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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:48

« A l’origine de l’art contemporain, il y a le mouvement dada », c’est ce que racontent certains intellectuels plus ou moins bien informés. Qu’est-ce que le mouvement dada ? On a raconté longtemps que Tristan Tzara était au début du mouvement dada. C’est exact. On a dit aussi que la naissance du mouvement dada, c’était dû au hasard ! Tzara aurait ouvert un dictionnaire, et il aurait glissé un papier à la page de « dada ». Sans le faire exprès. C’est encore exact. Là vous êtes mûr pour Le Pers. Le roi de l’anti-culture. C’est vous qui l’avez dit. C’est exact. Tristan Tzara serait né à Bucarest. Attention ! La cagnotte à Le Pers peut plus vous échapper. Et puis Tzara est allé en Suisse. A Zurich. C’est encore exact ! Qu’est-ce que vous êtes fort ! Un vrai champion. Et après qu’est-ce qu’il a fait Tzara Tristan ? Il est allé à Paris ! Bravo, vous êtes un vrai champion ! Et pourquoi il est allé à Paris, Tzara ? Parce qu’il avait des potes. Les potes à Tzara s’appellent pas Le Pers, mais Aragon, André Breton, Philippe Soupault ! Bravo encore. Vous en savez des choses ! Tzara était né dans une famille riche. Nul n’est parfait ! En plus ses copains étaient des couards. Ils voulaient pas faire la guerre de 14-18. Nul n’est parfait ! Et Le Pers, il l’a faite la guerre de 14 ? Non, c’est encore exact. Le Pers est un couard. Et il s’en vante pas. Le Pers a été candidat RPR à Saint Pierre et Miquelon. Il s’en vante pas non plus. Mais le sujet, c’est Tristan Tzara. C’est exact. Un très bon sujet. Il a été influencé par Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont. Lautréamont a écrit une phrase qui est restée célèbre : « La poésie vient de la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection ». Ducasse, (pas confondre avec le cuisinier !) il voulait montrer que la poésie vient souvent du hasard. Exact, vous allez gagner la cagnotte à Julien Le Pers ! Ensuite, Tristan Tzara a lu Bakounine, et Karl Marx. Tzara a même adhéré au Parti communiste français. En 1936. Puis il s’est barré très vite. Tzara (Tristan) il faut pas le confondre avec Julien Le Pers. Tzara a publié un livre (notamment) qui s’appelle « L’homme approximatif ». Le Pers ne sait ni lire ni écrire. La preuve c’est qu’il demande toujours aux autres de travailler à sa place. Bon Tristan Tzara est mort en 1967. Le Pers n’est pas encore mort. Et le mouvement Dada est toujours vivant. Parce que dada est un révolté. Contre la société et contre l’art ! Enfin contre l’art conventionnel ! C’est pour ça qu’on dit qu’il est à l’origine de l’art moderne. Tous les écrivains qui sont de vrais écrivains sont des révoltés. Contre la production de merde actuelle.

Maintenant vous avez appris Tristan Tzara, l’art Contemporain et les merdeux actuels qui nous font chier avec leurs chansons de merde, leurs livres de merde, leurs émissions télévisées de merde. Refusez de bouffer de la merde !

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Publié par ROLLAND HENALT
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:41
Les Impressionnistes et les cubistes…

On peut distinguer très vite la différence essentielle. Je vous le dis, ça vous permettra de faire l’intéressant auprès des femmes, auprès des hommes, auprès des homosexuels, auprès des onanistes, auprès des zoophiles. Auprès de tout ce que l’humanité compte de spécialités. Ne perdons pas de temps. C’est pas compliqué. Pour ceux qui comprennent vite. Pour les lambins du cervelet, c’est plus délicat. Vous me faites perdre du temps ! En simplifiant, vous regardez une toile impressionniste, pourquoi pas « Impression. Soleil levant » de Claude Monet ? Vous avez vu ? Alors vous constatez que les couleurs constituent l’aspect principal qui frappe celui qui regarde la toile. Et les couleurs se fondent entre elles. Et finalement on ne sait plus où commence le bleu et où finit le vert. Une brume paraît devoir anéantir le paysage tout entier. Et seul, le soleil fait contraste, par la tonalité rouge, avec le flou qui plonge l’ensemble dans une sorte de climat fantomatique…On comprend alors que le paysage peint par Monet a été réalisé en plein air. Les peintres impressionnistes sortent de leur atelier et cherchent à saisir des instants, des heures du jour où les paysages sont indécis. Ils veulent peindre des moments de la journée, saisir ce qui est inexprimable. Mais vous me faites tomber dans les lieux communs. On les devine inquiets, perfectionnistes, jamais contents du résultat. Ils veulent peindre les apparences du monde naturel. On observe l’absence de contours. Contrairement à leurs prédécesseurs, les peintres académiques. Ah les malheureux, pas étonnant que beaucoup d’entre eux soient devenus fous… sans compter que les critiques bourgeois ne les comprennent pas et font exprès de ne pas les comprendre. Vincent Van Gogh, qui a débuté en s’inspirant des impressionnistes a vécu une vie impossible et s’est suicidé.

Tout autre est la démarche des peintres cubistes. Bien sûr la distinction entre les uns et les autres n’est pas aussi nette. L’un des précurseurs fut Cézanne dont la Montagne Sainte Victoire est une référence. Ensuite Braque et Picasso, mais il y en eut beaucoup d’autres. Ils cherchent à saisir, non pas les apparences mais la structure même des objets et des paysages. Ils indiquent des lignes, des sphères, des rectangles, des formes géométriques grâce auxquelles ils pensent découvrir l’intérieur des choses. Et faire apparaître les paysages sous différents angles. On est d’abord dérouté et les imbéciles pensent que ça ne ressemble à rien. Les imbéciles ont tort, comme d’habitude. Et d’ailleurs les impressionnistes et les cubistes sont également dénigrés par les critiques traditionnels. Par les défenseurs de l’ordre bourgeois. On reconnaît les tenants de l’ordre bourgeois à la stupidité dont ils sont comme prisonniers.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:33

On connaît surtout Manuel Valls pour ses diatribes contre le port du voile, son obsession anti-Dieudonné et son mépris des libertés publiques. On le connaît moins pour son intransigeance vis-à-vis des débordements liés aux mouvements sociaux. En bon admirateur de Georges Clémenceau, briseur de grèves patenté et ennemi juré des syndicalistes, il n’hésite pas à fustiger violemment les salariés en lutte pour défendre leur emplois et leur salaires. Loin de comprendre la colère des employés d’Air France menacés de licenciement, Manuel Valls s’est contenté de traiter de « voyous » ceux qui avaient molesté les cadres de l’entreprise, prenant fait et cause pour la direction. Briseur de grèves et récidiviste : il y a tout juste un an, il avait déjà fait échouer un précédent mouvement social d’Air France en refusant la mise en place d’un médiateur déclarant que cette grève « insupportable » devait s’arrêter et s’en prenant à l' »attitude égoïste » des pilotes grévistes. Et si ces prises de positions musclées traduisaient la vraie nature du PS et de sa politique que l’on pourrait résumer en quelques mots : dur avec les faibles, faible avec les forts ?

On ne présente plus Manuel Valls. Rocardien de la première heure, ami intime d’Alain Bauer, grand admirateur d’Israël, pourfendeur de la dissidence politique, il est de tous les mauvais coups contre le monde du travail. Hostile aux 35 heures, favorable à un allongement de la durée de cotisation pour les retraites, au renforcement du contrôle sur les chômeurs, à la mise en place d’une TVA « sociale » et à l’armement des polices municipales. En 2004, il est l’un des rares élus de gauche à exiger l’extradition de l’activiste italien Cesare Battisti et il fut le seul socialiste à s’être abstenu le 15 novembre 2005 lors du vote à l’Assemblée Nationale de la loi prorogeant l’État d’urgence (tous ses collègues de gauche avaient voté contre). En 2010, il se distingue à nouveau dans son propre camp en votant pour l’interdiction du voile intégral et en se prononçant pour l’envoi de renforts français en Afghanistan.

Economiquement libéral et politiquement autoritaire, Manuel Valls se range naturellement du côté de la direction lorsqu’un conflit social éclate. Ce fut notamment le cas quand il a estimé que le mouvement de grève lancé par les cheminots en juin de l’année dernière « devait s’arrêter ». La saine colère des salariés d’Air France, menacés d’un plan de suppression de 3000 postes (sans parler des 5000 à venir après 2017), lui donne l’occasion de tomber le masque et d’aller encore plus loin dans son soutien aux actionnaires. Il y a deux jours, le Premier ministre s’en est pris aux «voyous» coupables d’avoir attaqué deux DRH de la compagnie aérienne réclamant des «sanctions lourdes» à leur encontre. La loi prévoit en effet une peine de réclusion criminelle à perpétuité et une amende d’un million d’euros pour « séquestration en bande organisée » (article 224-1 du code pénal). Se disant «scandalisé», Manuel Valls a affirmé que cette violence était « inqualifiable et inadmissible » et qu’elle n’avait « pas sa place dans notre société », sans un mot pour la violence autrement plus redoutable que subiront les salariés licenciés. Ces déclarations ont été saluées comme il se doit dans les milieux patronaux et reprises par Nicolas Sarkozy qui a parlé de « chienlit » pour qualifier les incidents à Air France.

Sarkozy au secours de Valls et du gouvernement socialiste, voilà qui en dit long sur l’évolution du PS et de sa politique. Une politique qui ne se distingue plus de celle de la droite dure que par un moralisme républicain et un « modernisme » des valeurs. L’obsession de la lutte contre l’antisémitisme, le combat politique contre le Front National, la promotion de l’antiracisme institutionnel et du mariage homosexuel sont les seuls marqueurs de gauche d’un gouvernement totalement acquis aux intérêts de l’oligarchie. Droite du travail, gauche des valeurs : Manuel Valls, loin d’être le franc-tireur que les journalistes font de lui, est en réalité un conformiste dans son propre camp.

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Publié par ELIZABETH
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:28

La longue interview d’Attali au Soir contient trois thèmes-clés que nous allons analyser un par un : 1° Il est pour la liberté de circulation des migrants et réfugiés. 2°Il craint une Troisième Guerre mondiale très « probable » mais inquiète aussi en disant : « Il y a des moments où la guerre est nécessaire. » 3° Il appelle les citoyens à réagir pour plus de « fraternité ». Sur certains points, nous pouvons le rejoindre, sur d’autres nous pensons que son diagnostic est faussé et donc aussi ses solutions.

A contre-courant du refrain général en Europe occidentale « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. », Attali souligne l’hypocrisie de ce refrain : « A partir du moment où on admet que les libertés sont fondamentales, la première liberté, c’est celle de circulation. » Rappel salutaire.

Mais il poursuit : « Et donc les gens vont venir et c’est très bien. Il faut se doter des politiques d’intégration et ces gens-là vont faire de l’Europe la première puissance du monde. » Là, on suit moins : le but de cette « générosité », c’est que l’Europe devienne plus forte que ses rivaux ?

Deux remarques. D’abord, il n’est pas « très bien » que tant de gens soient obligés de quitter leur pays parce que les multinationales y pillent les ressources, s’appuient sur des dictateurs corrompus, bloquent le développement, provoquent des guerres (y compris via intermédiaires) et multiplient ainsi les souffrances. Pas d’accord, Attali ! La migration libre, oui. La migration forcée, non.

Ensuite, quel intérêt y voit Attali ? Eh bien, c’est la fuite des cerveaux. Europe et USA veulent « importer » des travailleurs qualifiés dont la formation ne leur aura rien coûté. Ils grossiront le marché de l’emploi et travailleront à bas prix, faisant ainsi pression sur les salaires de tous. Sarkozy appelait ça « l’immigration choisie ». Par les pays riches bien sûr. Cette politique fut lancée en Europe de l’Est par le commissaire européen Bolkestein : mettre les travailleurs en concurrence maximale entre eux afin d’augmenter les profits.

D’ailleurs, Attali se contredit dans son interview. D’un côté, il démasque bien : « Pour Merkel [accepter les migrants], c’est de l’égoïsme total car cela va dans l’intérêt de l’Allemagne qui était en situation de suicide : les migrants comblent un vide. » (Exact : population vieillie, Sécu en déficit). De l’autre, il se réjouit : « J’ai vu avec plaisir la réaction du patronat belge qui dit qu’il faut accueillir les réfugiés. » Mais ces patrons le disent, à condition de baisser les protections salariales et sociales des réfugiés : donc pour se procurer une main d’œuvre plus faible. En fait, Merkel, les patrons belges ou Attali, c’est kif kif. Tous veulent profiter des migrants pour diviser le monde du travail et augmenter les bénéfices. Aucun ne dénonce le néocolonialisme qui appauvrit le tiers monde.

La « solution Attali » aggrave le problème du Sud et augmentera la concurrence entre grandes puissances capitalistes. En prenant des travailleurs qui seraient utiles pour développer leur pays, la « solution Attali » aggrave le problème du Sud et augmentera la concurrence entre grandes puissances capitalistes. Est-ce ainsi qu’on va contrer la menace d’une guerre mondiale ?

Source : Investig’Action

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Publié par ELIZABETH
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:24

Fin septembre nous avons mis fin à des doutes sur la présence d’un dispositif de surveillance visant la bibliothèque anarchiste La Discordia dans le Nord-Est de Paris. Un dispositif qui se trouvait dans l’école Montessori « Plaisir d’enfance » située juste en face de la bibliothèque au premier étage dans un cagibi, donnant sur la fenêtre (le dispositif avait la forme d’un « dossier en carton »).

Le mardi 6 octobre, nous avons décidé de rentrer dans l’école pour prendre contact avec la direction. Nous finissons avec insistance par obtenir un rendez-vous avec la directrice administrative et financière de l’école. Celle ci, dans un premier temps nie, mais acculée, elle finit par reconnaître (à demi-mot) l’existence du dispositif dans son école (et donc l’autorisation/collaboration de la direction). Après de longues « négociations » avec elle et son supérieur, et de lourds efforts de leur part de temporisation (pour pouvoir « appeler son contact »), nous finissons, après la sortie des classes, par obtenir l’accès au cagibi. Prenant nos responsabilités, nous décidons rapidement de nous emparer du dispositif par la force. Nous nous rendons alors compte que tout le monde est au courant de sa présence dans l’école. Nous réussissons à sortir rapidement malgré quelques « résistances ». Le kéké de l’école est sorti pour regarder où nous allions afin de faciliter encore plus (et une fois encore), le travail des flics. Nous apprenons par ailleurs que le dispositif était en place depuis au moins la deuxième semaine de juillet 2015.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:18

Les manifestations générées par la crise des ordures se sont étendues et comprennent désormais des revendications relatives à l’élimination de la corruption politique en général

Le mouvement de protestation au Liban qui a commencé comme une manifestation contre la crise des déchets du pays a attiré l’attention pour une autre raison : chose rare, les manifestants dans les rues scandent leurs revendications indépendamment des groupes communautaires/sociaux et des partis politiques.

Le 17 juillet, le contrat du gouvernement avec la société de nettoyage Sukleen a expiré, entraînant la suspension des services de collecte des ordures. Les déchets se sont entassés dans les rues, le soleil brûlant de l’été accentuant l’odeur nauséabonde et des monceaux répugnants obstruant les routes et les carrefours.

Alors que cette crise constitue un des signes les plus évidents de l’effondrement des services de l’État, le mouvement de contestation, en raison d’une participation étendue et variée, a élargi l’éventail de ses revendications à la corruption politique au sens large, aux inégalités auxquelles sont confrontés les nombreux réfugiés et à la situation socio-économique qui accable ce petit pays.

Escalade des manifestations

Le mouvement de protestation n’a que quelques semaines, et la formation de différents groupes a alimenté cet élan, au lieu de le faire capoter.

Le plus connu de ces groupes, le mouvement « You Stink », a été créé par des militants de la société civile en réponse à la crise des déchets début août. Bien que ses membres aient davantage d’influence sur les réseaux sociaux que dans les rues, il n’en restait pas moins le premier groupe à réussir à rassembler un grand nombre de personnes pour manifester. Leur revendication initiale était la démission du ministre de l’Environnement, Mohammed Machnouk, et le traitement de la crise des déchets comme un problème environnemental distinct des autres questions politiques. Ce mouvement insiste sur l’action directe non-violente et sur sa non-participation à l’action politique, de peur de sa récupération par des partis politiques.

Pourtant, les manifestations se sont engagées dans une autre voie lors du weekend des 22 et 23 août, lorsque des milliers de manifestants ont occupé les principales places de Beyrouth. L’élément déclencheur serait le comportement des forces de sécurité libanaises, qui avaient répliqué avec force lors d’une manifestation tenue quelques jours plus tôt. Des vidéos montrant la brutalité de la police sont devenues virales. Selon Moe Ali Nayel, un journaliste basé à Beyrouth, de nouveaux groupes de manifestants ont été mobilisés et ont revu les revendications à la hausse pour y inclure des questions politiques, telles que la « démission de ministres spécifiques, de l’ensemble du cabinet et même le renversement de l’ensemble de la classe politique. »

« Le cadre initial du mouvement You Stink a été remplacé par des appels à la démission du gouvernement », a déclaré Nayel, « mais, par défaut, cette campagne est restée la représentation publique dominante des manifestations. »

Des infiltrés ou une classe ouvrière en colère ?

Les tensions entre les organisateurs du mouvement You Stink et d’autres groupes ont commencé le 23 août. La veille, des milliers de manifestants avaient fait face à la violence policière. Même les médias n’ont pas été épargnés. Selon Joey Ayoub, l’un des organisateurs de You Stink, des retransmissions en direct et des vidéos ont capturé les images de ces violences, prouvant que celles-ci étaient presque totalement unilatérales – c’est-à-dire, du fait de la police.

« Cela a commencé avec des passages à tabac qui ont été suivis peu après par les canons à eau et les gaz lacrymogènes », a déclaré Ayyoub à Middle East Eye. « Vous pouvez clairement nous entendre crier ‘‘silmiya, silmiya’’ [pacifisme]. Il aura fallu attendre plusieurs heures avant que le gouvernement ordonne aux forces de sécurité de cesser le feu. »

Le lendemain, la manifestation sur la place Riad al-Solh a tourné au vinaigre quand de violents affrontements – impliquant notamment des tirs à balles réelles en l’air et des jets de cocktails Molotov – ont eu lieu entre la police et les manifestants. Le mouvement You Stink n’a pas tardé à qualifier les manifestants qui s’étaient engagés dans ces affrontements comme des « infiltrés » et des « émeutiers » et a cherché à se distancer.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:14

Une manifestation contre l'austérité a dégénéré, ce matin à Bruxelles. Plusieurs interpellations sont à signaler et la police a utilisé des canons à eau. La manifestation reste toutefois un succès, avec près de 100 000 personnes dans les rues.

Alors que près de 100 000 personnes défilaient dans les rues de Bruxelles contre les mesures d'austérité du gouvernement libéral du Premier ministre Charles Michel, des échauffourées ont éclaté entre la police et une centaine de manifestants.

Selon le quotidien Le Soir, la réaction des policiers aurait été rapide et plusieurs photos sur les réseaux sociaux montrent qu'ils ont utilisé des canons à eau. Selon un photographe de l'AFP, un policier aurait été blessé lors des heurts. La police aurait rapidement chargé les manifestants et procédé à plusieurs interpellations.

Ces violences surviennent dans le cadre d'une importante manifestation organisée le 7 octobre à Bruxelles et qui entend dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement de droite. Le front syndical commun évoque 100 000 manifestants, quand la police parle de 80 000 personnes. Dans tous les cas, il s'agit d'un des plus importants défilés de ces dernières années en Belgique. Vendredi, un nouveau mouvement social est prévu dans le pays, avec une grève nationale des chemins de fer.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:08

L’ US Air Force a bombardé un hôpital en Afghanistan. Massacrant des dizaines (des centaines?) de patients et de médecins.

Nos médias parlent de « tragique bavure ». Alors que bombarder un hôpital est un crime de guerre et que l’ONU parle d’un raid aérien « inexcusable et possiblement criminel ».

Quelle délicatesse de la part de nos médias à l’égard de leurs maîtres : le pouvoir et les grands capitalistes… Mais il est vrai que nous sommes habitués à la novlangue médiatique. Hier France 2

parlait de Poutine en le présentant comme « le maître du Kremlin » alors que Obama avait droit, lui, à un mignon « le chef de la Maison Blanche »…Vous saisissez la nuance…

Au fait imaginez que ce soit la Russie qui ait bombardé l’hôpital afghan….

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:39

Les gros mots, ça n’existe pas. Les gros mots c’est le langage à l’état brut. Il n’existe aucun vrai lexique des gros mots. Tout dépend uniquement du lieu où on les emploie. Je prends un exemple très simple. Dans le langage médical il n’existe que la vulve pour désigner le sexe de la femme. Pour le peuple, à l’origine, c’est le con, la cramouille, la chatte, le minou, qui a donné la minette. Curieux de constater que la minette n’est pas classée dans les gros mots, alors que le minou, quand il désigne la même chose est répréhensible. (Voir Les galettes de Pont Aven, le film de Joël Séria, dont le langage est qualifié de « osé ». A un moment Marielle demande à Jeanne Goupil : « fais-moi voir ton minou »). Ici il faut bien aborder une question essentielle, celle de la différence entre le signifiant et le signifié. On doit cette distinction à Ferdinand de Saussure. Pour schématiser disons que le signifié c’est la chose elle-même et que le signifiant c’est la manière dont on en parle. Oui, je sais, la distinction est superficielle. Mais vous avez très bien compris, ne faites pas les innocents.

A partir de cette constatation, tous les développements sont permis : le bénitier, par exemple, l’autel sacré, pour les amateurs de religion, ou l’abricot fendu pour les amateurs de fruits et légumes (comme le répètent les fayots de la télé : « mangez cinq fruits et légumes par jour ». Ils ne disent pas : « mangez un abricot fendu ». Ca leur arracherait leur gueule, à ces cons !… Céline s’amuse beaucoup avec la craquette, la craquouse, et il s’amuse aussi avec le verbe « enculer » (il faudrait dire : « Sodomiser » traduction officielle de la Bible). Mais Céline ose le verbe « encuguler ». Manifestement, Ferdinand est joueur, ça s’appelle aussi « artiste ». Il admire Rabelais qui a inventé l’expression « faire la bête à deux dos ». Les vrais artistes n’utilisent pas les « lieux communs », pas les « idées reçues ». Sinon Gustave (Flaubert) va se mettre en colère.

Passons à table, maintenant. Et voyons le sexe masculin. Il est désigné par « les parties » mais les artistes sont intervenus très vite, pour embellir les choses, et on a eu « les bijoux de famille », le « service trois pièces ». Sans compter une infinité de synonymes qui ne sont pas des synonymes pour de vrai.

En résumé il faut distinguer (simplification abusive, j’en suis conscient) entre le mot et la chose. Tout dépend, disent les gens bien élevés, de « la situation de communication » où l’on est placé. On n’aborde pas un ministre, par une expression du genre : « comment vas-tu vieille crapule ? » Je trouve que c’est dommage mais c’est une opinion personnelle. Les gens du peuple comprennent par instinct. Dommage que l’on continue de les enculer à longueurs d’émissions de télévision. Il est vrai que les enculés sont souvent volontaires pour l’enculage. Tenez, je vous ai parlé en langage populaire. Ca vous a fait mal ? Non, c’est le lecteur qui pense que ça fait mal, c’est le lecteur vicieux, alors que là j’ai employé les termes vrais. Parler vrai c’est un retour à la simplicité, à la candeur. A l’innocence des premiers âges.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:34
Ca s’est fait comme ça… (Gérard Depardieu)

Gérard Depardieu est un classique de la littérature populaire. Oui, de la littérature. Il n’a écrit que deux « ouvrages » : « Les lettres volées » et un récit autobiographique : « Ca s’est fait comme ça ». En voici un extrait avec les commentaires de mon crû.

« A dix ans je suis dehors. Je regarde un peu entre les cuisses de la voisine, la Memmette, et je me branle la main dans la poche. J’entre dans les cinémas sans payer. Je traîne dans les magasins devant les étalages, une main dans la poche en train de me branler, c’est bon, ça chatouille, et avec l’autre je ramasse ce qui me fait plaisir. Il faut bien manger. J’apprends à repérer les mecs pas clairs, ce regard de curieux, de vicieux. J’apprends à sourire. Si tu ne souris pas, c’est que tu as peur, que tu es perdu –tu deviens une proie. »

Par où commencer ? C’est toujours le même problème, quand on est devant un texte qui sort de l’ordinaire. Un texte qui n’offre pas de prise au langage des gens dits « honnêtes ». Et pourtant il suffit de procéder selon les habitudes apprises.

1 / de quoi ça parle ?

2/ ton du texte ?

3/ explication détaillée ligne par ligne.

4/ conclusion à la fin.

De quoi ça parle ?

D’un errant, qui n’a pas de famille. D’une sorte de marginal.

Le ton du texte : familier, populaire.

Explication détaillée.

1ère phrase et la suite…

Importance de « dehors ». Ce jeune n’a pas reçu d’éducation et ça se voit. A « dix ans je suis dehors ». Toutefois il n’a pas l’air d’en souffrir. On peut comparer avec Rimbaud « Ma bohême ». Plus loin « je traîne » et « je ramasse ». Avant on a eu « sans payer ». En plus il repère des individus (des mecs) qui sont qualifiés de « pas clairs ».

Mais surtout ce jeune homme « se branle ». Il emploie des « gros mots ». Ici un peu de linguistique, c’est nécessaire. On va distinguer entre le signifiant et le signifié. Voir l’article ci-dessus. Il n’y a pas de « gros mots ». C’est le lecteur instruit qui voit des « gros mots ». Ici, Depardieu s’exprime sans préjugés. Il parle selon les mots qu’il a entendus, et qui lui plaisent parce que, pour lui, c’est la seule vérité. Donc, il regarde entre les « cuisses » de sa voisine et il dit qu’il « se branle ». Et il répète ce verbe. Dans le fond, c’est de la naïveté, de la pureté. De la même façon, il trouve naturel « d’entrer au cinéma » sans payer. Depardieu dit qu’il « ramasse » et c’est légitime pour lui. C’est une nécessité, pour les pauvres (« il faut bien manger »). Depardieu apprend à se battre, c’est la lutte pour la vie. Depardieu ne veut pas devenir « une proie ». On notera aussi le tutoiement. Parce que, pour Depardieu les hommes sont tous frères. Par nature. Depardieu est un « bon sauvage », façon Jean Jacques Rousseau. Il a compris ce qu’est « le mythe du bon sauvage » mais pas à l’école, dans la vie de tous les jours.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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