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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:19

 

deferre_duel.jpgAinsi la lutte pour le pouvoir a changé ! Car, il s’agit bien uniquement de lutte pour le pouvoir, pas de politique pour les pauvres et les paumés.

Donc les méthodes ont changé. Avant mai 68, on se battait entre hommes, à la régulière. Maintenant avec la victoire du féminisme, ça se joue au crêpage de chignon ! Les temps sont plus les mêmes. C’était Pétain contre de Gaulle, de Gaulle contre l’OAS, après avoir été de Gaulle contre de Gaulle, d’abord Algérie Française puis Indépendance. Ca a coûté cher aux harkis, mais il faut voir le lexique du général, qui a étudié la littérature au moins jusqu’au Moyen Age. Rappelez-vous : « Un quarteron de généraux félons », ça sent la chanson de Roland ! » Et le Volapück ? et le « Machin » ? Quelle invention verbale !

Maintenant c’est du catch féminin : Royal contre Aubry, et puis l’Alsacienne contre Royal. Et sans les mecs ! On leur a coupé les couilles, c’est un combat « Ovaires contre Ovaires » ! Nichon contre Nichon ! Beaucoup plus rigolo entre nous soit dit !

Au nom de la parité on devrait refaire la guerre de 14 uniquement entre femmes !...on les verrait aux tranchées, en vertu de la parité. Va falloir que je demande à Alain Soral.

Je vois déjà la réponse : « Elles sont trop lentes, ça va traîner en longueur, on va se faire chier à regarder toutes ces tranchées minables, avec ces poilues sans poils, il va falloir les grimer, leur acheter des postiches…non ! ça va faire « Farces et attrapes »…

Soral, il est intraitable.

Son ex copine la petite Le Pen, elle est peut-être moins forte aussi. La gueule, ça va. Le cul aussi. Mais on n’étouffe pas les Boches d’un revers de nichon ! Même avec le pis de Christine Boutin !...qui revient de Compostelle par le train…et en deuxième classe !

En tout cas, les poitrines plates sont éliminées, Guigou en a fait la triste expérience ! On ne fait pas de politique quand on a des creux où devrait y avoir des bosses !

Reste que le gras Hollande va créer des postes d’enseignants. Facile, quand on sait qu’il n’y a plus d’Enseignement en France ! Et puis on va en supprimer dans les autres services publics : les faignants de l’ex-EDF, les Kapos de la SNCF, qui trouvent désormais « La bataille duraille ». Ils ont raison mais ils pourraient tout de même travailler sans salaire ! Ou presque…comme tout le monde !

Ah oui ! souvenez-vous, du temps de Gastounet Defferre, on se battait encore en duel ! Et au fleuret !... Quelle décadence !

Il y a qu’une catégorie qui est grassement avantagée : les smicards vont passer à 1200 euros mensuels net ! On va avoir des pauvres gras désormais ! Pas des squelettes comme dans les camps et les favellas !

Voyez les riches, comme ils sont fiers de parader devant l’Elysée ! C’est qu’ils sont ministres et c’est pas rien ! En plus, ils sont socialistes. Vous pouvez aller voir le sens du mot « socialiste ». C’est quasiment marxiste ! Sarkozy, lui, il était escroc, gangster et affameur simple. Deuxième classe pour ainsi dire.

Vous vous souvenez des accords de Grenelle avant les vacances de 1968 ? Le SMIG, il était impossible de l’augmenter de 5%. Un peu de ram dam et, miracle, il a grimpé de 40% !

Parce que tous ces élus, c’est des grands trouillards. Dès qu’ils entendent un petit bruit, ils détalent !

Du coup on s’était dit, ça va moins déconner sur le petit écran. Mais ils y sont restés, et les mêmes, pour raconter leurs mêmes incompréhensibles radotages, toujours sûrs d’eux, toujours pontifiants, toujours abstrus, toujours abscons.

Un peu plus vieux chaque jour, avec de temps à autre une chaise vide, vite remplie par un autre cul beau parleur. C’est parce que l’absence d’exercice physique, ça vous refile des maladies, dues à la sédentarité.

On a beau les promener en jets, les traîner d’un hôtel à l’autre, ça manque d’entraînement un élu du peuple.

Pourtant le remède est simple : qu’on les mette à repiquer du riz à un euro de l’heure, et dix heures par jour, ça va s’arranger. Avec une bonne giclée quotidienne de produits phytosanitaires, pour leur entraîner les éponges à la prochaine guerre mondiale, qui a d’ailleurs lieu en ce moment.

Bon dieu, comme le temps passe !

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Publié par Rolland Hénault
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:10

5 juillet 1942 (toute la sainte journée)

 Le 5 juillet 1942, c’est très loin dans le temps. C’est tout au fond du temps, là où on distingue à peine les choses.

 Encore plus loin que ça…

 Aujourd’hui, on dit souvent que c’est dans « la nuit des temps ». Mais dans ce cas précis, on exagère, c’est une simple date. Une date importante. Un peu ancienne seulement.

 Mais, moins d’un siècle, c’est trop court pour parler de  « nuit des temps ». On peut quand même se poser quelques questions.

(Si cette histoire de nuit vous intéresse, vous avez sûrement lu « Le sexe et l’effroi » et « La nuit sexuelle », de Pascal Quignard. Je rappelle aux ignorants que Pascal Quignard était un membre fondateur du Mouvement du 22 Mars, qui prépara mai 68. )

Parmi les personnes qui ont vécu cette journée du 5 juillet 1942, combien sont encore vivantes ?

J’étais âgé de 2 ans et 41 jours et j’en ai gardé la mémoire.

 Ce jour-là est donc historique. Surtout pour moi.

 C’est de l’Histoire de France en modèle réduit.

Toute l’Histoire est ainsi faite : des petits morceaux ajustés les uns à côté des autres.

  Mais je ne savais pas le dire de cette façon. (Je parle du modèle réduit. On avait un prof de sciences naturelles qui prononçait tous les « e » en « i ». Il disait « modèle riduit ».

Ca nous amusait, ses conneries. On disait que s’il portait un manteau avec des poches aussi grandes, c’est parce qu’il y faisait tenir une bouteille de vin rouge. Il avait souffert du rationnement sous l’occupation, alors il se rattrapait, comme beaucoup d’autres.)

  A l’époque j’étais déjà plutôt doué pour le style, mais je n’avais pas suffisamment de métier.

Et puis, surtout je ne savais pas vraiment écrire.

 Les faits d’abord : dans un bourg de 380 habitants selon le Calendrier des Postes, les habitants avaient organisé un spectacle. Ils l’avaient entièrement imaginé et la représentation avait lieu l’après-midi. L’entrée était payante. Ca se passait dans une grange, un peu comme la Cartoucherie de Vincennes. Mais sans Ariane Mnouchkine, c’est pas des noms qu’on connaissait dans la région.

 Les acteurs, les auteurs de la pièce n’étaient pas rétribués. Il s’agissait en fait de collecter de l’argent pour envoyer des colis aux prisonniers.

 C’est difficile, la mémoire.

 On ne disait pas « collecter ». « Recueillir » ? Ca ne sonne pas juste non plus. « Ramasser » ?

 Avec quoi ? Avec une pelle, comme faisait Prévert quand il ramassait les feuilles mortes devant sa porte?

 Ou comme on ramasse maintenant les enfants niais que l’on enferme à l’école, puisqu’on dit « le ramassage scolaire ».

Et puis on ne disait pas l’argent, mais les « sous », en 1942.

 Même que les pièces de cent sous avaient un trou au milieu.

On disait des « sous percés ». Je m’en souviens, maintenant.

 A la campagne on savait encore faucher à la faucille, battre au fléau, assommer sa femme avec une pelle ! On s’entraînait pour les grandes actions héroïques qui arrivaient à toute allure !

A l’époque, on était astucieux.

 Bien plus qu’aujourd’hui.

 Si je dis : « le prix de l’entrée devait servir à envoyer des colis aux prisonniers », c’est moins mal. Ces colis, on les confectionnait ? Non, on les fabriquait. On les rafistolait. On les bricolait. On bricolait tout, à l’époque. On remplaçait les chambres à air des roues de vélo par de la paille. Les racistes les transformaient en chambres à gaz ! On bouchait les trous des murs des maisons avec des bottes de fourrage. On ravaudait les chaussettes. Avec un dé et une aiguille.

 On ne laissait rien perdre. Et on ajoutait, parce qu’on était patriote :

 « Toujours ça que les Boches ils auront pas ! »

 Quand on avait fini de manger, on passait sa main sur la table et on récupérait les miettes pour la soupe aux cochons.

 Ah non les Boches ne viendraient pas nous bouffer nos miettes.

 J’ai dit la soupe aux cochons. J’aurais pu dire la soupe aux hommes, c’est pareil.

 Les colis, on les envoyait par la poste en tout cas. Enfin par le facteur. Le facteur disposait d’un calendrier, pour éviter de confondre les jours. Il les inscrivait minutieusement, pour le cas où il aurait oublié le temps.

 Et il inscrivait aussi les femmes qu’il avait baisées durant la journée. Sur la table de la cuisine généralement… Il les marquait d’une petite étoile, pour pas les confondre. C’était son guide Michelin à lui.

A la campagne, à cette époque-là, les femmes étaient toutes identiques. Et c’était très difficile de les distinguer.

Surtout l’été, quand le soleil tapait fort, et qu’elles faisaient la sieste à l’abri des meules de paille. Beaucoup d’hommes se trompaient de femme d’ailleurs.

  Certains facteurs comptaient même les litres de rouge.

En fin de tournée, le facteur était en effet très chargé. Très rouge. On disait : « Rouge de figure », je me souviens bien de l’expression.

 Les lettres, il en faisait ce qu’il voulait. On pensait que ça arrivait, et c’était souvent le cas. Ca suffisait.

 A l’époque.

  Et ces prisonniers ? On aurait dû dire des « otages » ? Non, c’est trop nouveau. Et puis ça fait pleurnichard, poule mouillée.

 Pas des détenus, ça fait voyou ! Mauvais genre. Ces prisonniers ne sont pas dans une prison. Ils n’ont commis aucun acte répréhensible, sauf d’obéir aux ordres et de massacrer quelques ennemis, mais à la régulière.

C’est déjà pas mal, comme saloperie !

 

Coutumes des temps de guerre  (1er août 1914 mais ça avait commencé avant !)

Il leur est simplement interdit de rentrer chez eux. Certains n’en ont d’ailleurs pas du tout  envie. Si c’est pour retrouver la grosse Germaine, qui le cogne à grands coups de battoirs…Elle a des paluches à assommer un bœuf… le prisonnier préfère l’Allemande qui l’a accueilli dans la ferme, et dont le mari, carrément Boche, est au front, mais de l’autre côté. Rien à craindre, donc.

 Les prisonniers trouvent que l’Allemande est plus excitante que leur légitime. Les Allemandes sont des vrais bestiaux, qui remuent dans tous les sens et pas qu’un peu quand on sait les mettre en marche !

 C’est ce que racontaient certains prisonniers.

 Pourquoi sont-ils prisonniers, nos prisonniers à nous ? On ne sait pas trop. Ils ne couraient pas suffisamment vite, probablement, et les Boches les ont rattrapés.

 A l’école ça donne des idées, on joue à la balle et au prisonnier. Les murs sont imaginaires, tracés par terre seulement.

 Mais il n’y a pas d’Allemandes à mettre en marche. Elles sont imaginaires aussi.

Je n’ai jamais aimé les jeux de société, alors ne me demandez  pas les règles. Je n’ai jamais non plus aimé la société. Sauf peut-être que j’aurais aimé ce jeu-là, avec les Allemandes.

Je n’en suis pas sûr. Je dis ça uniquement  pour faire l’intéressant.

Et laisser supposer que je ne suis pas complètement bon à rien.

  Au fait, pourquoi obéissaient-ils à cet ordre de tuer et d’être tué ?

Parce qu’ils sont obéissants par nature.

Parce qu’ils sont bêtes.

Parce que c’est une bande de cons sadiques.

Parce que ça leur plaît, la guerre. Ils aiment voir couler le sang et les femmes pleurnichent  après.

 Et ça leur plaît aussi de voir les femmes qui pleurnichent.

 Et les femmes, ça leur plaît, de pleurnicher.

En période de guerre, tout le monde est content !

 Ils aiment l’humanité mais en morceaux, et bien saignants ! Ils aiment aussi les mélanges de viandes. Ce sont de distingués gastronomes.

 Sœur Winston Churchill était un gros pédé anglican, j’ai respecté l’orthographe. Il aimait, comme ses compatriotes, une sauce piquante, voici la recette :

 « Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes »

Ils ont tous avalé cet apéritif naturel. Un peu épicé.

Le public, les futures victimes avaient apprécié. L’idée de boire du sang, de la sueur et des larmes, ça leur faisait un délicieux cocktail.

Ca leur redonnait des forces pour en tuer d’autres !

 Ils n’auraient pas été autorisés à le fabriquer et à le boire, en temps de paix. Fallait profiter de l’aubaine !

Ils auraient été poursuivis devant les tribunaux.

La guerre avait donc du bon, y compris sur le plan alimentaire. Des petites natures racontent que, durant la guerre, les civils de l’Arrière mangeaient moins bien qu’avant.

Giflez-les en public, après vous être assurés qu’ils sont infirmes et dans l’incapacité de se défendre !

 Cette histoire de cocktail, avec Churchill, ça passait bien, c’était même encouragé.

Parce que c’est la coutume en temps de guerre.

 Il y a beaucoup de coutumes en temps de guerres. On envoie les personnes en état de marche au Front.

 Equipés d’engins dangereux, voire carrément mortels. C’est ce qui fait leur charme.

 Depuis toujours et qu’est-ce que ça veut dire « Toujours » ? Ca veut dire qu’il faut fermer sa gueule et respecter les vieilles traditions.

Les mauvaises surtout. Je ne suis pas sûr qu’il y en ait des bonnes.

 Les gens sont comme ça, je n’y peux rien !

 La guerre les amuse beaucoup parce qu’ils jouent à décrocher des médailles. Les Boches, les érudits l’ont montré suffisamment depuis, envoient une fois un obus, une fois une médaille, une fois une croix de bois.

On attrape ce qu’on peut. Des fois, on confond l’obus avec la médaille. A cause du soleil qui produit des illusions d’optique.

 On a perdu.

 Avec la croix de bois aussi, on a perdu.

 C’est la médaille qu’il fallait attraper. Oui, je sais, quand on connaît la réponse, ça paraît tout simple !

 De toute façon, quel que soit le Front, il n’y a pas de bon et de mauvais côté.

  En 1914, il y a une tranchée et des types en face.

 Dans une tranchée à eux. Bien protégée par des rouleaux de barbelés. C’est doux un fil de fer barbelé quand on n’est pas une lavette, pas une tafiotte.

 En face, donc, des sales types qui baragouinent en Boche, qui connaissent même pas les règles d’accord du participe passé en France. Surtout avec les verbes pronominaux.

Eux, ils pensent la même chose de vous, de l’autre côté.

 Le seul meilleur côté du Front, c’est quand on est très loin.

  Encore plus loin que ça !

  Poussez-vous nom de dieu !...

  Vous voyez comme il est difficile de trouver les mots justes.

Un vrai mot juste cependant : la commune s’appelait en fait « Saint-Valentin, par Yssoudun,  Indre ». Ou à peu près.

 Le « Y » c’est pour embellir.

C’est ce qu’ils croient.

 Ou alors, c’est un nom de code pour Radio Londres.

  C’est de l’héroïsme.

  Mais elle aurait pu s’appeler Chambourcy, Pète-Aou-Chnoque, Mornes la Quéquette, c’est pas les noms à la con qui manquent. En 1942, la commune dont je parle s’orthographiait  en un seul mot. C’était marqué sur les enveloppes.

Sur les cartes de vœux, (un petit oiseau sur une barrière, avec de la neige. Pourquoi le faire chier, cet oiseau, par ce temps sibérien ?)

 Pour le plaisir. Parfois, il avait un copain avec lui. Ou sa femme. Ou sa maîtresse. Certains étaient peut-être pédés ?...la moralité des oiseaux, ça nous regarde pas.)

 On écrivait toujours la même phrase :

 « Chère cousine, Cher cousin, toute la famille se joint ta moi pour te souhaiter ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année ».

Ne pas oublier « ta moi ».

 Toute la famille, c’était moi. Je voyais bien qu’il y avait une arnaque, qu’on me donnait le mauvais rôle.

« Vœux », on connaissait, c’était un écart de la commune de Paudy. (Zone et Loir, j’indique ce code secret pour éviter d’être repéré) J’ai longtemps cru que les cartes arrivaient à Vœu, où l’accueil était assuré : deux bistrots pour 40 habitants.

  Je reviens aux cartes de Vœu. A l’époque, je me réunissais donc tout seul. Et les autres me laissaient faire, ils étaient réunis seuls, eux aussi. Autour de la même table.

 Chacun de son côté, ça évitait les discussions qui s’éternisent, comme il arrive trop souvent.

 Si j’essaie de préciser ce très vieux souvenir, je me heurte à des obstacles qui ne sont pas insurmontables, mais tout de même importants.

 Je bute à chaque mot.

 Pourtant c’est cette mémoire qu’il faudrait conserver. La mémoire poétique.

  Parce que c’est la mémoire du peuple. Enfin, j’espère que le peuple existe encore.

Aujourd’hui, on peut mesurer la valeur éternelle de cette anecdote que fut la guerre de 14. En Afghanistan, en Syrie, à Gaza et un peu partout dans le monde, des hommes s’entretuent et se saignent allègrement.

Les bains de sang sont encore plus vivifiants que les bains de boue.

Et d’ailleurs, on peut malaxer les deux produits, sans inconvénient majeur.

 

La précision n’est pas la Vérité… (proverbe chinois de la seconde dynastie)

 Aujourd’hui, avec les archives départementales, ou nationales, par exemple, et la presse de 1942, on peut accéder à des renseignements très précis. Ce qui ne signifie pas du tout qu’ils sont vrais. Il y a beaucoup de menteurs qui fréquentent les Archives.

Ils corrigent en douce pendant que l’archiviste a le dos tourné. Par exemple : « Membre de la Légion des Volontaires Français », c’est plus à la mode en 2012, alors ils raturent, et ça donne « FFI, Mort pour la France ! » ou même « Héros de la Résistance. Victime de la barbarie boche ».

 Et puis ils sont souvent vieux et myopes, les amateurs d’archives. Avec des pustules.

 Enfin, un principe, et là vous pouvez me croire :

 La précision n’est pas la vérité.

 Voyez tous les chiffres que donnent les hommes politiques en 2012. La plupart sont faux.

Complètement inventés !

Sont-ils, ces renseignements d’archives, l’objet des mêmes tripotages, le reflet exact de ce qu’éprouvaient, de ce que voyaient, de ce qu’entendaient les habitants de ce bourg ? Déjà, le langage administratif, c’est pas celui du peuple… 

« Pour valoir ce que de droit », vous comprenez ? « En vertu des droits qui me sont confédérés » etc…je n’ai jamais « confédéré » de droits à personne, et c’est pas demain la veille que je vais commencer !

De toute façon, je vois pas la faute.

A l’époque.

  Mon oncle dit que c’est parce que je suis trop faignant.

Et puis aussi parce que je le dénonce quand il est à l’Abreuvoir, comme dit ma tante, avec les autres travailleurs assoiffés par le travail manuel dans les marais du bourg.

 Et puis chacun devait voir, entendre, ressentir les choses, à sa façon. On n’en finit pas de chercher dans les profondeurs de la mémoire. Dans la nuit de la mémoire. Et pourtant, c’est là que se situe la vérité.

 Une vérité, qui s’ajoute aux autres. A beaucoup d’autres. Qui se mêle à tant d’autres encore... En surimpression ? En sous impression ?

 C’est franchement le bordel, la mémoire.

 Le plus difficile à rendre, c’est le paysage. L’air est flou. L’horizon poudreux.

 Je dis peut-être ça à cause du conte de Perrault, pas les Perreau de la commune, d’ailleurs vous le voyez vous-même, ça ne s’écrit pas pareil ! Les contes, on les apprenait par cœur.

 « -Sœur Anne ne vois-tu rien venir? »

-Je ne vois que l’herbe qui verdoie et la route qui poudroie… » !

 C’est bien envoyé, faut reconnaître !

On ne dit pas : « Je vois la route qui merdoie ! »

 C’est une question de politesse.

 C’était pourtant souvent plus vrai, par temps de pluie notamment.

 Les couleurs des souvenirs sont indécises.

 L’air du temps est insaisissable. On ne sait pas si c’est du « noir et blanc ». Les contours sont indistincts. Les vaches meuglent, les cochons grognent, les poules caquètent. Je ne vois qu’un film qui rend bien les couleurs des années 40 : « Jour de Fête » de Jacques Tati.

 Hélas, il avait préparé le procédé pour les coloriser.

 Ou pour les colorier. Puisqu’on était de grands enfants demeurés. Ca s’est d’ailleurs aggravé depuis. Suffit de compter le nombre de médaillés à l’hectare. Il y a de moins en moins de combats et de plus en plus de médaillés.

Peut-être qu’ils cultivent les médailles ?…

 Céline écrit : « Autrefois on accrochait des hommes aux croix, aujourd’hui on accroche des croix aux hommes. »

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Publié par Rolland Hénault
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:06

Léo ferré…

 Thank you Satan

 

Pour les ballots que tu fais paître

Dans le pré comme les moutons

Pour ton honneur à ne paraître

Jamais à la télévision.

  ...Et puis encore Benjamin Péret…

 Vie de l’assassin Foch

 

Un jour d’une mare de purin une bulle monta

Et creva

A l’odeur le père reconnut

Ce sera un fameux assassin

Morveux, crasseux le cloporte grandit

Et commença à parler de Revanche

Revanche de quoi Du fumier paternel

Ou de la vache qui fit le fumier

A six ans il pétait dans un clairon

A huit ans deux crottes galonnaient ses manches

Un jour d’une mare de purin une bulle monta

A dix ans il commandait aux poux de sa tête

Et les démangeaisons faisaient dire à ses parents

Il a du génie

A quinze ans un âne le violait

Et ça faisait un beau couple

Il en naquit une paire de bottes avec des éperons

Dans laquelle il disparut comme une chaussette sale

 

(Benjamin Péret. « Je ne mange pas de ce pain-là »)


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Publié par Rolland Hénault
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:04

 

On avait déjà entendu parler de ce film-documentaire "Nos enfants nous accuseront ", tourné dans les Cévennes, dans le petit village de Barjac, qui va faire grand bruit si le public le plébiscite pour sa sortie en salle. On a deux jours pour faire basculer la décision du bon côté ! Alors à vos claviers !!!
Voici , une affaire qui nous concerne tous SANS EXCEPTION ! La sortie en salle du film : "Nos enfants nous accuseront". Pour que ce film soit en salle (film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides), il faut qu'un maximum de personnes regardent la bande annonce dans les 2 jours qui suivent. C'est le nombre de visites dans les 2 jours qui fera emporter la décision de sa mise en distribution grandes salles. Faites le suivre rapidement, s'il vous plaît, à tous vos contacts, merci par avance. Voici la bande annonce à visionner et à transmettre :
http://www.idph-videos.com/nos-enfants-nous-accuseront.htm
Pour que Monsanto & Consorts ne soient pas leur futur...

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Publié par Jean Fourton
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 10:01

 

Un agent des fraudes s'arrête dans une ferme de la Drôme pour parler à un fermier.

Monsieur, je dois inspecter votre ferme à la recherche d’une culture illégale de drogue. Le fermier répond O.K. mais n'allez pas dans ce champ là‐bas, en pointant le lieu du doigt.

L'inspecteur explose : MONSIEUR, J'AI L'AUTORITÉ DU GOUVERNEMENT ! Prenant sa carte tricolore dans sa poche arrière, il la brandit fièrement sous les yeux du fermier:

VOYEZ VOUS ÇA ? CETTE carte SIGNIFIE QUE JE PEUX ALLER OÙ JE VEUX, ET CELA SANS JUSTIFICATION. AVEZ‐ VOUS COMPRIS ? SUIS‐JE ASSEZ CLAIR ?

Le fermier hoche la tête poliment et retourne à ses corvées. Quelques minutes plus tard le fermier entend des cris et des hurlements et voit l'inspecteur courir à toute allure, pourchassé par CHARLIE le taureau. À chaque enjambée l’animal gagne du terrain sur l'inspecteur, et avant qu'il puisse atteindre la clôture, le taureau l'aura sûrement rattrapé. Sur ce, le fermier laisse tomber ses outils, court vers la clôture et il se met à crier à l'inspecteur: TA CARTE, MONTRE- LUI TA CARTE !

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Publié par Jean-Paul Gollandeau
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:55

 

Si j’avais pu craindre au départ de n’avoir pas fait toujours le bon choix dans la sélection de ces images projetées d’archives provenant en grande partie de la télévision, je fus rassuré par les réactions des présents ce soir là dans la salle pleine à craquer où chacun a pu se rendre compte qu’elles étaient unanimes.

Pendant 2 heures et demi nous avons retrouvé l’esprit du cabaret La Colombe et la diversité des artistes qui s’y produisaient, leur jeunesse, leurs exigences de qualité, leur passion, leur humour.

La plupart des chansons ou des sketches présentés il y a 50 ans ou plus, n’avaient pas vieilli. Spontanément des applaudissements partaient de la salle pour certaines œuvres, émanant de nombreux spectateurs qui ne pouvaient pas tous avoir connu La Colombe.

Une quinzaine d’anciens artistes de La Colombe étaient présents, Gérard Doulssane le président de notre association à qui la SACEM devait remettre le lendemain une médaille d’or de 50 ans de carrière, Jean Bériac, Stella Bray, Anne Krier-Vinci, Lise Médini, Michel Muller, Gilles Olivier, Marie-Thérèse Orain, Denis Palos, Brigitte Sauvane, Jean Signé (des Poémiens), Francesca Solleville, Christian Stalla, Nathalie Solence qui représentait le regretté Jacques Serizier, l’épouse de Petit Bobo (Pierre Maguelon), la compagne de Jacques Marchais, Monique Haillant l’épouse de Bernard Haillant et André Gaillard des Frères ennemis.

En intermède, le duo surprise annoncé était celui des Sœurs ennemies qui sont les vraies filles d’André Gaillard dont elles ont repris et modernisé les sketches. Elles eurent beaucoup de succès.

S’étaient excusés Hélène Martin, Marc Ogeret, Anne Sylvestre, Claude Evrard, Jacques Herlin, Colette Chevrot et Bernard Pierrot entre autres.

Nous remercions de leur présence Pierre Santini l’administrateur du théâtre Mouffetard, Marc Chevalier le patron de l’Ecluse, Gilles Tcherniak le fils de Léon, patron du Cheval d’Or et Renée Devainegie, patronne de La Bolée.

Je remercie également tous ceux d’entre vous qui m’ont envoyé de charmants messages pour cette soirée, Gilles Bougeault qui assura le montage des films et l’Union des Artistes pour son organisation logistique notamment son adorable présidente Arlette Téphany.

Nous informerons nos adhérents de la prochaine manifestation. A bientôt !

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Publié par Michel Valette
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:45

Au 1er avril 2012 il y avait 67 161 personnes incarcérées pour 57 243 places. Dans son dernier rapport annuel publié fin février, Jean-Marie Delarue (Contrôleur général des lieux de privation de liberté) soulignait que la surpopulation en prison avait  "des effets désastreux dans la vie quotidienne des personnes détenues" et se traduisait "par une montée inévitable des tensions et des violences".

Vu sur : http://cddhpb.over-blog.com/

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Publié par Jakiléa
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:41

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Publié par Jean-Paul Gollandeau
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:32

 

Pour la cinquième fois, Google publie les requêtes gouvernementales qu'il reçoit dans un rapport. Lors du second semestre 2011, il a constaté une augmentation des demandes de suppression de contenu à caractère politique.

« Quand nous avons commencé à partager ces données en 2010, […] nous avons remarqué que les agences gouvernementales de différents pays nous demandaient parfois de retirer le contenu politique que nos utilisateurs avaient posté sur nos services. Nous espérions alors que cela n’était qu’une anomalie. Nous savons désormais que ce n’est pas le cas. » Tel est, résumé en une phrase, le constat des équipes de Google sur les requêtes reçues des différents gouvernements de la planète.

Google « ne se plie pas » à toutes les demandes :

La surprise repose en fait plus sur les démocraties occidentales que sur les dictatures. Lors de la période étudiée, la société américaine pointe deux demandes, l’une espagnole et l’autre polonaise, représentatives de cette tendance. Pour la première, il s’agissait de « retirer 270 résultats de recherches liés à des blogs et à des articles mentionnant certaines personnalités publiques comme des maires ou des procureurs ». Concernant le cas polonais, la demande provenait d’une institution publique qui exigeait l’élimination de liens d’un site critique à son égard. « Nous ne nous sommes pas pliés à ces deux requêtes », précise Google.

En fait, le géant de la recherche n'accède pas à toutes les demandes. Aucune de celles formulées par la Russie (58 demandes), la Hongrie (73 demandes) et la Turquie (88 demandes) n’a été prise en compte. Pour la France, qui a envoyé 1 404 demandes sur le second semestre 2011, 44 % ont été reçues. Idem pour l’Allemagne qui affiche les mêmes scores à quelques unités près. Les choses sont différentes pour les Etats-Unis qui ont envoyé à Google 6 321 requêtes auxquelles le géant du Web a répondu à 93 %. Lire la suite.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:23

Une quarantaine de manifestants se sont rendus le 9 juin à l'Ambassade de Syrie à Paris, rue Vanneau, dans le but de l'occuper pour protester contre la situation et les récents massacres.

Six militants équipés d'une échelle sont parvenus à escalader le mur de l'Ambassade, dans l'objectif de tenter d'ouvrir la porte aux manifestants.

Mais quatre nervis armés de battes de base-ball et de pelles les ont stoppés. Un coup de batte a été porté contre l'un d'eux, et un autre a pu résister de justesse à une tentative de le jeter dans le vide...

La police est arrivée sur les lieux et s'est postée en bas de l'enceinte de l'ambassade. Après une demi-heure de tension sur le toit du bâtiment, les choses se sont finalement calmées.

Une personne a été légèrement blessée par les coups. Une vingtaine de militants ont été arrêtés par la police. Ils ont été emmenés au commissariat du 15ème rue de Vaugirard.

Les militants incluent des "Syriens pour une Syrie libre" et des sympathisants français.

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