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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 09:16

Mardi, Israël a tenté d’interdire l’entrée sur son territoire au maire de Dublin après que le conseil municipal a passé deux résolutions anti-Israël. Apparemment cette tentative n’a pas fonctionné à la suite d’une erreur dans l’orthographe de son nom.

 

Le conseil municipal de Dublin a voté cette semaine deux résolutions soutenant le mouvement du boycott anti-Israël et appelant le gouvernement national à expulser l’ambassadeur israélien d’Irlande.

En conséquence de ces votes, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a déclaré mardi qu’il interdirait l’entrée sur le territoire israélien au premier maire Lord de la ville, Mícheál Mac Donncha. Mac Donncha, un membre du parti de gauche Sinn Fein, prévoyait de participer à une conférence sur le statut de Jérusalem à Ramallah, à l’invitation de l’Autorité palestinienne (AP).

Mais seulement quelques minutes après la menace de Deri, Donncha a tweeté qu’il était déjà à Ramallah, déclarant au quotidient Haaretz qu’il était venu par l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv.

Haaretz a cité un porte-parole du ministère de l’Intérieur ayant déclaré que des officiels de la police aux frontières n’avaient pas réussi à l’arrêter, parce que l’ordre contenait apparemment une erreur d’orthographe.

Israël était en colère au sujet de deux résolutions.

Dans l’une des deux résolutions votées par les Conseillers municipaux de Dublin, on pouvait lire : « Depuis son établissement violent en 1948 au moyen d’un nettoyage ethnique de plus de la moitié de la population indigène de Palestine, l’état d’Israël a nié aux Palestiniens leurs droits fondamentaux et a refusé de respecter le droit international ».

La résolution, proposée par le Conseiller de gauche John Lyons, se poursuit sur plusieurs niveaux d’accusations contre Israël avant de déclarer que « ce Conseil municipal soutient totalement le mouvement de Boycott, de Cession et de Sanctions pour la liberté, l’égalité et la justice ».

Le texte mentionne plus loin que Dublin coupera tous les liens d’affaire avec Hewlett Packard, en avançant l’argument que le géant de la technologie « fournit et gère une bonne partie de la structure technologique qu’Israël utilise pour maintenir son système d’apartheid et le colonialisme d’implantation sur le peuple palestinien ».

Une autre résolution, proposée par Mac Donncha, appelle le gouvernement national à expulser l’ambassadeur d’Israël, Zeev Boker.

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:24

Les réponses à cette question sont complexes et multiples, comme d’ailleurs celles de beaucoup de Français de l’époque. Bien que je n’aie pas à me justifier, je consens à fournir quelques indications.

Parce que c’est vous !

Puis-je faire observer à mes interlocuteurs, qui ne sont pas encore des épurateurs, que je n’avais que quatre ans et deux mois, le 25 juillet 1944 lorsque l’immense cohorte des résistants héroïques s’est lancée dans une lutte sans concession contre le régime de Vichy. 

Avant, il y en avait nettement moins.

Je ne comprenais pas tout, idéologiquement parlant. J’hésitais.

Joseph Staline s’ornait d’une très grosse moustache, Eisenhower était cardiaque et les autres n’étaient pas en bon état. Le général de Gaulle n’avait même pas été invité à sabler le champagne et les fusillés de l’Armée des Ombres, au lieu de lever le petit doigt au moindre froncement de sourcil d’André Malraux, se taisaient lâchement sous leurs sépultures.

François Mitterrand décrochait péniblement sa francisque avant de devenir ministre de l’Intérieur, Michel Rocard buvait le bon lait de Mendès-France, le Pen torturait tranquillement, avec l’approbation des socialistes et je ne connaissais pas les coutumes de ces tribus étranges. Mais ici j’ai sauté plus de dix ans, et même si la guerre avait duré jusqu’en 1955, j’aurais été un peu juste pour devenir un héros vraiment crédible, avec les cadavres au bout du fusil et les médailles en pendentif.

Voici pour l’essentiel.

J’ajoute tout de même que ma maman m’interdisait de sortir le soir, à cause des courants d’air dans la traction avant, que nous ne savions même pas ce que signifiait le mot « juif » et que nous le confondions avec le mot « suif » à cause de « Boule de suif », une nouvelle de Guy de Maupassant, dont nous pensions réellement que c’était un concurrent du Guy de Michelin !

Quelle ignorance !!!

Je plaide coupable, mais je vous emmerde profondément, vieux juges connards d’une histoire que vous n’avez pas connue, mais dont vous espérez qu’elle va faire des dollars.

Et bravo encore à Pierre Perret, le grand chanteur de noces et banquets, qui se prend pour Céline !

 
ROLLAND HENAULT
 
(Extrait de Pourquoi Je - Editions de l'impossible - 2008)

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:03

J’apprends que la mairie de Paris se donne le temps de la réflexion pour savoir s’il faut débaptiser la rue Alain, dans le 14e arrondissement. Le journaliste et philosophe, qui n’était pas un grand résistant si vous voyez ce que je veux dire (1), aurait gribouillé des lignes teintées d’antisémitisme dans son journal intime.

Ne réfléchissez pas trop longtemps et foncez madame la maire, comme vous savez si bien le faire. Enfin, « foncez » est un bien grand mot car il est désormais rare de dépasser les 12 km/h dans notre belle ville, grâce à votre politique volontariste et courageuse. N’écoutez pas tous ceux qui vous critiquent, essentiellement parce que vous êtes une femme, comme vous le martelez à juste titre. (…)

Mais il ne faut surtout pas s’arrêter en si bon chemin, si j’ose dire. Car Alain est hélas l’arbre qui cache la forêt. D’innombrables rues de Paris portent encore aujourd’hui le patronyme de personnalités qui se sont fourvoyées dans l’antisémitisme. Jean Jaurès, par exemple, écrit en 1898 : « La race juive (…) toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corruption et d’extorsion » (2). Je propose donc fort logiquement que l’avenue Jean Jaurès (19e) soit aussitôt rebaptisée avenue du Vivre-ensemble.

Changeons aussi le nom de la rue Pierre Leroux (7e), cet autre socialiste ayant notamment écrit que le juif est « odieux par son esprit de lucre et de spoliation ». Ou encore la rue Joseph Proudhon (12e), lequel évoque en son temps « cette race qui envenime tout, en se fourrant partout (…) Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer » (3). Même sort pour la rue George Sand (16e), la place Jacques Bainville (7e), la rue Charles Fourier (13e), la rue Gustave Le Bon (14e), l’avenue Pierre Loti (7e) ou encore le boulevard Auguste Blanqui (13e). Tous ont flirté avec l’antisémitisme, au même titre que Georges Bernanos, dont l’avenue dans le 5e arrondissement pourrait du coup être renommée avenue du Bouchon.

La rue des Goncourt (11e) est un trop bel hommage à ces deux grands amis d’Edouard Drumont, fondateur de la Ligue antisémitique de France, à qui l’antidreyfusard Alphonse Daudet prête de l’argent afin qu’il publie à son compte le pamphlet La France Juive. Je suggère par conséquent que la rue Daudet (14e) s’appelle désormais la rue de la double file. (…)

Que penser de cette statue qui trône sur le Sacré-Cœur, celle de Saint-Louis, le roi de France qui impose en 1269 le port de la rouelle, ce sinistre avant-goût de l’étoile jaune ? Ou encore du lugubre boulevard Voltaire (11e), futur Boulevard de l’heure de pointe ? En plus d’être antisémite (4), l’auteur de Candide devient à l’âge de 50 ans l’amant de sa nièce et affiche pleinement ses préjugés homophobes, assimilant la pédérastie à « un attentat infâme contre la nature », « une abomination dégoûtante » et une « turpitude ». Bel exemple pour notre jeunesse ! Pour couronner le tout, Voltaire est aussi férocement islamophobe et traite Mahomet d’« imposteur », de « fanatique » ou encore de « faux prophète ».

 

A ce sujet, j’ai le regret de vous informer que les rues de Paris sont pavées d’islamophobes en tout genre. C’est notamment le cas des rues de Tocqueville, Flaubert (5) et Alfred de Vigny (6), toutes situées dans le 17e arrondissement. Pourquoi ne pas les rebaptiser rue Edwy Plénel, rue Caroline de Haas et rue Clémentine Autain, des personnalités progressistes peu suspectes d’islamophobie ? Pour les mêmes raisons, changement de nom impératif pour le lycée Condorcet (9e) (7), l’école primaire Bossuet (6e) (8), la rue Chateaubriand (8e) (9), l’avenue Winston Churchill (8e)(10), la rue Ernest Renan (15e)  (11) ou encore la promenade Claude Levi-Strauss (13e) (12). (…)

Toujours dans le 13e arrondissement se trouve la rue Jean Giono, une des voix de Radio Paris, célèbre pour avoir déclaré : « Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort. » A la Libération, l’auteur du Hussard sur le toit est inscrit sur la liste noire du Comité national des écrivains, issu de la Résistance. Je propose que cette rue soit illico rebaptisée rue des travaux permanents. La rue Louis Lumière (20e) pourrait devenir la rue du Point mort. L’un des précurseurs – avec son frère Auguste – du cinéma n’a jamais caché sa sympathie pour Mussolini et pour le Maréchal, ce qui lui vaut d’être décoré de la Francisque. D’ailleurs, puisqu’on évoque le sujet, la plus grande bibliothèque de la capitale porte le nom d’un autre décoré de la Francisque aux amitiés parfois douteuses. Trouvez-vous cela normal madame la maire ?

 

(NDLR : pour les notes se reporter au texte original : Source)

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:48

Le chanteur et humoriste est décédé vendredi matin à l'hôpital de Chambéry, des suites d'une longue maladie. Sa carrière, interrompue par une condamnation pour pédophilie dans les années 1990, a notamment été marquée par le duo qu'il formait avec Philippe Val.

 

L'humoriste et chansonnier Patrick Font est mort vendredi matin à l'âge de 77 ans à l'hôpital de Chambéry, des suites d'une longue maladie du foie, a-t-on appris auprès de son ami de scène, l'homme de théâtre Daniel Gros. Patrick Font s'était fait connaître en formant un duo avec Philippe Val de 1970 à 1995, et avait été chroniqueur pour Charlie Hebdo ou l'émission de radio Rien à cirer sur France Inter. Il avait aussi écrit des textes pour Christophe Alévêque et Thierry Le Luron. Il avait ensuite vu sa carrière stoppée par une condamnation pour attouchements sur mineurs et quatre années de prison (1996-2000).

«Hier soir j'étais encore avec lui, on sentait que c'était la fin. On aura failli fêter nos quarante ans de “mariage”, dont trente ans de scène», a déclaré à l'AFP Daniel Gros, joint par téléphone dans son domicile savoyard. Cet ami est resté «fidèle malgré les avatars de la vie, son procès et son incarcération», à Aiton en Savoie. «Je ne défendrai jamais ce qui a été fait» (la pédophilie, ndrl) «mais c'était un frangin», a ajouté le comédien.

Il souhaite «sans trop embêter ceux qui sont déjà là-haut, qu'il les fasse bien marrer», pensant notamment à Cabu, assassiné lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, qui appelait «toutes les semaines pendant son incarcération»...

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:44

« Du passé faisons table rase » : lors du conseil municipal qui s’est tenu il y a trois semaines à Rennes, Yannick Le Gargasson (Parti de gauche) a mis en application ce couplet de l’Internationale. Il a demandé en effet que l’on débaptise le boulevard Alexis Carrel. Une demande pour relayer la pétition lancée il y a plus d’une année déjà par le mouvement des jeunes communistes, suivant ainsi d’autres communes dans lesquelles certains élus semblent avoir fait du mémoricide un véritable fond de commerce.

« Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu’un d’autre écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite.» écrivait l’historien tchèque Milan Hübl.

Car c’est bien une mémoire que les communistes de Rennes souhaitent effacer – suivant ainsi Paris, Strasbourg, ou Lyon – dans cette entreprise. Celle de la vie d’Alexis Carrel, chirurgien et biologiste français à qui l’on doit le premier pontage cardiaque expérimental. En 1912, il obtint le prix Nobel de médecine « en reconnaissance de ses travaux sur la suture vasculaire et la transplantation de cellules sanguines et d’organes », devenant à l’époque à la fois le plus jeune lauréat et le premier scientifique récompensé pour ses travaux hors de son propre pays.

Pionnier de la transplantation d’organes, il fût également décoré de la Légion d’honneur après la Première Guerre mondiale, pour son développement au front de la méthode de Carrel-Dakin de traitement des brûlures (notamment la solution de Dakin) qui, avant le développement des antibiotiques, sauva la vie de nombreux blessés de guerre.

Alexis Carrel est également mondialement connu pour avoir écrit l’ouvrage « l’homme, cet inconnu », ouvrage qui, ajouté à son parcours politique (il adhéra au PPF de Doriot) lui valent les foudres des militants de la gauche communiste puisqu’il y étayait des théories eugénistes, estimant que la sélection naturelle ne jouait plus son rôle, tout en contestant l’égalité prétendue des hommes entre eux. Des propos qui, dans la première moitié du 20ème siècle, pouvaient être librement débattus, contestés, réfutés, sans que cela ne suscite le clouage au pilori d’un homme qui, avant tout, aura contribué à l’avancée médicale et scientifique et qui a toujours été salué pour ses recherches.

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:37

Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.

De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.

Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur – et prévisible – de politique intérieure ?

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:31

Au moins 16 manifestants palestiniens de la bande de Gaza ont été tués hier – Journée de la terre – par l’armée israélienne postée de l’autre côté de la « barrière de sécurité - frontière ». Le Croissant-Rouge a recensé plus d’un millier de blessés – 1416 aux dernières nouvelles - frappés pour la plupart par des balles d’acier recouvertes de caoutchouc. Et ce n’est pas fini, car les Gazaouis manifesteront aujourd’hui et dans les jours à venir. Le mouvement de protestation - estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes - est prévu pour durer six semaines. Soutenus par le Hamas, les participants réclament le « droit au retour » des réfugiés expulsés manu militari de leur domicile, il y a 70 ans, lors de la création d’Israël, et exigent la levée du blocus de la bande de Gaza.

 

Pour disperser la foule, l’armée israélienne tire aussi à balles réelles et utilise des drones qui pulvérisent des gaz lacrymogènes au-dessus des manifestants.

Une étude récente publiée par l’Université de Californie fait le point sur la nature de ces gaz qui peuvent être mortels

Une étude conduite par l’Université de Californie et publiée par le Centre des Droits de l’Homme de cette université note l’usage fréquent et sans discernement de bombes de gaz lacrymogène contre les Palestiniens (…) Les membres de l’équipe de chercheurs, après avoir été témoins de ces tirs, ont conclu que cet usage n’est pas limité aux protestations ou auteurs potentiels de violence, comme les enfants lançant des pierres. « Il est quelque fois dangereux de sortir du centre quand le gaz est dans l’air ».

 

Gaz Mortel

L’Université de Californie définit le gaz lacrymogène comme un terme général pour désigner les produits irritants le composant, pour contrôler une foule et note que, ces dernières années, de nouvelles formes de gaz ont été développées, beaucoup plus puissantes. Le type de produit auquel Israël a recours n’est pas précisé et les informations fournies par les résidents font qu’ils doivent être exposés à des formes puissantes (…)

Le rapport indique que l’usage de gaz lacrymogène et autres irritants chimiques sont interdits comme arme de guerre par la Convention sur les Armes Chimiques de 1992 mais « pas dans un but civil aussi longtemps que le type et les quantités se conforment aux buts recherchés ». Il conclut que l’usage fait par Israël est en total contradiction avec les procédures internationales sur l’usage classique.

Le gaz lacrymogène est mortel et cela a été prouvé en de maintes occasions  particulièrement par moi lors de l’enterrement, en avril 2004, de Noha Kamish dont la mort résulte de la décharge de gaz lacrymogène par les fenêtres de sa maison.

 

Des gaz produits aux Etats-Unis

Les résidents disent que des événements ordinaires comme des anniversaires d’enfants ou des pique-niques familiaux sont perturbés par des tirs de gaz, parfois prises en vidéo. « Les soldats tirent quand ils s’ennuyent, quand ils veulent aller au « clash » ou quand ils veulent entrer dans le camp ou quand ils veulent s’amuser. »

(…) Comme toutes les armes utilisées par les militaires israéliens, ce gaz est une production américaine. La marque du fabricant, Combined Systems, de Jameston en Pennsylvanie,  apparaît en clair sur les déchets laissés par les soldats (…)

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 10:01

Il est à craindre que les journalistes de Paris Match chargés de relater le voyage des Macron en Inde aient été sous l’empire de substances hallucinogènes au moment d’écrire leurs articles… Ou ensorcelés.

Sous le cliché représentant le couple devant le Taj Mahal, le rédacteur inscrit (avant de s’évanouir de bonheur) : « Pour les Indiens, Macron mérite plus que jamais le titre de Macron le majestueux. » Une équipe de réanimation se porte au chevet du bienheureux qui peut donc continuer à essaimer ses commentaires telles des fleurs répandues sous les pas de saint Emmanuel et sœur Brigitte. « Brigitte Macron promène avec classe l’élégance française. » « Un parcours sans faute. » « De la petite robe rose à la tenue de cocktail en dentelle », le tout « 100 % signé Louis Vuitton »… Tout est garanti hors de prix ! C’est extraordinaire ! Elle ne pouvait pas trouver fringues plus chères ! Quelle femme !

Emporté par sa joie ou sous l’empire de produits bizarres, le ravi de la presse française perd le contrôle de son stylo et pond le très grand commentaire qui fera date dans l’histoire du journalisme :

« Même les chèvres de la capitale s’inclinent sur son passage. »

Le rédacteur en chef de Paris Match tombe à genoux, les secrétaires se signent tandis que les actionnaires appellent le Vatican pour signaler l’événement.

« Publiez l’interview d’une des chèvres », hurle le directeur. « On l’a pas ? Ah zut… » Chacun s’attendait plutôt à un émerveillement des cochons d’Inde, mais ils n’avaient pas été prévenus de l’arrivée du Messie. La seule fausse note du voyage.

« Au pays du dieu Shiva aux mille bras, la diplomatie du “en même temps” si chère à Emmanuel Macron fait merveille. » Poignées de mains à Shiva : une demi-heure. Il n’a pas eu le temps… Le parallèle Dieu-Macron est clair. Les produits ingérés par le rédacteur sont un peu surdosés. Les yeux exorbités, il continue toutefois l’écriture de son ode au tout-puissant : « Mais Emmanuel Macron veut imposer sa façon de faire, celle d’un leader qui imprime sa marque sur la planète géopolitique. » Jusque-là, tout va bien. La suite, hélas, part en figure libre : « Pour cela il est prêt à donner de sa personne. Samedi 10 mars il a tombé la veste et relevé les manches de chemise pour “vendre” la France. » Arrivé à ce point, l’halluciné de Paris Match confond strip-tease et commerce extérieur. En revanche, Brigitte garde sa jupe. En de pareilles circonstances, n’est-ce pas le signe d’un manque d’adhésion au projet ?

Emmanuel Macron ne quittera pas l’Inde sans avoir délivré les clés de la réussite à l’adresse de la jeunesse du pays : « Just do it ! Ne respectez pas les règles. » Trichez aux examens, volez la copie du meilleur, foncez dans le tas et, avec un peu de chance, vous parviendrez un jour à écrire des articles dans Paris Match… Cannabis, cirage et brosse à reluire fournis par la direction. Depuis cette révélation, les étudiants indiens n’ont plus de goût à rien.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:53

Cette nuit, l’université de droit de Montpellier a connu de violents affrontements. Plusieurs jeunes encagoulés et armés de «tasers» se sont introduits dans un amphithéâtre pour déloger des étudiants bloqueurs. Le ministère de l’Enseignement supérieur a missionné une enquête pour faire la lumière sur les faits. Par ailleurs, le parquet de Montpellier a ouvert une enquête judiciaire pour fait de violences en réunion et avec arme.

 

«Des hommes cagoulés habillés en noir sont entrés dans l’amphi, avec des palettes de bois tranchantes et des tasers (pistolet électrique) et se sont mis à taper partout et sur tout le monde». Le témoignage est glaçant. Cette nuit, un peu après minuit, l’amphithéâtre de l’université de droit de Montpellier, occupé depuis quelques heures par des étudiants, a été attaqué par une dizaine d’individus armés et cagoulés.

Une étudiante présente lors de l’affrontement raconte: «Nous occupions l’amphithéâtre de manière pacifique depuis plusieurs heures et nous avions décidé d’y passer la nuit, puisqu’on voulait y faire une assemblée générale ce matin à 8 heures. Vers minuit, alors que nous étions une quarantaine d’étudiants des facs de droit, de sciences et de lettres, des hommes ont fait irruption dans l’amphi. Ils nous ont dit de dégager et ont frappé tout le monde», se souvient-elle.

Selon plusieurs sources, les individus cagoulés étaient une dizaine, et plusieurs étudiants ont été blessés. Au moins trois ont été emmenés par les pompiers. «J’ai vu une fille avec le visage en sang devant moi», témoigne un étudiant en sciences politiques, également présent au moment des faits.

«Tout s’est passé très vite, raconte le jeune homme, c’était effrayant. Je me suis pris une bouteille sur la tête, c’était très violent», ajoute-t-il. «Une fille s’est fait coincer sous la grille de sécurité en continuant de se faire taser», témoigne une autre étudiante.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:46

Jeudi soir, « Envoyé spécial » consacrait un reportage sur les plagiats de certains comiques français sur des amuseurs américains. Des séquences entières recopiées mot à mot en toute discrétion et, bien entendu, sans le moindre reversement de droits d’auteur. Hélas, la quasi-intégralité de l’enquête se concentrait sur Tomer Sisley, artiste qui a fait grand usage de sa photocopieuse pour élaborer son spectacle « À hauteur de 30 % », nous dit la voix off de France 2. Les noms de Gad Elmaleh, Arthur, Jamel, Michel Leeb (et d’autres moins connus), également gros clients de « Rank Xerox », sont à peine prononcés du bout des lèvres au détriment de celui qui semble avoir été tiré au sort pour être livré en pâture au téléspectateur.

Kader Aoun, parrain et auteur de la génération « Jamel Comedy Club », se défile devant les micros des journalistes. Un humoriste débutant soupçonné d’être l’anonyme auteur de ces révélations montre les SMS truffés d’injures et de menaces de mort qu’il a reçus de ce personnage. Qu’est-ce qu’on se marre, dans ce boulot !

Élie Semoun, qui ne s’est jamais livré au moindre pillage, confirme involontairement l’ambiance mafieuse de ce versant du métier en paraissant esquiver les questions, davantage par peur de représailles que par manque de franchise. Qu’est-ce qu’on rigole, chez les comiques !

Stupéfaction des artistes américains à la vue de leurs sketchs rejoués au mot près par les boute-en-train français… « Ils n’ont rien à dire. » « Ce sont des menteurs. Des voleurs… » « C’est un pillage de mon travail. » Certains déplorent la réputation des comiques français en la matière. Le propriétaire d’une salle mythique où se sont produites des stars tels que Jim Carrey ou Robin Williams raconte qu’un spectateur de par chez nous a été surpris en train de filmer un « one man show » grâce à une caméra dissimulée dans son chapeau… Un James Bond du rire.

 

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