils vous répondent aisément.

L’ancien espace des concentrations – celui-là même où je parle et où vous m’écoutez, que
faisons-nous ici ? – se dilue, se répand ; nous vivons, je viens de le dire, dans un espace de
voisinages immédiats, mais, de plus, distributif. – Je pourrai vous parler de chez moi ou
d’ailleurs, et vous m’entendriez ailleurs ou chez vous.

Ne dites surtout pas que l’élève manque des fonctions cognitives qui permettent d’assimiler le
savoir ainsi distribué, puisque, justement, ces fonctions se transforment avec le support. Par
l’écriture et l’imprimerie, la mémoire, par exemple, muta au point que Montaigne voulut une
tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine. Cette tête a muté.

De même donc que la pédagogie fut inventée (paideia) par les Grecs, au moment de
l’invention et de la propagation de l’écriture ; de même qu’elle se transforma quand émergea
l’imprimerie, à la Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles
technologies.

Et, je le répète, elles ne sont qu’une variable quelconque parmi la dizaine ou la vingtaine que
j’ai citées ou pourrais énumérer.

Ce changement si décisif de l’enseignement, – changement répercuté sur l’espace entier de la
société mondiale et l’ensemble de ses institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et
de loin, l’enseignement seulement, mais sans doute le travail, la politique et l’ensemble de nos
institutions – nous sentons en avoir un besoin urgent, mais nous en sommes encore loin ;
probablement, parce que ceux qui traînent encore dans la transition entre les derniers états
n’ont pas encore pris leur retraite, alors qu’ils diligentent les réformes, selon des modèles
depuis longtemps évanouis.

Enseignant pendant quarante ans sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette
crevasse s’ouvre aussi largement que dans mon propre pays, j’ai subi, j’ai souffert ces
réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des rapetassages ; or les emplâtres
endommagent le tibia comme les rapetassages déchirent encore plus le tissu qu’ils cherchent à
consolider.

Oui, nous vivons un période comparable à l’aurore de la paideia, après que les Grecs
apprirent à écrire et démontrer ; comparable à la Renaissance qui vit naître l’impression et le
règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu’en même temps que ces
techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance
et la guérison, l’être-au-monde lui-même, les métiers, l’espace et l’habitat.

Envoi
Face à ces mutations, sans doute convient-il d’inventer d’inimaginables nouveautés, hors les
cadres désuets qui formatent encore nos conduites et nos projets. Nos institutions luisent d’un
éclat qui ressemble, aujourd’hui, à celui des constellations dont l’astrophysique nous apprit
jadis qu’elles étaient mortes déjà depuis longtemps.

Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? J’en accuse les philosophes, dont je
suis, gens qui ont pour métier d’anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, comme
moi, ce me semble, failli à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils ne virent
pas venir le contemporain. Si j’avais eu, en effet, à croquer le portrait des adultes, dont je suis,
il eût été moins flatteur.

Je voudrais avoir dix-huit ans, l’âge de Petite Poucette et de Petit Poucet, puisque tout est à
refaire, non, puisque tout est à faire.

Je souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en compagnie de ces
Petits, auxquels j’ai voué ma vie, parce que je les ai toujours respectueusement aimés.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 08:08

 

Le contrôle odieux et draconien qu’Israël exerce sur les Palestiniens, associé à son déni des droits des réfugiés de rentrer dans leurs foyers en Israël, exige de toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice à travers le monde de soutenir les Palestiniens dans leur résistance civile, non violente.

 

En 1980, une de mes chansons, Une autre brique dans le mur (partie 2), a été interdite par le gouvernement d’Afrique du Sud parce qu’elle était reprise par les enfants noirs sud-africains pour mettre en avant leurs droits à l’égalité dans l’enseignement. Ce gouvernement d’apartheid imposait, pour ainsi dire, un blocus culturel sur certaines chansons, dont la mienne.

Vingt-cinq ans plus tard, en 2005, des enfants palestiniens qui participaient à un festival en Cisjordanie ont chanté la même chanson pour protester contre le mur d’apartheid d’Israël. Ils chantaient « Nous n’avons pas besoin de l’occupation ! Nous n’avons pas besoin du mur raciste ! ». A l’époque, je n’avais pas vu, par moi-même, ce qu’ils évoquaient par cette chanson.

Un an plus tard, en 2006, j’ai signé un contrat pour jouer à Tel Aviv.

Des Palestiniens du mouvement qui promeut le boycott universitaire et culturel d’Israël m’ont exhorté à revoir ma position. Je m’étais déjà exprimé contre le mur, mais je n’étais pas certain qu’un boycott culturel était la bonne façon d’agir. Les Palestiniens militant pour le boycott m’ont alors invité à me rendre dans les territoires palestiniens, pour voir le Mur de mes propres yeux, avant de prendre toute décision. J’ai accepté.

Sous la protection des Nations-Unies, je suis venu à Jérusalem et à Bethléhem. Rien n’aurait pu me préparer à ce que j’ai vu ce jour-là. Le Mur est un édifice effroyable à voir. Il est surveillé par de jeunes soldats israéliens qui m’ont traité, moi l’observateur occasionnel qui venait d’un autre monde, avec une agressivité méprisante. S’il en était ainsi pour moi, un étranger, un visiteur, vous pouvez imaginer ce que ce doit être pour les Palestiniens, pour les sous-prolétaires, pour les porteurs d’autorisations. J’ai su alors que ma conscience ne me laisserait pas m’éloigner de ce Mur, du sort des Palestiniens que j’avais rencontrés, un peuple dont la vie est quotidiennement étouffée d’une multitude de façons par l’occupation israélienne. En solidarité, et me sentant quelque peu impuissant, j’ai écrit sur le Mur, ce jour-là : « Nous n’avons pas besoin de contrôle de la pensée ».

C’est alors, réalisant que ma présence sur une scène à Tel Aviv légitimerait malgré moi l’oppression dont j’étais le témoin, que j’ai décidé d’annuler mon concert de rock au stade de football de Tel Aviv et que je l’ai déplacé à Neve Shalom, une communauté agricole qui se consacre à la culture de pois chiches et aussi, admirablement, à la coopération entre les gens de confessions différentes, et où musulmans, chrétiens et juifs vivent et travaillent côte à côte en harmonie.

Contre toute attente, cela a été le plus grand évènement musical de la courte histoire d’Israël. 60 000 fans se sont confrontés aux embouteillages pour y assister. Cela a été extraordinairement émouvant pour moi et mon groupe, et à la fin du concert, j’ai pris l’initiative d’exhorter les jeunes qui étaient rassemblés là à exiger de leur gouvernement de faire la paix avec leurs voisins et de respecter les droits civils des Palestiniens qui vivent en Israël.

Malheureusement, dans les années qui ont suivi, le gouvernement israélien n’a rien tenté pour mettre en œuvre une législation garantissant des droits civils aux Arabes israéliens à égalité de ceux dont profitent les juifs israéliens, et le Mur est devenu plus long, annexant inexorablement, illégalement, toujours plus de la Cisjordanie.

J’ai appris ce jour de 2006, à Bethléhem, un peu de ce que cela veut dire, vivre sous une occupation, emprisonné derrière un Mur.

Cela signifie qu’un agriculteur palestinien doit regarder ses oliviers, vieux de plusieurs siècles, être déracinés. Cela signifie qu’un élève palestinien ne peut se rendre à son école, parce que le check-point est fermé. Cela signifie qu’une femme peut accoucher dans une voiture, parce que le soldat n’a pas voulu la laisser passer et aller à l’hôpital pourtant à 10 minutes de voiture. Cela signifie qu’un artiste palestinien ne peut se rendre à l’étranger pour exposer ses œuvres, ou présenter son film dans un festival international.

Pour la population de Gaza, enfermée dans une quasi prison, derrière le mur du blocus illégal d’Israël, cela signifie toute une série d’autres injustices. Cela signifie que les enfants vont dormir le soir avec la faim, que beaucoup souffrent d’une malnutrition chronique. Cela signifie que les pères et les mères, qui ne peuvent trouver de travail dans une économie laminée, n’ont aucun moyen de subvenir aux besoins des leurs. Cela signifie que les étudiants universitaires avec des bourses d’études pour l’étranger voient la chance de leur vie s’éloigner parce qu’ils ne sont pas autorisés à voyager.

De mon point de vue, le contrôle odieux et draconien qu’Israël exerce sur les Palestiniens assiégés dans la bande de Gaza et les Palestiniens de Cisjordanie occupée (y compris Jérusalem-Est), associé à son déni des droits des réfugiés de rentrer dans leurs foyers en Israël, exige de toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice à travers le monde de soutenir les Palestiniens dans leur résistance civile, non violente.

Quand les gouvernements refusent d’agir, les peuples le doivent, avec tous les moyens pacifiques à leur disposition. Pour certains, cela a consisté à rejoindre la Marche pour la Liberté pour Gaza, pour d’autres, la flottille humanitaire qui a tenté d’acheminer une aide humanitaire si nécessaire à Gaza.

Pour moi, cela signifie de clamer mon intention de me porter solidaire, non seulement avec le peuple de Palestine, mais aussi avec les milliers d’Israéliens qui désapprouvent les politiques racistes et colonialistes de leurs gouvernements, en rejoignant la campagne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre Israël, jusqu’à ce qu’il se conforme à ces trois droits humains fondamentaux, tel qu’exigé par le droit international :

·       1 - mettre fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes (occupées depuis 1967) et démanteler le Mur ;

·       2 - reconnaître les droits fondamentaux des citoyens palestiniens d’Israël dans une totale égalité, et

·       3 - respecter, protéger et promouvoir les droits des réfugiés palestiniens à rentrer dans leurs foyers et leurs propriétés, comme stipulé dans la résolution 194 des Nations unies.

Ma conviction est née avec cette idée que tous les peuples méritent les droits humains fondamentaux. Ma position n’est pas antisémite. Elle n’est pas une attaque contre le peuple d’Israël. Elle est, néanmoins, un appel à l’adresse de mes collègues de l’industrie de la musique, et aussi des artistes des autres disciplines, pour qu’ils rejoignent le boycott culturel.

Les artistes ont eu raison de refuser de jouer à Sun City, en Afrique du Sud, jusqu’à ce que tombe l’apartheid et que Blancs et Noirs jouissent des mêmes droits. Et nous avons raison de refuser de jouer en Israël jusqu’à ce que le jour vienne - et sûrement qu’il viendra - où le Mur de l’occupation tombera, et que les Palestiniens vivront aux côtés des Israéliens, dans la paix, la liberté, la justice et la dignité que tous, ils méritent.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:52

La retraite de plus en plus tard…Travailler encore…

Un jour on vivra  jusqu’à   150 ans , tiens,  je vous le laisse à 160 .Ça peut encore monter.

Ça pose le problème de l’immortalité  et des capacités  à cet âge là….

Quand tu bloblotes, difficile de faire de la micro chirurgie, bon , il y aura bien les robots mais si tu ne te rappelles plus comment ça marche, vaut mieux s'abstenir.

Mais , il parait qu’on sera en bonne santé, qu’on  compensera avec des médocs, de la chirurgie faciale, stomacale dorsale. Bancal qu’on sera mais en bonne santé. Vaillants au turbin jusqu'au  recyclage des vieux. Reprise des morceaux encore utiles.

On fera des gosses vers cinquante ans , pas trop tôt , on sera encore un gamin à 35 ans et on quittera sa famille vers soixante ans au lieu de quitter sa femme.

Rebelles , pas boutonneux mais la ride au bord du front,on défilera dans les couloirs permis, les gamines de quarante ans trouveront cela vachement existant…

Les femmes  se feront un plaisir vers soixante dix ans, la troisiéme jeunesse leur donnera l’envie de s’évader avec un jeunot de dix ans de moins.

Alors,  il y aura des nounous, des fillettes de vingt ans qui se dévoueront pour les viocs qui n’auront pas le temps de bercer leurs nourrissons . Ce sera toujours moins dangereux pour le bébé qu’un glissement sur le sol, suite à une colique soudaine. Le vieux a des vapeurs qui n’attendent pas. 

Dans cet avenir souriant,, Il y aura aussi tout un tas de métiers pour vieux: pour s’occuper des vieux et pour occuper les vieux. Pour qu’ils puissent manger et qu’on les fassent manger.

Mais objectons-vous-je , les vrais jeunes avec leurs parents tout vieux, ils feront quoi? Qui jouera avec eux?

C’est que la vraie jeunesse au regard de cette nouvelle longueur de vie, ce sera très court. Et puis ce sera dangereux des jeunes comme ça, tout frétillant alors que le rythme de vie des vieux , c’est deux à l’heure quand ils sont à fond…

Ça demande et ça a de l'énergie un z’enfant.

Faudra sans doute prévoir des maisons de jeunes, où on les mettra entre eux, que les familles ne s'inquiètent pas , ils les retrouveront plus tard, ou pas du tout.

Revenons à l’essentiel c’est à dire le fondement de la société: le cul.

Arrivés à quatre vingt ans , enfin à l'âge adulte, qu’est-ce qui nous fera vibrer?  

Parce que quand la musculature s'évapore, que tu as les reins cassés en sortant de l'usine de pièces détachées humaines, difficile de grimper mémère même les jours de congés.

Remplacer ça par du tricot? Un foie à l’endroit , un foie à l’envers… Le coeur qui compte les mailles et les ouilles.

Tranquille, il y aura sans doute des machines.

Le prix du massage vaginal ou de la caresse huilée,  je vous dis pas ….

Ceci dit, les machines appartiennent toujours à quelqu'un…

Faudra pas cumuler vieillesse et pauvreté….

on y  vient...

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:50

>
 Le Conseil de Sécurité de l'ONU doit décider dans 48 heures si oui ou non une zone d'exclusion aérienne sera imposée à la flotte libyenne pour stopper ses raids meurtriers contre les civils. La pression mondiale exercée par des citoyens du monde entier a récemment contribué à unifier la position du Conseil -- nous avons de nouveau besoin de cette unité:
>


>

Alors que les avions de Kadhafi bombardent le peuple libyen, le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit décider dans 48 heures si oui ou non une zone d'exclusion aérienne sera imposée pour maintenir la flotte gouvernementale au sol.
>
> Ensemble, nous avons déjà envoyé 450 000 messages au Conseil de Sécurité de l'ONU et "submergé" la Présidence du Conseil, contribuant ainsi à l'obtention de sanctions ciblées et à un début de justice pour le peuple libyen. Aujourd'hui, pour stopper le bain de sang, nous devons nous mobiliser massivement pour imposer une zone d'exclusion aérienne.
>
> Si Kadhafi ne domine plus l'espace aérien, il perdra aussitôt une arme décisive dans cette guerre où les civils paient le prix fort. Mais aussi longtemps que ses hélicoptères de combat et ses bombardiers seront en vol, le nombre de morts augmentera. Il ne nous reste que 48 heures, allons jusqu'à un million de messages pour stopper les attaques meurtrières de Kadhafi avant qu'il ne soit trop tard:
>
> http://www.avaaz.org/fr/libya_no_fly_zone_fr/?vl
>
> L'opposition libyenne a appelé la communauté internationale à "tout faire pour protéger le peuple libyen qui subit des crimes contre l'humanité". Le Ministre anglais des Affaires Etrangères souligne que "des rapports crédibles font état de l'usage d'hélicoptères de combat par les forces gouvernementales et contre les civils."
>
> Le Chef de l'OTAN a quant à lui indiqué que tout effort pour instaurer une zone d'exclusion aérienne nécessiterait d'abord une résolution de l'ONU. Dans de nombreuses crises similaires à celle-ci, certains pays de l'ONU ont opposé leur veto à des positions fortes -- mais dans le cas de la Libye, quelque chose de différent est en train de se passer. Les sanctions du Conseil de Sécurité sont une réalité. Les Ambassadeurs à l'ONU indiquent que les délégations se sont "largement ralliées" à l'idée d'un départ inéluctable de Kadhafi. Ce dont ils ont besoin à présent, c'est d'une nouvelle impulsion de la part des citoyens du monde entier.
>
> Une résolution de l'ONU ne sera pas un remède miracle -- la mise en application d'une zone d'exclusion aérienne serait dangereuse et complexe. Mais le simple fait de sentir la menace réelle d'une telle décision pourrait montrer à Kadhafi qu'il doit partir. Nos gouvernements doivent comprendre que nous soutenons le peuple libyen et que nous n'accepterons aucun délai supplémentaire. Envoyez-leur un message et faites suivre cet email à vos proches et vos amis:
>
> http://www.avaaz.org/fr/libya_no_fly_zone_fr/?vl
>
> Les mouvements démocratiques non violents dans le monde arabe ont fasciné les peuples du monde entier. Cependant, Kadhafi a décidé de prendre le chemin le plus sombre, celui de la répression violente visant à anéantir un soulèvement courageux et pacifique. Deux avenirs semblent se dessiner pour la Libye aujourd'hui: celui de la violence maintenue par un dictateur à l'encontre de son peuple, et celui de l'action internationale déterminée visant à soutenir les aspirations du peuple libyen.
>
> En ces jours cruciaux, nous devons prendre conscience que nos actions, en tant que citoyens du monde entier, auront un impact sur le destin de nos frères et nos soeurs en Libye. Et c'est donc le moment d'agir en solidarité -- avec ceux qui sont tombés et ceux qui se battent pour survivre.
>

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:45

 

> Actualités
>
« Dictateurs amis de la France », l’Elysée maintient le cap !Communiqué de presse du CPCR. 21 février 2011
> En plein « dictateur-gate » pour Michèle Alliot Marie et François Fillon, Nicolas Sarkozy maintient le cap d’un soutien fidèle et assumé aux régimes autocratiques en Afrique en recevant, ce lundi 21 février 2011, le président gabonais, Ali Bongo. Cette réception officielle disqualifie une fois de plus la diplomatie française alors que la mobilisation contre un régime clanique impliqué dans l’affaire des Biens Mal Acquis s’intensifie en même temps que la répression. (...) Lire la suite:http://survie.org/francafrique/gabon/article/dictateurs-amis-de-la-france-l
>
>
A contretemps de l’Histoire, la France adoube le dauphin du président Sassou Nguesso Lettre ouverte à la presse et aux responsables politiques français. 18 février 2011
> Le 10 février, par décret de Nicolas Sarkozy, l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville Jean-François Valette a remis la légion d’honneur au contre amiral congolais Jean Dominique Okemba, figure de proue du régime Sassou Nguesso. Un scandale dans une actualité africaine marquée par le rejet croissant des pouvoirs claniques et de leurs complices. Vérité en Tunisie ou en Egypte n’est manifestement pas vérité au Congo pour une diplomatie française qui multiplie les faux-pas. (...) Lire la suite:http://survie.org/francafrique/congo-brazzaville/article/a-contretemps-de-l-histoire-la
>
>
Alors qu’au Maghreb et dans le reste de l’Afrique un vent de la libération gronde, la France reste sourdeCommuniqué de presse de Survie. 17 février 2011
> Le vent de liberté qui souffle sur les pays d’Afrique du Nord est source d’espoir pour des populations qui entendent se débarrasser de leurs régimes autoritaires. En Afrique subsaharienne, ces aspirations sont d’autant plus fortes que de nombreuses dictatures y perdurent avec le soutien de la France. Au nom de la fumeuse théorie dite « de la stabilité », que la révolution pacifique tunisienne vient d’invalider définitivement, (...) Lire la suite:http://survie.org/francafrique/article/alors-qu-au-maghreb-et-dans-le
>
>
Djibouti : répression tous azimuts avant la présidentielle Communiqué de presse de l'ACP, ARDHD, FIDH, LDDH, LDH et de Survie. 11 février 2011
> La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et en France, la Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Survie et l’Association culture et progrès (ACP) appellent à la libération de toutes les personnes arbitrairement emprisonnées à Djibouti ces derniers jours : défenseurs des droits de l’Homme, membres de l’opposition, étudiants et lycéens. Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis le 5 février 2011, des manifestations pacifiques estudiantines et lycéennes agitent la République de Djibouti. (...) Lire la suite: http://survie.org/francafrique/djibouti/article/djibouti-repression-tous-azimuts
>
>
A lire
>
Billets d'Afrique et d'ailleursn° 200 (Mars 2011)
> Bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique, Billets d'Afrique constitue l'un des piliers de la volonté de Survie de mieux informer.
> Edito :
Diplomatie de l’indignité
> Les soulèvements populaires, inattendus mais pourtant prévisibles, qui ont chassé les dictateurs Ben Ali de Tunisie et Moubarak d’Égypte, ont mis en lumière certains des aspects honteux des relations des politiques français avec des régimes réputés corrompus et tortionnaires. Il ne s’agit pas, comme l’a dit Sarkozy, des liens diplomatiques nécessaires avec les autres pays quels qu’ils soient, il s’agit d’une familiarité criminelle établie par nos gouvernants avec des chefs infréquentables de pays pauvres. (...)
Lire la suite:http://survie.org/billets-d-afrique/2011/200-mars-2011/
>

> Au sommaire ce mois-ci :
> - LES BREVES DE LA FRANÇAFRIQUE
> - EDITORIAL. Diplomatie de l'indignité
> - FRANCE. Le maintien de l’ordre, « un savoir-faire français reconnu dans le monde entier »
> - DJIBOUTI. Bientôt la transition démocratique?
> - MAYOTTE. Les dessous fonciers de la départementalisation
> - WIKILEAKS.
  Une certaine idée de la politique étrangère française
> - FRANCE RWANDA. Le paradis judiciaire français
> - La jurisprudence Denis Robert
> - Les voix étouffées des Sahraouis au Forum social mondial de Dakar
>
>
Agenda
>
ILE-VILAINE-MAYENNEhttp://francafrique35.blogspot.com/
> - Vendredi 11 mars.
Concert de Kaar Kaas Sonn, chanteur tchadien au bar La Vie Enchantiée à Rennes à 20h30
> - Mercredi 16 mars.
Conférence débat avec la journaliste Sonia Rolley : Tchad, cas d'école de la Françafriqueà l’espace Ouest Franceà 20h
> - Jeudi 17 mars.
Jeux Françafriqueet énergie. A partir de 14 ans, dans le cadre de la semaine de l'environnement au bar La Vie Enchantiée à Rennes de 16h à 18h
> - Mardi 22 Mars.
Projection du documentaire de Vincent Munié : France-Rwanda 1994, complicité de génocide, au 4bis (CRIJ) à Rennes à 18h
>
>
NORD http://survienord.free.fr/
> - Samedi 12 et dimanche 13 mars.
Week-end de formation régionale pour les adhérent-e-s de Survie-Nord, Survie Paris, Survie Normandie. Pour plus d'informations contacterMathieuLopes:deor@acontresens.comProgramme en ligne
>

>
RHÔNEhttp://survie.69.free.fr/
> - Mercredi 16 mars.
Outre-mer Outre-droit Expulsions illégales des sans-papiers et violation des frontières à Mayotteavec Claire Trimaille(Cimade, Coordination asile Guyane 2006-2010) et Pierre Caminade(Survie, auteur de "Comores Mayotte, une histoire néocoloniale)à la maison des passages 44 rue St-Georges Métro Vieux-Lyon entrée libre à 20h
>
>
HAUTE-SAVOIE
> - Vendredi 18 mars.
Projection-débat autour du film « Valdiodio N’Diaye l'indépendance du Sénégal »en présence de la réalisatrice Amina N’Diaye Leclercà St-Julien en Genevois dans la salle Jules Ferry à 19h30
> - Samedi 19 mars.
Conférence-débat sur l'indépendance du Sénégalavec Amina N’Diaye Leclerc à l'université populaire africaine de Genève
>
>

PARIShttp://www.survie-paris.org/
> - Du 3 mars au 3 avril.
"Elf la pompe Afrique" Spectacle de nicolas Lambert sur le procès Elf au Grand Parquet,  20 bis rue du département, du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 15h
> - Jeudi 10 mars.
Elections en Afrique ! 22e Réunion du collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afriqueà la Bourse du travail de Paris, 3 rue du chateau d’eau, M° Château d’eau à 19h
> - Jeudi 10 mars.
Projection-débat autour du documentaire "Au nom du père, de tous, du ciel"au Forum des Images, Forum des Halles, à côte de la Place Carrée, RER Châtelet les Halles à 20h30
> - Mercredi 23 mars.
Débat sur le Burundi et la région des grands lacs, avec Fabrice Ruberintwari du RESA,  200 avenue de la République à l'université de Nanterre (RER A), amphi bâtiment A à 12h
> - Jeudi 24 mars.
Restitution du Forum Social Mondial de Dakar200 avenue de la République à l'université de Nanterre (RER A), amphi du bâtiment A à 12h

DROME-ARDECHEhttp://survie26.07.free.fr/
> - Mercredi 23 mars.
Conférence-débat avecRaphaël Granvaudsur son livre : "Que fait l’armée française en Afrique ?" au centre socio-culturel Michel Colucci, 8 avenue Mallarmé, quartier Pracomtal à Montélimar(participation libre) à 20h30

ISEREhttp://survie.isere.free.fr/
> - Lundi 28 mars.
AG de Survie Isère à la MNEI, Maison de la Nature et de l'Environnement, Grenoble (entrée par la droite du bâtiment) à 19h.
> - "
Projection chez l'habitant-e"invitez chez vous quelques ami-e-s, voisin-e-s, familles: Survie Isère vient projeter un documentaire sur la Françafrique et on en discute ensemble. Pour plus d'infos, contactez nous.
>
>
LANGUEDOC-ROUSSILLONhttp://survielero.blogspot.com/
>
- Jeudi 24 mars. Palabres africaines.Série de 4 projections-débats sur l'histoire de l'Afrique autour de documentaire.Episode 3 Le règne des partis uniques à l'Espace Martin Luther King (Tram CORUM) 27 Boulevard Louis BLANC à MONTPELLIER accueil du public à partir de 17h30 et début de la projection à 18h
> - Mard 5 avril.
Réunion mensuelle pour les adhérent-e-s et les sympathisant-e-s à l'Espace Martin Luther King (Tram CORUM) 27 Boulevard Louis BLANC à MONTPELLIER accueil du public à partir de 18h
>
>
GIRONDEhttp://surviegironde.blogspot.com/
>
- Tous les samedis. Emissions de radiode Survie Gironde "Dernières nouvelles de la Françafrique" sur O2 radio, 91.3 FM de 11h à 12h
>

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:35

 

Après Paris, Berlin ?
Ceux qui portent plainte contre le film „Water Makes Money“ doivent affronter une tempête. A Berlin, Veolia ne peut plus cacher derrière des contrats secrets sa « machine à sous » qui lui a rapporté dans les 10 dernières années 1,3 milliard d’euros grâce à la distribution publique de l’eau. Les habitants de Berlin ont décidé, par référendum, que ces contrats doivent être publiés. Et voilà qu’il arrive exactement la même chose que ce que le film montre avec l’exemple de Paris, Bordeaux et Toulouse : des juristes attentifs mettent le doigt sur les astuces juridiques et les coups-bas cachés dans le contrat du groupement, qui permettent aux acteurs mondiaux de générer des milliards grâce à la distribution communale de l’eau. Selon le directeur de l’Institut pour le droit en matière d’énergie et de la concurrence de l’Université Humboldt à Berlin, Hans-Peter Schwintowski, une évaluation juridique minutieuse de ces contrats amène forcément au constat de leur invalidité. La garantie de bénéfices serait, de fait, une subvention de la Communauté européenne qui aurait dû recevoir une autorisation, et l’appel d’offres pour l’attribution du contrat n’aurait pas non plus été réalisé correctement. Donc, la privatisation partielle de la distribution de l’eau à Berlin serait entachée de nullité et la voie serait ouverte pour la remunicipalisation. Certes, il faudrait rembourser le prix d’achat d’environ 1,8 milliard d’euros à Veolia&Co, mais, en contrepartie, les bénéfices de 1,3 milliard d’euros devront également être remboursés.
Nous n’en sommes pas encore là, à Berlin, mais le premier pas important sur la voie de la remunicipalisation est fait, comme à Paris et à Bordeaux il y a 5 ans…..
L’opinion publique s’éveille
Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont lu et envoyé notre article sur l’action en justice de Veolia contre Water Makes Money ! C’est tout simplement incroyable combien la société civile de libres penseurs et de gens prêts à agir responsablement a grandi en force et en influence. La nouvelle a déclenché une vraie vague de l’attention publique, en France comme en Allemagne et dans les pays voisins. Les journaux Rue 89, Tele Premiere, Télérama en France, et Die TAZ, Hamburger Abendblatt, Stuttgarter Zeitung, Berliner Morgenpost, Junge Welt, Badische Zeitung en Allemagne sont quelques exemples de l’énorme écho qu’a trouvé cette affaire dans la presse. Des chaînes de télévision ont également manifesté leur intention de traiter ce sujet. Et quand on regarde notre carte on constate qu’il y a énormément de nouvelles projections de notre film – c’est magnifique !
Ils vont devoir montrer leurs cartes
Nous apprendrons seulement pendant le procès quels points concrets du film sont concernés par la plainte de Veolia, car le groupe n’est pas obligé de montrer ses “ cartes ” avant le procès. Impossible en droit allemand ! Mais sous la pression de l’opinion publique, l’avocat de VEOLIA a entre-temps donné quelques précisions : ils veulent obtenir des “ dommages-intérêts justes ” pour la diffamation du groupe. Ils veulent porter plainte contre l’accusation de corruption, et surtout contre l’utilisation du mot  “ corruption “ dans le film.
La corruption active d’élus communaux, la nomination de représentants du groupe dans des organes de la Communauté européenne qui décident de l’attribution de marchés au groupe même, les invitations de hauts représentants de l’Etat et de membres de commissions, sur des yachts à Saint-Tropez, peu avant l’attribution de contrats de plusieurs millions d’euros… Tous les exemples, relatés dans le film, n’auraient-ils rien à voir avec de la “ corruption ” ?
Ils commencent à trembler

L’attitude d’ARTE dans cette situation est jusqu’ici fantastique. Le directeur des programmes déclare dans une interview:  “ Nous soutenons le film ”. ARTE France organise une grande conférence de presse le 23 février 2011 au sujet de " Water Makes Money ” dans le centre du “ pouvoir ”, à Paris !

Mais depuis que le PDG de Suez a appelé la présidente d’ARTE pour protester contre la diffusion du film, on commence à trembler dans les bureaux de la chaîne. Certes, il n’est pas déshonorant de trembler. Face au pouvoir des global players Veolia et Suez, on a raison de trembler ! Quand un boss d’une entreprise mondiale n’a rien de plus important à faire que d’intervenir pour empêcher la diffusion de Water Makes Money, on peut bien évidemment parler d’un grand honneur pour le film ! Mais cela montre aussi combien il est important pour ces grands groupes – chacun à sa manière – de bannir ce film de l’espace public. Contrairement à la chaîne allemande NDR, pour laquelle selon les dires de Veolia il suffisait en 2006 d’une intervention de l’entreprise pour bannir du petit écran le film précédent “ Wasser unterm Hammer” ( “ L’eau aux enchères ”) , ARTE et sa présidente soutiennent toujours Water makes Money et maintiennent la date prévue de diffusion le 22 mars 2011 à 20h40 ! Mais avant ce jour-là, il y aura certainement un autre coup de téléphone, une autre attaque.

Apprendre du passé

Ce n’est malheureusement pas un fait unique que les grands groupes du business mondial de l’eau essaient d’empêcher la diffusion de documentaires embarrassants. Ainsi, le film “ Flow ” avait été attaqué en justice par SUEZ après sa diffusion sur ARTE. En première instance, c’est le film qui a gagné, mais Suez a déjà fait appel du jugement..

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:29

salah_hamouri-13187.jpgDepuis les cellules de la prison, on peut entendre des voix parfois indignées qui parlent des droits de l’homme….Ces hommes politiques, ces gouvernements qui prétendent défendre les droits de l'homme et appliquer la justice savent-ils ce qui se passe dans les prisons de l'occupation israélienne ? Savent-ils que plus de 8000 prisonniers sont victimes de mort lente?

 

Parfois des voix s’élèvent lors de réunions au sommet, il arrive que quelqu'un parle des prisonniers politiques palestiniens mais on parle de nous comme des terroristes, des numéros sans visage alors que comme tous les êtres humains, nous sommes parfois faibles, parfois forts, nous aimons et nous détestons, nous rions, nous avons même des moments de joie ou nous pleurons aussi quand nous pensons à nos familles.

Pour exprimer notre souffrance, il me faudrait écrire 10 livres mais même une encyclopédie ne ferait pas bouger vos consciences s’il vous en reste une après la course au pétrodollar de l’Oncle Sam qui occupe l’Irak en guise de démocratie.

Vous soutenez la justice et les droits de l’homme dans certains endroits du monde mais ici, vous soutenez et légitimez l’occupation et nous en payons le prix dans nos cellules.

Avez-vous déjà imaginé une femme palestinienne accouchant en prison, les pieds et mains liés ?

Avez-vous déjà vu un enfant de 12 ans menotté a un check point et laissé des heures au soleil ou sous la pluie par la volonté d'un simple soldat ?

Savez-vous qu’un grand nombre de mes camarades a déjà passé plus de 20 ans derrière les barreaux ? Beaucoup ont perdu leurs parents sans pouvoir leur dire « adieu.

Les gouvernements occidentaux se doivent de réviser leurs positions concernant le Proche- orient avant qu’il ne soit trop tard.

Depuis quelque temps, les révolutions de peuples arabes sont en train de mettre fin á des dictatures qui ont le plus souvent servi vos intérêts au lieu de défendre leurs peuples.

 

Vive les révolutions arabes ! Vive le pouvoir des peuples ! Vive la liberté

Salah Hamouri

Section 1

Prison de Guilboa, le 20 février 2011

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:52

 

Le lobby de l'industrie pharmaceutique a réussi a faire un sort à la concurrence pénible des produits naturels. A compter du 1er avril 2011, la vente de tous les produits à base de plantes médicinales sera interdite sur le territoire de l'Union européenne...s 'ils ne sont pas au bénéfice d'une autorisation ! Les multinationales de la pharmacie et de
> l'agro-alimentaire entendent se rendre maîtres de tous les aspects de notre santé et de notre alimentation. Elles détruisent tout obstacle qui se trouverait sur leur chemin. Celui qui veut désormais offrir à la vente
> des produits à base d'herbes médicinales en leur attribuant des vertus thérapeutiques doit se soumettre aux mêmes conditions d'examen et de contrôle que pour n'importe quel médicament. Cette innovation va éliminer bien des acteurs de la concurrence. Peu importe que ces herbes et plantes médicinales offertes par la Nature soient fort prisées depuis des millénaires.""Ainsi, selon les directives de l'Europe, la vente et l'usage de produits à base d'herbes médicinales s'en trouvera fort restreint. Nous sommes ici en présence d'une directive de l'UE pour l'harmonisation des procédures d'autorisation en matière de préparations à base d'herbes> médicinales traditionnelles qui sont utilisées en médecine. Ainsi les produits de la Nature destinés à des usages médicaux doivent faire l'objet d'une nouvelle déclaration et sont soumis à autorisation. Dans tous les pays de l'UE, il sera donc interdit de vendre des herbes ou des plantes médicinales qui n'auraient pas obtenu d'autorisation. "La même directive (THMPD= Traditional Herbal Medicinal Products
> Directive) stipule que tous les produits à base d'herbes médicinales qui ne sont pas considérés comme des aliments (tels que les épices), doivent être au bénéfice d'une autorisation THMDP dès avril 2011 pour pouvoir rester sur le marché. La directive exige que toutes les préparations soient soumises à la même
> procédure que les médicaments chimiques. Peu importe que lesdits produits soient utilisés depuis des millénaires dans tous les ménages. Les géants de l'industrie pharmaceutique peuvent se payer les procédures d'autorisation mais comment un petit producteur pourrait-il en faire autant alors que l'examen d'un produit ou d'un mélange de produits naturels se facture jusqu'à 120'000 euros ?A défaut, l'entreprise doit prouver, pour obtenir l'autorisation de mise en vente, la preuve que son produit a été utilisé depuis au moins 30 ans en toute sécurité et avec efficacité, dont 15 ans dans l'Union européenne. C'est un obstacle de taille que tous ne pourront pas franchir . Ceux des produits thérapeutiques en provenance de Chine, de l'Inde, du Japon ou de toute autre origine hors-UE et qui n'ont pas fait leurs preuves sur le territoire de l'Union européenne sont exclus du marché. Dans de nombreuses cultures traditionnelles, on utilise des produits non-végétaux tels que des tissus d'origine animale et des produits minéraux. Ceux-là sont interdits par la directive européenne. Cela signifie que les citoyens des pays de l'UE sont privés de médecine traditionnelle en provenance de pays lointains. Ils doivent y renoncer. Dès sa mise en vigueur l'année prochaine, la directive THMPD n'autorise que trois catégories de produits à base d'herbes médicinales sur le marché de l'UE:
> 1 - Les produits qui ont une licence et qui ont été testés médicalement
> 2 - Les produits qui sont qualifiés de "traditionnels" sous le régime de la directive THMPD et qui ont été éprouvés.
> 3 - Les produits qui ne revendiquent aucune vertu thérapeutique et qui ne
> sont pas utilisés à des fins médicales.
> Cela signifie en principe que tous les produits naturels qui ont des propriétés thérapeutiques devront être traités à l'avenir comme des drogues dangereuses et qui devront d'emblée être testés pour s'assurer de
> leur innocuité.Cela est totalement absurde. Ainsi, par ce stratagème, la mafia de l'industrie pharmaceutique décidera toute seule ce qui convient à notre santé. Les solutions alternatives doivent disparaître. Le slogan implique que tout ce que produit la Nature est dangereux. Seul ce qui provient des laboratoires est sûr. Ils ont atteint leur but grâce à leur lobbystes qui ont convaincu les bureaucrates de l'UE ou qui leur ont plutôt graissé la patte... Cela, bien entendu, en chantant l'antienne de notre sécurité et de notre bien-être. Pour prendre un exemple banal, celui qui offre des pruneaux secs parce qu'ils sont favorables à la digestion mais qui n'aurait pas d'autorisation, se rendra-t-il punissable, c'est bien ça ?
> Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que les produits naturels ne peuvent plus être classés parmi les aliments mais doivent l'être parmi les médicaments. Ce qui est en cause, c'est une législation sur le commerce et sur les brevets. Maintenant, seuls les produits que l'on peut protéger par une marque et un brevet sont souhaitables car ils permettent l'instauration d'un monopole. Ce qui pousse à l'état naturel dans la nature est illégal. C'est ainsi que l'on protège notre santé et, en même temps, le chiffre
> d'affaires et les bénéfices des grandes entreprises. Il ne s'agit plus du tout d'une question de santé car elle leur importe nullement. Ce qui est en cause, c'est leur cupidité insatiable. Les politiciens et les autorités sanitaires sont leurs auxiliaires dévoués. Tous les bureaucrates qui pondent de telles directives sont placés sous le contrôle direct des grandes entreprises. Tout ce que décide l'UE sert plus ou moins leurs intérêts et les PME et les consommateurs en subissent les inconvénients. Jusqu'à quand tolérerons-nous que les gouvernements, les parlements et les bureaucrates n'agissent qu'en fonction des seuls intérêts des grandes
> entreprises et non pas dans le nôtre ? Allons-nous rester encore longtemps passifs en constatant que nos droits sont constamment rétrécis ? Nous voulons décider seuls de ce qui est bon pour nous et quels produits
> nous voulous prendre, qu'il s'agisse de bombes chimiques ou de doux produits thérapeutiques naturels. Il est temps d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Adapté de sa source orginelle (en allemand): Schall und Rauch « La pharmacologie chinoise en péril au niveau européen »
> Lire aussi : Le (vrai) dissident chinois est...fumeur ! découvrant ce site grace à Roland (Miiraslimake), je vous conseille vivement d'aller le "feuilleter" et pendant que vous êtes, faites un tour chez Roland
> http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-apres-sa-haine-du-tabac-l-ue-interdit-les-plantes-medicinales-58794435.html
> L'argent Colloïdal, la médecine naturelle et ses multiples bienfaits
> http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://sos-crise.over-blog.com/article-l-argent-colloidal-la-medecine-naturelle-et-ses-multiples-bienfaits-58497796.html
> http://tenfiotenwo.skyrock.com/2951218957-L-U-E-interdit-les-plantes-medicinales-a-partir-du-1er-avril-2011.html
> « Ceux qui produisent tout n’ont rien et ceux qui ne produisent rien ont tout » Alexandre Jacob-1905

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:49

 

Bonjour,

Une actualité assez riche pour le mois de février.

Chaque mois une nouvelle chanson est en écoute, ce mois de février ce sera "Utopie, utopia"  de Claudio Zaretti

 Si vous constatez des erreurs, des fichiers son ou vidéo qui ne fonctionnent pas, contactez-moi.

Si vous souhaitez me communiquer vos coordonnées téléphoniques, faites les moi parvenir par mail. gerard-gorsse@chansonrebelle.com (un de mes disques durs ayant eu l’élégance de griller).

De même si vous ne souhaitez plus recevoir la lettre d’infos mensuelle, indiquez le moi en envoyant un mail avec la mention « Me désabonner ».

Je suis toujours à la recherche de spectacles pour me produire sur scène ou dans la rue. Alors si vous avez des tuyaux, contactez moi. J’en arrive à oublier que je chante moi aussi !!!!

Vous avez la possibilité de vous exprimer sur ce que vous pensez du site dans la rubrique «Paroles d’internautes», pour ce faire, envoyez-moi un mail avec votre texte :

http://chansonrebelle.com/paroles-d-internautes/

 

Les dessins de Burki, du mois de février 2011 :

http://chansonrebelle.com/dessins-de-burki/burki-fevrier-2011.html

Stéphane Guillon toujours debout après une décision du conseil des prud'hommes qui lui a donné raison après son licenciement de France-Inter :

http://chansonrebelle.com/betiser/stephane-guillon-toujours-debout.html

Couac à l’aéroport pour la conférencière kenyane Pauline Lenguris (suite) :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/couac-a-l-aeroport-pour-une-conferenciere-kenyane.html

«Quand l’uniforme rend con», avec une vidéo qui en dit long sur les méthodes parfois musclées et stupides de la gendarmerie :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/quand-l-uniforme-rend-con.html

Nouveau livre de Georges Moustaki «La sagesse du faiseur de chanson», du bonheur :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/georges-moustaki-la-sagesse-du-faiseur-de-chanson.html

Virginie Marino, chanteuse présente sur le site, nous gratifie d’un livre «A la vie, à l’amour» sur son passage dans un hôpital pour anorexie lorsqu’elle était adolescente. Vibrant et émouvant témoignage qui ne laisse pas indifférent. Virginie continue le combat contre cette maladie en donnant des conférences :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/virginie-marino-a-la-vie-a-l-amour.html

Nouvel album de Claudio Zaretti «Utopie, utopia» au ton plus libertaire :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/claude-zaretti.html

Nicolas Bacchus a sorti un nouveau CD très collectif «La verVe et la Joie» :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/nicolas-bacchus-la-verve-et-la-joie.html

Coko, un jeune chanteur qui promet de devenir un grand, si cela n’est pas déjà fait :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/coko.html

Gérard Pitiot, des rêves et des réalités qui nous font voyager ou voir un réel peu réjouissant :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/pitiiot-gerard.html

«La chanson, témoin populaire de son temps», interview de Philippe Darriulat, et un essai sur la chanson "...Chansons que cela..." (Molière) de Brian Thompson :

http://chansonrebelle.com/dossiers/lachanson-temoin-populaire-de-son-temps.html

Jean Dufour, une rencontre d’une grande richesse :

http://chansonrebelle.com/mes-rencontres/jean-dufour.html

Les chanteurs japonais ne sont plus ce qu’ils étaient. Un truc marrant dans l'empire du levant, c’est peut-être con, mais il faut bien se détendre :

http://chansonrebelle.com/betiser/les-chanteurs-japonais-ne-sont-plus-ce-qu-ils-etaient.html

3-2-1-chansons un site qui s'intéresse surtout à la chanson que l'on écoute peu....ou pas du tout ! :

http://3-2-1-chansons.wifeo.com/

"Chants mêlés" le Mercredi 23 Mars à Lyon, 20h30, avec Natasha BEZRICHE (chants et textes), Isabelle BONNADIER (chants et textes), Sébastien JAUDON (Piano, voix et instruments) :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/-chants-meles.html

Le 185ème chanteur présenté sur le site : Bernard Joyet

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/joyet-bernard.html

Un dossier sur les femmes dans la chanson française avec des textes de Jean Dufour et des illustrations de Gérard Gorsse :

http://chansonrebelle.com/dossiers/les-femmes-dans-la-chanson.html

 

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