Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 10:23

L’unité d’un pays fracturé ne se refera pas sans la langue. Le puissant mouvement de destruction, autant dire la guerre, qui travaille l’Europe entière, dans tous les domaines, trouve une complicité dans notre démission : « Les temps ont changé. La société n’est plus la même. Contre les lobbies, on ne peut rien. La langue “évolue”. Il faut s’adapter. » Et patin couffin, comme on dit en Provence. Affamé et en manque, on se rue sur les mots anglais. On lâche du lest sur l’orthographe et les conjugaisons jugées trop compliquées. Sur les mots et la syntaxe. Sur les grands auteurs. Sur la littérature. On féminise, on neutralise.

 

La langue devient un enjeu idéologique. Or, toute idéologie se nourrit d’inculture. À bout de souffle, pour ne pas dire hystérique, avec des citoyens connectés, qui n’ont plus la maîtrise de leur langue pour penser, notre société ne peut survivre. Comment un élève qui ne comprend pas un texte peut-il comprendre le monde qui l’entoure ? Être performant en quelque domaine que ce soit ? Une démocratie n’a pas besoin de grec ni de latin ? Sauf que notre langue en vient et que nous avons été façonnés par notre langue.

Ce n’est pas la loi du marché mondial et libéral ni celle des lobbies féministes qui vont changer les équinoxes. Ce n’est pas en sexualisant ou désexualisant une langue qu’on donne du travail ! Ce sont des idées d’un autre âge. Mais en ayant intelligence, compétences et culture. Cessons d’être grotesque. Une société sans gratuité s’enfonce dans la barbarie. Sans pour autant donner de travail : le comble ! On pense à ces vers de Patrice de la Tour du Pin : « Tous les pays qui n’ont plus de légende / Seront condamnés à mourir de froid. »

 

J’ai un grand souvenir de théâtre. C’était dans l’ancienne gare d’Orsay. On jouait Rhinocéros, une pièce qu’on ne joue plus guère alors que la rhinocérite sévit partout. C’est à la fin. Tout le monde est devenu rhinocéros. Bérenger se retrouve seul sur la scène. Sur les murs blancs, des têtes de rhinocéros cernent l’espace. Et je vois Jean-Louis Barrault, je l’entends, dans ce long monologue qui n’ouvre sur rien d’autre que nous qui le regardons, plongés dans le noir, dire passionnément, sobrement, les bras le long du corps, la tête haute : « Je ne capitule pas. » Face à la barbarie dont les visages varient selon les siècles et qui surprend toujours avant qu’en soit démasquée la banalité, il faut que chacun se dise, en tout, et pour tout : « Je ne capitule pas ! »

 

Source

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 10:16

En 1957, Andy Warhol a déjà été honoré deux fois pour ses travaux publicitaires. La vision warholienne en la matière tient en peu de mots : « Tout est beau… »

Les emballages des corn flakes Kellogg’s, comme les boîtes de soupe à la tomate de chez Campbell’s. Mais aussi les bandes dessinées de Superman, de Popeye ou de Dick Tracy. Sans oublier les billets d’un dollar et les bouteilles de Coca-Cola. Ces icônes de la culture populaire, il a l’idée de génie de les détourner à son profit : le pop art vient de naître ; et sa fortune, dans la foulée. Car Andy Warhol est à la fois un petit filou et un gros malin. Détourner un dessin existant, voilà qui évite de sortir pinceaux, tubes de gouache et boîte de crayons. En commercialiser des centaines d’exemplaires en sérigraphie, ça rapportera toujours plus que d’en vendre un seul. Et faire exécuter ces sérigraphies par des disciples quasi bénévoles, dans un atelier tout exprès créé en ce but – The Factory -, c’est encore moins fatigant. Dans un grand élan de franchise, il ajoute : « Tous les tableaux devraient être de la même taille et de la même couleur de sorte qu’ils seraient interchangeables et que personne n’aurait le sentiment d’en avoir un bon ou un mauvais. »

Derrière le trait d’esprit, on sent évidemment poindre un goût affirmé pour les économies d’échelle.

Il tâte également du cinéma avec Sleep, qui affiche exactement 321 minutes au compteur. 321 minutes durant lesquelles on voit dormir un certain John Giorno. C’est tourné en noir et blanc. Plus économe, on ne fait pas. Pas de dialogues et encore moins de poursuites de voitures : juste John Giorno qui dort, tel un bienheureux. Et comme Andy Warhol a préféré tourner le tout sans le son, on n’entend même pas John Giorno ronfler. Les spectateurs non plus, probablement endormis depuis longtemps. Quand on lui demande la raison d’un tel film, il répond, laconique : « Je connais bien cette personne. Ça a toujours été un gros dormeur… »

Si Andy Warhol n’était pas forcément de droite, il était encore moins de gauche, comme souvent les immigrés en provenance d’une Europe de l’Est sous occupation soviétique. Il fréquente même le très distingué Aspen Institute, club américain où se rencontrait régulièrement le gratin du monde économique, intellectuel, militaire et artistique de l’Amérique en guerre. À cette vie et cette carrière éminemment bien remplies, il ne manquait plus qu’Andy Warhol ait été supplétif de la CIA, une sorte de SAS portant toupet ; ce qui, nonobstant, fut fait. Résultat : le pop art est demeuré américain, au lieu de basculer dans le camp communiste, tandis que le président Mao se trouvait ravalé au rang d’icône glamour, dépolitisé, aussi dépolitisé qu’une boîte de Campbell’s Soup. Pas mal joué…

 

Source

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 10:09
Aujourd'hui accusée à son tour d'agression sexuelle, l'actrice Asia Argento -qui déclencha l'affaire Weinstein- et son compagnon Anthony Bourdain, un juif-américain propalestinien retrouvé "pendu", avaient fustigé le Mossad pour sa protection du producteur de cinéma.

 

Ne comptez pas sur les médias français traditionnels pour tenter de résoudre le mystère suivant : qui fut l'expéditeur anonyme d'un courriel crypté au New York Times faisant état d'un accord confidentiel de non-poursuites judiciaires entre les acteurs Jimmy Bennett et Asia Argento, aujourd'hui accusée d'agression sexuelle 

 

Le 14 novembre 2017, Panamza rapportait une information troublante au sujet de la femme à l'origine de l'affaire Weinstein : 

AFFAIRE WEINSTEIN : LE PÈRE DE L'ACTRICE ASIA ARGENTO RÉVÈLE QU'ELLE A « PEUR DU MOSSAD »

Vivement commentée en Italie depuis 48 heures, l'information est passée sous silence en France.

Dimanche 12 novembre, Dario Argento, célèbre réalisateur-producteur italien (passé par Hollywood) et père de l'actrice Asia Argento, a révélé que sa fille ne sortait plus de sa demeure en raison de sa «peur» -légitime, d'après lui- de représailles commises par le «Mossad».

Rappel : Asia Argento fut la première actrice ayant affirmé avoir subi un viol de la part d'Harvey Weinstein, producteur qui a financé (via l'entremise de l'ex-Premier ministre Ehud Barak) des espions israéliens liés au Mossad pour étouffer des scandales sexuels à son sujet.

Conséquence de la révélation (relayée aussitôt sur Twitter par sa fille) de Dario Argento : des représentants de la communauté juive italienne l'accusent d'avoir ainsi tenu des propos «antisémites».

 

Six mois plus tard, son compagnon Anthony Bourdain, éminent chef-cuisinier, était mystérieusement retrouvé "pendu" en Alsace.

 

Source

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 09:57

Monsieur le président,

Les crimes du 11 septembre 2001 n’ont jamais été jugés dans votre pays. C’est en tant que citoyen français ayant dénoncé le premier les incohérences de la version officielle et ouvert mondialement le débat sur la recherche des vrais coupables que je vous écris.

Lorsque nous sommes jurés d’un tribunal pénal, nous devons déterminer si le suspect qui nous est présenté est coupable ou non et, éventuellement, quelle peine doit lui être infligée. Lorsque nous avons assisté aux événements du 11-Septembre, l’administration Bush Jr. nous a affirmé que le coupable était Al-Qaïda et que la peine serait le renversement de ceux qui l’avaient aidé : les Talibans afghans, puis le régime irakien de Saddam Hussein.

Cependant quantité d’indices attestent l’impossibilité de cette thèse. Si nous étions des jurés, nous déclarerions alors objectivement les Talibans et le régime de Saddam Hussein innocents de ce crime. Bien sûr, nous ne saurions pas pour autant qui est le vrai coupable et cela nous frustrerait. Mais nous ne concevons pas de condamner des innocents d’un tel crime parce que nous n’avons pas su, ou pu, en trouver les coupables.

Nous avons tous compris que de hautes personnalités mentaient lorsque le secrétaire à la Justice et le directeur du FBI, Robert Mueller, ont révélé les noms des 19 pirates de l’air présumés. Car nous avions déjà sous les yeux les listes divulguées par les compagnies d’aviation de la totalité des passagers embarqués ; listes sur lesquelles aucun de ces suspects ne figurait.

À partir de quoi nous avons accumulé de forts soupçons vis-à-vis du « gouvernement de continuité », cette instance chargée de prendre le relais des autorités élues si celles-ci venaient à mourir lors d’une confrontation nucléaire. Nous avons émis l’hypothèse que ces attentats masquaient un coup d’État, conforme à la méthode qu’Edward Luttwak avait imaginée : maintenir l’apparence de l’Executif, mais lui imposer une autre politique.

Dans les jours qui ont suivi le 11-Septembre, l’administration Bush a pris plusieurs décisions. 

la création de l’Office of Homeland Security et le vote d’un volumineux Code anti-terroriste rédigé longtemps à l’avance, l’USA Patriot Act.

la création de l’Office of Force Transformation,  qui présenta immédiatement un plan, conçu de longue date, prévoyant de contrôler l’accès aux ressources naturelles des pays du Sud. 

En 2001, seuls deux citoyens US ont dénoncé les incohérences de la version bushienne, deux promoteurs immobiliers : le démocrate Jimmy Walter qui a été contraint de s’exiler, et vous-même qui êtes bientôt entré en politique et avez été élu président.

Le 11-Septembre n’est pas une histoire ancienne. C’est le triomphe d’intérêts transnationaux qui écrasent aujourd’hui non seulement votre peuple, mais l’ensemble de l’humanité qui aspire à la liberté.

 

Lire l’intégralité

 
Partager cet article
Repost0
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 09:43

«Le dirigeant de la République populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, est mort dans un attentat», a fait savoir l'agence de presse DAN, ajoutant que les «circonstances étaient en train d'être élucidées».

Plusieurs médias avaient rapporté une violente explosion survenue dans la matinée du 31 août dans un établissement situé sur le boulevard Pouchkine, à quelque 100 mètres de la demeure d'Alexandre Zakharchenko, dont l'état de santé était encore incertain. Finalement, l'agence DAN a confirmé sa mort quelques heures plus tard.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a réagi au meurtre d'Alexandre Zakharchenko : «Tout porte à croire que le régime de Kiev se trouve derrière l'assassinat [de Zakhartchenko], il a d'ailleurs déjà utilisé ces méthodes pour éliminer des dissidents.» Moscou craint en outre que ce meurtre n'ait des répercussions négatives sur le processus de paix déjà fragile et regrette que Kiev ait pris la voie d'un «combat sanglant».

«Au lieu de se plier aux accords de Minsk et de chercher une solution pour résoudre le conflit intérieur en Ukraine, les fauteurs de guerre de Kiev ont opté pour un scénario terroriste», a-t-elle ajouté. La Russie enquêtera en outre sur le meurtre considéré comme un acte de «terrorisme international».

De leur côté, les services de sécurité ukrainiens ont nié toute implication. Ils ont réagi en estimant que le meurtre d'Alexandre Zakharchenko n'était que la conséquence d'un conflit interne entre «les terroristes et leurs soutiens russes».

 

Alexandre Zakharchenko avait déclaré, lors d'une conférence de presse le 18 juillet 2017, vouloir parvenir à la création d'un Etat indépendant en trois ans. Estimant que l'Ukraine avait démontré être «un Etat failli», il avait appelé la communauté internationale à soutenir son initiative afin de mettre un terme au conflit qui ensanglante l'est de l'Ukraine depuis 2014.

Après le coup d'Etat de Maïdan, à Kiev, durant l'hiver 2014, l'est de l'Ukraine a décidé de faire sécession. Le nouveau gouvernement ukrainien avait alors décidé de dépêcher ses forces armées, refusant le dialogue avec des rebelles qualifiés de «terroristes». 

Les accords de paix, dits de Minsk II, ont été signés en février 2015 après les discussions entre les représentants de Kiev et des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, sous l'égide de la Russie, de l’Allemagne, de la France, avec le concours de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Ce traité prévoit un cessez-le-feu dans la zone du conflit, le retrait des armes lourdes par les troupes ukrainiennes et rebelles, l’élargissement de l’autonomie des régions de Donetsk et de Lougansk, ainsi qu'une réforme constitutionnelle de l’Ukraine qui permettra de remplir cette dernière condition, de même que l’échange des prisonniers et l’octroi d'une amnistie à tous les participants du conflit.

 

Source

Partager cet article
Repost0
25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 14:17
Les Editions Libertaires souhaitent publier pour septembre 2018 les oeuvres complètes de Gaston Couté. Un livre de 580 pages. Un autre de 350 pages. Un CD des Crieurs (Michel Di Nocera et Nicole Fourcade). Le tout dans un coffret. Je vous assure, c'est magnifique. Que dis-je, somptueux !

Cet ouvrage sous coffret cartonné proposera poèmes, textes politiques, théâtre, inédits variés dont un cahier couleur des dessins de Gaston Couté. S'y ajoute le disque d'un spectacle conçu autour du virulent antimilitarisme du poète-chansonnier, avec son livret.

Les Editions Libertaires ont besoin de 250 souscripteurs avant le 15 septembre. Elles leur proposent l'acquisition de ce coffret pour la somme très avantageuse de 40 euros (plus 5 euros de participation au port), soit : 45 euros.

Ne ratez pas cette occasion de connaître ou de redécouvrir l'oeuvre de cet artiste incomparable !

Envoyez dès maintenant votre souscription et votre chèque à :

EDITIONS LIBERTAIRES - 35 ALLEE DE L'ANGLE - CHAUCRE

17190 SAINT-GEORGES D'OLERON

On peut aussi le commander sur www.editions-libertaires.org (règlement par Paypal)

Partager cet article
Repost0
18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 11:40

 

Est-elle devenue complètement apathique, abrutie, anesthésiée, indolente, inerte, résignée, molle, indifférente, dépressive ? ou alors est-elle abattue, brisée, anéantie ? serait-elle hypnotisée, atone, prostrée, en état de torpeur ? ahurie, hébétée, définitivement enfoncée dans une profonde léthargie ? ou carrément en état de catalepsie, littéralement paralysée, des muscles et du cerveau ? complètement insensible ? avachie en tout cas, vautrée, allongée pour le compte ! K.O., sonnée, finie, morte, étouffée ?

Les français ont-ils encore un cerveau, des poumons, un cœur, et une gueule pour gueuler, et des poings pour frapper ? Les français ont-ils encore un cul, des couilles, des ovaires, des glandes et des organes vivants, ou sont-ils pareils à ces viandes sous blister, conservés comme des souvenirs du temps où ils étaient des hommes, des femmes, et non pas ces créatures infantilisées, béates, béantes, niaises, nigaudes, inconsistantes, gélatineuses ?

En tout cas les français ne bandent plus, ne se défendent plus, ils se laissent enculer, empaffer, endaufer, à sec et sans vaseline.

Et c’est bien fait pour eux. Parce qu’ils avaient le droit de voter, il me semble ! alors qu’ils ne gémissent pas, ils ont ce qu’ils méritent, et celui qui les représente, et qui fait ricaner les étrangers, celui-là est à leur image. Qu’ils se regardent donc comme dans un miroir, à la télévision !

 
ROLLAND HENAULT
Partager cet article
Repost0
Publié par ELIZABETH
18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 11:24

Prenons la question du logement, comme dirait Engels. Les nouvelles se suivent et se ressemblent. Toutes les grandes villes coûtent entre dix et trente mille du mètre, et l’espace disponible par pipe ne cesse de diminuer. Yahoo.es vante les raisonnables trente mètres carrés zen de New York qui coûtent 800 000 dollars, en ajoutant sans rire que ça suffit comme ça d’exiger plus – de mètres carrés, pas de dollars.

Sur Paris (plus de onze mille du mètre en moyenne, un trente mètres carrés dans le quartier latin vaut 600 000€), on pouvait lire ceci :

« Les Parisiens doivent se contenter de peu. Un habitant de la capitale dispose en moyenne d’une surface de 31 mètres carrés pour vivre, selon une étude de l’Insee, publiée mardi. »

Je connais comme cela la nièce d’un ami qui vient de s’acheter un dix-neuf mètres carrés dans la capitale pour 200 000 euros. Elle passera sa vie à rembourser un pigeonnier. Victime comme toute cette jeunesse de cette bougeotte si utile au système, elle décide d’aller au Canada où l’immobilier a explosé depuis des années. Ce pays compte trois habitants au km2 mais on s’y loge au prix de Monaco.

À Amsterdam, devenue hors de prix elle aussi, on ne peut plus sortir la nuit à cause des émeutes et des destructions. On sait ce qu’il en coûte de vivre en Allemagne où l’immobilier raisonnable jadis a doublé sous Merkel – comme en Autriche ou en Hongrie du reste (+16% par an à Budapest). Cette cherté s’accompagne partout comme à San Francisco d’un effondrement des services. On défèque, on se pique, on plante la tente comme on sait dans cette cité où l’appartement vaut deux millions en moyenne…

 

L’économie fait souffrir tout le monde ou presque. Mais les gens subissent sans broncher. À Biarritz, les gens fauchés par leur loyer, leurs impôts et leur bagnole s’entassent sur les plages, se brûlent sans crème et bronzent idiots comme jamais – douze heures par jour. Le reste plonge le nez toute la journée dans le portable et un copain me fait observer que les jeunes, sa fille y compris, ne parlent plus, ne téléphonent plus. Ils tweetent six cents fois par jour. C’est comme ça. La société est devenue la Grande Muette à son tour, toute aussi lâche et dégénérée que l’autre transformée en mercenariat à la solde du mondialisme.

Le nazisme avait créé un peuple de zombies en augmentant toujours les taxes, et en légiférant sur tout le détail (le bétail) de la vie quotidienne : fumer tue, le tri sélectif, le recyclage, la limitation de vitesse à 80 ; le harcèlement sexuel et le reste. Et comme le dit toujours Tocqueville :

« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

 
Partager cet article
Repost0
18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 11:01

« Gentrification (de gentry : petite noblesse) : tendance à l’embourgeoisement d’un quartier populaire ». Étudié pour la première fois à Londres dans les années 1960, le phénomène de gentrification se constate à présent dans toutes les grandes villes : des groupes sociaux aisés investissent petit à petit un quartier, ouvrant des commerces, s’installant dans les habitations, faisant au final flamber les prix de l’immobilier, forçant les plus modestes à déménager. Ainsi, à Paris, le quartier du Marais, populaire au début du XXe siècle, est aujourd’hui l’un des quartiers aux loyers les plus élevés.

 

En ce début de XXIe siècle, le « gentrificateur » type n’est plus le bobo (bourgeois-bohème), mais le hipster, terme anglo-américain né dans les années 1940 pour désigner les jeunes blancs amateurs de jazz qui fréquentaient les musiciens afro-américains. Aujourd’hui, le hipster est généralement un jeune de classe moyenne-supérieure, sans enfant, travaillant souvent dans la communication ou la publicité, accro aux produits high-tech dernier cri, aux sorties, revendiquant une culture personnelle, et surtout, ne se qualifiant jamais lui-même de hipster. Il arbore bonnet et barbe, vêtements faussement négligés, a son propre langage truffé d’anglicisme, se déplace à vélo, ouvre des boutiques de cupcakes sans gluten, cherche à vivre des expériences culturelles (au restaurant, à un concert…), et fréquente d’autres hipsters dans des lieux de hipsters.

 

Paris et sa banlieue ne sont pas les seuls à souffrir de ce phénomène : rares sont les villes échappant à cette gentrification, quel que soit le pays. "Le modèle brooklynien s’est diffusé grâce à l’hyper-rapidité des médias modernes, mais aussi grâce à la démocratisation du voyage", pointe Sharon Zukin (professeur de sociologie au Brooklyn College). 

Paradoxe, la « communauté » hipster, créée de toutes pièces par le monde moderne (comme toutes les autres communautés artificielles), est condamnée à mourir par lui : les médias branchés annoncent d’ores et déjà la mort du hipster, remplacé par le yuccie (néologisme inspiré par Young Urban Creative, soit jeune créatif urbain). Des jeunes urbains issus de milieux aisés, persuadés qu’ils méritent d’aller au bout de leur rêve et qu’ils doivent en tirer profit. En gros : être un artiste et avoir une carte Gold. Qu’on les appelle hipster, yuccie, ou autre nom qui apparaîtra plus tard sous la plume d’un journaliste branché, ses nouvelles communautés qui remplacent les anciennes ne sont que des ersatz : les communautés authentiques, trop peu malléables, sont détruites par le Capital, qui en crée d’autres par l’argent, artificielles, et facilement manipulables.

 

Lire l'intégralité

Partager cet article
Repost0
18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:51

Il paraît que la Nouvelle-Zélande est devenue – après la Chine, les Émirats, l’Australie et Singapour – « the place to be ». Les reportages se multiplient sur ces Français qui fuient notre pays enkysté pour aller trouver, ailleurs, le goût d’entreprendre et la possibilité de réussir. Auckland serait, dit-on, leur nouvel eldorado.

Mais pour ceux-là qui fuient notre vieux monde avec des rêves d’entreprise plein la tête, il en est d’autres – et plus nombreux à ce qu’il semble – qui choisissent la terre des Maori pour s’y faire un paradis loin du bruit et de leurs louches affaires. L’île du Nord et sa voisine l’île du Sud sont ainsi grignotées par de riches étrangers – Chinois, Singapouriens et autres nababs de la Silicon Valley – qui y installent leur villégiature loin de la fureur du monde. L’argent n’étant pas, pour eux, un problème, ils achètent à des prix que les locaux ne peuvent se permettre. Résultat : les prix de l’immobilier s’envolent et les biens échappent aux autochtones.

Ce qui touche la Nouvelle-Zélande n’est qu’une maladie de jeunesse. Voilà belle lurette que nous, vieille France, avons « vendu à crédit la corde pour nous pendre », comme disait le camarade Lénine. À qui appartient le Paris du « Triangle d’or » ? À qui, bientôt, les vignes du Bordelais ou des coteaux du Cher ? À qui, les villas de la Côte d’Azur et les cœurs historiques chèrement rénovés de nos métropoles régionales ?

Les Néo-Zélandais pourraient, comme tous nos gouvernants, s’en frotter les mains. Mais non. Ça ne leur va pas. Ce n’est pas le rêve qu’ils ont fait pour leur population, alors le gouvernement néo-zélandais a pris, ce mercredi 15 août, une mesure radicale : il sera désormais interdit aux étrangers d’acheter des biens immobiliers.

Il paraît que cette loi ne plaît pas, mais alors pas du tout, au FMI. Entre nous, je pense que c’est un signe qui plaide, justement, en faveur du gouvernement néo-zélandais.

 

Source

Partager cet article
Repost0