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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 15:51

 

 Librairie Publico & Mots et Musique présentent :


Concert : Samedi 11 mai à 17h00
à la Libraire PUBLICO,
145 rue Amelot PARIS 11e

M° République, Oberkampf, Filles du Calvaire

 (1ère partie : Marcel Eglin et Françoise Vincent)

Spectacle sonorisé dans l’arrière-salle de la librairie. Accompagnement : Jérémie Tepper, Christophe Garreau. Prix d’entrée selon ses moyens.

tel : 01 43 84 70 04 – 01 48 05 34 08

 

 

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 09:55

Il semble de plus en plus probable que le fondateur et rédacteur en chef de Wikileaks, Julian Assange, se retrouve dans les griffes du gouvernement américain.

Ce n’est guère surprenant, étant donné que depuis dix ans, Wikileaks a publié plus d’informations classifiées que tous les autres médias réunis. Elle a révélé des violations des droits humains, des actes d’espionnage de la part de gouvernements, des actes de torture et des crimes de guerre d’une ampleur sans précédent.

WikiLeaks a montré aux gouvernements, aux entreprises et même au Pentagone, FBI, CIA et autres agences de renseignement qu’ils ne pouvaient plus compter sur le secret.

Elle a créé une mine de documents de première main que des journalistes et des chercheurs sérieux exploiteront pendant des années à venir. Ses publications sont accessibles aux lecteurs qui préfèrent les sources aux informations filtrées par les médias.

Wikileaks exaspère tellement les institutions américaines les plus violentes, corrompues et criminelles qu’Hillary Clinton a suggéré, en plaisantant à moitié, de bombarder Assange avec des drones. D’autres politiciens américains ont demandé son exécution par d’autres moyens.

Le député californien du 28e district, Adam Schiff, qui est devenu président de la Commission du Renseignement de la Chambre des Représentants lorsque les démocrates ont repris le pouvoir, a déclaré qu’il parlerait à Assange « quand il sera en prison aux États-Unis, pas avant ».

Schiff est un leader véhément et suprêmement vertueux de la « Résistance » du Parti démocrate, qui salit le nom du mouvement clandestin formé en France pendant la Seconde Guerre mondiale pour combattre les forces d’occupation de l’Allemagne nazie et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

Source

« Mediastan », doc sur WikiLeaks (VOSTFR / part.1)

Depuis sa création en 2006 en Australie par ses fondateurs dont le célèbre et charismatique Julian Assange, l’organisation médiatique connue sous le nom de WikiLeaks a fait énormément parler d’elle par sa diffusion publique mondiale, à travers la plateforme de publication certifiée anonyme qu’elle a développé avec ses moyens informatiques, de plusieurs lots de milliers, centaines de milliers et même de millions de documents officiels classés « confidentiels », dévoilant des crimes de corruption, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Que ce soit par les « Irak War Logs », les « Afghan War Logs », le « Cablegate », les « Stratfor Files » ou encore les « Kissinger Files », les révélations de WikiLeaks, rendues possibles grâce aux lanceurs d’alerte qui ont osé se servir de la plateforme de publication anonyme de WikiLeaks (dans le cas des Kissinger Files, ces dossiers sont en fait accessibles à tout public mais leur regroupement et leur diffusion par WikiLeaks permet de donner un éclairage intéressant sur la diplomatie US en rapport avec Henry Kissinger), ont permis l’exposition de crimes d’états, de grandes entreprises et d’individus qui restent encore à ce jour impunis, comme par exemple avec la vidéo « Collateral Damage », montrant des militaires US tuant des civils de sang-froid en Irak.

Le film « Mediastan » concerne le « Cablegate », c’est-à-dire cette opération de WikiLeaks qui a consisté en la diffusion de quelques 250 000 câbles diplomatiques étasuniens, représentant l’ensemble des messages échangés entre le State Department US et 274 de ses Ambassades, Consulats et Représentations Diplomatiques à travers le monde, entre 1966 et 2010. En 2011 donc, une équipe de journalistes emmenée par le Suédois Johannes Wahlström a parcouru le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et l’Afghanistan pour y rencontrer et travailler avec des journalistes locaux sur le matériel récupéré par WikiLeaks et concernant leur pays.

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 09:48

La carrière sulfureuse de celui que Mitterrand a « starisé » à seule fin d’enterrer la vraie gauche – PCF en tête – et de promouvoir dans la jeunesse d’alors les « valeurs de l’entreprise (capitaliste) », va-t-elle enfin prendre fin ? Ce prince de la magouille est une nouvelle fois convoqué par la justice tant fut scandaleux l’ « arbitrage » financier organisé au profit de Tapie par Christine Lagarde, alors grande argentière de Sarkozy, avec le concours d’un individu qui trône désormais à la tête de feu France-Télécom devenu « Orange ».

Non que l’interpénétration du grand capital et de l’État bourgeois soit autre chose qu’une banalité sous ce capitalisme monopoliste d’État que la fausse gauche continue d’appeler « ultralibéralisme. Encore faut-il feindre de respecter quelques règles, ce que ne savent même plus faire apparemment, tant ils sont gloutons, les Tapie, Cahuzac et autres Benalla.

En attendant, rappelons à ceux qui pourraient encore idéaliser Mitterrand, nostalgie de la jeunesse aidant, que ce « grand homme » qui a repeint l’anticommunisme et l’antisoviétisme aux couleurs usurpées de la gauche jaurésienne, qui a cyniquement promu Le Pen et qui a attiré la France, avec son complice Chirac, dans le guêpier de Maastricht, fut avant tout le liquidateur en chef de l’indépendance nationale.

D’ailleurs, « Dieu », dit aussi « Tonton », l’avait annoncé à ceux qui savent lire entre les lignes, quand il expliquait aux Français que « si la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir ».

Bienvenue au Musée de l’Empire européen, la Marianne !

Source

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 09:43

Les entreprises de télécommunications à l'échelle mondiale sont bien résolues, avec l'appui des gouvernements, à déployer dans les deux prochaines années, le réseau sans fil de cinquième génération (5G). Cette décision produira ce qui est considéré comme un changement sociétal sans précédent à l'échelle mondiale. Nous aurons ainsi des maisons « intelligentes », des entreprises « intelligentes », des autoroutes « intelligentes », des villes « intelligentes » et des voitures autonomes. Pratiquement tout ce que nous achetons et possédons, depuis les réfrigérateurs et les machines à laver jusqu'aux cartons de lait, en passant par les brosses à cheveux et les couches pour bébés, contiendra des antennes et des micropuces et sera connecté sans fil à l’Internet. Toute personne sur terre aura accès instantanément à des communications sans fil à très haut débit et à faible latence, et ce dans les coins les plus reculés de la planète, jusque dans les forêts pluviales, au milieu de l'océan et dans l'antarctique.

Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que cette nouvelle réalité entraînera aussi un changement environnemental sans précédent à l'échelle planétaire. Il est impossible d'imaginer la densité prévue des émetteurs de radiofréquences. Outre les millions de nouvelles stations de base terrestres 5G qui seront installées et les 20 000 nouveaux satellites qui seront lancés dans l'espace, 200 milliards d'objets émetteurs, selon nos estimations, feront partie de l'internet des objets d'ici 2020, et un billion d'objets quelques années plus tard. Il y a eu un déploiement commercial de la 5G à basse fréquence et à faible débit au Qatar, en Finlande et en Estonie mi-2018. Quant au déploiement de la 5G à très hautes fréquences (ondes millimétriques), il devrait commencer dès la fin 2018.

Malgré un déni généralisé, nous disposons déjà de preuves accablantes indiquant que le rayonnement des radiofréquences (RF) est nuisible à la vie. Les données cliniques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé, les preuves expérimentales de dommages à l'ADN, aux cellules et aux organes d'une grande variété de végétaux et d'animaux et les données épidémiologiques qui prouvent que les grandes maladies de la civilisation moderne – le cancer, les maladies du cœur et le diabète – sont en grande partie provoquées par la pollution électromagnétique, constituent un corpus de plus de 10 000 études publiées dans des revues dotées de comités de lecture.
Si les plans de l'industrie des télécommunications pour la 5G se concrétisent, pas un être humain, pas un mammifère, pas un oiseau, pas un insecte et pas un brin d’'herbe sur terre, quel que soit le lieu de la planète où il se trouve, ne pourra se soustraire à une exposition, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, à des niveaux de rayonnement de radiofréquence qui sont des dizaines voire des centaines de fois supérieurs à ceux que l'on connaît aujourd'hui. Toutes les issues de secours seront barrées. Ces plans pour la 5G risquent d'avoir des effets graves et irréversibles sur les êtres humains et de causer des dommages permanents à tous les écosystèmes terrestres.

Source et pétition

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 09:40

Des dizaines de Palestiniens détenus en Israël ont entamé une grève de la faim ce lundi afin de protester contre leurs conditions de détention, a indiqué le Club des prisonniers palestiniens.

Dans un communiqué, l’ONG de défense des droits des détenus a précisé que la grève de la faim de ces 40 prisonniers avait été décidée « après l’échec des négociations avec l’administration de l’occupation [israélienne] qui gère les prisonniers et leur rejet des revendications ». Les autorités israéliennes en charge des prisons n’ont pas commenté ces informations dans l’immédiat.
La grève a été lancée à la veille d’élections législatives en Israël.
Les prisonniers avaient entamé des négociations concernant leurs conditions de détention et notamment l’installation de brouilleurs de signaux pour téléphones portables dans certaines prisons. Un responsable israélien avait indiqué dimanche que les brouilleurs ne seraient pas retirés et que l’administration pénitentiaire « saurait maîtriser une grève ».

La dernière grande grève de la faim de détenus palestiniens dans des prisons israéliennes a eu lieu en avril 2017. Quelque 800 prisonniers avaient refusé de s’alimenter après l’appel lancé par Marwan Barghouti, surnommé « le Mandela palestinien » par ses partisans et condamné à la perpétuité par Israël pour son rôle dans la seconde Intifada. Le mouvement de grève avait duré 41 jours.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, quelque 5.700 Palestiniens sont actuellement détenus en Israël, dont 46 femmes et 250 enfants de moins de 16 ans.

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 09:34

Vous avez sans doute vu le titre fracassant du journal « Le Monde » paru le 5 avril 2019 :
« Lévothyrox : une étude donne raison aux patients »
Une étude franco-britannique publiée dans la revue Clinical Pharmacokinetics montre que les patients ont dit vrai sur les méfaits de la nouvelle formule du Lévothyrox !!!
Les patients ont dit vrai sur les méfaits de la nouvelle formule
Cette étude montre que les deux formules « ne sont pas équivalentes » !!!
Elle confirme ce que se tuent à répéter les 31 000 patients qui endurent depuis deux ans douleurs, fatigues, pertes de cheveux, dépression, sans parler des morts par arrêt cardiaque.
Mais le plus grand scandale, c’est que les Autorités de Santé, main dans la main avec la multinationale Merck, ont nié, minimisé, et ridiculisé ces mêmes patients depuis deux ans.
   « Il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de complot, il n’y a pas d’erreur, il y a eu un problème d’information des malades », avait déclaré la ministre Agnès Buzyn le 9 septembre 2017.
Pour le Dr Catherine Noël, médecin angiologue près de Rennes, c’est un « scandale sanitaire pire que le Médiator ».
Le gouvernement a tout fait pour étouffer l’affaire, parce qu’il est mouillé jusqu’au cou dans le scandale.
En effet, le laboratoire Merck a modifié la formule du Lévothyrox à la demande de l’Agence du Médicament française.
C’était en 2012, et la demande venait du Professeur Lechat, qui travaillait pour Merck avant d’être nommé à l’Agence du Médicament.
Cette demande de modification de la formule est intervenue juste avant l’expiration du brevet de Merck sur le Lévothyrox, autrement dit juste avant que la formule ne tombe dans le domaine public, et que des génériques puissent être produits et vendus beaucoup moins cher.
Ni une ni deux, Merck a lancé la nouvelle formule en toute hâte, avant l’expiration du brevet qui risquait de priver la société d’une source de profit.
La nouvelle formule n’avait pas été testée

Les chercheurs qui ont réalisé cette nouvelle étude ont eu la puce à l’oreille quand ils se sont aperçus que l’Agence du Médicament (ANSM) avait approuvé telles quelles des conclusions d’une étude sur le Lévothyrox fournie par Merck (le fabricant) indiquant que la nouvelle formule ne posait aucun problème.
Ils ont réalisé que l’Agence du Médicament avait « oublié » de vérifier que les données du dossier étaient cohérentes avec les conclusions du rapport, exonérant la formule de toute responsabilité.
Ces courageux chercheurs menés par le biostatisticien toulousain Didier Concordet (Université de Toulouse, INRA, Ecole nationale vétérinaire de Toulouse), avec l'appui de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de l'université de Londres, ont décidé d’aller vérifier si les données fournies par Merck, à l’appui du dossier, confirmaient ces conclusions.

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 09:57

Les chiffres de la mortalité routière : ce n’est pas lié aux routes, à l’abandon (6 postes sur 7 d’agents de l’Équipement partant en retraite ne sont plus remplacés depuis dix ans) ni au beau temps qui revient après un mois d’averses, C’EST LA FAUTE AUX GILETS JAUNES qui ont occulté des radars !

La croissance stagne, la France ne cesse de reculer sur le plan économique* : ce n’est pas la faute à l’euro qui, aligné sur le Deutsche Mark, plombe nos exportations depuis vingt ans, ni à l’austérité salariale, ni aux millions de précaires et de sans emploi condamnés aux vaches maigres suite à des années de privatisations et de délocalisations : c’est la faute aux Gilets jaunes qui plombent le petit commerce !

Le moral des Français plonge, ils croient massivement que l’avenir des enfants sera pire que le leur, et d’ailleurs la démographie française fléchit : la faute aux Gilets jaunes vous dis-je, qui passent leurs samedis à se faire bêtement gazer par les gentils CRS au lieu de se reproduire après avoir visionné The Voice !

Quant au climat, s’il se dégrade, cela n’a rien à voir avec le turbo-capitalisme mondial qui fait faire trois fois le tour du monde à un paquet de yaourt avant de le faire atterrir dans votre assiette, ou qui hypertrophie le transport aérien à l’usage des couches aisées pendant que l’ouvrier au SMIC habite à 80 km de son lieu d’exploitation quotidien : c’est la faute aux Gilets jaunes qui ont sottement refusé la taxe carbone sous prétexte qu’elle n’était pas écolo-fléchée et qu’elle frappait bien plus, proportionnellement, les travailleurs pauvres que les châtelains du Touquet…

Bref, foulards rouges mes frères, il est temps de chanter en chœur ce petit refrain :

« Je suis dev’nu aphone, la faute aux Gilets jaunes, / J’ai un gros panari, la faute à Ludofski, / Je suis un peu enroué, c’est la faute à Drouet, / Mon intestin me pèse, la faute à Ro-dri-guez ! »

Et à la fin, c’est Gavroche, coiffé du bonnet phrygien et du gilet jaune qui gagnera !

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 09:50

Après l’acte XX des gilets jaunes, la plupart des observateurs ont noté une forte baisse. Quel est votre sentiment ?

Cela fait plusieurs semaines que le dimanche on nous annonce que la participation des gilets jaunes du samedi a été en forte baisse. Depuis le temps qu’elle l’est, elle aurait déjà dû disparaître.
Je crois que tout cela est de la propagande. Il est évident que les gilets jaunes ne vont pas manifester tous les samedis pendant 1/4 de siècle. À un moment donné, cette mobilisation va forcément s’arrêter.
Ce n’est pas comme cela qu’il faut voir les choses. Cela fait quand même quatre mois que des gens qui n’étaient pas, pour la plupart, des personnes engagées dans la vie politique et dont les moyens d’existence ne sont pas extraordinaires, manifestent samedi après samedi. Nous avons atteint un sommet extraordinaire. Il est clair que les chiffres donnés par la préfecture de police sont des chiffres révisés à la baisse, comme cela a toujours été le cas. On peut les multiplier par deux ou par trois. Mais la question n’est pas là. Depuis 4 mois des manifestations ont lieu malgré le froid, le gèle et la trêve des confiseurs et aujourd’hui, elles sont toujours là.
D’autre part, on constate que même si le soutien dans l’opinion est un peu retombé, on est encore au-dessus de 50 % d’opinion favorable. C’est tout à fait extraordinaire.
Il y a là quelque chose qui est vraiment remarquable et qui montre que ce mouvement n’a rien de comparable avec tout ce que nous avons pu connaître. Ce n’est bien sûr pas la répétition de février 34, pas la répétition de mai 68 et pas la répétition des grèves.
Ceux qui essaient de se rassurer en disant ‘’c’est un mouvement social, ce sont des gens qui ne sont pas contents et qui veulent qu’on augmente leur pouvoir d’achat’’ passent complètement à côté du problème.
En effet, on est dans un phénomène tout à fait nouveau qui, d’une part, permet à une catégorie de la population qu’on avait rendue invisible et qui n’est pas une catégorie minoritaire de reprendre de la visibilité et qu’on reconnaisse sa dignité. Il y a dans cette affaire une dimension véritablement existentielle.
D’autre part, ce mouvement inédit nous renvoie aux transformations plus générales du paysage politique en France et en Europe.

Des moyens extraordinaires ont été mis en œuvre. En effet, un hélicoptère tournait au-dessus de l’Élysée en attendant peut-être de devoir exfiltrer Emmanuel Macron. C’est quelque chose qu’on n’a jamais vu. Les dirigeants de la classe politique ont eu peur physiquement. Je crois qu’ils ne le pardonneront jamais. C’est pour cela que, quelle que soit la conclusion du fameux grand débat national organisé par Macron entre séminaire d’entreprise et campagne électorale, au-delà des concessions que l’on fera sur tel ou tel point, ce débat ne va rien résoudre. C’est un problème sociologique de fond.
Il y a une évolution générale de la situation qui fait que toute une catégorie d’individus, de familles et de gens, en raison de l’évolution de la vie politique et de la structure même du travail, se retrouve victime d’une triple exclusion politique, sociale et culturelle. Ils deviennent ce que Claude Lefort appelait « des hommes en trop ». Ce sont des gens dont on ne sait que faire et qui vous gênent parce que l’on voudrait gouverner sans le peuple.

 

Le gouvernement va-t-il développer un syndrome post-traumatique, post gilets jaunes ?

Je crois qu’il y aura une période post gilets jaunes et une période avant gilets jaunes. On n’en aura pas fini. C’est là et c’est d’autant plus là que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. À la première occasion de grandes déflagrations qui peuvent être, soit une crise financière soit une crise politique, le mouvement va repartir de plus belle.
À mon avis, avec encore plus d’ampleur à certains égards, on pourrait dire que ce mouvement des gilets jaunes de 2018/2019 est une sorte de répétition générale.

Lire l'intégralité

 

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 09:41

Les radars resteront comme l’un des grands symboles de la révolte des gilets jaunes : l’exaspération qu’ils ont suscitée, avec l’imposition du 80 km/h, a littéralement mis le feu aux pays – et aux radars. Le conducteur d’avril 2019 peut constater, tous les jours, ces symboles de sa victoire dans ces radars bâchés, brûlés, vandalisés. Le ministre Castaner rappelait, le 1er mars, l’ampleur de la défaite de l’État : 75 % des 2.000 radars installés en France ont été « soit détruits, soit détériorés, soit attaqués, soit neutralisés ». Pour une fois, ses chiffres étaient justes. On ne triche pas sur les prises de guerre.

Eh bien, la jacquerie n’est pas encore terminée que l’État n’a rien trouvé de mieux que l’installation, sur tout le territoire, de nouveaux radars, « plus puissants », plus efficaces, plus indestructibles que les autres.

En pleine sortie du grand débat, alors qu’Édouard Philippe annonçait, hier, des « mesures puissantes » et que l’exécutif prétend, une nouvelle fois, avoir « entendu », on ne sait s’il faut rire ou pleurer. Erreur de communication et de tempo ? Volonté explicite de mettre au pas la France rebelle et exaspérée ? Le symbole est inouï, de maladresse ou d’arrogance.

Ces super-radars, baptisés « radars tourelles », du nom de code « Mesta fusion 2 » (on imagine que les versions 3 et 4 sont déjà en préparation), permettront un contrôle multifonction : la vitesse, bien sûr, mais en fonction du type de véhicule, mais aussi le respect des feux rouges ou des distances de sécurité, le franchissement d’une ligne continue, la conduite avec un téléphone, le port de la ceinture de sécurité. Il ne manque plus que le captage de propos injurieux à l’égard du Président. Et, après le radar-tourelle, le radar-mirador afin de remettre les automobilistes au pas, dans tous les sens du terme.

En outre, ces radars seront plus difficiles à attaquer : perchés sur des mâts à 4 m de haut, ils seront aussi plus robustes. Ils pourront scanner plus de 100 véhicules sur 5 voies dans les 2 sens sur une portée de 100 m de chaque côté. Actuellement en phase d’expérimentation, leur déploiement a commencé dans l’Hexagone : à terme, ils seront 2.000, auxquels il faudra ajouter 4.000 cabines leurres. Certains préfets ont d’ores et déjà annoncé que leur département serait rapidement doté d’une centaine d’engins. C’est le cas de l’Oise et de la Haute-Loire. Comme par hasard, des départements de cette France très « gilets jaunes ». Si cela ne ressemble pas à une expédition punitive du pouvoir central contre la France périphérique qui a osé s’insurger…

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 09:35

Querelle de chiffres, ce lundi, entre les professionnels de l’immobilier. Querelle qui dégage comme un parfum d’indécence, à vrai dire, sachant que l’on se bat pour une poignée d’euros sur des sommes extravagantes.

Objet de la querelle : le prix moyen du mètre carré dans l’ancien, à Paris, a-t-il oui ou non franchi le seuil emblématique de 10.000 euros ?

Oui, répond, dans Le Parisien, le réseau Century21, affirmant que le prix moyen, tous arrondissements confondus, s’établit désormais à 10.005 euros le mètre carré. Non, lui répond Meilleurs agents, qui établit le mètre carré à 9.536 euros « seulement ». En revanche, pour Seloger.com, on a carrément crevé le plafond, avec une moyenne à 10.027 euros.

Alors, forcément, il y a des petits malins pour en tirer profit. Et si l’on connaît les marchands de sommeil qui logent des malheureux à prix d’or dans des gourbis infâmes, on voit maintenant arriver sur le marché la « version high-tech » du taudis. Un reportage de France Info nous apprend ainsi que les marchands de « cellules » arrivent en Europe. Première étape Barcelone où, bien que la mairie y soit opposée, des immeubles proposant ces logements d’un nouveau genre sont apparus en banlieue.

Dans nos métropoles où les chambres de bonne sont désormais des logements de luxe, on propose un couchage en cellule, comme à Tokyo. Surface moyenne : 2 m2 au sol. Vous avez bien lu. Dans l’immeuble de Barcelone, la boîte fait 1,20 mètre de large sur 1,20 mètre de hauteur (impossible, donc, d’y tenir debout) et 2 mètres de longueur. Un cercueil, en somme. Sans fenêtre, évidemment. Loyer : 200 euros par mois. Une cuisine pour quinze personnes. Sanitaires itou, je suppose…

Je ne vous surprendrai pas en vous disant que le génial entrepreneur de ces « logements à bas prix » (sic) a bien l’intention de s’installer à Paris et à Londres. La mairie fera sans doute comme celle de Barcelone : elle prendra une posture offusquée pour commencer, et puis elle fermera les yeux.

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