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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:25

« Nous serons obligés de prendre des décisions économiques douloureuses » déclarait sur toutes les chaînes le nouveau premier Ministre Habib Essid au début du mois de mars, en réponse aux mouvements sociaux (1) qui s’organisent depuis janvier contre le plan ultra-austéritaire FMI-UE conçu par le gouvernement pro-islamiste et mis en application par l’actuel gouvernement néo-benaliste. Privatisation de services publics, restriction drastique du nombre de fonctionnaires, disqualification des universités publiques au profit des investisseurs privés,… et peut être le plus grave : suppression de la fameuse « caisse de compensation » qui plafonnait par subvention d’Etat le prix des produits de première nécessité (farine, lait, …) dans le contexte dramatique de l’inflation actuelle.

Au lendemain des attentats du 18 mars dans le musée du Bardo, foyer de la culture nationale tunisienne, Essid ne manquera pas de marquer les esprits : « Cet attentat frappe gravement l’économie nationale déjà en souffrance [le tourisme étant un des axes privilégiés de la stratégie politique gouvernementale, mais aussi tous les « investissements étrangers » sur le territoire / ndlr]. La guerre contre le terrorisme va être longue et il faudra soutenir le gouvernement dans cette guerre ».

« Tout ce qui existe dans l’Univers, disait le philosophe grec Démocrite, est le fruit du hasard et de la nécessité »

On ne peut s’empêcher de penser que ces attentats, après bien d’autres événements venant construire le nouveau paradigme du « choc des civilisations », s’inscrivent dans cette logique du « hasard dans la nécessité ». Car il n’est pas meilleure opportunité, en Tunisie comme en France ou ailleurs, qu’une tragédie humaine servant les intérêts de la classe dirigeante et des impérialistes à qui cette dernière doit sa place. Celle-ci comme d’autres, de Daech ou d’Al Qaïda, met en jeu des djihadistes pour la plupart ignorant tout de la religion qu’ils prétendent servir et d’autant plus manipulables qu’ils sont sectaires et « coupés du réel » (ce qui ne minimise pas leur responsabilité bien au contraire, un peu comme les commandos fascistes italiens télécommandés par le réseau Gladio pendant les années de plomb).

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Publié par Michel Collon
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:54

Autrefois on faisait voter les cadavres, aujourd’hui c’est les cadavres qui font voter. Vous vous souvenez du 7 janvier 2015 ? Et du 11 janvier de la même année ? Et de la propagande autour de la liberté d’expression ? Vous avez déjà oublié, c’est fou ce que le temps passe vite ! Et pourtant rien ne change. C’est bien les morts qui font voter les vivants. Oui, heureusement qu’ils sont pas encore refroidis, les cadavres de Charlie Hebdo. Ils peuvent encore se rendre utiles. La preuve que c’est toujours utile, un cadavre. Et il n’y a pas de date limite d’utilisation. Le cadavre est la nourriture naturelle de l’électeur. Pour les élections du dimanche 21 mars, les cadavres sont servis en plat de résistance. Heureusement, il y en a eu d’autres depuis janvier. Rappelez-vous les terroristes de Copenhague. Ces cadavres-là sont moins nombreux et donc moins efficaces. Pour que le cadavre soit performant, il faut le servir à point. Alors l’électeur bave de convoitise. Il bave avec sa propre salive mais aussi avec ses larmes. C’est ce qu’il faut. L’électeur obéit à tous les cadavres. Mais il préfère quand même les cadavres blancs. Et pas trop éloignés de son pays d’origine. Par exemple, en France, le français boude un peu le cadavre chinois ou nord-américain. Ces cadavres-là sont trop exotiques. Heureusement encore, il y a les attentats de Tunisie. Il suffit de chercher et de trouver des cadavres français. Heureusement il y a toujours un français qui traîne au Maghreb. C’est bien pratique. Parce que sinon, un cadavre d’arabe ça ne motive pas suffisamment l’électeur. On en a trouvé en cherchant bien, en Tunisie. Et du coup la symphonie se remet en marche. La grande orchestration peut recommencer. On rappelle les cadavres du début janvier. C’est ce qu’ont fait tous les grands musiciens des partis politiques français. Et le miracle se reproduit ! Toutefois, on sent bien que ce ne sera pas suffisant. Heureusement, Dieu veille sur les électeurs. Un isoloir c’est un peu un confessionnal. Et Dieu fait encore un miracle ! Un de plus qui va sauver les élus. Le miracle, vous avez deviné, ce sont les bébés conservés au congélateur. Ca se passe pas loin de Bordeaux, c’est impeccable. Le cadavre congelé présente l’avantage d’une bonne conservation. A l’abri des microbes. Evidemment c’est moins porteur que l’attentat terroriste ! Mais pour peaufiner la période électorale, c’est ce qu’il faut. Et puis le bébé congelé ça émeut les mères de famille. C’est la cerise sur le gâteau, comme disent les  journalistes analphabètes. Suffit d’un petit coup de clairon et voilà les électeurs qui accourent. Tous à plat ventre. Mais l’essentiel c’est d’arriver au bureau de vote et d’être dans les temps. Bon, vous êtes prêts ? Vous tremblez encore un peu devant Marine Le Pen ? Et devant tous ces cadavres de bébés joufflus vous tremblez ? Ce qu’on vous demande c’est de l’émotion, du tremblement. La plupart des candidats ne vous font pas trembler ? C’est normal, ils sont inodores, incolores et sans saveur. Alors qu’un cadavre bien conservé ça sent le faisandé. C’est ce qu’il faut. Tous les élus sont plus ou moins faisandés. Et pour les produits surgelés, ne vous inquiétez  pas. Ils vont retrouver la bonne saveur du gibier. Bon, je vois que vous m’approuvez mais ne votez pas pour moi. Ce sera facile, je ne suis pas candidat. Je n’ai pas besoin de cadavres pour vivre. Bon appétit les nécrophages !

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Publié par Rolland Hénault
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:50

Le front des libertés publiques est l’un des rares domaines où le gouvernement ne chôme pas. L’encre du dernier décret concernant les sites faisant l’apologie du terrorisme est à peine sèche qu’une première victime est déjà tombée : le site islamic-news, réputé pro-djihad. Et celui-ci ne devrait être que le premier d’une (très) longue liste car au moins une cinquantaine de plateformes sont d’ores et déjà dans le collimateur du gouvernement. Prenant acte d’une individualisation des parcours terroristes, la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme est dirigée contre les « loups solitaires » se radicalisant sur Internet. Mais gares aux victimes collatérales… La tentation est évidemment grande de s’en servir aussi contre des sites contestataires non liés à la mouvance islamique mais prônant l’activisme militant ou le soutien aux mouvements de libération nationale. En réalité, tout est dans la manière de définir le « terrorisme », notion éminemment élastique…

A l’occasion des débats parlementaires de l’automne dernier, le projet de loi antiterroriste porté par Bernard Cazeneuve a été dénoncé comme inadapté à la menace qu’il prétendait éradiquer et fortement liberticide. Renforçant la surveillance sur Internet,  il permet, par son article 4, le blocage administratif des sites faisant l’apologie du terrorisme ou incitant à commettre des actes terroristes.

L’apologie du terrorisme, comme l’apologie des crimes de guerre, était jusque-là réprimée par la loi sur la presse de 1881 qui encadre la liberté d’expression en France. Le texte a sorti de ce périmètre législatif relativement protecteur les délits de « provocation aux actes de terrorisme » et d’« apologie du terrorisme », pour les intégrer dans un article spécifique du code pénal, considérant qu’il ne s’agit pas « d’abus de la liberté d’expression (…) mais de faits qui sont directement à l’origine d’actes terroristes », afin de les réprimer plus sévèrement tout en donnant davantage de pouvoirs aux enquêteurs travaillant sur ces dossiers, notamment pour infiltrer des réseaux et avoir recours à des écoutes et des sonorisations. Le texte permet aussi la possibilité d’un blocage administratif, sans requérir l’aval d’un juge, de sites faisant l’apologie du terrorisme. La procédure est expéditive : si l’éditeur et l’hébergeur d’un site ne répondent pas aux demandes de retrait de la police judiciaire, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sont alors saisis pour bloquer l’accès sans délai. Une mesure qui s’inspire des dispositions prévues pour les sites pédopornographiques et qui, à défaut d’être efficace, constitue une entrave de plus à la liberté d’expression. Ce dispositif de blocage qui échappe à toute procédure contradictoire est en effet totalement opaque en plus d’être arbitraire :  le ministère de l’Intérieur rend inaccessible les contenus incriminés et n’a pas à motiver pas sa décision. Ainsi, pas un début de preuve de la dangerosité du site islamic-news n’a été apportée. Et, cerise sur le gâteau, en redirigeant les internautes vers une page d’accueil sous son contrôle, le ministère de l’intérieur se donne les moyens de connaître les adresses IP des visiteurs de ces sites… Plutôt inquiétant quand on sait par ailleurs que le gouvernement envisage d’étendre le blocage administratif aux sites faisant la promotion de propos racistes ou antisémites, voire antisionistes, infractions qui seraient également sorties de la loi de la presse de 1881 afin de faciliter et durcir les sanctions à leur encontre.

Plus grave, le blocage concerne une infraction dont les contours sont toujours aussi flous : la définition  du terrorisme donnée par L’Union Européenne est en effet assez large pour permettre la répression d’actions syndicales ou politiques non-violentes (grève illégale, blocage de systèmes informatiques, occupation de routes, de bâtiments publics ou privés pour manifester) : « association structurée, de plus de deux personnes, établie dans le temps et agissant de façon concertée en vue de commettre des infractions terroristes (…) visant à menacer un ou plusieurs pays, leurs institutions ou leur population avec l’intention d’intimider ces derniers et de modifier ou détruire les structures politiques, sociales et économiques de ces pays ». Le soutien à un mouvement social radical ou à une lutte comme celle du mouvement palestinien pourrait très bien tomber à terme sous le coup de l’inculpation d’apologie du terrorisme. Le CRIF considère d’ores et déjà qu’une exposition photographique sur le Hamas fait l’apologie du terrorisme et à demandé son interdiction.

Le contrôle d’Internet est une constante préoccupation des gouvernements qui se succèdent depuis 10 ans car cet espace de liberté et aussi souvent un espace de contestation. Mais jamais on n’était allé aussi loin dans les mesures liberticides. Le prétexte de l’antiterrorisme justifie une surveillance sans précédent d’Internet et un renforcement du pouvoir exécutif en installant une justice administrative expéditive. Cette reprise en main est bien utile au gouvernement pour faire diversion et resserrer les rangs dans un moment de crise économique, sociale et politique sans précédent.

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Publié par Nicolas Bourgoin
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:45

Parce qu’en démocratie l’exercice du pouvoir, théoriquement tendu vers l’intérêt général, n’est jamais totalement déconnecté des intérêts particuliers, on comprend mieux pourquoi, dans le cadre de la loi portant statut de l’élu adoptée, ce 19 mars, à l’unanimité du Parlement, les soi-disant représentants du peuple se sont, au passage, octroyé un privilège supplémentaire.

Actuellement, un élu battu à sa propre réélection perçoit une indemnité dite de « fin de mandat » pendant six mois après avoir quitté son poste. Cette indemnité sera, désormais, multipliée par deux ! Les Français apprécieront que leurs députés, sénateurs, élus locaux se desserrent la ceinture, pendant que plus de 10 % de leurs électeurs sont frappés par le chômage, et que ceux qui travaillent ou, pour les plus téméraires d’entre eux, entreprennent, sont perclus de charges diverses, d’impôts confiscatoires et de cotisations écrasantes.

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Publié par ELIZABETH
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:33

La mairie du IVe arrondissement de Paris refuse d’apposer une plaque sur la maison qu’a habitée durant des décennies Henri Dutilleux dans l’île Saint-Louis, au motif qu’il a écrit la musique d’un film de propagande vichyssois sur le sport, en 1941. Quelqu’un – je ne peux tout de même pas croire qu’il s’agisse de Christophe Girard, maire du IVe, ou de Karen Taïeb, conseillère de Paris pour cet arrondissement – aurait déclaré en substance :

"Il faut un peu de cohérence. On ne peut pas parler aux élèves des enfants juifs déportés et en même temps leur montrer qu’on honore un collaborateur. »

Cette phrase et bien sûr cette position, dont elle n’est que l’expression extrême et la plus bête, sont intolérables pour deux raisons. D’abord parce que sont là assimilés, d’un côté, l’écriture alimentaire, de la part d’un jeune homme de vingt-cinq ans, de la musique d’un film peu politique, assez « Révolution nationale » d’inspiration, sans doute (je n’en sais rien, je ne l’ai pas vu), mais nullement collaborationniste ou pro-allemand, et, de l’autre, la participation à un crime épouvantable. Deuxièmement, et peut-être plus gravement, parce que sont par elle répudiés officiellement, expressément, dans la fonction éducatrice, toute subtilité, toute délicatesse, tout scrupule d’analyse, toute discrimination, au sens premier et positif du mot, auquel je resterai toujours fidèle. Musique de film sportif de propagande pétainiste égale participation à la déportation d’enfants juifs, sous l’étiquette globale de la collaboration. Ceux qui manient si légèrement ce terme-là, aujourd’hui, parlent de corde dans la maison d’un pendu. Ils feraient mieux de s’interroger sur ce qu’est la collaboration ici et maintenant, dans le contexte sinistre de la substitution ethnique et culturelle.

Non seulement Henri Dutilleux n’est en rien collaborateur, il peut être rangé sans hésitation parmi les résistants. Il a adhéré dès 1942 au Front national des musiciens, il a mis en musique clandestinement des poèmes de Jean Cassou alors interné à Fresnes, il a été chargé dès 1944 de hautes responsabilités, dans un milieu où tout le monde se connaissait et où le moindre soupçon pesant sur vous pouvait vous coûter très cher.

"Je signe car toute l’œuvre et la vie d’Henri Dutilleux sont le témoignage d’un humanisme et d’un engagement militant irréprochables. »

Ainsi s’exprime le chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus sous une pétition pour que la ville de Paris revienne sur sa décision et même présente ses excuses pour cet ignominieux pataquès. Et j’en veux un peu, très peu, à Casadesus, car si Henri Dutilleux mérite bien une plaque, et tous les honneurs de la République et de la France, ce n’est pas parce qu’il est un personnage parfaitement honorable, quoiqu’il le soit indubitablement, ni pour « son engagement militant irréprochable », qui fait un peu froid dans le dos ; c’est parce qu’il est un immense et merveilleux compositeur, l’égal, pour la deuxième moitié du XXe siècle, de ce que sont Fauré, Debussy ou Ravel pour la première.

"Je suis de ceux qui ne se sont pas encore remis de l’attitude du ministre de la Culture de l’époque, Aurélie Filippetti, assistant en grande pompe aux funérailles de Georges Moustaki, en 2013, tandis que se déroulaient sans aucune présence officielle, au même moment, celles d’Henri Dutilleux. C’est une date essentielle de l’histoire de la culture dans notre pays, donc de l’histoire de France : celle où la musiquette a remplacé la musique comme référence officielle ; celle où l’industrie culturelle s’est substituée à la culture, le show-bizness à la magique étude, le divertissement (et je n’ai strictement rien contre Georges Moustaki) au grand art." (Renaud Camus)

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Publié par ELIZABETH
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:27

En 2014, 25 tags haineux, 118 cas de vandalisme, profanation ou incendie d’églises ou de cimetières, 12 vols, 4 attaques informatiques contre des sites chrétiens, 16 cas de provocation publique à la violence ou à la discrimination, 11 cas de violences physiques, d’actions christianophobes ou de perturbations du culte sont recensés par l’Observatoire de la christianophobie. Des chiffres glaçants mais largement sous-estimés en raison d’un manque de moyens et d’accès à l’information.

Pour rappel, BFM TV diffusait il y a peu un tableau très évocateur : en 2014, 206 profanations de cimetières chrétiens ont été recensées par le ministère de l’Intérieur, 6 dans des cimetières juifs et 4 dans des carrés musulmans. Les chrétiens plus visés que les autres ? BFM n’a pas supporté : quelques heures plus tard, le tableau passait toujours à l’antenne mais les cimetières chrétiens étaient devenus « municipaux ». Cachez-moi cette haine antichrétienne dont tout le monde se fiche.

Les actes de vandalisme ou de profanation de lieux de culte chrétiens sont en constante augmentation : le rapport cite effectivement les chiffres du ministère de l’Intérieur : en 2008, 153 agressions étaient déclarées… en 2013, ce chiffre est passé à 494 ! Les agressions commises envers les lieux de culte juifs ou musulmans sont loin derrière.

Il ne s’agit pas, évidemment, de se lancer dans une comparaison malsaine, la profanation ou le vandalisme dans un lieu de culte est inadmissible, quel qu’il soit. Mais ces chiffres permettent, en revanche, de noter le mépris politico-médiatique réel envers la communauté chrétienne, pourtant encore majoritaire en France.

Les chrétiens sont la communauté la plus persécutée dans le monde, et le monde se tait. Ils sont aussi la communauté la plus visée en France, et le gouvernement fait mine de l’ignorer.

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Publié par ELIZABETH
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:21

L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été condamnée mardi à vingt ans de prison pour son rôle dans les violences post-électorales qui ont fait quelque 3.000 morts en 2011, a annoncé son avocat.

Le procès de l’épouse de Laurent Gbagbo s’est tenu à Abidjan, les autorités ivoiriennes ayant refusé de la transférer à la Cour pénale internationale (CPI), qui voulait la poursuivre pour crimes contre l’humanité.

La CPI détient déjà l’ancien président ivoirien, battu dans les urnes par Alassane Ouattara et chassé du pouvoir après une intervention militaire française.

Simone Gbagbo a été jugée en compagnie de 82 proches de l’ancien président pour atteinte à la sécurité de l’Etat, xénophobie et pour avoir formé des milices armées qui ont plongé le pays dans une guerre civile de quatre mois.

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Publié par ELIZABETH
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:18

Le 9 mars 2015, le président Barack Obama a émis un décret qui déclare le Venezuela comme étant une « menace inhabituelle et exceptionnelle à la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis ».

Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu à Bruxelles le 13 mars, l'Equipe Investig'Action a recueilli les déclarations de Monsieur l'Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela en Belgique, Luxembourg et l'Union Européenne, qui dénonce l'"agression grave" des Etats-Unis contre la souveraineté, la démocratie et la paix au Venezuela.

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Publié par Michel Collon
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:13

Il serait temps que Marwan Barghouti, le « nouveau Mandela » palestinien, soit libéré après 20 ans d’incarcération dans des prisons israéliennes Ce 11 février, nous devions commémorer la libération de Nelson Mandela qui avait été libéré de prison le 11 février 1990 après vingt-cinq longues années.

Cette date devrait aussi nous évoquer une autre figure : celle de Marwan Barghouti, le leader palestinien qui est coincé derrière les barreaux en Israël depuis 20 ans. A l’instar de Mandela, il est celui qui pourrait, s’il sortait de prison, réunir toutes les factions, gagner la présidence, entamer des négociations en vue d’une paix définitive pour son peuple, obtenir le soutien de ce dernier et ensuite mener à une transition vers la vérité et la réconciliation dans un nouveau pays indépendant. Malheureusement, il demeure dans sa cellule, dans la prison de Hadarim situé sur la côte méditerranéenne près d’Herzliya. Le seul moyen de le libérer serait de lancer une campagne internationale, semblable à celle qui avait permis la mise en liberté de Nelson Mandela. Nous appelons tous ceux qui défendent l’idée d’un Etat palestinien indépendant à soutenir la campagne internationale pour libérer Marwan barghouti et tous les prisonniers palestiniens (http://fmaapp.ps/) et à prendre part aux campagnes en France, en Italie et dans d’autres pays européens afin de célébrer ce 15 avril 2015 l’anniversaire de sa capture et de son arrestation.

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Publié par ELIZABETH
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:10

A quelques semaines d’intervalle, deux conférences liées à la question palestinienne viennent d’être empêchées dans l’université française.

A Sciences Po Nancy, c’est Jean-Pierre Filiu, historien connu notamment pour son livre Histoire de Gaza, qui a dû renoncer à une conférence sur Gaza et l’avenir de la Palestine, les responsables ayant mis en avant « le risque de troubles » en raison de l’engagement de l’intervenant.

A Paris 8, le journaliste américain Max Blumenthal devait intervenir aujourd’hui dans le cadre d’une « semaine anti apartheid » partie des universités américaines. La direction de l’université a là aussi repris le même type d’arguments fallacieux totalement dépourvus d’objet.

 Il y a là une très inquiétante dérive dans le contexte installé depuis les attentats de Paris. Elle met gravement en cause les libertés, qui plus est à l’intérieur des universités qui devraient en être les garantes. L’AFPS apporte aux organisateurs le témoignage de sa pleine solidarité.

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Publié par AFPS
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