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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:30

Si la Banque européenne pour le développement (BERD) accorde à la société Servolux le crédit qu’elle a sollicité, 378.000 poussins passeront chaque année les 47 jours de leur « existence » parqués dans des cages sans litière. Jusqu’à l’abattoir.

La technique d’élevage en batterie du projet, interdite au sein de l’Union européenne, devrait être assurée par l’entreprise allemande FIT Farm rapporte l’ONG Humane Society International (HSI). Le fabricant, dont une vidéo promotionnelle montre des poulets voletant dans un cadre aseptisé, nous a assuré par téléphone la conformité de ses installations aux directives européennes. Mais personne n’est dupe sur la souffrance des animaux dans un tel environnement…

Dans un rapport, HSI a rassemblé de nombreux cas d’aides publiques accordées à des projets ne respectant pas les normes de protection des animaux d’élevage.

L’Allemagne s’est par exemple portée garante à hauteur de 26,4 millions d’euros d’un crédit à l'exportation de la société Avangard pour l’installation en Ukraine de batteries d’élevage qui ne seraient pas autorisées sur son propre sol. Selon le rapport, l'entreprise a pourtant reçu en 2014 l’autorisation de vendre ses oeufs sur le marché européen.

Les consommateurs ne sont souvent pas informés de la provenance des oeufs dans les plats transformés, son étiquetage n’étant pas obligatoire.

Sauvons la forêt lutte de longue date contre l’élevage intensif et plaide pour une alimentation végétarienne - végétalienne. En plus de la souffrance animale, les forêts tropicales sont détruites pour les cultures de soja et de maïs. 75% des terres agricoles de la planète sont dédiées uniquement à la nourriture du bétail.

Demandons à la BERD et aux autres institutions financières de ne plus offrir aucune forme d’aide publique aux usines à animaux !

Signez la pétition

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:28

Un regard sur l’ensemble de la conjoncture mondiale nous permet de faire un constat qui ne peut que nous plonger dans l’inquiétude. La gouvernance des États se glisse vers la droite et l’extrême droite et ce dans les dédales de dictatures maquillées en « démocratie ». Au Brésil, un coup d’État a chassé du pouvoir Dilma Roussef légitimement et démocratiquement élue présidente du pays (http://www.mondialisation.ca/la-destitution-de-la-presidente-dilma-roussef-un-coup-detat-selon-lex-ministre-du-gouvernement-bresilien-jacques-wagner/5526535) Un confinement des membres de l’ALBA par les États-Unis met en péril les acquis politiques, économiques et sociaux gagnés depuis le début du siècle. Dans l’UE, on a pu observer dans plusieurs pays une montée de l’extrême droite comme ce fut le cas en Allemagne avec la manifestation remarquée des mouvements d’Extrêmes droite et, en Autriche, lors des dernières élections présidentielles. Le flux massif de réfugiés en provenance du Moyen Orient, du continent africain et de l’Asie centrale et du Sud a poussé plusieurs États et, notamment, la Hongrie et les pays balkaniques, à effectuer un contrôle plus serré des déplacements transfrontaliers et même à construire des murs ou des barrières sur des milliers de kilomètres sur leurs frontières. Ces pays ont profité de l’entrée de réfugiés pour renforcer les législations concernant les personnes et leurs libertés de manifester et de s’exprimer.

Les attentats récents qui ont frappé la France, la Belgique et l’Allemagne de même que ceux qui ont affecté la Turquie ont bouleversé l’agenda politique de ces pays. Le virage à droite prononcé observé en France avec l’instauration de l’état de siège et l’état d’urgence fait craindre le pire pour les droits et les libertés. Selon le sociologue Jean-Claude Paye, l’existence même des lois antiterroristes prive les États de leur souveraineté et s’avère liberticide pour les citoyens. Les lois antiterroristes » imposées par les États-Unis ont servi à jeter les bases sur lesquelles se construit un nouvel ordre de droit, observe Jean-Claude Paye. Elles s’appliquent désormais dans tous les États européens. Tout citoyen européen ordinaire peut, aujourd’hui, être surveillé dans son propre pays par des services secrets étrangers, être désigné comme un « ennemi combattant », être remis aux tortionnaires de la CIA et être jugé par des commissions militaires états-uniennes (voltairenet.org) (mondialisation.ca). Après la France la Turquie s’éloigne de l’État de droit pour emprunter les règles apparentées à celles de la dictature en substituant l’appareil gouvernemental par un processus de militarisation du territoire et des institutions. Les fonctions de la présidence sont renforcées. Les purges exercées dans l’appareil d’État, dans l’armée, dans le domaine de l’Éducation y compris universitaire, et dans celui de l’audio-visuel, auront un impact majeur sur la gouvernance des institutions qui seront encore davantage surveillées.

Cet essai présente le bilan des attentats perpétrés dans l’UE et en Turquie au cours des derniers mois et le comportement des États affectés concernant la menace qui pèse sur les droits constitutionnels et les libertés fondamentales telles que définies dans les Chartes, les Déclarations universelles et les Constitutions nationales.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:24

Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Al-Jaafari, a revu à la hausse le bilan des victimes des frappes françaises après l'attentat du 14 Juillet, et alerté sur les conséquences humanitaires des raids de la coalition.

Profitant de son intervention au Conseil de sécurité des Nations unies lundi 25 juillet, le diplomate syrien Bachar Al-Jaafari a annoncé que le raid aérien français mené en Syrie, en représailles à l'attentat de Nice du 14 Juillet avait causé la mort de 164 villageois – soit près de deux fois le nombre de victimes de la Promenade des Anglais. Le diplomate a regretté le manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition, menée par les Etats-Unis et à laquelle participe la France, qui aurait pu permettre d'éviter ce genre de drame.

Selon le responsable syrien, les autorités françaises ont souhaité frapper les positions de l'Etat islamique, dans le village de Toukhan al-Koubra au nord du pays, dans le cadre des opérations de la coalition internationale. Or, a-t-il indiqué, «Daesh a pris en otage les [habitants de ce village] et s'en est servi comme boucliers humains».

«Lorsqu'ils ont appris que le président français avait déclaré que la France allait venger [les attentats de] Nice, les commandants de Daesh ont donné l'ordre [à leurs forces] d'évacuer ce village» a précisé le diplomate. Par conséquent, lorsque les avions militaires français ont bombardé cette position, les combattants djihadistes avaient fuit celle-ci... mais les civils s'y trouvaient encore.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:20

Après l’attentat de Nice et la prorogation de l’état d’urgence de six mois, les députés devaient se prononcer sur plusieurs amendements, notamment celui concernant la fermeture administrative des mosquées salafistes recensées par le ministère de l’intérieur.

Dans son exposé, l’amendement précisait la possibilité pour les autorités compétentes (ministre et préfets) de fermer « toutes les mosquées islamistes qui constituent une menace pour l’ordre public».

Au niveau national, l’amendement a été rejeté (164 suffrages contre 139) provoquant la colère de la droite et notamment celle de Rachida Dati : « Ils n’ont pris aucune mesure que nous avons demandé », dénonçant vivement « l’angélisme » de la gauche.

En ce qui concerne le département de Gironde, seul le député de droite, Yves Foulon, a voté en faveur du texte. Les députés de gauche présents dans l’hémicycle ont refusé de voter cette mesure. Ainsi, malgré les grands discours sur la République, Gilles Savary, Sandrine Doucet, Florent Boudié et Philippe Plisson ont refusé de fermer « ces lieux de haine ». Comme le résume l’ancien maire socialiste de Pessac, Jean-Jacques Benoît, « les actions ne suivent pas, or l’urgence républicaine est là (…) Il faut criminaliser le salafisme, mais sans tarder et sans barguigner ».

A noter l’absence ce jour-là des députés Michèle Delaunay, Marie Récalde, Alain Rousset, Noël Mamère, Conchita Lacuey, Martine Faure et Pascale Got. Peut-être avaient-ils mieux à faire …

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:13

Nous dénonçons l’arrestation d’une cinquantaine de militant-e-s et des enfants ce jour alors qu’ils organisaient un pique-nique (rassemblement autorisé par la Préfecture) sur les quais du Rhône. Ils allaient ensuite se diriger vers la place des Terreaux où un concert (autorisé lui aussi) était prévu.

En grand nombre les policiers ont embarqué toutes ces personnes dans un car et les ont emmenées à l’hôtel de police rue Marius Berliet ! Menacées de garde à vue, ils étaient poursuivis pour discrimination économique. C’est le port d’un tee-shirt “Boycott Israël” (“Boycott Apartheid Israël”) qui justifiait cette accusation !

Tandis que ce scandale prenait de l’ampleur sur les réseaux sociaux, un contre ordre est venu : toute charge était abandonnée, et tout le monde s’est retrouvé dehors ! Sauf un militant qui est encore retenu cette nuit, sans doute pour rébellion (?).

[CE MILITANT EST RESSORTI LE LENDEMAIN MATIN 23 JUILLET VERS 11 HEURES].

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:25

Où allez-vous avec vos tas de carottes ?
Où allez-vous, nom de Dieu ?
Avec vos têtes de veaux
Et vos cœurs à l’oseille?
Où allez-vous ? Où allez-vous ?

Nous allons pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Où allez-vous avec vos têtes de veaux ?
Où allez-vous avec embarras ?
Le soleil est un peu liquide
Un peu liquide cette nuit.
Où allez-vous, têtes à l’oseille ?

Nous allons pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Où allez-vous ? Où allez-vous
À travers la boue et la nuit ?
Nous allons cracher dans les trèfles
Et pisser dans les sainfoins,
Avec nos airs d’andouilles
Avec nos becs-de-lièvre
Nous allons pisser dans les trèfles.

Arrêtez-vous. Je vous rejoins.
Je vous rattrape ventre à terre
Andouilles vous-mêmes et mes copains
Je vais pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Et pourquoi ne venez-vous pas ?
Je ne vais pas bien, je vais mieux.
Cœurs d’andouilles et couilles de lions !
Je vais pisser, pisser avec vous
Dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Robert Desnos

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:14

Il est 21 heures, nous profitons des derniers rayons de soleil parisien. Mon amie vétérinaire reçoit un appel. C’est la police. Alertés par des voisins pour des bruits suspects, ils viennent de forcer la porte d’un appartement. A l’intérieur, un petit bouledogue et un minuscule chihuahua. Ils sont visiblement restés enfermés depuis plusieurs jours, sans nourriture, sans eau. Les propriétaires ont quitté leur logement en les abandonnant là, pour rejoindre les plages estivales. L’été a bel et bien commencé, sale temps pour les animaux.

Voilà six mois que Noël est passé. Les labradors affublés d’un nœud sur la tête ou les chatons asphyxiés dans un paquet cadeau pour l’occasion étaient à la fête. Avec la montée des températures, la boule de poil faisant office de présent va à encore rejoindre le sapin. Cette fois, il ne s’agit pas de celui du salon, mais une forêt dépeuplée avec un fer froid comme seule attache. Arrimé là, perdu, l’ultime vision de son propriétaire se résumera à une voiture qui redémarre, comme pour sonner le début du cauchemar. Le temps sera long avant qu’un promeneur s’arrête pour mettre un terme à ce calvaire d’incompréhension. Beaucoup d’autres auront détourné le regard. Mais une fois rescapé par une bonne âme, le drame n’est pas fini. Souvent, le trajet supposé de la délivrance sera le dernier. Faute de place, les refuges sont contraints d’euthanasier un grand nombre d’animaux orphelins.

Pour les animaux exotiques, le rejet est encore plus clair. Certains se retrouvent tout simplement sur la poubelle

D’autres propriétaires démissionnaires optent pour une méthode plus « humaine ». Au crépuscule ou à l’aube, ils déposent leur encombrant animal aux portes du chenil. Certains innovent en les jetant par dessus les grilles, sans se soucier des blessures engendrées par la chute, sans se soucier de rien.

Pour les animaux exotiques, le rejet est encore plus clair. Certains se retrouvent tout simplement sur la poubelle. Ils sont récupérés par les éboueurs, encore trop « humains » pour les jeter dans la benne comme les autres déchets usités.

Si le fléau n’est pas nouveau, il progresse. Les annonces de pseudos éleveurs poussant à bout leur reproducteurs sur les sites comme le boncoin.fr n’arrangent rien. Acheter un animal est aujourd’hui aussi simple que de faire ses courses. Sur le web, les propositions fleurissent. Des animaux à peine sevrés sont vendus aux plus offrants sans se soucier de la famille d’accueil. C’est la roulette russe, et la balle, elle, est toujours pour l’animal. L’anonymat de la toile n’explique pas tout. Pour preuve, les ventes physiques de chiens, de chats et autres compagnons se font en un instant dans de vulgaires magasins qui ont tout de la grande surface, mis à part les cages vitrées. Les animaux sont abattus par la chaleur, la climatisation, les imbéciles tapant sur les parois brillantes et parfois même les « soigneurs »/vendeurs violents. Les besoins des animaux sont des variables d’ajustement. A titre d’anecdote, après la sortie du monde de Némo de Disney, les poissons clown étaient vendus en animalerie dans de l’eau douce… comme un poisson rouge. Les aquariums d’eau salée étant compliqué à entretenir, les animaleries avaient décidé de faire preuve d’ « ingéniosité »… Némo n’avait qu’à s’adapter !

Les besoins des animaux sont des variables d’ajustement.

Voilà le destin de quelques 100 000 animaux, chaque année, en France. Les 30 000 euros d’amende et les 2 ans de prison prévus pour les abandons ne font frémir personne et la non-application des peines prévues ne pousse pas à la responsabilisation. Pourtant, ces amendes pourraient – par exemple – être directement allouées aux refuges, submergés par les inconséquences de ces consommateurs d’animaux de compagnie. Cette année, les refuges de la SPA étaient complets le 9 juillet soit 15 jours avant l’année dernière. Et si l’été est propice aux abandons… il ne l’est pas aux adoptions.

Elise Blaise sur http://www.parisvox.info/2016/07/20/ete-cadeau-de-noel-sent-sapin/​

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:07

Je citerai d’abord le brillant contributeur anonyme du site les-crises.fr qui écrit, plus malin que ceux qui gueulent contre le terroriste de service ce soir-là, « plus choquant encore, c’est qu’on s’y “habitue”, et que si aujourd’hui tout le monde met un petit mot touchant sur Facebook, même si c’est parfaitement inutile voire contre-productif, au fur et à mesure du temps les gens “intègrent” ces faits comme faisant partie du paysage quotidien, et élèvent leur niveau de tolérance. […] Si ce n’était pas le cas, on aurait des manifestations plus importantes que pour la loi travail pour sortir de l’Otan, arrêter de soutenir Daesch etc… et pourtant, tout le monde s’en contrefout. […] Donc, demain, ce sera un attentat par mois au lieu d’un tous les six mois et un par an auparavant. En attendant un par semaine. »

Je voulais aussi citer Dostoïevski après ce lecteur moins hébété que la moyenne, qui a compris que les Français se laissent tuer parce que les Français sont déjà morts, pour reprendre le titre d’un film célèbre ; 80 % d’entre eux environ sont morts en tant que Français et en tant qu’individus ; et c’est pour cela qu’ils rééliront Hollande ou qu’il éliront le vieux Juppé, qui fera la guerre à la Russie, à la Syrie et à l’Irak – en attendant la Chine – pour plaire à son sponsor américain.

C’est dans Souvenirs de la maison des morts (Dostoïevski) :

« L’homme est un animal vivace ! on pourrait le définir : un être qui s’habitue à tout, et ce serait peut-être là la meilleure définition qu’on en ait donnée. »

Car on peut vivre en enfer et s’y habituer ; « on en fera même payer l’entrée au bourgeois », a dit Léon Bloy.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:56

Le CNED scolarise à distance les enfants du voyage, les enfants malades ou handicapés, les sportifs ou les artistes, les enfants déscolarisés par choix (et dont les parents, qui suivent en général de très près ces scolarités taillées sur mesure, apprécient le fait que le Cned est par définition le seul organisme qui assure le traitement de la « totalité » des programmes, ce qui est rarissime dans les collèges ordinaires). S'y ajoute un nombre grandissant d'adolescents inscrits là par phobie scolaire. Enfin, il propose des compléments éducatifs à nombre d'enfants scolarisés à l'étranger, enfants d'expatriés par exemple, entrepreneurs ou personnels d'ambassades, qui ne trouvent pas dans les établissements lointains une nourriture pédagogique appropriée.

En pratique, le Cned envoie les cours rédigés, réceptionne les copies des élèves, les corrige et les renvoie. Pour cela, il faut des enseignants prévenus assez tôt, en cas de changement des programmes, pour réécrire tout ou partie des anciens cours, les expédier à l'organisme qui les édite afin que les élèves les reçoivent dès le début de l'année scolaire, comme un manuel classique.

Mais, pour rédiger des cours conformes à des programmes qui, par la volonté de Mme Vallaud-Belkacem, changent dans toutes les matières et à tous les niveaux simultanément, afin de créer, dit le ministère, une situation irréversible, il faut des enseignants plus nombreux, qui ne peuvent être recrutés qu'avec des crédits adéquats

Ces crédits n'ont été octroyés qu'en novembre 2015. Comme le rapporte le Snalc, premier syndicat à s'être penché sur le sort de ces 23 000 collégiens livrés aux fantaisies du ministère, « le retard de production est à l'heure actuelle extrêmement inquiétant et les conditions de travail deviennent insupportables ».

Dès novembre, l'ensemble des organisations syndicales (est-ce un hasard si le Sgen-CFDT et le SE-Unsa, qui soutiennent le ministère, ne se sont pas associés à la démarche ?) « a pourtant averti le conseil d'administration des risques inhérents à un projet lancé dans des conditions aussi peu réalistes. Elles ont également alerté, début mars, le nouveau directeur général afin que soit revue l'ambition du projet face à la réalité du terrain : il n'a pas souhaité leur répondre en personne ». Imitant en cela sa patronne qui refuse de recevoir ces mêmes syndicats dans la mesure où, opposants à la réforme du collège, ils sont pour elle dans le camp du mal. Le Cned a accepté la gageure, sans se soucier de savoir si l'intendance suivrait. Encore bravo aux têtes creuses du Mammouth.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:52

Quelle urgence à l’heure où le terrorisme islamiste frappe de plus en plus durement notre sol ? « Limiter la liberté d’expression sur internet ! » répondent François Pillet, Sénateur (LR) du Cher et Thani Mohamed Soilihi, Sénateur (PS) de Mayotte.

Les deux sénateurs ont en effet rendu un rapport sur « la liberté de la presse à l’épreuve d’Internet » dans lequel ils préconisent une censure qu’ils nomment « régulation ». Les élus proposent rien de moins que de revenir sur la loi fondamentale de 1881 sur la liberté de la presse qu’ils jugent « totalement inadaptée » au monde numérique.

Dénonçant un univers où « ceux qui se prennent pour les détenteurs de la vérité, ceux qui peuvent être des ingénieurs autoproclamés, ceux qui n’ont jamais eu les capacités de devenir journaliste et qui néanmoins interviennent sur Internet » détiennent un pouvoir d’information et de diffusion « de plus en plus important », les deux sénateurs ont donc établi 18 propositions pour remédier à ce qu’ils considèrent comme une « dérive ». Que l’information ne soit plus du seul ressort des médias officiels subventionnés ou appartenant à des grands groupes industriels ou financiers, voilà en effet un beau scandale auquel il convient de mettre rapidement un terme !

Principale proposition, l’allongement des délais de prescription concernant l’injure et la diffamation sur Internet. Actuellement, cette prescription est de trois mois après la publication du message incriminé, les auteurs du rapport voudraient la porter à un an après la suppression du dit message, ce qui permettrait, de poursuivre l’auteur d’un article publié en 2001 mais toujours disponible sur la toile en 2016.

Par ailleurs, les sénateurs veulent clairement une plus grande judiciarisation du net avec davantage de poursuites et de condamnations. Pour eux, la liberté de la presse et la liberté d’expression sont aujourd’hui « excessives » et suscitent des « abus ». Il convient donc de renforcer l’arsenal répressif. Le rapport a semble-t-il été très bien accueilli par le Sénat, ce qui ne manque pas d’être inquiétant pour l’avenir des libertés individuelles.

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