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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:43

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:37
L’ex-PDG de France Télécom, Didier LOMBARD, a été renvoyé en correctionnelle pour un procès pour harcèlement moral, neuf ans après les dizaines de suicides qui ont frappé dans l’ex-entreprise publique, privatisée en application des directives européennes et où la chasse aux travailleurs bénéficiant du statut a provoqué des milliers de victimes. Didier LOMBARD avait osé parler de “mode du suicide” dans l’entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité.

 

« Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies.

Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse...

J’ai vécu l’époque où les ergonomes de France Télécom, en rangs de plus en plus clairsemés, essayaient, non sans risque pour leur carrière, d’alerter les dirigeants de leur entreprise sur la dangerosité des solutions qui leur étaient vendues. L’une d’elles, je ne saurais l’oublier tant elle nous faisait hurler, était que pour améliorer la productivité, il fallait « introduire une dose de stress dans l’entreprise ». Quiconque doute de la véracité de cette information devrait consulter la presse de l’époque qui promouvait avec ravissement cette méthode de management…

La liste des futurs suicides s’est ouverte ainsi.

Les ergonomes savaient, parce qu’ils l’avaient étudié et que des expériences l’avaient scientifiquement démontré, que le stress inhibe une partie des capacités du cerveau, favorise les erreurs et les accidents. Ils savaient aussi qu’il provoque des maladies physiques et atteint la santé psychique.

En face d’eux, des docteurs Diafoirus prétendaient avoir inventé la pipette pour instiller le poison à doses millimétrées. Leur geste médical n’étant pas sûr à100%, des agents overdosés commencèrent à se jeter par les fenêtres…

Quand, il y a une quinzaine d’années, un Ingénieur en Chef, chef d’un service où je travaillais, s’est jeté du haut de l’escalier de la direction de Blagnac au sortir d’une réunion où il avait appris que son service était délocalisé à Nantes, ordre fut donné de nettoyer le sol de marbre rose où il s’était écrasé et de ne pas alerter la presse, de ne pas écrire un mot dans le journal d’entreprise.

Casser le thermomètre… Feu vert pour les suicides à venir.

Puis, débarquèrent les marchands de « Cercles de qualité » attrape-nigauds qui nous vinrent du Japon après avoir été validés aux States. Une autre fumisterie abêtissante devant laquelle les ergonomes tordirent le nez mais qui s’imposa à raison de dizaines de milliers d’exemplaires dans l’entreprise. Coûteuses bulles de savon qui éclatèrent toutes à la vitesse de la lumière. Il n’en subsiste plus aucune.

Plus durable fut l’infantilisation manœuvrière par les pin’s dont l’accrochage au revers de la veste des sans-grades et des décideurs donnant l’exemple, était preuve d’intégration dans la grande famille de France Télécom, donc de sa cohésion sociale. Et de la supposée capacité des bons sauvages du bas, à qui on allait voler leur Statut, à se laisser éblouir par de la bimbeloterie.

Vinrent aussi les promoteurs de séminaires sans cravate, voire en short. Et en avant pour les jeux de rôles, les brainstormings, les papers-boards savamment constellés de gommettes de couleurs variées, les tableaux blancs égayés de cercles, de carrés, de flèches, de post-its, d’arbres d’Ishikawa, de diagrammes de Pareto…

J’extrais de mes archives un numéro spécial du journal « L’Autan » que le syndicat CGT des télécommunications de la Haute-Garonne avait édité pour dénoncer ces dérives en octobre 1990 (19 ans, déjà  !). On y lit que la direction sise à Blagnac venait de signer un contrat qui lui coûta de 2 millions de francs (304 898 euros) avec deux joyeux drilles, beaux parleurs qui se faisaient fort de modifier l’état d’esprit de 6000 agents en deux jours de stage. En fait, les malins allaient former 20 animateurs de France Télécom qui auraient ensuite à appliquer la méthode aux autres avec les documents fournis (vendus !) : cassettes vidéo, transparents, stylo spécial (sic), un livre écrit par les deux génies et un test permettant en quelques réponses de se classer soi-même dans un des 4 types de personnalités existants (4, pas un de plus). Un syndicaliste curieux découvrit que cette merveille d’introspection moderne était déjà utilisée dans l’armée états-unienne en 1928. Pour France Télécom, elle avait été rajeunie par l’adjonction d’un procédé de grattage, style « Tac au tac ».

Le contrat comportait une règle idiote à laquelle il était pourtant impossible de déroger, le directeur national, ayant grade d’Ingénieur Général, y veillant personnellement : les formations devaient avoir lieu hors de la région d’affectation des personnels. Des milliers d’agents, souvent « volontaires-désignés-d’office », parcoururent la France en tout sens, les Marseillais visitant Brest, les Bordelais fonçant à Strasbourg, les Lillois découvrant Bayonne. Le chassé-croisé entraîna la perte de dizaines de milliers d’heures de travail et des millions de francs de dépenses supplémentaires, nullement inutiles pourtant, auraient dit ceux qui pensaient que la mobilité forcée doit s’apprendre assez tôt afin que chacun accepte demain une mutation tous les trois ans avec un minimum de pendaison sur les lieux de travail.

Le management camouflait sa brutalité croissante sous des gadgets clinquants, ruineux et superflus. Puis, le plus gros de l’opération de décervelage étant fait, on managea sans masque. À la hussarde… »

 
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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:15

Patrick Sébastien est traîné vers la sortie de France 2. Le cheminement est laborieux. Il faut franchir les portillons de sécurité, traverser le grand hall… Le gaillard s’accroche à tout ce qu’il trouve – un poteau, une hôtesse d’accueil, un gardien -, mais rien à faire, quinze hommes de main le tiennent fermement, puis il y a le bulldozer du ministère de la Culture qui pousse derrière.

Dehors, le beauf de plus de 50 ans qui émaille ses émissions de chansons pour noces et banquets… Mais qu’il est vulgaire ! Et qu’il est blanc ! Mais qu’est-ce qu’il est blanc !

Laurent Ruquier est tout aussi blanc, plus de cinquante ans aussi, mais lui, au moins, sait se tenir. Pas de chansons à boire dans « On n’est pas couché », aucun serpentin, zéro confetti, que du comme-il-faut, des gens sagement alignés derrière des pupitres, des représentants de ce qui se fait de mieux sur le marché du chroniqueur surgelé. Du prêt-à-penser sans surprise qui fait du bien par ces temps de populisme galopant.

La seule issue, pour Sébastien, serait de proposer son « Plus Grand Cabaret » avec Christine Angot et Yann Moix dans tous les numéros. Dresseurs de caniches, funambules, lancer de couteaux sur Dupont-Aignan, Marine Le Pen coupée en deux sans trucage, lâcher de tigres affamés sur Robert Ménard… Une émission tous les soirs ! « Signez-là, nous adorons le concept. »

« J’ai du mal à comprendre que la chaîne réduise le nombre des émissions pour n’en laisser que trois l’an prochain », déclare le condamné à TV Mag. Oh, le menteur ! Patrick Sébastien a très bien compris. Dans une autre interview accordée à La Nouvelle République, l’animateur maudit analyse avec une grande lucidité les raisons de son chemin de croix vers la porte de sortie : « La fracture, elle est élitiste. Des gens sont persuadés que leur manière de penser est la bonne et que tous ceux qui ne sont pas comme eux, ce sont des merdes. Moi, je représente les merdes. Je chante des chansons festives, j’aime chanter mes “chansons à la con”, comme ils disent… Et c’est ça qui les énerve. Je suis intègre. Ils me détestent mais je ne leur en veux pas. Pour être dans cette caste, il faut sacrément être tordu. » Qui dit mieux ?

Et puis aussi : « Pour que ce pays fonctionne, il faudrait qu’il soit dirigé par des gens choisis pour leur compétence. Malheureusement, c’est le copain du copain du copain… Quand tu confies le pouvoir à des médiocres, ça ne peut donner que de la merde. Ce sont des imposteurs. »

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:11

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:08

Le « système » entend abrutir le public ; il suffit de se poser devant un écran de télévision pendant quelques heures pour s’en persuader. La TV constitue certainement le plus efficace vecteur de crétinisation des masses.

Toutes ces menées qui visent à soumettre la population sont épaulées par d’innombrables dispositifs qui heurtent chaque jour l’intelligence des observateurs conscients. Il serait fastidieux, voire impossible, de répertorier l’ensemble de ces atteintes : plus la société avance (ou en l’occurrence, recule), plus ces éléments se multiplient, comme s’ils s’autogénéraient !

Arrêtons-nous donc aujourd’hui sur un phénomène très fréquent sur le bord de nos routes : ce sont des panneaux de signalisation d’inspirations diverses et qui sont censés protéger les enfants des accidents automobiles à l’approche d’écoles, de hameaux ou de lotissements.

Il est louable de prévenir les débordements routiers et les risques qu’ils font peser sur des enfants. Le fond de telles préventions n’est pas critiquable ; la forme beaucoup plus !

À quelques exceptions près, ces panneaux s’avèrent en effet d’une bêtise affligeante.

- Leur esthétique d’abord : il s’agit très souvent de dessins coloriés réalisés sur le modèle de ceux que font les petits apraxiques. C’est d’autant plus regrettable que les alertes en question ne seront pas vues par des écoliers qui pourraient s’identifier hypothétiquement à ces représentations, mais par des conducteurs adultes et (la plupart du temps en tout cas) sains d’esprit. De plus, les couleurs criardes et éminemment désagréables utilisées pour ces annonces créent une pollution visuelle, surtout lorsqu’ils sont installés dans les milieux ruraux. Il existe parallèlement à ces objets des panneaux de circulation classiques et sans doute plus « élégants ». Pourquoi ne pas les utiliser dans ces circonstances ?

- Le message qu’ils véhiculent ensuite : « pensez à nous, roulez tout doux »  est l’un d’entres eux. On ignore encore pourquoi employer un slogan aussi débile alors qu’il existe par exemple « sortie d’école, ralentissez ».

Faut-il sempiternellement rabaisser la population et promouvoir le laid ?

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:01

Des jeunes de cités font croire à des jeunes filles qu’ils sortent ensemble. Ensuite ils les rendent dépendantes à la drogue, de la cocaïne le plus souvent. Enfin, ils leurs demandent de se prostituer pour qu’elles puissent gagner de l’argent. Selon la tribune publiée dans le Parisien  « l’activité, considérée comme lucrative et peu complexe, attire des jeunes qui entretiennent des situations d’ambigüité amoureuses laissant aux jeunes filles l’illusion de croire qu’elles ne sont pas des prostituées et aux garçons qu’ils ne sont pas leurs proxénètes ».  C’est grâce à des sites de petites d’annonces comme Vivastreet qu’ils trouvent les clients. Ce site est d’ailleurs visé par une enquête pour « prostitution déguisée ».

Pour ces jeunes filles le schéma est souvent identique. Au début il y a un accord entre la fille et le garçon. Puis les passes s’enchaînent et la cadence devient effrénée. Mais malgré la descente aux enfers et la spirale négative d’exploitation que subissent les jeunes filles, elles ne portent souvent pas plainte.

Lors des procès, c’est donc généralement le parquet qui poursuit directement les accusés de proxénétisme même sans plainte des victimes. Les victimes, elles, ne réalisent pas toujours la gravité des faits qui ont été commis.

Après les trafics de drogues qui empoisonnent les cages d’escaliers et les dealers qui font la loi dans les cités, un nouveau fléau semble y prospérer. Une nouvelle fois, les institutions paraissent impuissantes et ces zones s’enfoncent toujours plus dans le « non droit » et la barbarie quotidienne.

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:57

Les médias ne font que parler du faible taux de chômage et d’une brillante situation économique, bancaire et boursière aux États-Unis, mais 51 millions de ménages américains sont en très grande difficulté. 43 % ont un niveau de vie inférieur à celui des classes moyennes ; 16 millions des ménages sont pauvres et 35 millions sont classifiés « Alice », c’est-à-dire ayant peu d’actifs et de revenus, même s’ils ont un emploi.

En fait, 50 millions d’Américains vivent dans la pauvreté. 95 millions d’Américains aptes au travail ne font pas partie de la population active. Le chiffre officiel du chômage est de 4 %, mais le chiffre réel est plus proche des 20 %. 

66 % des Américains gagnent moins de 20 dollars de l’heure. Seule une petite minorité a bénéficié de l’expansion de crédit et de l’impression monétaire.

Dès l’université, les étudiants ont une dette moyenne de 35.000 dollars pour couvrir leurs frais de scolarité. Près de 50 % des Américains éprouvent des difficultés financières. Les défauts de paiement sur les cartes de crédit pour les petites banques sont plus élevés que pendant la crise de 2008. On retrouve, aux États-Unis, le drame des conséquences du libre-échange mondialiste qui a vu dans les pays développés le pouvoir d’achat des citoyens stagner depuis un quart de siècle tandis que l’essentiel des gains de la croissance était capté par 1 % de la population (qui possède 22 % des revenus et 35 % du patrimoine des ménages aux États-Unis). 

L’économiste Branko Milanović, de la Banque mondiale, a mis en évidence ce phénomène avec son fameux graphique de « la courbe de l’éléphant » : les 1 % les plus riches sont encore plus riches, la classe populaire des vieux pays riches a stagné tandis que les classes moyennes indiennes et chinoises se sont enrichies et que la pauvreté a reculé dans le monde.

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:49

De nouvelles manifestations ont lieu en Iran depuis le 24 juin, date de grève générale au bazar de Téhéran. Il semble que celles-ci soient limitées géographiquement, mais réunissent aussi bien les paysans des manifestations de décembre dernier que les marchands qui participèrent aux rassemblements de la « révolution verte » de juin 2009.

Après l’annonce du retrait US du JCPoA, le président Hassan Rohani avait assuré avoir prévu cette éventualité. Selon lui, l’économie n’en serait pas bouleversée. Or, c’est le contraire qui a eu lieu : le rial s’est effondré de la moitié de sa valeur provoquant une hausse considérable des prix des produits importés et augmentant le chômage.

Les protestations actuelles sont dirigées contre cette baisse drastique d’un niveau de vie déjà limite. Il semble que les manifestants ne fassent plus la différence entre cheikh Hassan Rohani et le Guide Ali Khamenei, les conspuant tous les deux. Des slogans hostiles aux lourdes dépenses militaires extérieures ont été scandés un peu partout, y compris pour la première fois contre l’engagement en Palestine.

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:46

Pour mieux espionner ses habitants, la Chine a désormais recours à des drones… déguisés en oiseaux.

Selon une information du South China Morning Post, plus de 30 agences gouvernementales et militaires chinoises utilisent ces pigeons espions dans au moins cinq provinces différentes. Ils voleraient particulièrement dans la région autonome du Xinjiang, où se trouve la communauté musulmane ouïghoure. Persécutée par le gouvernement, cette minorité est l'objet d'une surveillance constante du gouvernement chinois, qui déploie des trésors technologiques pour détecter toute velléité séparatiste de la part de ses habitants.

Les oiseaux bioniques ont été conçus par une équipe de chercheurs de l'université Polytechnique du Nord-Ouest, dans la province de Shaanxi, située au centre de la Chine. Ce petit bijou technologique a une envergure d'environ 50 centimètres, pèse 200 grammes et peut voler à 40 km/h pendant 30 minutes. Equipé d'un GPS et d'une caméra haute-définition, il est contrôlé à distance par l'intermédiaire de satellites. Surtout, cet oiseau mécanique est très réaliste : à l'heure actuelle, il imite près de 90% des mouvements d'un véritable oiseau.

Les ingénieurs chinois ne comptent pas s'arrêter là : selon des chercheurs interrogés par le South China Post, ces drones nouvelle génération ne sont que les prémices d'une plus grande révolution technologique et militaire. "Ils sont encore employés à une échelle relativement petite", comparée à d'autres caméras de surveillance, a indiqué Yang Wenqing, professeur associée à l'université Polytechnique du Nord-Ouest. "Nous pensons que cette technologie a un énorme potentiel… Elle présente des avantages uniques pour répondre aux demandes de drones dans les secteurs militaires et civils".

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:30

Chers contemporains !

Permettez-moi de vous féliciter d’abord pour votre exceptionnelle faculté d’obéissance ! Vous n’êtes pas des pauvres types, des couilles molles, des vagins secs.

Vous n’êtes pas des obéisseurs, des suiveurs d’abrutis congénitaux, des mous du disque dur !

Non, vous êtes conviviaux. C’est une qualité, quand on pense aux lamentables gamins qui furent résistants au nazisme, résistants à leurs patrons, et qui serraient fâcheusement les fesses à chaque fois qu’on cherchait à les sodomiser. Vous avez compris qu’il ne faut jamais offrir de résistance, qu’il faut être poli et lisse. Que vos prédécesseurs étaient lamentables !

Sommes-nous contemporains ? Je n’en doute pas, puisque nous vivons le même temps. Ah ! que je voudrais avoir votre faculté d’obéir à tout sans douleur !

Je me demande parfois de quel trou de la sécu vous sortez, et au nom de quelle merde hygiénique vous empuantissez l’hexagone, qui fut le berceau (ah ! les berceaux de l’an 2000 !) des grandes révolutions.

Chers contemporains, vous ne redoutez pas la gastro-entérite chronique, la chiasse et la trouille du gendarme, vous adorez les ordres, les propagandes, les slogans !

Vous adorez les foultitudes organisées, les conglomérats de crétins agglutinés devant le pape, devant Zidane, devant le téléthon, devant les pédés en marche, les enculés à la file indienne !

Vous aimez le mauvais alcool, la came trafiquée, le loisir organisé, la vacance macabre avec photos à l’appui ! Vous savez ne pas être difficile !

Vous aimez l’obéissance passive, l’obéissance active, et vous obéissez tellement fort, de vous-mêmes, que le pouvoir n’a plus besoin de vous donner des ordres. Vous l’avez bien baisé, le pouvoir, il n’a même plus besoin d’exercer sa force !

Vous le devancez par votre merveilleuse lâcheté, en sortant, de vous-mêmes, hors de vos propres domiciles que vous payez à crédit, pour fumer dehors le tabac que l’état vous interdit de fumer partout et vous oblige à acheter en même temps ! Et vous applaudissez des deux mains, parce que vous n’en avez pas trois !

Et vous achetez les bagnoles que l’état vous interdit de conduire, et tout ça, à tempérament, ah ! vous avez un formidable tempérament d’acheteurs !

Vous êtes des survivants à crédit ! des étrons de très petit calibre, des mini-merdes de trottoir !

Vous êtes prêts à vous ramasser de vous-mêmes, avec une petite pelle et un balai, pour vous jeter ensuite dans le récipient prévu à cet effet !

Tout seuls, sans aucune intervention extérieure !

 

ROLLAND HENAULT

 
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