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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:08

L’ US Air Force a bombardé un hôpital en Afghanistan. Massacrant des dizaines (des centaines?) de patients et de médecins.

Nos médias parlent de « tragique bavure ». Alors que bombarder un hôpital est un crime de guerre et que l’ONU parle d’un raid aérien « inexcusable et possiblement criminel ».

Quelle délicatesse de la part de nos médias à l’égard de leurs maîtres : le pouvoir et les grands capitalistes… Mais il est vrai que nous sommes habitués à la novlangue médiatique. Hier France 2

parlait de Poutine en le présentant comme « le maître du Kremlin » alors que Obama avait droit, lui, à un mignon « le chef de la Maison Blanche »…Vous saisissez la nuance…

Au fait imaginez que ce soit la Russie qui ait bombardé l’hôpital afghan….

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Publié par ELIZABETH
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:39

Les gros mots, ça n’existe pas. Les gros mots c’est le langage à l’état brut. Il n’existe aucun vrai lexique des gros mots. Tout dépend uniquement du lieu où on les emploie. Je prends un exemple très simple. Dans le langage médical il n’existe que la vulve pour désigner le sexe de la femme. Pour le peuple, à l’origine, c’est le con, la cramouille, la chatte, le minou, qui a donné la minette. Curieux de constater que la minette n’est pas classée dans les gros mots, alors que le minou, quand il désigne la même chose est répréhensible. (Voir Les galettes de Pont Aven, le film de Joël Séria, dont le langage est qualifié de « osé ». A un moment Marielle demande à Jeanne Goupil : « fais-moi voir ton minou »). Ici il faut bien aborder une question essentielle, celle de la différence entre le signifiant et le signifié. On doit cette distinction à Ferdinand de Saussure. Pour schématiser disons que le signifié c’est la chose elle-même et que le signifiant c’est la manière dont on en parle. Oui, je sais, la distinction est superficielle. Mais vous avez très bien compris, ne faites pas les innocents.

A partir de cette constatation, tous les développements sont permis : le bénitier, par exemple, l’autel sacré, pour les amateurs de religion, ou l’abricot fendu pour les amateurs de fruits et légumes (comme le répètent les fayots de la télé : « mangez cinq fruits et légumes par jour ». Ils ne disent pas : « mangez un abricot fendu ». Ca leur arracherait leur gueule, à ces cons !… Céline s’amuse beaucoup avec la craquette, la craquouse, et il s’amuse aussi avec le verbe « enculer » (il faudrait dire : « Sodomiser » traduction officielle de la Bible). Mais Céline ose le verbe « encuguler ». Manifestement, Ferdinand est joueur, ça s’appelle aussi « artiste ». Il admire Rabelais qui a inventé l’expression « faire la bête à deux dos ». Les vrais artistes n’utilisent pas les « lieux communs », pas les « idées reçues ». Sinon Gustave (Flaubert) va se mettre en colère.

Passons à table, maintenant. Et voyons le sexe masculin. Il est désigné par « les parties » mais les artistes sont intervenus très vite, pour embellir les choses, et on a eu « les bijoux de famille », le « service trois pièces ». Sans compter une infinité de synonymes qui ne sont pas des synonymes pour de vrai.

En résumé il faut distinguer (simplification abusive, j’en suis conscient) entre le mot et la chose. Tout dépend, disent les gens bien élevés, de « la situation de communication » où l’on est placé. On n’aborde pas un ministre, par une expression du genre : « comment vas-tu vieille crapule ? » Je trouve que c’est dommage mais c’est une opinion personnelle. Les gens du peuple comprennent par instinct. Dommage que l’on continue de les enculer à longueurs d’émissions de télévision. Il est vrai que les enculés sont souvent volontaires pour l’enculage. Tenez, je vous ai parlé en langage populaire. Ca vous a fait mal ? Non, c’est le lecteur qui pense que ça fait mal, c’est le lecteur vicieux, alors que là j’ai employé les termes vrais. Parler vrai c’est un retour à la simplicité, à la candeur. A l’innocence des premiers âges.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:34
Ca s’est fait comme ça… (Gérard Depardieu)

Gérard Depardieu est un classique de la littérature populaire. Oui, de la littérature. Il n’a écrit que deux « ouvrages » : « Les lettres volées » et un récit autobiographique : « Ca s’est fait comme ça ». En voici un extrait avec les commentaires de mon crû.

« A dix ans je suis dehors. Je regarde un peu entre les cuisses de la voisine, la Memmette, et je me branle la main dans la poche. J’entre dans les cinémas sans payer. Je traîne dans les magasins devant les étalages, une main dans la poche en train de me branler, c’est bon, ça chatouille, et avec l’autre je ramasse ce qui me fait plaisir. Il faut bien manger. J’apprends à repérer les mecs pas clairs, ce regard de curieux, de vicieux. J’apprends à sourire. Si tu ne souris pas, c’est que tu as peur, que tu es perdu –tu deviens une proie. »

Par où commencer ? C’est toujours le même problème, quand on est devant un texte qui sort de l’ordinaire. Un texte qui n’offre pas de prise au langage des gens dits « honnêtes ». Et pourtant il suffit de procéder selon les habitudes apprises.

1 / de quoi ça parle ?

2/ ton du texte ?

3/ explication détaillée ligne par ligne.

4/ conclusion à la fin.

De quoi ça parle ?

D’un errant, qui n’a pas de famille. D’une sorte de marginal.

Le ton du texte : familier, populaire.

Explication détaillée.

1ère phrase et la suite…

Importance de « dehors ». Ce jeune n’a pas reçu d’éducation et ça se voit. A « dix ans je suis dehors ». Toutefois il n’a pas l’air d’en souffrir. On peut comparer avec Rimbaud « Ma bohême ». Plus loin « je traîne » et « je ramasse ». Avant on a eu « sans payer ». En plus il repère des individus (des mecs) qui sont qualifiés de « pas clairs ».

Mais surtout ce jeune homme « se branle ». Il emploie des « gros mots ». Ici un peu de linguistique, c’est nécessaire. On va distinguer entre le signifiant et le signifié. Voir l’article ci-dessus. Il n’y a pas de « gros mots ». C’est le lecteur instruit qui voit des « gros mots ». Ici, Depardieu s’exprime sans préjugés. Il parle selon les mots qu’il a entendus, et qui lui plaisent parce que, pour lui, c’est la seule vérité. Donc, il regarde entre les « cuisses » de sa voisine et il dit qu’il « se branle ». Et il répète ce verbe. Dans le fond, c’est de la naïveté, de la pureté. De la même façon, il trouve naturel « d’entrer au cinéma » sans payer. Depardieu dit qu’il « ramasse » et c’est légitime pour lui. C’est une nécessité, pour les pauvres (« il faut bien manger »). Depardieu apprend à se battre, c’est la lutte pour la vie. Depardieu ne veut pas devenir « une proie ». On notera aussi le tutoiement. Parce que, pour Depardieu les hommes sont tous frères. Par nature. Depardieu est un « bon sauvage », façon Jean Jacques Rousseau. Il a compris ce qu’est « le mythe du bon sauvage » mais pas à l’école, dans la vie de tous les jours.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:25
RAMINAGLOBISH AU POUVOIR

Sir Luc Besson fait délicatement pression sur l’ex-« Young Leader » Fleur Pèlerin (faudra-t-il désormais écrire Flower Pilgrin ?) pour que la ministre de la culture abroge la loi obligeant les producteurs de cinéma à tourner en français s’ils veulent obtenir des subventions d’Etat (et à travers elles, l’argent de ces demeurés de contribuables francophones)… Et si l’Etat-PS – qui ne demande que ça*– restait sourd à ses sommations (hypothèse d’école !), Besson quitterait aussitôt le 93 pour licencier son petit personnel et tourner ailleurs ses futures « superproductions »… Que c’est beau le patriotisme et la dignité humaine dans certains milieux de la « culture »… et du parti « socialiste » !

Relayant le chantage bessonien, M. Leroux, le député PS du 93 (qui est aussi le patron du groupe PS) demande aussitôt, non pas que le 93 soit réindustrialisé pour rendre un vrai travail à chacun, mais que la loi républicaine soit amendée et re-calibrée selon les vœux très désintéressés de M. Besson… Tant pis pour le principe selon lequel la loi est faite pour tous et non pour offrir des privilèges à certains, et surtout, tant pis pour la langue française, cœur de la « personnalité de la France » aux termes de la loi Toubon, que nos « élites » sacrifient derechef au tout-anglais cher au MEDEF et à l’UE atlantique…

Après tout, ce gouvernement ne va-t-il pas prochainement demander au Congrès parlementaire de « désétablir » encore un peu plus la « langue de la République » en ratifiant la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Qu’importe que ce texte dangereux détricote la citoyenneté républicaine en institutionnalisant l’idée de « minorités » linguistiques, créant une sorte de droit opposable à ne pas parler le français en France ? Cette charte vise-t-elle à promouvoir nos langues régionales, ce patrimoine indivis de la nation qu’il faudrait associer à l’apprentissage du français et non pas opposer à la langue nationale et à l’unité de la République ? Nullement : la « charte » favorisera au contraire les groupes euro-séparatistes qui, de la Bretagne à la Flandre et de la Corse au Roussillon rêvent d’en finir avec la République une et indivisible pour inscrire leur « indépendantisme » médiéval dans le cadre de l’Europe des régions. Au final, qui bénéficierait d’un tel désétablissement du français si ce n’est le tout-anglais patronal qui s’apprête à faire un nouveau bond en avant avec la mise en place annoncée du « Grand Marché Transatlantique » ?

Ainsi procède le Raminaglobish transatlantique : de même que notre peuple est pris en étau entre le Parti Maastrichtien Unique (PS et droite classique) et le « rassemblement bleu Marine », de même notre langue – celle de Molière et d’Hugo, des Lumières et du CNR, excusez du peu ! – est prise en tenaille entre les requins du tout-anglais transatlantique et les piranhas aux dents longues des séparatismes régionaux.

Or non seulement la gauche établie et l’extrême gauche-caviar ne bronchent-elles pas devant cet arrachage linguistico-institutionnel (il est vrai que presque tout l’arc politique hexagonal s’apprête à valider la contre-réforme territoriale en participant aux régionales !), mais le PCF-PGE, qui a tout oublié d’Aragon et de Ferrat, soutient la Charte européenne. Fi des Sans Culottes, l’heure est aux déculottades, qui précèdent les déculottées !

Quant à nous nous répétons que, pas plus que la « collaboration », la résistance ne se divise.

Ne nous laissons pas couper la langue, résistons de tout notre corps, de toute notre langue, de tout notre cerveau !

*Si vous en doutez, demandez à Lady Fioraso, qui a institué l’anglais comme langue universitaire ! – ou à Mister Schrameck, le patron du CSA qui suggère d’insérer dans les quotas de chanson francophone les chansons de « Français » chantant en anglais…

Signé : FLOREAL dans http://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/raminaglobish-au-pouvoir-par-floral/

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:21

C'est à partir de ce samedi 3 octobre 2015 que les services de renseignement français pourront se lâcher et demander en toute légalité au Premier ministre l'autorisation de mettre en oeuvre des dispositifs de géolocalisation, des IMSI catchers, des micros, des caméras, des spywares, des collectes de données sur les réseaux électroniques, et autres boîtes noires riches en algorithmes de détection de terroristes potentiels.

Le gouvernement a en effet publié ce vendredi au Journal Officiel le décret du 1er octobre relatif à la composition de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui confirme la nomination de Francis Delon en tant que président de la CNCTR, choisi par François Hollande. Or l'article 26 de la loi sur le renseignement prévoyait que l'essentiel des dispositions de la loi entrent en vigueur "au lendemain de la publication au Journal officiel du décret nommant le président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement". Demain, donc.

Le gouvernement devra ensuite édicter des décrets d'application, en particulier pour les conditions de mise en oeuvre des boîtes noires dont Francis Delon a reconnu qu'elles seront "une gageure" à contrôler. Mais ces décrets seront classés secret-défense et ne seront donc pas publiés. Pour les mêmes raisons il ne sera pas possible non plus de savoir sur quels réseaux ont été installées les boîtes noires qui collecteront et traiteront quantités de métadonnées pour tenter de détecter des internautes au comportement suspect, qui pourront alors faire l'objet d'une demande d'identification auprès de la CNCTR.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:19

En plus des environ 200 bombes nucléaires étasuniennes déployées en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie (qui pourraient s’avérer être beaucoup plus nombreuses que celles estimées), et en plus de celles à bord des unités navales étasuniennes dans les ports et dans les eaux territoriales de l’Europe (dont le nombre n’est pas précisé), l’Otan dispose en Europe, selon les estimations de la Fédération des scientifiques américains, de 300 têtes nucléaires françaises, dont 290 déployées (prêtes au lancement), et de 215 britanniques, dont 150 déployées. Selon les mêmes estimations, les USA disposent au total de 4700 têtes nucléaires, dont 1900 déployées. La Russie, de 4500, dont 1780 déployées. Cela signifie que l’Otan maintient 2340 têtes nucléaires prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, face aux 1780 russes.

L’avantage du déploiement USA/Otan consiste dans le fait que des centaines de têtes (plus de 600) sont déployées sur le territoire européen à proximité de celui de la Russie européenne. C’est comme si la Russie avait déployé au Mexique des centaines de têtes nucléaires pointées sur les USA. Rapprochées des objectifs, des armes nucléaires tactiques (comme la bombe B61 qui va être remplacée par la B61-12) obtiennent le même effet que celles stratégiques. Et les missiles balistiques français et britanniques peuvent frapper des objectifs en territoire russe quelques minutes après le lancement, alors qu’un missile balistique lancé depuis le territoire étasunien emploie environ une demie heure. Cela pousse la Russie à déployer dans sa partie européenne des armes tactiques, comme le missile Iskander à double capacité conventionnelle et nucléaire, avec une portée allant jusqu’à 400 kilomètres.

Une utilisation même partielle de cet arsenal effacerait l’Europe de la surface de la Terre. Il suffit de penser qu’une bombe nucléaire de 1 mégatonne pulvérise personnes et choses, fait fondre l’acier et le verre, fait éclater le ciment. Dans un rayon de 3 km, toutes les personnes meurent sur le champ et la destruction est totale. A 7 km environ la chaleur fait fondre l’asphalte des routes, incendie bois et tissus à l’intérieur des habitations. Toutes les personnes à découvert subissent des brûlures mortelles ; beaucoup sont rendues aveugles par l’éclair et perdent l’ouïe par rupture des tympans. A 14 km environ la chaleur est encore assez forte pour provoquer des brûlures au troisième degré. Le plus grand nombre de victimes est provoqué par la retombée radioactive consécutive, dans une aire de 10mille km2 environ. En fonction de l’exposition, les radiations tuent dans des délais de jours, semaines, mois ou années, et portent préjudice aux générations suivantes.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:17

Trois figures politiques d’Aubervilliers ont fait fi de leurs divergences pour poser derrière le portrait de Marwan Barghouti, leader palestinien détenu en Israël depuis 2002. Pascal Beaudet, actuel maire (PC) en titre, Jacques Salvator, son prédécesseur (PS), et Jack Ralite, maire communiste de 1984 à 2003, se sont rassemblés sous la bannière du député palestinien.

Le mot d’ordre « FreeBarghouti » a inondé dans un premier temps les réseaux sociaux. L’affiche immortalisant les trois maires qui brandissent le portrait du militant du Fatah sera déployée dans les jours qui viennent sur les panneaux de la ville. Cette campagne est une réponse directe aux magistrats du tribunal administratif de Montreuil. La juridiction a annulé la délibération du conseil municipal d’Aubervilliers, qui avait fait de Marwan Barghouti son « citoyen d’honneur » le 18 décembre 2014, par un vote unanime.

En France, plus d’une dizaine de communes ont elles aussi fait du prisonnier palestinien leur citoyen d’honneur. Ils sont invités à rejoindre les élus d’Aubervilliers sur la photo.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:12

L’Arabie saoudite a été promue au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, malgré les violations massives des droits humains dont elle est responsable. Le royaume saoudien s’illustre notamment par son recours quasiment frénétique à la peine de mort. Le jeune militant chiite Ali Mohammed Baqir al Nimr en est une triste illustration. Il a été condamné pour, entre autres, participation à des manifestations contre le gouvernement et attaque à l'encontre des forces de sécurité, à l’issue d’un procès inique. Ses’“aveux” lui auraient été arrachés sous la torture et à aucun moment il n’a été autorisé à consulter son avocat. En outre, il a été condamné pour des crimes qu’il aurait commis alors qu’il était encore mineur, en violation de la Convention internationale des droits de l’enfant à laquelle l’Arabie saoudite est partie.

Ali a maintenant épuisé ses voies de recours et risque d'être exécuté dès que le roi aura ratifié sa condamnation. Signez maintenant la pétition pour demander aux autorités saoudiennes d’annuler la déclaration de culpabilité et la condamnation à mort d'Ali Mohammed Baqir al Nimr. Plus d'information avant d'agir...

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:07

Avions larguant des bombes sur des civils, population exsangue, assiégée et affamée, enfants déchiquetés, routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits, patrimoine archéologique dévasté. Non, cette fois, ce n'est pas de la Syrie qu'il s'agit mais d'une nation oubliée, le Yémen.

Depuis le 25 mars dernier, le Yémen est agressé et envahi par l’Arabie saoudite, ce pays ami qui nous livre du pétrole et qui achète nos armes.

D’après l’ONU, en moins de 200 jours de guerre, le régime wahhabite a tué près de 5.000 fois au Yémen dont près de 500 enfants.

Le nombre de victimes civiles de la guerre du Yémen est proportionnellement supérieur au nombre de civils tués dans la guerre de Syrie.

En effet, la moitié des morts sont civils au Yémen pour moins d’un tiers de victimes civiles en Syrie.

Pourtant, personne parmi les humanistes professionnels conspuant Assad n’élève la voix contre le Roi Salmane.

La Syrie s’est vue imposer une guerre par terroristes interposés, une politique d’isolement et de sanctions économiques. En revanche, l’Arabie saoudite reçoit nos salamalecs et nos satisfecits.

"Notre ami le Roi" Salmane ne fait pas que détruire par ses bombes. Il impose un blocus terrestre, maritime et aérien qui selon Médecins Sans Frontières (MSF) tue autant les civils que la guerre. 20 millions de Yéménites risquent en effet de mourir de faim et de soif à cause de la guerre et de l’embargo saoudiens.

On a rarement vu une politique de deux poids deux mesures aussi contrastée entre une Syrie qui déchaîne les passions et un Yémen qui laisse de marbre.

Cette politique de deux poids de mesures ressemble à un match de boxe entre un poids lourd et un poids mouche où le poids lourd peut frapper le poids mouche sous la ceinture mais pas l’inverse.

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Publié par ELIZABETH
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 08:42

C’est l’Arabie Saoudite qui nous fournit ces deux tuyaux pour gagner le paradis le plus rapidement possible. Tout d’abord la méthode dite « de masse ». Ou encore appelée « bousculade ». Cette technique plaira aux frères qui ne répugnent pas à la promiscuité. Mais attention à l’itinéraire ! Bien consulter les cartes avant le départ. Il faut d’abord se rendre à La Mecque et en pèlerinage. Et là on est sur la bonne piste, la piste d’envol vers le paradis. J’explique le fonctionnement du décollage. On cherche le bon endroit pour être suffisamment serré. Quand on l’a repéré, on fonce. Vers la « bousculade », qui agit à votre place. Il suffit de se laisser porter par la foule des fidèles pèlerins. La « bousculade » agit par un effet de resserrement. Elle sépare les âmes de leur enveloppe charnelle, dont ils n’auront pas l’usage dans les jardins d’Allah ! (Version arabe du paradis). Et allez bon voyage et bon vent ! Ceux qui ont le vertige ne regardent pas en-dessous. Ceux qui sont douillets évitent de pousser les cris habituels liés à l’étouffement. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Il existe une seconde méthode qui plaira aux individualistes forcenés. C’est la méthode perso. La décapitation à la hache. Elle assure le confort lié à tout voyage où l’on a le souci de la personne humaine. Bien sûr, il faut poser sa tête sur le billot. Certains prétendent que ça provoque une impression désagréable. Mais quel soulagement divin quand la hache retombe enfin sur votre cou. On peut comprendre ces amateurs de billot et de hache. Le principal inconvénient réside dans le fait qu’il faut ensuite procéder au nettoyage du matériel. Mais l’heureux bénéficiaire du voyage en paradis est dispensé, par Allah, de ces tâches subalternes. En Occident on continue de livrer des armes à l’Arabie Saoudite. Et on trouve des enculés de plateaux télévisés, qui défendent, au nom du commerce international, ces livraisons de machines à tuer. Avec un argument imparable : l’Arabie Saoudite ne fera pas usage des armes qu’on lui vend. C’est la première fois au monde que des enculés nous enculent aussi ouvertement.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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