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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 10:23

Ce qui s’est passé dans la soirée du dimanche 27 mai peut être considéré comme un coup d’Etat légal en Italie. Le Président Mattarella a bloqué le processus démocratique et contraint le Premier-ministre désigné à la démission, à la suite du véto qu’il avait mis sur le nom de Paolo Savona comme Ministre des finances. Ce véto avait été provoqué par les positions euro-sceptiques et anti-euro de Paolo Savona, par ailleurs ancien ministre de l’industrie et ancien président de la Cofindustria, le MEDEF italien. Ce véto correspondait donc aux options idéologiques de Mattarella, et l’on peut penser qu’il a été émis tout autant du Quirinal que des bâtiment de l’Union européenne à Bruxelles.

C’est donc un événement d’une extrême gravité. Le M5S, qui était un des deux partis de la coalition qui soutenait le Premier-ministre a d’ailleurs décidé dans la nuit une mise en accusation du Président de la République pour abus de pouvoir. Au-delà, cela signifie de nouvelles élections en Italie, des élections qui auront sans doute lieu en octobre prochain.

 

Le Président de la République italienne s’est donc arrogé des droits qu’il n’a pas. Il convient de relire la Constitution italienne. Celle-ci dit, dans son article 92 : « Il Governo della Repubblica è composto del Presidente del Consiglio e dei ministri, che costituiscono insieme il Consiglio dei ministri. Il Presidente della Repubblica nomina il Presidente del Consiglio dei ministri e, su proposta di questo, i ministri. [1]» Les commentaires, en particulier ceux de Constantino Morati, un des rédacteurs de la Constitution italienne, sont très clairs sur ce point : « La proposition des ministres faite par le Premier ministre désigné doit être considérée comme strictement contraignante pour le chef de l’Etat »[2]. Le refus de contresigner une nomination ne pourrait se justifier que dans le cas de condamnations criminelles ou de conflits d’intérêt par trop évident.

En opposant son véto à la nomination de Paolo Savona, le Président Mattarella a bien outrepassé les pouvoirs qui lui étaient conférés dans le cadre de la Constitution. De ce point de vue, on peut considérer qu’il s’agit d’un « coup d’Etat », un « coup d’Etat » certes légal mais bien un « coup d’Etat ». La réaction des deux partis soutenant le gouvernement de M. Conte, le M5S et la Lega, ne s’est pas fait attendre. Dès dimanche soir le dirigeant du M5S, M. Luca di Maio annonçait que son mouvement allait déposer une proposition de mise en examen du Président pour abus de pouvoir (mais cette procédure est longue et à peu de chance d’aboutir), et Matteo Salvini, le dirigeant de la Lega, parlait d’occupation financière de l’Italie.

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 10:20

La décision des États-Unis de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien -signé en 2015 par Téhéran avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne- provoque une situation d’extrême dangerosité, pas seulement pour le Moyen Orient.

Pour comprendre les implications d’une telle décision, prise sous la pression d’Israël qui qualifie l’accord de “reddition de l’Occident à l’axe du mal conduit par l’Iran”, on doit partir d’un fait bien précis : c’est Israël qui a la bombe, pas l’Iran.

Il y a plus de cinquante ans qu’Israël produit des armes nucléaires dans le site de Dimona, construit avec l’aide surtout de la France et des États-Unis. Ce site n’est pas soumis à des inspections parce qu’Israël, la seule puissance nucléaire du Moyen Orient, n’adhère pas au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, que l’Iran par contre a signé il y a cinquante ans. Les preuves qu’Israël produit des armes nucléaires ont été apportées il y a plus de trente ans par Mordechai Vanunu, qui avait travaillé sur le site de Dimona : après avoir été passées au crible par les plus grands experts en armes nucléaires, ces armes furent publiées par le journal The Sunday Times le 5 octobre 1986. Vanunu, enlevé à Rome par le Mossad et transporté en Israël, fut condamné à 18 années de prison en quartier disciplinaire et, relâché en 2004, soumis à de graves restrictions.

Israël possède aujourd’hui (bien que sans l’admettre) un arsenal estimé à entre 100 et 400 armes nucléaires, dont mini-nukes et bombes à neutrons de nouvelle génération ; il produit du plutonium et du tritium en quantité suffisante pour en construire des centaines d’autres. Les têtes nucléaires israéliennes sont prêtes au lancement sur des missiles balistiques, comme le Jericho 3, et sur des chasseurs-bombardiers F-15 et F-16 fournis par les USA, auxquels s’ajoutent maintenant les F-35.

Comme le confirment les nombreuses inspections de l’AIEA, l’Iran n’a pas d’armes nucléaires et s’engage à ne pas en produire en se soumettant, sur la base de l’accord, à un étroit contrôle international. Cependant -écrit l’ex- secrétaire d’État Colin Powell le 3 mars 2015 dans un email qui a été dévoilé- “à Téhéran on sait bien qu’Israël a 200 armes nucléaires, toutes pointées sur Téhéran, et que nous en avons des milliers”.

Les alliés européens des USA, qui formellement continuent à soutenir l’accord avec l’Iran, sont substantiellement rangés aux côtés d’Israël. L’Allemagne lui a fourni quatre sous-marins Dolphin, modifiés pour pouvoir lancer des missiles de croisière à tête nucléaire. Allemagne, France, Italie, Grèce et Pologne ont participé, avec les USA, au plus grand exercice international de guerre aérienne de l’histoire d’Israël, le Blue Flag 2017.

L’Italie, liée à Israël par un accord de coopération militaire (Loi n° 94, 2005), y a participé avec des chasseurs Tornado du 6° Stormo de Ghedi (Brescia), affecté au transport des bombes nucléaires étasuniennes B-61 (qui sous peu seront remplacées par les B61-12). Les USA, avec des F-16 du 31st Fighter Wing d’Aviano (Frioul), affectés à la même fonction.

Les forces nucléaires israéliennes sont intégrées dans le système électronique de OTAN, dans le cadre du “Programme de coopération individuel” avec Israël, pays qui, bien que n’étant pas membre de l’Alliance, a une mission permanente au quartier général de l’Otan à Bruxelles.

Selon le plan testé dans l’exercice USA-Israël Juniper Cobra 2018, des forces étasuniennes et OTAN arriveraient d’Europe (surtout des bases en Italie) pour soutenir Israël dans une guerre contre l’Iran. Celle-ci pourrait commencer par une attaque israélienne contre les sites nucléaires iraniens, comme celle effectuée en 1981 à Osiraq en Irak. En cas de représailles iraniennes, Israël pourrait employer une arme nucléaire mettant en marche une réaction en chaîne aux issues imprévisibles.

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 10:11

Alors qu'Israël a assassiné ces dernières semaines plus de 115 Palestiniens et en a blessé plus de 13 000 à Gaza lors de la récente marche pour le retour, que le régime israélien vient d'approuver 2000 logements de colons en Palestine occupée et qu'un ministre israélien vient d'appeler à "détruire Gaza une fois pour toutes",  notre gouvernement s'apprête à dérouler le tapis rouge à Netanyahou pour ouvrir avec lui le 5 juin prochain au grand palais à Paris la très contestée "Saison France-Israël" dont près de 15 000 personnes demandent l'annulation dans cette pétition :

PETITION: Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

Des rassemblements contre la venue de ce criminel de guerre sont prévus dans plusieurs villes de France, voir la liste de ceux-ci sur le site de l'Agence Media Palestine :

Non à la venue de Netanyahou ! Rassemblements dans plusieurs villes de France

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 10:02

La nouvelle vidéo de l’association L214 sur l’abattoir d’Alès, pose de nombreuses questions, au-delà de la légitime indignation.

Tout d’abord, on y voit des animaux à moitié étourdis, voire pas du tout. N’oublions pas que cet abattoir d’Alès pratique à grande échelle l’abattage halal. Pour ce faire, il a dû embaucher des sacrificateurs musulmans qui doivent sans doute, dans le cadre de la gestion du personnel, intervenir également sur les abattages avec étourdissement. Soit ils n’ont aucune formation sur l’utilisation du système, soit ce système ne fonctionne plus, soit ils n’en ont rien à faire, par habitude de ne pas étourdir. Dans tous les cas, cela confirme ce que nous dénonçons, pour l’instant dans le désert : l’introduction du halal dans un abattoir accoutume les intervenants au non-respect des animaux ! La liberté religieuse ne doit pas être accordée en infraction aux lois et règlements. S’il y avait, en France, des personnes pratiquant des sacrifices humains – comme cela a existé, par exemple, dans les civilisations précolombiennes -, le laisserions-nous faire puisque c’est religieux ? Poser la question, c’est y répondre !

Ensuite se pose la nécessaire transition de nos abattoirs vers le système Temple Grandin, appliqué dans une majorité d’abattoirs des États-Unis et du Canada et qui est devenu un véritable label pour commercialiser la production. C’est le pragmatisme gagnant-gagnant que nous préconisons. Mary Temple Grandin est professeur d’université en comportement animal et autiste. Cette dernière particularité lui permet de ressentir ce que ressentent les animaux, et notamment le stress dans les abattoirs. Elle a conçu un système où les animaux sont conduits sans stress jusqu’au poste d’abattage, où ils sont systématiquement étourdis, bien sûr. Son système est muni, lui aussi, de caméras mais qui ont un rôle préventif, en amont, car un opérateur surveille et intervient immédiatement en cas de problème. C’est une énorme différence avec le système envisagé en France et qui vient d’être refusé. Je vous conseille la lecture de son livre passionnant L’Interprète des animaux (Odile Jacob). Il est quand même curieux que son concept ne soit pas connu en France et en Europe, où on préfère s’écharper de façon idéologique entre industriels mercantiles et opposants adeptes du véganisme. Cela ne débouche sur aucune amélioration de la condition des animaux. Or, c’est ce que nous recherchons, notamment avec l’installation de caméras, même si cette mesure est largement insuffisante.

Enfin, une mesure essentielle, toujours écartée car déclarée « discriminatoire » et « stigmatisante », pourrait exercer une pression sur le mercantilisme de l’abattage rituel : étiqueter la viande en spécifiant le mode d’abattage. Sachant que 70 % de la population est opposée à l’abattage rituel, cela mettrait un frein à la dérive vers le tout-halal dans les abattoirs, car il redeviendrait rentable de pratiquer l’étourdissement !

Pour conclure, des solutions efficaces et pragmatiques sont possibles, à condition que l’on examine toutes les données du problème, de façon rationnelle, et sans nous laisser submerger par l’émotion, la condamnation et l’anathème. Est-ce encore possible ?

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 10:43

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 10:24

(Extrait de l’interview publiée sur le site « Organisation socialiste révolutionnaire européenne »)

 

Vous travaillez depuis plusieurs années sur le néo-féminisme. Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre ces recherches ?

 

J’ai un peu fréquenté les milieux féministes lorsque j’étais engagé à l’extrême gauche, non pas parce que j’y croyais mais parce que je ne pouvais pas faire autrement, ça faisait partie du package trotskiste et étant secrétaire de section il me fallait bien ménager la chèvre et le chou. J’avais déjà les plus grands doutes sur le sens et le bien-fondé de ce combat, bien éloigné des grands exemples du féminisme socialiste ou anarchiste de jadis (Louise Michel, Rosa Luxembourg, Emma Goldman, etc.) et plus proche du tournant bourgeois et culturaliste qu’il a pris aujourd’hui. Mais ce qui m’a vraiment fait réagir et m’a décidé à m’intéresser plus précisément à la question, c’est la montée du climat de pénalisation et le retour au puritanisme que je sentais venir lentement mais sûrement. Ma réaction n’avait rien de politique à proprement parler, elle était motivée par la crainte diffuse que beaucoup de choses que j’aimais et qui occupaient une grande place dans mon existence me paraissaient menacées par cette idéologie en pleine croissance : les beaux-arts, l’érotisme, l’humour, la drague, le cinéma, la séduction, un certain art de vivre, un certain goût pour la beauté et pour la différence des sexes – tout cela était peu à peu remis en cause, voire placé en accusation par ces nouvelles doctrines caporalistes importées d’outre-Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’écris depuis plusieurs années des articles et donne des conférences à ce propos et c’est également le sujet d’un livre sur lequel je travaille depuis un certain temps. Mon optique étant résolument différentialiste, je renvoie dos à dos néo-féministes et misogynes et j’espère parvenir à convaincre celles et ceux qui me lisent ou m’écoutent que l’harmonie entre hommes et femmes ne sera possible que si nous réapprenons à valoriser nos spécificités plutôt qu’à les nier, à les criminaliser ou à les « déconstruire ».

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 10:09
C’est très triste à dire, mais les cheminots – et la société avec eux – ont perdu leur combat. C’est d’autant plus triste que les syndicats ont mené ce combat avec intelligence, trouvant un mode d’action original, évitant les débordements, et qu’ils ont su malgré la partialité d’un système médiatique tout acquis au gouvernement éviter de se mettre à dos les usagers.

 

Mais il n’en reste pas moins que la défaite est là. Et elle n’est pas syndicale, mais politique. Les cheminots vont être battus parce qu’ils n’ont aucun relais politique pour remettre en cause cette logique qui sous-tend la transformation du transport ferroviaire, celle de l’ouverture à la concurrence « libre et non faussée » dans la logique des traités européens. L’ouverture à la concurrence du rail, déjà acquise dans le fret, sera étendue au transport de passagers. L’accord est signé et paraphé, il n’y a plus rien à discuter.  Et il conditionne tout le reste : la fin du statut, le dépeçage de l’opérateur national, la fin des lignes non rentables.

(…)

Rappelons, pour commencer, que le premier « paquet ferroviaire » - on en est au quatrième - de la Commission européenne, prévoyant l’ouverture de la concurrence sur le fret, et qui à cet effet organise le dépeçage de la SNCF en séparant les activités d’infrastructure de celles de transport, a été négocié à partir de 1998 et signé en 2001. C’est donc le gouvernement de la « gauche plurielle », au pouvoir depuis mai 1997, qui a conduit la négociation et qui a apposé sa signature au pied des directives européennes. Rappelons qu’à la date de signature du « paquet » ce gouvernement était dirigé par un socialiste (Lionel Jospin), que le ministre des transports était communiste (Jean-Claude Gayssot), que Jean-Luc Mélenchon en était ministre (de l’enseignement professionnel), que les Verts avaient aussi des ministres. Et qu’on dit toutes ces personnalités lorsque le « paquet » fut signé ? Ont-ils rendu leurs portefeuilles ? Ont-ils déposé une motion de censure ? Ont-ils même exprimé leur opposition et appelé à manifester ? Non. Personne, ni les hommes ni les organisations n’ont jugé que la question méritait une prise de position forte, qu’elle était politiquement significative. Toutes ces personnalités, toutes ces organisations s’y sont accommodées, tout comme elles se sont accommodées à l’ensemble des remises en cause des services publics associées à d’autres « paquets » européens, comme la privatisation de France Telecom, ou du démarrage de l’ouverture à la concurrence de l’électricité et du gaz, décidé au sommet de Barcelone de 2002. 

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 10:01
« Lui, c’est Rémi Gaillard, et moi je suis Brigitte Bardot. On a en commun une révolte terrible contre la façon dont on tue les animaux dans les abattoirs ». Dans une vidéo postée dimanche, l’ancienne actrice et l’humoriste demandent, images choquantes à l’appui, que la vidéosurveillance soit imposée aux abattoirs comme l’avait promis le candidat Emmanuel Macron.

 

Incarnation de deux générations, ces deux grands amis des bêtes ont choisi de diffuser leur petit film sur les réseaux sociaux à la veille du début de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi agriculture et alimentation.

Les images montrent BB dans son jardin de La Madrague découvrant de nouvelles images de l’abattoir d’Alès (Gard), déjà épinglé en 2015, tournées en caméra cachée en février 2018 selon Rémi Gaillard.

Des vaches vivantes suspendues par la patte, un cochon frappé quand il tente de fuir… « Il y a un petit veau qui vomit le lait qu’il a tété de sa mère ! », s’insurge l’ex-actrice effarée. « Les animaux doivent être étourdis avant la saignée ! » Avec cette vidéo, Brigitte Bardot explique à l’AFP vouloir toucher « un maximum de gens, pour leur demander de faire attention à ce qu’ils mangent quand ils mangent un bifteck ou une côte de porc ».

L’idée de ce « duo explosif » est venue du comédien. « On est tous des enfants de Brigitte Bardot quand on aime les animaux ! Je ne suis qu’un bouffon, c’est un peu la reine », a-t-il dit à l’AFP. Dans leur collimateur, le ministère de l’Agriculture qui a retiré du projet de loi le contrôle vidéo obligatoire en abattoir.

« La vidéo (d’Alès) nous montre ce qui peut nous être caché », dit Rémi Gaillard. « Et je pense que si les abattoirs avaient des fenêtres, beaucoup de gens seraient végétariens ». « Pour le moment Macron ne fait rien, et le peu qu’il fait est le contraire de ce qu’on demande : il fait ami-ami avec les chasseurs, rétablit les chasses présidentielles… », critique BB.

Et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui a promis une réflexion sur le bien-être animal ? « Pour le moment il s’est aplati devant les désirs de Macron », cingle l’ex-actrice. A ses yeux, « les choses empirent, car il y a de plus en plus de gens donc plus d’animaux tués dans les abattoirs, plus de malades donc plus d’expérimentation animale, plus de mode donc plus de fourrure..»

Pour autant, la prise de conscience de certains députés ou responsables « donne un petit espoir ». BB constate aussi une évolution : « Les gens voient les images. Avant, ils ne savaient pas ». Elle dit recevoir une centaine de lettres quotidiennement, notamment de jeunes. « La jeune génération est plus concernée par la protection animale, plus réceptive parce que les plus âgés sont pourris d’habitudes et de traditions. » Et puis « certains couturiers ont retiré les fourrures de leurs collections. Un grand merci à eux, » ajoute-t-elle.

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 09:56

Un système favorisant l'extrême minorité des plus riches, au mépris même des règles que se fixe habituellement l'économie de marché : c'est un tableau très sombre du capitalisme français que dresse l'ONG de lutte contre les inégalités Oxfam dans son dernier rapport. Publié ce lundi 14 mai, celui-ci traite de la question du partage des bénéfices au sein du CAC40, groupe qui réunit les plus grandes entreprises françaises. Les résultats présentés, qui se basent sur les données publiées par les compagnies entre 2009 et 2016 ainsi que des questionnaires envoyés par Oxfam, sont édifiants.

La France championne du monde des dividendes !

D'après l'ONG dirigée par Cécile Duflot, plus de deux tiers (67,4%) des bénéfices du CAC40 depuis 2009 ont été reversés aux actionnaires, faisant de la France "le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires". Cette évolution est relativement récente, puisque dans les années 2000 moins d'un tiers des bénéfices étaient dépensés en dividendes. Surtout, cette tendance se fait au détriment des salariés, qu'Oxfam qualifie de "grands sacrifiés de ce partage inégal" : 5,3% des bénéfices seulement leur sont versés sous forme d'intéressement et de participation. Une somme 15 fois inférieure aux dividendes. La confédération calcule même que si les entreprises du CAC40 avaient maintenu en 2016 le même niveau de dividendes qu'en 2009, "l'ensemble des travailleurs du CAC40 dans le monde auraient pu voir leurs revenus augmenter en moyenne d'au moins 14.000 euros sur la période, soit plus de 2.000 euros par an et par employé".

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 09:53

Contributrice nette au budget européen à hauteur d’environ neuf milliards d’euros, la France ne bénéficie pas, pour autant, des nombreuses ristournes diverses et variées obtenues au fil des années par certains États membres. Un état de fait que l’on pourrait mettre sur le compte du manque de zèle de nos dirigeants successifs à défendre nos intérêts nationaux : au reste, Emmanuel Macron n’est pas près de changer la donne. Le chef de l’État s’est, en effet, déclaré prêt à augmenter les paiements de la France pour compenser les dix milliards d’euros de manque à gagner occasionnés par le départ du Royaume-Uni – et ce, en dépit de la baisse programmée de la PAC et de la politique de cohésion.

À l’humiliation budgétaire pourrait désormais s’ajouter l’humiliation symbolique. Alors même qu’à l’issue du Brexit, seul 1 % de la population de l’Union européenne sera de langue maternelle anglaise, c’est bien cette dernière que Bruxelles pourrait imposer comme quasi-langue officielle unique. Le français, en perte de vitesse depuis l’élargissement à l’Europe de l’Est, perdrait ainsi son dernier bâton de maréchal, à savoir son statut de « langue de travail », au même titre que l’allemand et l’anglais. Cette demande, au reste absurde au regard de la situation géographique des principales institutions européennes, distribuées au sein de trois États francophones (la Belgique, la France et le Luxembourg), et du fait que 80 % des permanents de la Commission parlent le français, émane de certains représentants de pays de l’Est comme la République tchèque ou la Pologne, mais aussi d’une figure de poids : l’ancien Premier ministre italien Mario Monti.

Ce dernier camouflet, qui vient s’ajouter au chapelet de couleuvres qu’a dû avaler la France ces dernières années, n’était malheureusement que trop prévisible. Marginalisé, le français est sous-utilisé au sein du Parlement, où le simple fait de requérir une interprétation suffit à vous faire passer pour une marquise – l’interprétation étant, d’ailleurs, purement et simplement écartée pour certaines missions à l’étranger. Au-delà de l’anecdote, il s’agit d’une inégalité de traitement scandaleuse, les députés non anglophones se trouvant de facto exclus de certaines réunions stratégiques, cruciales pour l’avenir de leurs États respectifs. Dernier bastion symbolique : la Cour de justice de l’Union européenne envisagerait, dans un même objectif d’efficacité, de substituer l’anglais au français dans ses délibérations.

 

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