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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:42

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:31

Les trois ouvrages de l'auteur de Voyage au bout de la nuit vont être publiés par Gallimard en 2018, une première depuis la Libération.

Il s'y était toujours opposé. Sa veuve, encore vivante, avait jusqu'ici respecté sa volonté. Mais, à 105 ans, Lucette Destouches vient d'autoriser la réédition des trois terribles pamphlets antisémites de son époux, Louis-Ferdinand Céline. 

L'information - révélée ce week-end par le site de L'Incorrect, magazine qui prône l'union des droites classique et extrême - a été confirmée à L'Express. Selon ces informations, ce gros volume, qui réunira Bagatelles pour un massacre, L'Ecole des cadavres et Les Beaux draps, devrait sortir en mai 2018 chez Gallimard, sous le titre Ecrits polémiques. 

Il pourrait paraître dans Les Cahiers de la N.R.F ou hors-collection, la décision définitive n'a pas encore été prise. Le préfacier devrait être Pierre Assouline, grand spécialiste du sujet. 

 

Comment expliquer ce revirement? On l'a dit, Céline avait refusé après-guerre de laisser rééditer ces pamphlets, initialement parus en 1937, 1938 et 1941. Poursuivi pour trahison à la Libération, en fuite au Danemark, le romancier ne tenait pas à remettre sur la table l'antisémitisme délirant de ces trois ouvrages, où il est question de "youtres" quasiment à chaque page. 

Depuis, on les trouvait sous le manteau, souvent à des prix prohibitifs. Normalement, il aurait fallu attendre 2031, date à laquelle l'oeuvre de Céline tombera dans le domaine public, 70 ans après sa mort, en 1961, pour pouvoir rééditer ces pamphlets. 

 

Sauf qu'ils ont été publiés au Québec, en 2012, sous la forme d'un énorme volume, Ecrits polémiques. Dans la Belle Province, les oeuvres tombent dans le domaine public au bout de cinquante ans seulement. L'ouvrage, parfaitement édité, avec un remarquable appareil de notes signées Régis Tettamanzi, a connu un certain succès et a été réimprimé à deux reprises. Des petits malins en remplissaient leurs valises au Québec avant de les revendre au prix fort en France, ce qui était pourtant officiellement interdit. 

 

Dans ces conditions, ont estimé Lucette Destouches et son fidèle avocat François Gibault, pourquoi ne pas rééditer ces pamphlets en France? Un autre élément plaidait en ce sens: la réédition, il y a deux ans, du pamphlet antisémite de Lucien Rebatet, Les Décombres, dans la collection Bouquins, agrémentée de commentaires d'historiens, n'avait pas suscité de polémique trop virulente

Gallimard envisage de reprendre l'intégralité de l'appareil critique de Régis Tettamanzi, qui signale les sources de Céline (souvent des officines antisémites) et les grandes libertés qu'il prenait avec la réalité historique. 

Gallimard devrait agrémenter le livre de quelques autres textes de l'auteur de Voyage au bout de la nuit, tels que A l'agité du bocal, Hommage à Zola ou le magnifique Mea Culpa, à propos de son voyage en URSS. 

 

Des raisons plus matérielles ont aussi pu jouer. A 105 ans, l'ancienne danseuse Lucette Destouches a besoin d'une assistance médicalisée 24 heures sur 24, ce qui nécessite de rémunérer trois personnes à temps plein. Les droits d'auteurs générés par l'oeuvre de Céline, aujourd'hui surtout vendue en poche, ne suffisent sans doute pas à financer ce personnel. D'autant qu'aucune adaptation au cinéma, source de rentrées conséquentes, n'est annoncée pour l’instant.

 

Source

 

Quelques uns des auteurs français défendant la réédition des Pamphlets de Céline :

 

Ce que je n’accepte pas, ce que je refuse de toutes mes forces, c’est la violence odieuse que, sous le couvert de la loi, on veut faire subir à l’histoire de la culture et au libre arbitre de chacun. Il ne s’agit pas d’ "être d’accord" avec les idées exprimées dans ces écrits de Céline ; il s’agit de tout autre chose : défendre avant tout la liberté de diffusion de son œuvre — dont la valeur et l’intérêt ne souffrent aucun doute — et cela dans son intégrité.

Ugo GUANDA

 

Plus l’audience des textes disponibles en librairie s’accroît, plus il devient anormal que les mêmes lecteurs n’aient accès qu’en bibliothèque ou au prix du commerce spécialisé, aux écrits qu’ils trouvent cités, interprétés et jugés dans des travaux critiques.

Henri GODARD

 

D’une part on a bien tort de donner à tout un secteur du corpus célinien l’attrait de l’interdit, d’autre part si cette pensée est aussi "bête", "aberrante", "incohérente" qu’on le dit, pourquoi ne pas l’étaler et la laisser se détruire toute seule ?

Philippe ALMÉRAS

 

Le critère du "danger" invoqué par les apprentis-censeurs est le plus mauvais critère qui soit. Je constate qu’il est employé dans les pays totalitaires où l’on justifie l’interdiction de certains ouvrages en prétextant qu’ils menacent la société ou troublent la population. On doit pouvoir tout publier.

Jean-François KAHN

 

Aucun bouquin ne doit être interdit. Ceux qui ne connaissent que Voyage au bout de la nuit ou Mort à crédit sont dupés par omission.

Christian LE VRAUX

 

Quand serons-nous suffisamment adultes pour avoir le droit de lire les pamphlets de Céline — dont l’un au moins, Bagatelles, est un chef-d’œuvre, au même titre que le Voyage ?"

Robert MASSIN

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:21

Emmanuel Macron a dévoilé la préparation d’un projet de loi visant à renforcer la lutte contre les fausses informations, dites « fake news ». Ce projet vise à durcir les obligations de transparence des plateformes internet vis-à-vis des contenus sponsorisés qu’ils publient en période électorale. L’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent devra être signifiée clairement. Les montants engagés pour ces contenus seront limités. Il sera également possible de saisir la Justice pour faire supprimer une fausse information, déréférencer voire bloquer les sites qui la relaient, et fermer les comptes utilisateurs concernés.

 

Ce projet de loi est au mieux un inutile doublon des lois existantes. En effet, l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la Presse condamne déjà d’une amende de 45 000 euros « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler. »

Cette loi semble par ailleurs très compliquée à mettre en place. Comment le gouvernement pourrait-il obliger des plateformes hébergées à l’étranger à obtempérer ? Dans le cas de montages financiers complexes, ou d’actionnariat diffus, comment va-t-on identifier clairement ceux qui contrôlent les annonceurs ? Quel juge aura matériellement le temps de traiter ces affaires ? Et comment pourra-t-il juger de la véracité d’une information assez rapidement pour que la fake news ne se diffuse pas massivement ? Epineux problèmes.

 

Ainsi, le seul aspect de la loi aisément applicable est le ciblage par l’Etat des sites et des comptes utilisateurs relayant des informations qu’il estime fausses, et contre qui il déploiera la Justice. En cela cette loi est dangereuse car elle met l’existence de sites d’information et de comptes d’opposition à portée du harcèlement de l’Etat, ou d’une erreur judiciaire.

Cette loi annonce également une dangereuse ingérence de l’Etat dans la validation de l’information. Or, estimer la véracité de celle-ci n’est pas son métier, ni celui des juges, mais celui des journalistes. Seuls les gouvernements souhaitant verser dans la propagande encadrent l’information de manière centralisée, et la France n’a pas besoin de Pravda.

 

L’information est « le quatrième pouvoir », et il est extrêmement dangereux pour une démocratie de concentrer ce pouvoir avec l’un des trois autres. Cela l’est tout particulièrement avec un Emmanuel Macron qui maitrise méticuleusement sa communication, qui bénéficie d’une majorité parfaitement docile à l’Assemblée Nationale, qui ne souffre pas encore d’une opposition politique crédible, et qui par conséquent n’a pas de réel contre-pouvoir face à lui, hormis quelques médias que ce projet de loi menace.

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:12

La naissance de l’enfant Jésus dans une étable serait un éternel signe d’espérance pour l’humanité ? Elle nous renvoie surtout à la situation de beaucoup de nos contemporains qui n’ont pas trouvé de place à l’hôtellerie de la mondialisation sauvage et qui vivent dans la précarité, en particulier en milieu rural. On évoque souvent les milliards déversés dans les banlieues mais, loin des grandes mégapoles, la pauvreté silencieuse et invisible des campagnes n’en demeure pas moins une réalité bien palpable.

Sacrifiés depuis longtemps sur l’autel du libre-échangisme le plus déloyal, les agriculteurs en sont les victimes les plus emblématiques. Tous les jours, dans la boue et le froid, 30 % d’entre eux survivent avec 350 € par mois, travaillant parfois dix heures par jour. Alors que, en trente ans, 100 milliards ont été déversés dans les banlieues françaises, le nombre d’exploitations agricoles a fondu de 1,4 million à 452.000 (-68 % en trente ans). En 2016, le nombre de défaillances économiques (liquidations, cessations) a augmenté de 4 % et, en 2017, de 6,7 %.

Les paysans en difficulté génèrent un appauvrissement de tout le monde rural. Les ouvriers, les jeunes néo-ruraux sans le sou, les petits commerçants qui ont fait faillite : pour tous ces gens-là, les fins de mois sont difficiles, le surendettement est une épée de Damoclès, l’alcool ou le sommeil des échappatoires. Cette pauvreté rurale trouve en partie son terreau dans la crise agricole, mais frappe aussi les familles des classes populaires – en France, la moitié des pauvres ont moins de 30  ans.

 

Au bout des chemins ou au cœur de nos villages, cette pauvreté est invisible. Elle ne fait pas de bruit, mais surtout contrevient à l’image bucolique que se font beaucoup de nos contemporains de la campagne, depuis leurs balcons parisiens. On remarque plus facilement ceux qui dorment dans les rues de nos grandes villes que ceux qui persévèrent laborieusement dans la France des clochers.

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:05

Selon les calculs de la rubrique en ligne CheckNews de Libération, la ministre du Travail sera très avantagée par la suppression de l'ISF sur les biens mobiliers. Cette réforme lui permettra d'économiser 62 000 euros par an.

Coup de pouce pour les Français les plus fortunés, qui commenceront l'année 2018 avec le sourire : à partir du 1er janvier, l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) vient remplacer l'impôt sur la fortune (ISF). Concrètement, cela signifie que les personnes qui étaient soumises à ce fameux impôt, mais qui avaient choisi de placer leur fortune dans les biens mobiliers (assurances vie et autres produits bancaires) et non pas dans la «pierre», seront moins taxés grâce à la réforme du gouvernement d'Emmanuel Macron... C'est notamment le cas de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

 

Selon les informations du journal Libération, cette dernière réalisera une économie annuelle de 62 000 euros. Le patrimoine de la ministre est en effet majoritairement constitué de biens mobiliers : sur 7,7 millions d'euros de biens, seulement 1,8 million d'euros auraient été investis dans ses deux maisons.

La fortune de la ministre du Travail est principalement répartie dans les actions, les assurances vie et les produits d'épargne : en tout 5,9 millions d'euros qui ne sont plus soumis à l'ISF.

Si Emmanuel Macron avait invité les Français les plus fortunés, les «premiers de cordée», à s'engager pour la société française lors d'une interview en octobre, il reste à savoir quelle part de ces 62 000 euros Muriel Pénicaud voudra réinvestir dans l'économie hexagonale...

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 09:57

C'est le combat d'un géant contre un tout petit sur fond d'évasion fiscale. La multinationale américaine Apple a décidé d’assigner en référé l’association Attac,révèle franceinfo jeudi 4 janvier. Apple demande à la justice française d'interdire tout simplement aux militants d'Attac d'entrer dans ses magasins, sous peine d'une astreinte de 150 000 euros.

Le 2 décembre dernier, des militants de l'association altermondialiste avaient occupé plusieurs Apple Store en France, notamment le magasin du quartier Opéra à Paris. Dans leur lettre d'assignation en référé, les dirigeants d'Apple accusent les militants d'Attac de "vandaliser leurs magasins et de mettre en péril la sécurité des employés et des clients". Ils estiment également être victimes d’un "préjudice commercial".

 

"Il n’y a pas de vandalisme car nous sommes simplement rentrés dans les magasins d’Apple d’une manière festive et bon enfant, avec de la musique et du théâtre", répond Dominique Plihon, l’un des porte-paroles d’Attac, surpris d’être convoqué en urgence au tribunal de grande instance de Paris. Pour le membre de l’association, "c’est une manière de nous bâillonner et de faire diversion par rapport à la raison principale de nos actions", c’est-à-dire dénoncer la "pratique d’évasion fiscale massive qui est aujourd’hui avérée". L’entreprise de Cupertino a été condamnée à payer une amende de 13 milliards d’euros par Bruxelles le 30 août 2017 pour avoir bénéficié d’aides d’État illégales en Irlande, rappelle-t-il.

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 10:23

Le drame de Millas a un contenu humain, la douleur des familles, un technique (qui est responsable de l’accident ?), et un moral, politique, spirituel : les médias ont exhibé le spectacle d’une société occupée à ressasser le malheur, avec pleureuses professionnelles. Ce sont les jeux du cirque de la gouvernance globale.

 

C’est un trait de société : aujourd’hui, un accident de bus ou d’avion ne saurait se concevoir sans deuil national avec visite de hauts personnages, souvent le président de la république lui-même (Hollande à Puisseguin en 2015). Ces personnages, qui se sont dépouillés, lorsqu’ils devraient prendre des décisions, des attributs du pouvoir, hypertrophient lors des deuils leur fonction de représentation : incapables de protéger le peuple qui souffre, comme ce serait leur devoir, ils participent au culte du peuple qui se lamente, ils le conduisent en pontifes qu’ils sont, assistés des médias qui tiennent le rôle des pleureuses chantant les nénies.

Cette mise en scène n’est pas seulement indécente, elle est révélatrice d’une société qui sait qu’elle meurt et se délecte, en fin de compte, de la mort. On l’avait vu lors des obsèques de Johnny Hallyday. Encore leur ampleur comporta-t-elle quelque chose de spontané, malgré le soutien financier du show-biz et le soutien administratif de l’appareil d’État, l’un et l’autre étant intéressés. Mais dans l’accident de Millas, on doit se demander sans avoir peur de paraître indélicat qui paie la pompe funèbre extraordinaire de l’événement ? Ce n’est pas insulter les défunts, c’est au contraire protester contre l’atteinte à leur dignité qui leur est faite, que de relever la ressemblance entre leurs obsèques et les jeux du cirque : l’objectif du pouvoir est toujours d’amuser le peuple. Du pain et des cercueils, pendant ce temps-là on oublie que les élites mènent le peuple français à l’abattoir, on oublie les scandales, on oublie l’invasion. Le moindre incident donne lieu aujourd’hui à un suivi social, à une cellule de soutien psychologique, ce qui a pour effet et pour but de déresponsabiliser et d’infantiliser tant les individus que les familles. Le spectacle organisé des deuils particuliers est l’un des nouveaux moyens de maîtrise sociale de la gouvernance globale.

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 10:19

Une quarantaine de salariés des Carrefour de Rennes, Langueux, Saint-Brieuc, Quimper et Laval se sont rassemblés samedi à Rennes au centre commercial Alma, à l’entrée du supermarché.

Ils ont organisé, depuis l’ouverture à 9 h, un barrage filtrant, créant un gros ralentissement à l’entrée du supermarché. Les clients étaient invités à signer une pétition. 

L’opération donna lieu à quelques moments de tension, certains clients impatients tentant de se frayer un chemin jusqu’aux rayons.

A 13 h, l'opération était toujours en cours. Elle devait durer toute la journée.

La police était également sur place.

Vendredi, quelques dizaines d’employés s’étaient aussi rassemblés à Lomme, Courbevoie. À Givors, près de Lyon, une centaine de salariés du groupe ont investi le magasin au milieu des clients qui faisaient leurs achats, selon la CGT.

 

Pour la CGT, qui avait déjà manifesté devant le siège du groupe à Massy (Essonne) le 7 décembre, il s’agit de « dénoncer le manque d’effectifs actuel et la détérioration des conditions de travail dans toutes les enseignes du groupe Carrefour, les passages en franchise ou en location gérance, les restructurations et les suppressions de milliers d’emplois du Plan Bompard ».

Le PDG du groupe, Alexandre Bompard, doit présenter le 23 janvier un « plan de transformation », annoncé initialement avant la fin de l’année, pour redresser des résultats moroses.

Tous les syndicats représentatifs (FO, CFDT, CGT et CFE-CGC) s’attendent à des mesures drastiques chez le géant de la distribution qui employait près de 118 000 salariés en France fin 2016. Mais seule la CGT a avancé le chiffre d'« au moins 5 000 » postes qui pourraient être supprimés dans les années à venir, voire « 10 000 postes » menacés, soit près de 10 % des effectifs.

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 10:14

Pour Noël le gouvernement de Macron “offre” une hausse massive des prix du gaz. Si pour le tarif réglementé du gaz cette hausse sera de 2,4% pour le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour le gaz pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, c’est surtout la hausse taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) qui passe de 5,88 euros par mégawatt/heure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh, du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone) voulue par Nicolas Hulot qui va faire un trou dans le budget des ménages ! Près de 100€ par an pour une famille de la région parisienne !  Les travailleurs de France peuvent dire merci à Hulot et Macron pour cette hausse de 6,9% des tarifs du gaz. Une hausse qui ne fait que commencer car sous prétexte de “taxe carbone”, le gouvernement a prévu d’augmenter cette taxe chaque année tout au long du quinquennat.

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 10:11

Parmi les chefs-d’œuvre ruineux de Mitterrand, l’un sortait du lot puisque n’étant pas à vocation culturelle : c’est le ministère des Finances, le bunker de Bercy. Architecte Paul Chemetov, un homme dont l’art est qualifié de « brutaliste ». Très inspiré par une carrière à l’ombre des HLM des banlieues rouges et du PC, il avait d’ailleurs spécifié dans sa note d’intention que le citoyen, levant les yeux vers le ministère, devait ressentir toute la rigueur et le poids de l’impôt. Sur ce plan, c’est parfaitement réussi.

Voilà, donc, pour l’extérieur : lignes droites, architecture concentrationnaire, gigantesque pavé brisant net la perspective en bord de Seine. À l’intérieur, il semble que ce soit nettement plus rock’n’roll.

 

C’est la Cour des comptes qui le dit dans un référé publié mercredi dernier et repris par L’Obs : les rémunérations des hauts fonctionnaires de l’auguste maison atteignent « un niveau élevé et difficile à justifier ». Notamment des écarts de salaire étranges avec le petit peuple des ministères. « La rémunération nette des AGFiP (administrateurs généraux des finances publiques) de classe exceptionnelle s’élevait, en 2015, en moyenne, à 202.456 euros […], celle des CBCM (contrôleurs budgétaires et comptables ministériels) à 174.979 euros », précise le référé, qui estime que le niveau de rémunération des administrateurs généraux « doit être mis en cohérence avec celui du reste de l’administration ». Ce qui fait, si je compte bien, un salaire de 16.870 € mensuels pour les premiers et 14.580 € pour les miséreux.

Toutefois, cela ne suffit pas à éponger leurs menus frais, en conséquence de quoi l’administration octroie aux administrateurs des finances publiques, le gratin du gratin de Bercy, une « indemnité différentielle ». En 2016, un petit plus de 256.000 euros pour seize agents, soit 16.000 euros par personne (un treizième mois, en somme), ramené à 150.000 euros cette année, a dit le ministre Darmanin. La Cour s’en accommoderait sans doute si cette indemnité et quelques autres n’étaient « sans fondement légal ».

 

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