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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:24

Condamnation

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:15

 

…Mais c’est qu’il écrit bien mon co-auteur !... J’aurais dû choisir un nullos qui gribouille avec ses orteils plongés dans la bouse, et qui s’emmêle les pédales. Si vous le voulez bien, je vais le laisser conduire l’intrigue ! Il le fait avec une telle élégance !

Moi, les détails qu’il faut autour pour situer dans l’espace-temps, comme dit ma cousine qui a pris des cours avec BHL. Et avec l’Association des Gouines Rurales.

N’empêche qu’il se démerde fort bien tout seul, mon co-auteur. Moi je n’écris jamais avec qui que ce soit d’autre, parce qu’il faut que mon collègue ait du génie, comme moi, denrée rare en ces temps de pensée unique ! Lui, il en a.

Relisez-moi ce passage sur l’éjaculation précoce ! Et sur son commissaire Naze, criant de vérité. Quant au désert médical, il l’a très bien senti : ça pue autant qu’un cabinet médical !

Dans le désert tout court, il y a des arabes, des sunnites, des chiites, des rastaquouères et des druzes. Deux trois Kabyles, qui s’font pas d’bile…Dans le désert médical, il y a en plus des locaux, des durs à cuir, qui font appel à des vétérinaires diplômés de Maisons Alfort ! Ils donnent que des remèdes de cheval, même aux bêtes à cornes !

En plus je vous instruis en orthographe. Oui, Siné il fait ça aussi. Tenez un exemple, « dur à cuire » c’est une faute, c’est pour quand vous mangez votre petit voisin, qui est si chiant, avec ses cris de petit merdeux. Mais la vérité vraie c’est « dur à cuir ». Parce que ça signifie « dur comme du cuir »… Je continue pas dans la pédagogie sinon ça va se voir et vous allez ressortir ce vieux slogan de mai 68 : « Aux gogues, les pédagogues ! » ou « il est interdit d’interdire », qui est un slogan révolutionnaire de Jean Yanne.

Ca y est je m’égare encore, l’autre il va tenter de me remettre sur les rails. En attendant, j’attends ! Bien obligé ! Alors je passe en revue l’actualité du jour.

Vous êtes allés à Lourdes avec les six millions de pèlerins et vous en ressortez tout fier parce que vous êtes mirenculés ! Cette année le Gave de Pau a inondé la Bernadette sous des tonnes de Biroutes, qu’elle savait plus où donner de la langue ! Une sainte pourtant, qui vit dans une grotte, comme le signale si bien Jean Pierre Mocky (n’allez pas hurler contre Jean Pierre Mocky sinon les fourches vont se hérisser d’elles-mêmes et vont vous transpercer votre bide de catholique mou, avec du gras partout !)

Au fait vous savez pourquoi il y a des miracles à Lourdes ? Il faut demander à Météo France ! Cette année, un seul mort, qui surnageait sur le torrent de boue du Gave ! Tous les autres sont des miraculés, on dit « mirenculés » à la campagne, parce que tous les catholiques sont hormosessuels, c’est Raymond Queneau qui cause comme ça, dans « Zazie dans le métro ».

N’hésitez pas à prendre des notes, ça vous servira à rien. Justement on est en plein bac ! Et il est question de noter sur 34 ! Je suis pour ! Et même d’accord pour donner le bac aux fœtus âgés de 6 mois !

Comme je me suis donné l’autorisation de pratiquer l’avortement après la naissance ! Et même bien après, à 102 ans par exemple ! Il y a des vieux qui ont la peau dure, une négligence des parents, qui sont toujours bourrés et en train de bourrer, et puis voilà le centenaire en marche.

Bien fait pour sa gueule.

Mais mon collègue, il est plus fort que moi, dans l’érotisme je le vois s’avancer avec sa grande trique, oui, vous avez compris, il dispose d’une trique exceptionnelle, très longue et acérée ! Autrefois, il jouait avec un braquemart, c’était une arme courte, trop courte.

Les femmes de Brion lui ont fait des remarques et ça lui a déplu. Il a été traumatisé, je sens que je vais me faire mal voir par les féministes excitées, en rut à partir du mois de mai.

Non, finalement, pour les passages érotiques mon co-auteur, il est bien meilleur que moi. Pas question de le lire sans bander un maximum, alors que moi je peux faire des petites réflexions pour envelopper le paquet de tripes chaudes, fumantes, que l’on provoque toujours, quand on est tueur en série… même tueur à la hache ! Si on va suffisamment vite, un coup à droite, un coup à gauche, un coup en l’air parce qu’il y a des anges (tiens j’en ai pas vu depuis longtemps !... autrefois on appelait une faiseuse d’ange une vieille sorcière qui faisait disparaître les petits nenfants z’à la naissance. Elle soufflait dessus, il y avait des méthodes pour ça ! Et le petit fœtus se barrait, tellement la vieille puait de la gueule…)

Faut pas croire que j’invente, j’ai lu ça dans George Sand, la Mare au Diable et François le Champi, la Petite Fadaise, je sens que je m’attire des histoires avec les grands universitaires américains, qui sont tous braqués sur le cul de la Georgette !

Ah ! vous avez remarqué ? On est très familiers tous les deux, avec la Georgette, mais c’est des histoires qu’on peut pas raconter à table, à cause des éfants, il faut qu’y soient couchés dans le foin, comme Mireille avec Jean Nohain. Les débuts de la télé on s’a bien marré quand Nasser il a été applaudi. Nasser il était anti sémite on peut l’entendre encore sur Youtube, il y avait beaucoup d’antisémites parmi les arabes.

Paraît qu’il en reste.

Lui, mon collègue, son truc, c’est les personnages typés. Par exemple l’Emilie et le Benoît, ça sent bon l’idylle forestière, la nature pas polluée…C’est quasiment Roméo et Juliette. Ou Lagarde et Michard, ou encore Roux et Combaluzier, ou Rivoire et Carré…

Elle est bandante, son Emilie. Un peu trop ? Oui, je vous l’accorde, ça finira mal tout ça ! Elle est trop bandante, alors les mecs ils y arrivent pas, à la troncher correctement, avec les gémissements qui font frémir les poules dans les poulaillers industriels, et qui font dire des petites cochonneries aux lapins de Garennes sur Fouzon !

Une petite poésie toute jeunette, qui sent bon la fleur des champs, je sens que ça vous plairait :

Les voyageurs pour Mezidon

En voiture

Les voyageuses pour le Fouzon

Lure lure

On sait pas trop ce que ça signifie, mais c’est utile, c’est les gâs du Folklore qui me l’ont dit !

J’ai pris Garennes sur Fouzon pour vous instruire sur la mentalité rurale. Je prépare toujours mon doctorat total mais je suis bloqué.

Je suis bloqué par les trous du cul qui se mettent à écrire des livres n’importe comment, alors que la Mare au Diable, remontée à Brion, c’est autre chose ! Et là, c’est pas pour le plaisir d’emmerder mon co-auteur, mais voilà que le Commissaire Nase, en se promenant sur les petites routes de Champagne berrichonne, en direction de Ménétréols sous Vatan tombe en panne sèche ! Complètement sèche, la panne !

Lui, il s’est pourtant largement humidifié l’intérieur, mais il faut dire qu’il roule sur une mobylette de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne, modèle 1952 !

Et voilà qu’il tombe littéralement sur un demi corps de femme fendue dans le sens de la longueur. Il frappe une fois par le haut, une fois par le bas, où l’entaille est déjà commencée !

Et voilà aussi, alors qu’il s’apprête à la violer selon les coutumes du Texas, voilà qu’il découvre que cette femme a la tête explosée ! Impraticable !

C’est alors qu’il est l’objet d’une inspiration soudaine : « Winchester 73 ! »

Pourtant, s’il n’avait pas été bourré, il aurait pu observer une arme de chasse, un vieux calibre 12, à deux pas du demi cadavre !

Et je sais que c’est salaud, mais c’est à mon collègue et ami d’enquêter sur ce demi meurtre ! On en a deux pour le prix d’un ! Je sais que je le laisse dans une situation délicate. Mais il est généreux, il ne m’en voudra pas !

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:13

L'espèce humaine m'a donné

Le droit d'être mortel

Le devoir d'être civilisé

La conscience humaine

Deux yeux qui d'ailleurs ne fonctionnent pas très bien

Le nez au milieu du visage

Deux pieds deux mains

Le langage

L'espèce humaine m'a donné

Mon père et ma mère

Des cousins à pelletées...

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:11

Infiltré dans un entrepôt du géant de la vente en ligne, le reporter Jean-Baptiste Malet décrit des conditions de travail « orwelliennes ».

Lire l'interview

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:08

« Si l’on pouvait retrouver l’intransigeance de la jeunesse,
ce dont on s’indignerait le plus c’est de ce qu’on est devenu. »

André Gide, Les Faux Monnayeurs


Il est toujours attristant de voir un chanteur, dont la carrière débuta dans l’immédiat après-Mai 68 et profita précisément de l’important public chevelu-barbu de l’époque, crachoter sur ce que furent ses 20 ans. Je ne parle pas ici de Philippe Val, ex-duettiste anarcho-gaucho devenu carlabruniste et serviteur de l’industrie culturelle et de ses play-lists.
Maxime Le Forestier était l’invité, dimanche 16 juin, du journal de 20 heures de France 2, pour évoquer ses quarante ans de carrière. Si on peut le comprendre lorsqu’il explique n’avoir pas voulu faire le métier de « chanteur engagé » et qu’il y avait dans cette expression, selon lui, un qualificatif de trop, on est toutefois consterné par les propos qu’il tient après la diffusion de quelques images du passé sur lesquelles on l’entend chanter sa chanson à succès de 1971, « Parachutiste ».
A l’en croire aujourd’hui, il n’a jamais voulu écrire cette chanson pour verser dans l’antimilitarisme, mais pour faire rigoler ses copains du 13e régiment de dragons parachutistes où il avait effectué son service militaire. Une plaisanterie de chambrée, en quelque sorte…
Et une chanson sur la bite au cirage, t’aurais pas ça dans tes cartons, Maxime ?

 

OPPORTUNISTE

Tu avais juste dix-huit ans
Quand t’as brandi un drapeau rouge,
Quand tu t’es dit : "Je prends l’argent
De ceux qui bougent."
C’est pas exprès qu’t’étais gauchiste,
Opportuniste.

Alors, de combat en combat,
S’est formée ton intelligence.
Tu sais qu’il n’y a ici-bas
Que deux engeances :
Ceux d’en bas et les arrivistes,
Opportuniste

T’as connu la télévision
T’as mordu dans la bonne galette
Tu as fait dans la bonne action
Dans les paillettes
Tu tournais l’dos en spécialiste,
Opportuniste.

Alors sont venus les honneurs,
Drucker et toute la merdaille
La charité a fait ton beurre
Loin d’la racaille
Loin de ta jeunesse gauchiste,
Opportuniste

Et fort heureusement pour toi
Elle n’est pas tarie la misère
A la télé on t’y verra
Et reverra, la bonne affaire !
C’est payant, ce travail d’artiste
Opportuniste

T’ as gardé un peu de talent,
Mais t’es vraiment resté en rade
Et comme tu ne gueules plus vraiment,
On trouve ça fade.
C’est pt’êt pour ça qu’ t’ as les yeux tristes,
Opportuniste.

Mais si t’ es vraiment trop gêné
De jouer les dames patronnesses
Tu peux toujours te recycler
Changer de messe
J’crois qu’on engage chez les curés
Triste Enfoiré

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:05

On vient d'arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l'hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s'était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

Bahar est menacé d'extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.
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D'ailleurs, la chronologie est très claire :

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22 mai, communiqué de la ministre de l'Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
> 28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d'arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires)
> 13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d'Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.
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17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu'il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup!
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Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.
>

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Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d'expression, cette basse vengeance des politiciens qui s'alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !
> Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.
> Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d'Erdogan pour arrêter Bahar :
>

Cabinet du ministère de l'Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles
Attaché de presse : Geoffroy Kensier

  www.milquet.belgium.be
 Liberté pour Bahar ! Liberté d'expression contre la guerre !

Voir aussi
Belges en Syrie : Les mamans appellent à l'aide

 

Débat - Bruxelles 25 juin, 20 h"Ces jeunes qui partent en Syrie : que pouvons-nous faire?"

IHECS, 58-60 rue de l'étuve, 1000 Bruxelles (métro Bourse).

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:02

Accusés de provocation à la discrimination, les trois militants étaient hier devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Trois ans après les faits et après d'innombrables renvois, le procès sur le fond des trois militants qui avaient appelé au boycott des produits israéliens le 15 mai 2010 dans l'enceinte du supermarché Carrefour, a pu enfin se tenir. En début d'après-midi, une centaine de partisans s'était rassemblée devant le palais de justice de Perpignan pour accompagner Bernard, Jeanne et Yamina, inculpés pour 'provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence' suite à la plainte déposée par le Bureau de vigilance contre l'antisémitisme et la Chambre de Commerce France Israël, parties civiles. Que ce soit durant les auditions des trois militants puis par les dires des trois témoins de la défense, l'avocat Antoine Comte s'est efforcé à refuser les accusations d'antisémitisme de ses clients. En clair, on peut appeler au boycott d'une manière pacifique des produits d'un Etat dont on condamne la politique sans être accusé d'acte de racisme. Et Bernard d'ajouter : "L'accusation d'antisémitisme est une insulte à mon parcours politique et citoyen. Quand j'ai appelé au boycott des produits espagnols sous Franco, je n'ai jamais été accusé de quoi que ce soit". Pour Jeanne, "cette campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) n'est rien d'autre qu'un appel au droit international et à la politique affichée par le groupe Carrefour". Quant à Yamina, elle a avoué militer "pacifiquement pour un véritable étiquetage des produits afin que les citoyens sachent si tel ou tel produit provient des colonies israéliennes".

La partie civile a réclamé 5 000 au titre des dédommagements "mais l'enjeu est dans la condamnation car ces provocations, même si elles n'ont pas toujours de caractère antisémite, entraînent une hausse des actes antisémites". Le procureur a demandé la clémence aux juges et "de ne pas aller au-delà de la dispense de peine". La défense a, elle, réclamé un non-lieu et a "refusé toute tentative d'intentionnalité. Cette démarche était civique et non violente. La juridiction est là pour protéger les personnes contre le racisme et non pas contre les produits dont des appels sont lancés au boycott". Délibéré le 14 août. Les trois prévenus sur les marches du tribunal de Perpignan. Jugement le 14 août.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:38

 

Avec les progrès des nouvelles technologies, les guerres ont lieu en toute saison ! Il s’agit là d’un progrès incontestable, dont on ne mesure pas suffisamment la portée !

Ainsi on peut se faire imploser durant les mois d’été mais aussi pendant les festivités de Noël. Profitons-en ! Etripons-nous, fracassons-nous la gueule, faisons sortir les cervelles des crânes, les poumons des poitrines, arrachons les ongles.

Et que de temps nous avons perdu, au cours de l’histoire, en prétextant des croyances ridicules, liées notamment à la religion, à toutes les religions. Rappelons que Philippe Auguste avait inauguré la « Guerre du Dimanche » et que Napoléon avait fait du mois de décembre sa première grande innovation : la fameuse bataille d’Austerlitz !

Je reviens sur la guerre du dimanche, interdite mollement par les papes, alors qu’il y avait déjà des « peintres du dimanche » ! Alors, puisque la guerre est un art comme les autres, pourquoi s’obstiner devant de tels interdits ? Le jour du Saigneur reprit en effet tout son sens !

Et il faut l’orthographier ainsi, comme l’avait fait, prémonitoire, notre ami Jean Bacon, qui titrait l’un de ses livres « Les Saigneurs de la guerre » !

Et les artistes de la torture et de la souffrance ont largement profité de cette nouvelle disposition divine pour entreprendre des actions diablement plus efficaces et d’une envergure infiniment plus grande. Ainsi la très belle bataille de Stalingrad a-t-elle permis d’occire un nombre enfin correct de Russes et d’Allemands, sans compter quelques milliers de Français et d’autres, de nationalités plus incertaines, qui s’étaient faufilés parmi les troupes officielles, pour jouir de la vraie bonne souffrance.

Car on connaissait l’agonie à chaud, mais ce n’est pas aussi jouissif que l’orgasme par une température de -30° ! Car dites-moi, quel plaisir plus subtil que d’enfoncer sa bite congelée bien au frais, où la souffrance se gardera plus longuement ? Et en bon état ?

Et on pourra, enfin, conserver des souvenirs frais, parfaitement comestibles. J’imagine ici les repas de famille :

« - Ton frère a mangé la couille gauche de ton grand père, alors ne fais pas la fine bouche… mange la couille droite, elle est dans le frigo depuis 1915 !... c’est un boche qui nous l’a conservée… d’ailleurs, il a donné son corps entier à la gastronomie… »

Ou encore :

« -Albert tu veux reprendre un peu de tête d’arabe à la vinaigrette…1956 ! Un excellent millésime… ou des pieds pannés de kabyles de la même année, congelés sur place… à la propriété… »

Car il faudra tuer propre désormais, et manger hygiénique ! Les meilleures parts seront enveloppées dans des sacs en plastique, qui permettront une conservation plus assurée !

Puisque l’être humain trouve son plaisir dans la souffrance de son frère de race, pourquoi s’en priver ? Le seul inconvénient des guerres d’autrefois, c’est qu’elles étaient soumises à des restrictions et que la viande des combattants était trop vite avariée ! Or il est grand temps, à une époque où deux à trois milliards d’êtres humains crèvent de faim, de procéder à une récupération de toute cette viande humaine qui résulte de ces guerres, qui ne sont pas forcément spectaculaires, mais qui sont si émouvantes, justement par leur caractère artisanal, pour ne pas dire « biologique ».

Il importe, en effet de bien nourrir le soldat avec des produits naturels et pas trafiqués ! Et qu’on fasse cesser tous ces préjugés raciaux ! La chair d’un nègre vaut bien la chair d’un blanc. Les personnes allergiques aux gens de couleur, laisseront la peau sur le bord de l’assiette. Et puis l’humanité se diversifie très vite. Bientôt la différence entre les noirs et les blancs aura disparu. Peut-être verrons-nous apparaître des nouvelles variétés d’humains, des zébrés, des ocellés, des blancs cassés etc…

Sans compter que l’ossature a ses amateurs en gastronomie. Le nègre longiligne vaut bien l’américain bedonnant !

Le jaune exhale une autre saveur que le blanc, c’est bien admis chez les poulets ! Alors pourquoi cet ostracisme chez les hommes ?

Il y a là, en tout cas, dans ces développements pas très apparents des « petites guerres », et je n’ai pas évoqué les guerres civiles, des compensations en ce qui concerne l’alimentation et nous devrions voir enfin se régler ce problème lancinant, et monotone, de la faim dans le monde, dont on nous rebat les oreilles si souvent.

C’est pourquoi je termine par le nouveau slogan de l’Union Pacifiste : « Entretuez-vous, mais ne laissez rien perdre ! »

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:30

 

Et pourtant je le savais dès le départ du projet qu'il tiendrait pas le cap sans se mettre à divaguer. Mais là, dès le premier chapitre, il commence fort! Ce mec, je crois que c'est plus fort que lui, il écrit pas, il éjacule! Abondant en plus, le fieffé! Que de la bête de compétition en plus, du nectar, admets! Et que ça part dans tous les sens! Bon, je lui pardonne d'autant tout que c'est un ami et un vrai écrivain, lui, en plus. Alors excuses-le, lecteur (je ne mets pas « ami lecteur » car après tout on ne se connait pas et que si ça se trouve t'es encore plus con que moi), à sa décharge (ça tombe bien), vraiment, il n'a peut-être plus toute sa tête. Une chose est sûre, dans tous les cas, c'est qu'il a bien toute sa queue, l'animal!

On va donc essayer de se remettre sur le rail de notre polar si tu veux bien. Bon. La scène du meurtre? Check! Le(s) meurtrier(s)? Check itou! Le héros du machin? Oui, bon, d'accord, on va t'en situer un que sinon tu vas crier au scandale, à la tromperie sur la marchandise, demander un remboursement même si ça se trouve, mesquin comme tu sembles l'être. C'est parti, allez. Le boulevard George Sand était l'endroit de Châteauroux ou l'on respectait le plus les limites de vitesse. Le boulevard George Sand était aussi l'endroit de Châteauroux où se trouvait le commissariat. Ceci expliquait cela. Surtout depuis l'arrivée du nouveau commissaire, un sale con de parisien, ce qui relevait du pléonasme quand vous évoquiez le sujet avec un habitant du cru! C'était une caricature de flic de série télé avec son blouson en cuir, son jean moule-burnes et ses santiags en véritable peau de cul de bison. Dans la boutique, on l'appelait d'ailleurs et forcément le « cowboy ». Du plus gradé au plus sous-fifre, chacun rêvait de voir le cow-boy se prendre une balle, un pain, une barre à mines ou tout autre objet contendant du moment qu'il s'en prenne bien plein toute sa sale gueule. D'ailleurs, n'éxagerons rien, il portait une quarantaine aussi fringante que le cheval imaginaire qu'il semblait toujours monter quand il marchait. Par contre, il mâchait pas de chewinggum.

Mais il aurait dû car il avait une haleine de fennec, la faute à une carie mal soignée. À part ça, il faisait américain pleinement si ce n'était son nom.

« - Commissaire Nase, un appel urgent pour vous! » dit le brigadier de police en claquant des talons éxagérement.

« -Passez-le moi dans mon bureau! »

Ce qui semblait logique puisqu'il y était, dans son bureau, occupé à lustrer ses bottes avec une peau de chamoix d'or, ce qui donnait du brillant et une vague odeur de fromage à ses pompes. Sans surprise, son téléphone sonna. Il décrocha comme on attrappe une choppe à la fête de la bière à Munich, prestement et sans faux-col.

« Ouais! Bon alors, ça donne quoi cette autopsie? »

Un gargouillis de voix résonna à l'autre bout du fil vite interrompu par Naze, agacé.

« Je me contre-fous de savoir qu'elle a été tranchée de manière parfaitement symétrique! Je suis flic, pas mathématicien, mon vieux! Vous dites? Même son clitoris a été divisé en parts égales! Du bon boulot, je vous l'accorde. Et l'identification, ça donne quoi, dites? Ouais, attendez, je note. »

Naze griffona nerveusement les indications que le médecin légiste lui dictait sur un ton clinique, ce qui était de de circonstance, admettez-le. Puis le cowmissaire raccrocha. Un court moment, il eut l'image du plateau d'autopsie avec ses petites rigoles qui permettent au sang de s'écouler pendant le décortiquage des deux morceaux de femme séparée. Pendant un un petit laps de temps, il se demanda comment un type qui faisait ce genre de boulot pouvait encore arriver à lutiner sa rombière en faisant abstraction des mètres d'intestins qu'elle contenait. Bon, c'était peut-être aussi le genre de mec que la vision d'une trompe de fallope faisait bander -pardon- faisait se remplir de sang ses parois caverneuses. Dans ce cas-là, et celui-là seulement, ça pouvait se justifier. Encore moins longtemps après, Naze sentit son sandwich au poulet de midi lui remonter à la gorge.

Viviane Dumoly avait cinquante-quatre ans depuis deux jours lorsque une hache lui fendit le crâne. Cela faisait 29 ans qu'elle était mariée à Robert, le seul homme qu'elle ait jamais connu.

Viviane était née à Levroux chez un vétérinaire car l'unique médecin de la ville était décédé deux jours avant. Elle avait été baptisée dans sa première année à Brion, où ses parents vivaient, par un curé qui avait la maladie de Parkinson. Elle fût admise à la clinique de Châteauroux le même jour car elle s'était pris un encenssoir sur le crâne. De manière générale, Viviane eut une vie normale.

Elle n'était ni grande, ni petite. Elle n'était ni grosse, ni maigre. Elle n'était ni de gauche, ni de droite. Elle était normale parfaitement. Elle pensait vivre de cette façon jusqu'à sa mort qu'elle imaginait paisible, dans un lit. Il y avait bien une part d'elle-même qui espérait une autre vie, plus aventureuse, moins routinière. Mais Robert était comme elle. Ni moche, ni beau. Ni très malin, ni trop parfaitement con. Normal aussi le Robert. Moyen. Comme elle. Alors bon, cette part d'ellemême

qui craignait l'accident de train-train du quotidien luttait avec cette autre part d'elle-même qui l'esperait. Aujourd'hui, ces deux parts étaient parfaitement séparées dans la chambre froide d'un hopital. Et Robert le moyen était plus que saoul d'avoir trop fêté ça.

Mais peut-être bien que Robert et Gaston avaient négligé comme une sorte d'espèce de petit détail. Occupés qu'ils étaient à débiter de l'humaine, ils n'avaient pas pensé un seul instant à lever la tête. Tu me diras qu'ils n'avaient de toute façon aucun intérêt à le faire. On ne lève la tête que pour changer une ampoule, toiser un con plus grand que soi ou pour regarder le ciel. Hors, ni, car, ils étaient dans un hangar à paille donc zob l'ampoule, les avions et les étoiles.

Sauf que là-haut, sous le toît en tôle ondulée, bien planqué dans la paille, et pour cause, il y avait quelqu'un. Où plutôt quelque deux! Car pour entreprendre ce qu'il voulait faire le Benoît avait besoin d'une partenaire. Et pas n'importe laquelle! Rien de moins que Emilie Durocher, la fille de l'instit', vise un peu! Dire qu'il avait eu toutes les peines du monde pour en arriver là, c'était rien de le dire.

Ça avait commencé à peu près comme ça. Pour te situer, plutôt que d'aider son père dans les champs, Benoît préférait passer son temps à retaper une vielle mobylette (une Motobecane 40V Typer Californienne quand même!) qu'il s'amusait ensuite à faire pétarader sur la place du village qui n'en demandait pas tant. À l'occasion, il prenait un malin plaisir à faire tourner le moteur cathareux de son engin sous les fenêtres de l'instituteur, juste histoire de lui rappeller qu'il n'avait pas oublié les brosses à tableau que ce dernier lui envoyait régulièrement dans la gueule en primaire. Jusqu'au jour où Emilie est apparue dans l'encadrement de la fenêtre, les cheveux humides, un sourire amusé et une simple serviette de bain nouée autour du buste. La révélation! La trique immédiate! La dernière fois qu'il se souvenait l'avoir vu, elle mangeait encore ses crottes de nez. Alors là, le choc! La godance fulgurante! Elle habitait ses 17 ans pleinement dans ce corps de femme naissante.

À partir de ce jour-là, c'est quotidiennement qu'il venait faire le malin avec son tas de feraille devant la fenêtre qui laissait de plus en plus souvent apparaître le poster humide et langoureux de ses fantasmes nocturnes. Et puis, encore un autre jour, le pot d'échappement de son ancestral bousin prit la fâcheuse décision de se désolidariser du reste de sa carcasse dans un boucan, oui tu t'en doutes, de tous les diables. Là, Emilie a quitté sa fenêtre pour venir voir de plus près le désastre, les larmes aux yeux tant tellement elle riait. Et puis, je te la fais courte, de sourires complices en oeillades furtives en mains baladeuses, ils en étaient arrivé au sommet de ces bottes de paille. Benoît était fier mais il faisait quand même pas le malin. C'était leur première fois et sa se voyait dans la gaucherie appliquée de leurs gestes. Il faisait une chaleur étouffante sous les tôles. Si bien qu'ils s'étaient rapidement dessapés. La vue de la petite poitrine constellée de gouttes de sueur de Emilie avait provoqué un garde-à-vous immédiat dans l'hémisphère sud du gars Benoît. Mais c'est au moment où elle tendait timidement sa main vers sa queue tendue que l'incident se produisit! Incontrôlable! Ça a jailli d'un coup! Tout dans la main d'Emilie!Comme si un morveux s'était mouché direct dedans!

Encore une victime de son excitation à inscrire en bas du tableau de la honte de la virilité masculine! Alors elle a regardé sa main baveuse et c'est parti d'un coup, comme la fois où le pot d'échappement s'est fait la malle. Triste métaphore, avoue! Emilie se mit à rire, de plus en plus, en larmes, démente. Tout en la regardant partir comme ça en marrade intégrale, Benoît prit conscience que c'était foutu pour cette fois, et peut-être même pour toujours. Sans trop maîtriser toutes les subtilités de la psychologie féminine, il savait bien que faire rire une fille pouvait aider à l'emmener dans un lit. Mais il savait encore mieux que l'inverse était juste le signe d'un échec assuré et définitif!

Alors bon, cette conne riait à n'en plus pouvoir pendant qu'il regardait mornement sa tige se racornir, l'air aussi navrée que lui. Pour tout dire, il avait une furieuse envie de la gifler mais il se contenta de la faire taire en plaquant sa main sur sa bouche. On venait d'ouvrir la porte du hangar ! Il jeta un rapide coup d'oeil. Deux hommes portant une femme inanimée. Emilie etouffa un dernier hoquet. Puis l'impensable arriva. Ils virent la hache. Puis la femme coupée en deux. Le pire dans tout ça? Benoît constata qu'il s'était remis à bander comme jamais il n'avait bandé ! Un truc monstrueux !

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:22

 

Rencontre / Entretien

La nouvelle en tant que genre, l'acte d'écriture, la petite édition et les auteurs, etc.

Suivie d’une séance de dédicaces

Avec

Philippe AYRAUD & Stéphane BEAU

Samedi 22 juin 2013 à 14 h 30

 

16, rue du Maquis de Saffré

44390 NORT SUR ERDRE – 02.51.12.68.77

 

 

Fête de la Musique vendredi 21 juin à 19H00 à LA CLOSERIE

pour terminer cette fête de la musique, Evelyne Neuvelt accompagnée au piano par Paul-André Maby, rendra un hommage au poète Jean-Roger Caussimon.

 

( Chacune et Chacun peut intervenir avec son instrument.) Notons déjà les interventions en libre plateau de : Léa Kupreski (piano classique), la chorale de Sougères en Puisaye (12/15 choristes), Gérard Guérin (chant guitare)  et Gérard-André (seul à la guitare) (liste non exhaustive...). Renseignements, Réservation 03.86.47.28.16. - lacloserie1@orange.fr

 

 

Débat - Bruxelles 25 juin, 20 h“Ces jeunes qui partent en Syrie :
> que pouvons-nous faire ?”
>
> Michel Collon interrogera :
> - Deux mamans concernées
> - Sébastien Courtoy, avocat
> - Yakob Mahi, licencié en théologie et sciences islamiques
> - Semsettin Ugurlu, président Exécutif des musulmans de Belgique
> - Mohamed Hassan, analyste du Moyen-Orient
> - Bahar Kimyongür, auteur de Syriana
> - Bissan Ahmed, écrivain palestinienne ayant vécu en Syrie
> - Jacques Bourget, écrivain, auteur de Vilain petit Qatar
> - Yves Bonnet, ancien directeur de la DST française (invité)
> - Anne Morelli, analyste des médias
> - François Janne d’Othée, journaliste au Vif-L’Express
> Selon les statistiques officielles, 80 jeunes Belges sont partis en Syrie. D'autres estimations sont bien plus élevées. Reviendront-ils un jour ? Et dans quel état d'esprit, avec quelles conséquences ici ? Un drame épouvantable pour les parents et une angoisse pour notre société toute entière...
> Nous, organisateurs (« Les mamans concernées », Association pour une Ecole Démocratique (APED), intal, Investig’Action, l'International Institute for Peace, Justice and Human Rights) avons décidé d’inviter témoins, analystes et responsables politiques pour comprendre les différents facteurs qui ont mené à cette situation. Et surtout ce qu’il est possible de faire aux différents niveaux. Ce débat se mènera dans le respect des convictions de chacun, avec le souci de dégager des pistes pour une action concrète et constructive.IHECS, 58-60 rue de l’étuve, 1000 Bruxelles (métro Bourse). Participation aux frais : 3 € (Jeunes et chômeurs : 1 €)

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