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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:24

 

Mon ami Stéphane Beau vient d’être sélectionné, et je m’en réjouis, pour le prix littér’halles de la nouvelle de Decize, qui récompensera le meilleur recueil de nouvelles. Il est en concurrence avec des auteurs prestigieux, comme Tonino Benacquista par exemple.

L’occasion pour moi de redire tout le bien que je pense de son recueil L’Arbre à cœurs (éditions Durand-Peyroles), sans doute un de ses meilleurs opus. Des textes denses et forts, des personnages qui vous hantent longtemps, le tout servi par une écriture incisive et sans fioritures. On peut se le procurer dans toutes les (bonnes !) librairies ou sur le site de l’éditeur : http://durand-peyroles.izibookstore.com/

 

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:21

Comme d'habitude, l'important n'est pas ce que les médias disent sur le traité de libre échange USA - UE en préparation. L'important, c'est ce qu'ils ne disent pas. Pourtant, c'est une véritable bombe : il serait interdit de taxer les transactions financières, interdit d'empêcher les banques de spéculer avec nos sous, interdit de limiter la taille des entreprises, interdit de réguler les exportations et importations de pétrole ou de gaz naturel au nom de l'environnement. On limiterait le pouvoir des gouvernements nationaux sur les services publics, l'éducation et la santé. Le Big Pharma pourrait bloquer les médicaments génériques, les fournisseurs d'accès Internet pourraient nous espionner légalement et supprimer des contenus et même nous priver d'accès au Net. On comprend que les responsables européens (à commencer par Martin Schulz, président du Parlement) prennent bien soin de ne pas mettre le public au courant...
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:19

Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l'appui de gouvernements soumis, néo-libéraux et aujourd'hui 90% de la production dépend des semences et des poisons. Ce qui a entraîné une destruction du mode paysan de production du coton et l'endettement généralisé des producteurs. La conjonction de l'usage de produits toxiques qui ont mené à la dépression et à la honte de la dette, ont poussé depuis 1995 284.000 paysans indiens au suicide. Un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le coupable principal est l'entreprise privée Monsanto.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:17

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:14

Hashem et son épouse ont quatre enfants. Lui est né dans cette maison où ses parents se sont réfugiés après la Nakba en 1948.
> Il est assigné à résidence depuis bientôt un an et demi. Après les 3 premiers mois, il a été autorisé à sortir de son jardin, mais pas de son quartier situé sur le versant d’une petite colline surplombant la fameuse Shuhada Street d’Hébron, autrefois si animée par ses commerçants , mais fermée depuis 1994 par un check-point ; cette rue est interdite aux Palestiniens, exemple manifeste de la ségrégation féroce imposée par Israël et ses colons. Les commerçants palestiniens en sont partis et les colons les plus violents prolifèrent dans le quartier. Les terrains en terrasse font que la maison de Hashem est surplombée par un énorme et horrible mobil-home orange, appartenant à Baruch Marzel, leader d’un groupe de colons extrémistes particulièrement violents. Ce mobil-home est équipé de caméras de surveillance plongeant sur sa maison. Juste à coté, sur le toit de la maison du frère d’Hashem, l’armée israélienne a imposé un mirador dans lequel un soldat surveille 24 heures sur 24 !
> Le terrain d’Hashem est complètement clôturé, l’escalier principal menant à l’extérieur est impraticable, envahi de gravats, de ronces et de fils de fer barbelés tranchants déposés par les colons du dessus. Jusqu’à il y 8 mois, il devait passer par une brèche d’un mètre cinquante de haut dans le mur en contrebas et traverser les terres de son voisin. Aujourd’hui il est autorisé à utiliser une ouverture plus commode dans le grillage. Son jardin est dévasté, les branches d’arbre coupées, les quelques vignes et les figuiers restants empoisonnés par les pesticides. Il possède avec son frère, non loin de sa maison, un petit champ d’une cinquantaine d’oliviers. Les colons viennent d’en voler les olives juste avant la cueillette : 5 à 600 kilos. Il est obligé d’acheter son huile maintenant.
> Au début, les colons lui ont offert des ponts d’or pour lui acheter sa maison. Il les a toujours refusés.
> Ils ont coupé l’eau pendant trois ans : il a utilisé des bouteilles. Grâce à des organisations internationales, aujourd’hui l’eau arrive un jour toutes les 3 semaines ! Il la stocke comme il peut, quand les colons ne tirent pas dans ses réservoirs. Il sont entrés plusieurs fois dans sa maison saccageant meubles et vêtements ; il a reçu des coups de crosse dont il garde des stigmates sur le visages. Sa femme a fait deux fausse-couches après avoir été battue par ces colons fanatiques et furieux.
> Il ne sait pas quand cette assignation à résidence sera levée. Il n’a pas eu le droit de recevoir une copie des conclusions de son jugement. Il pense que la loi ottomane s’appliquera, l’assignation ne pouvant excéder dix huit mois.
> Pourquoi une telle « punition » ? Hashem Azzeh est « particulièrement dangereux » : Il n’a pas sa langue dans sa poche tant vis à vis de l’occupant israélien que de l’Autorité Palestinienne. Il s’active dans son quartier au travers de l’association Ibrahim Al-Kalilh où, avec d’autres volontaires, ils essayent de prendre en charge les enfants sur le plan psychologique, d’aider les femmes, de trouver du travail au gens du quartier. Ils ont même réussi à faire vivre une petite boutique avec le soutien d’Amnesty. De nombreux internationaux lui rendent visite. (Les ressources sont faibles...)
> Les soldats israéliens lui ont dit qu’ils préféreraient qu’il manifeste dans les protestations hebdomadaires ! C’est tout dire !
> Quand Hashem me parlait de ses oliviers dont les colons lui ont volé les olives, il a eu ces mots :
> « Ils veulent nous forcer à partir. Mais nous ne renoncerons jamais jusqu’à la libération de la Palestine. Ils doivent s’en aller et nous, nous restons ici. Un jour ils s’en iront et nous, nous restons ici. Nous devons rester ! »

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:08

Le vaccin Gardasil, conseillé à toutes les jeunes filles contre le cancer du col de l'utérus, contient du borate de sodium, utilisé dans la mort aux rats, car toxique pour le système nerveux. (1)

Il contient aussi du polysorbate, utilisé comme stérilisant chez les souris.
Ce vaccin suscite la polémique car il aurait déjà provoqué 30 000 accidents, dont 130 décès. Mais il est toujours recommandé par les autorités sanitaires. Résultat, tous les jours, de nouvelles jeunes femmes en France, en Europe, dans le monde entier, se laissent administrer ce vaccin parce qu'on leur cache son potentiel danger.
Est-ce acceptable ? Nous ne le pensons pas et c'est pourquoi je vous demande de signer la pétition par laquelle nous demandons au gouvernement le retrait des adjuvants dangereux dans les vaccins.
En mars 2012, un groupe de députés s'est formé à l’Assemblée nationale pour réclamer un moratoire sur les vaccins contenant de l’aluminium. L'aluminium est cancérigène, il provoque la maladie d'Alzheimer, et cause une terrible maladie invalidante, la myofasciite à macrophages. Pourtant, de nombreux vaccins en contiennent, y compris l'un des plus répandus, le DTP (diphtérie tétanos polio). (2)
L'Académie de Médecine a publié en 2012 un rapport sur les adjuvants vaccinaux dans lequel elle reconnaît officiellement que les sels d'aluminium sont neurotoxiques. (3)
Le 21 novembre 2012, le Conseil d’Etat français a reconnu que l’aluminium dans le vaccin hépatite B avait déclenché un myofasciite à macrophages chez un employé de la ville de Paris. (4)
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a réalisé un rapport sur « aluminium et vaccins » rendu public le 29 juillet 2013 (5). Dans ce document, le HCSP avoue ne pas savoir si la persistance des lésions musculaires causées par l'aluminium présente ou non un caractère pathologique.
L'association E3M (Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages) a réuni 75 000 signatures pour exiger la mise à disposition d’un vaccin de base (DTPolio) sans aluminium.
NOUS DEVONS BATTRE LE FER TANT QU'IL EST CHAUD.
Profitons de cette exceptionnelle conjonction de facteurs pour exiger des autorités sanitaires le retrait de tous les adjuvants dangereux.
Nous sommes à un moment historique, que nous attendions depuis des années. Jamais les circonstances n'ont été aussi favorables. L'association E3M a d'ailleurs été reçue, le 23 juillet 2013, le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, preuve que le sujet est chaud, brûlant !
Car l'aluminium vaccinal n'est pas un cas isolé, loin de là !! Ce n'est au contraire que la partie émergée de l'iceberg.
Le vaccin pour les bébés Infanrix Hexa contient du mercure, qui est encore bien plus toxique que l'aluminium. Selon un document confidentiel de son fabricant, le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline, ce vaccin est associé à plus de 800 effets secondaires, comme la mort subite du nourrisson, le diabète, l'autisme, l'épilepsie, etc. (6)
Le vaccin contre la grippe H1N1 Pandermix contenait du squalène. Le British Medical Journal, une revue mondialement connue et respectée pour sa rigueur scientifique, a publié le 30 janvier 2013 une étude démontrant que le vaccin avait causé des milliers de cas de narcolepsie chez les enfants, une maladie grave et incurable.Le vaccin contre l'hépatite B indique, sur sa notice, qu'il peut provoquer la sclérose en plaques.
Une étude de 2004 menée par l’épidémiologiste américain Hernan a montré qu’il existait un risque 3,1 fois supérieur de déclarer une sclérose en plaques dans les 3 ans qui suivent une vaccination anti-hépatite B.
Il existe en outre quantité d'études qui lient le vaccin contre l'hépatite B au diabète, au lupus, à la névrite optique, à la polyarthrite rhumatoïde, à la thyroïdite et bien d'autres maladies encore.
Peut-être avez-vous un enfant, un proche, qui souffre ou qui est décédé d'une de ses maladies. Peut-être êtes-vous vous même touché.
Mais même si ce n'est pas le cas, et que vous êtes conscient du danger des adjuvants dans les vaccins, vous n'êtes pas à l'abri pour autant. On sait en effet qu'en cas de pandémie, les gouvernements du monde entier pourront, avec l'appui de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), décider de vacciner de force toutes les populations.
Cela signifie pour vous que vous pourriez malgré tout vous faire injecter un jour, sous la contrainte, un vaccin dangereux, qui vous déclencherait une grave maladie comme la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer.
Mais ce risque peut-être considérablement réduit si, aujourd'hui, vous et moi parvenons à faire interdire les adjuvants dangereux comme le mercure, l'aluminium, le borate de sodium (mort aux rats) ou le formaldéhyde.
C'est pourquoi je vous demande de signer la pétition ci-dessous, et de transférer ce message à tout votre carnet d'adresses.
En trente ans, le nombre de vaccins administrés aux tout-petits a plus que doublé. Pire, on leur injecte aujourd'hui des vaccins combinant des germes de huit maladies différentes, ceci alors que leur système immunitaire n'est pas préparé.
Surexcité, le système immunitaire des bébés peut s'emballer et provoquer une réaction incontrôlable. Voici le témoignage d'une maman qui a vécu ce drame, recueilli par le Forum Européen pour la Vaccinovigilance :

« Je ne peux vous dire mon nom et je ne peux pas vous révéler l’identité de mon bébé parce que j’ai peur que cela me retombe dessus, mais j’ai voulu vous contacter en entendant parler de votre projet, parce que je suis si heureuse que quelqu’un entreprenne quelque chose. Mon bébé est mort dans les 24 heures après avoir reçu son premier vaccin DPT (Diphtérie, coqueluche, tétanos), il y a deux mois. Je me sens si horriblement mal, personne ne peut avoir la moindre idée de ce que c’est. Elle était parfaite. Lorsqu’on lui fit l’injection, elle se mit à crier pendant au moins une heure, d’une façon bizarre. Puis elle parut très fatiguée, s’est endormie profondément, et ne s’est plus jamais réveillée. J’ai commencé à m’inquiéter parce qu’elle semblait dormir plus longtemps que d’habitude et lorsque j’ai voulu vérifier, j’ai remarqué qu’elle avait un peu vomi et qu’elle ne respirait plus. Ils ont dû faire une autopsie mais ils n’ont pas pu identifier la cause du décès. Je sais que c’est le vaccin qui l’a tuée. Elle n’avait pas été malade une seule fois jusque là. Mais plus je l’ai dit au corps médical, plus ils sont devenus hostiles. Aujourd’hui, j’ai peur qu’ils me prennent mon autre enfant et je ne veux pas qu’ils m’accusent d’avoir tué mon bébé. Je ne devrais pas avoir à vivre comme ça, c’est horrible. Je suis presque trop terrorisée pour pouvoir faire mon deuil correctement. Elle était si belle. »
Le cas arrive tous les ans à des milliers de parents. Leur enfant se fait vacciner et, dans les heures qui suivent, il déclenche de graves réactions pouvant aller des maux de tête aux vomissements, en passant par l’eczéma, l’hyperactivité, les perturbations du sommeil et un peu plus tard une maladie auto-immune incurable ou pire, la mort.
Dans la plupart des cas, les professionnels de santé, non seulement nient le lien avec le vaccin, mais ils ne déclarent même pas l’accident aux autorités de pharmacovigilance (agences responsables de surveiller les effets indésirables des médicaments).
De leur côté, les autorités sanitaires conservent au sujet des vaccins un silence coupable. Elles savent qu'elles n'ont pas joué leur rôle : aujourd'hui encore, elles dispensent les vaccins, on ne sait pourquoi, des tests destinés à évaluer leur potentiel cancérigène, mutagène (changement d'ADN) et tératogène (maladies qui passent aux descendants).
Ces tests sont pourtant systématiquement imposés aux médicaments, et même aux cosmétiques.
Pourquoi les vaccins, qui contiennent des substances qui sont parmi les pires poisons que l'on trouve dans la nature, en sont-ils dispensés ?
Comment n'a-t-on pas encore inventé un vaccin sans substances toxiques ?
Qui se permet de jouer à la roulette russe avec notre santé, avec nos vies, chaque fois que nous nous faisons vacciner ?
Aidez-nous à sauver des milliers de personnes. Signez la pétition ici. Le mouvement doit être massif, et nous pouvons obtenir que les adjuvants vaccinaux dangereux soient enfin interdits.
Et notre association entreprendra toutes les démarches nécessaires auprès du Parlement et des autorités nécessaires pour obtenir gain de cause.
Mais vous seul pouvez donner la légitimité démocratique à notre action. C'est pourquoi votre signature est indispensable.
Peut-être est-ce votre voix qui fera la petite différence qui fera tout basculer. C'est pourquoi, je vous en prie, maintenant que vous avez lu tout ce message, ne quittez pas cette page sans avoir ajouté votre nom à notre pétition. Je compte sur vous, au nom de toutes les personnes dont la santé et la vie seront épargnées grâce à notre campagne.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:48

 

Dans les années 70, nous avions comme prototype de chanteur insipide, Yves Duteil. Son tube perforant « Prendre un enfant par la main » en a énervé plus d’un à l’époque. Je me souviens que chaque fois que nous croisions un crétin (c’était déjà fréquent), on avait coutume de dire, pour lui faire comprendre : « T’es aussi bête qu’Yves Duteil ». Et cette comparaison était si peu flatteuse que certains ont essayé de s’élever dans l’intelligence uniquement grâce à elle.

Aujourd’hui la palme du chanteur idiot est passée dans les mains d’un nouveau qui rappelle beaucoup l’ancien : Grand Corps Malade. Duteil nous gonflait avec sa progéniture, celui-là a choisi de nous les briser avec une histoire de canne boiteuse qui n'intéresse personne. Duteil avait mis sa femme en cloque (phénomène assez fréquent à la portée du premier venu) et tenait à nous le faire savoir. L’autre a sauté dans une piscine vide, ce qui n'est pas finaud (à sa place, je m’en vanterais pas) et voudrait bien que ça lui rapporte quelques kopecks. Et tous les deux ont pensé que leurs petits tracas personnels justifiaient qu’ils écrivent, enregistrent, diffusent et par voie de conséquence nous assènent leurs paroles insignifiantes, avec ces airs de faux naïfs qui nous rendraient violents.

Heureusement, le premier a fini par la fermer, frappé par des vagues musicales sans pitié. Malheureusement le second est dans la force de l’âge et paraît vouloir aller loin, avec sa béquille. On lui a déjà accroché la médaille des Arts, on recopie sa prose dans les annales du Bac. On trouvera bientôt un maire assez con pour baptiser une école : «Ecole du Grand Corps Malade », sans comprendre qu’il fait de la pub à l’Education Nationale.

J’attends ça avec impatience.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:19

Nathalie Solence chantera au Forum Léo Ferré

le vendredi 15 novembre 2013 à 20h30

A la guitare Claude Gaisne,

11 rue Barbès 94200 Ivry-sur-Seine - Réservations : 01 46 72 64 68

Petite restauration possible dès 19 heures

Elle partagera la scène avec Marianne de Malakoff

accompagnée au piano par Jean-Louis Beydon

 

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:16

bonnets

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:05

Franz Kafka (1883 - 1924) n’était certainement pas ce qu’on appelait encore à son époque, en France, un « auteur gai ». La métamorphose ou Le procès remplissent notre assiette de méditation d’une nourriture métaphysiquement beaucoup plus substantielle et grave que les pièces de Feydeau ou Labiche, ou même les contes d’Alphonse Allais. Pourtant, Alexandre Vialatte, son premier et génial traducteur, était en complet désaccord avec ceux qui voulaient le voir comme « une fleur de ballast, un légume de cimetière, bref le croque-mort de tout espoir humain » : il remarquait la parenté fréquente de ses personnages avec Charlot, le qualifiait de « prince de l'humour », et donnait raison à celui qui avait intitulé son livre « Kafka ou l'Irréductible Espoir ». D'autres commentateurs, comme Milan Kundera ou Gilles Deleuze, lui ont emboité le pas, et l’idée d’un Kafka humoriste est désormais un paradoxe communément admis.

Pourtant (re), si on entreprend de relire quelques-uns de ses grands textes avec un détecteur sensible à des radiations humoristiques même très faibles, les courbes que l'on obtient sont souvent plates, voire négatives. Humour il y a, certes, mais pas partout, et il (cet humour qu'il y a quand il y en a) est si curieusement mêlé à des qualités opposées qu'il s'en trouve comme neutralisé. Faut-il parler d'humoriste raté ? De quasi-humoriste ? Tout cela est bien mystérieux.

Extrait :

« Nous vivons une époque de mal. Cela se manifeste d’abord par le fait que rien ne porte plus son nom exact. On emploie le mot « internationalisme » et l’on entend par là l’humanité comme valeur morale, alors que l’internationalisme désigne seulement une pratique essentiellement géographique. On déplace les notions dans tous les sens, comme des coquilles de noix vides. Ainsi par exemple, on parle de patrie à un moment où les racines de l’homme sont depuis longtemps arrachées du sol. / …/ Et puis, où est la critique qui pourrait évaluer avec justesse ce que font les acteurs, alors qu’elle est sur la même scène qu’eux ? Il n’y a pas de recul. C’est pourquoi tout est ébranlé et incertain. Nous vivons dans un marécage de mensonges et d’illusions qui s’effondrent, où naissent des monstres cruels, qui sourient aux objectifs des reporters, alors qu’en fait, sans que personne ne le remarque, ils piétinent déjà des millions d’hommes comme des insectes importuns. »

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