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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:51

Il paraît que la Nouvelle-Zélande est devenue – après la Chine, les Émirats, l’Australie et Singapour – « the place to be ». Les reportages se multiplient sur ces Français qui fuient notre pays enkysté pour aller trouver, ailleurs, le goût d’entreprendre et la possibilité de réussir. Auckland serait, dit-on, leur nouvel eldorado.

Mais pour ceux-là qui fuient notre vieux monde avec des rêves d’entreprise plein la tête, il en est d’autres – et plus nombreux à ce qu’il semble – qui choisissent la terre des Maori pour s’y faire un paradis loin du bruit et de leurs louches affaires. L’île du Nord et sa voisine l’île du Sud sont ainsi grignotées par de riches étrangers – Chinois, Singapouriens et autres nababs de la Silicon Valley – qui y installent leur villégiature loin de la fureur du monde. L’argent n’étant pas, pour eux, un problème, ils achètent à des prix que les locaux ne peuvent se permettre. Résultat : les prix de l’immobilier s’envolent et les biens échappent aux autochtones.

Ce qui touche la Nouvelle-Zélande n’est qu’une maladie de jeunesse. Voilà belle lurette que nous, vieille France, avons « vendu à crédit la corde pour nous pendre », comme disait le camarade Lénine. À qui appartient le Paris du « Triangle d’or » ? À qui, bientôt, les vignes du Bordelais ou des coteaux du Cher ? À qui, les villas de la Côte d’Azur et les cœurs historiques chèrement rénovés de nos métropoles régionales ?

Les Néo-Zélandais pourraient, comme tous nos gouvernants, s’en frotter les mains. Mais non. Ça ne leur va pas. Ce n’est pas le rêve qu’ils ont fait pour leur population, alors le gouvernement néo-zélandais a pris, ce mercredi 15 août, une mesure radicale : il sera désormais interdit aux étrangers d’acheter des biens immobiliers.

Il paraît que cette loi ne plaît pas, mais alors pas du tout, au FMI. Entre nous, je pense que c’est un signe qui plaide, justement, en faveur du gouvernement néo-zélandais.

 

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:39

Facebook a annoncé retirer les comptes en anglais de la chaîne de télévision panaméricaine TeleSur.

 

Le 7 août 2018, Mark Zuckerberg, le directeur de Facebook, avait personnellement coordonné avec Apple, Google, Spotify et YouTube (mais pas Twitter) la suppression des comptes liés à Alex Jones et à InfoWars pour cause de « conspirationisme ». Il entend également supprimer la « propagande communiste » (sic).

Créée à l’initiative du président Hugo Chávez, TeleSur était une chaîne publique d’information continue commune à l’Argentine, à la Bolivie, à Cuba, à l’Équateur, à l’Uruguay et au Venezuela. Cependant, au cours des dernières années, l’Argentine et l’Équateur s’en sont retirés.

En 2005, suite au Congrès Axis for Peace organisé par Thierry Meyssan à Bruxelles, TeleSur, alors dirigé par Aram Aharonian, envisagea un partenariat avec Al-Jazeera. Mais c’est à ce moment-là que la chaîne qatarie changea de ligne éditoriale pour devenir le porte-parole des Frères musulmans. Depuis, un accord a été conclu avec l’Angola, la Guinée Bissau et le Mozambique pour des programmes en langue portugaise, et un échange de programme est réalisé avec la chaîne libanaise Al-Mayadeen.

TeleSur produit également des informations en anglais que Mark Zuckerberg entend éliminer de la toile. Il est en effet indispensable pour le commandement US de l’Amérique latine (US SouthCom) d’empêcher les autorités vénézuéliennes de communiquer aux citoyens états-uniens leur vision de la crise qui traverse leur pays.

Lors de l’attaque de l’actuelle Serbie, en 1999, l’Otan avait bombardé la télévision yougoslave. Lors de l’attaque de l’Afghanistan et de l’Iraq, le président Bush avait envisagé de bombarder Al-Jazeera au Qatar, mais le Premier ministre britannique Tony Blair lui avait annoncé qu’il allait reprendre en main la chaîne avec les Frères musulmans. Lors de l’attaque israélienne du Liban, en 2006, les États occidentaux avaient interdit la chaîne du Hezbollah Al-Manar et Tsahal l’avait bombardée. En 2011, l’Otan avait bombardé la chaîne nationale libyenne.

 
 

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:31

Dans une séquence du journal télévisé de 20h de France 2 du 10 août 2018, consacrée aux photographies de vacances de certains chefs d'Etat, la journaliste Valérie Astruc décrit, entre autres, les activités de Vladimir Poutine à qui elle décide de décerner «la palme». Une récompense qu'elle lui accorde en raison, notamment, d'une activité aussi spectaculaire que controversée : la chasse au tigre. «C'est de loin Vladimir Poutine qui épate le plus la galerie : chasse au tigre en Sibérie, plongée dans les eaux glacées du lac Baïkal – avec le maître du Kremlin, la propagande ne prend jamais de congés», déclare ainsi la journaliste. Mais pour épingler la «propagande» de Moscou, France 2 est-elle prête à raconter tout... et n'importe quoi ?

Car les images mises en avant par la journaliste ne correspondent en rien à la description qu'elle en fait. Si on y voit le président russe au côté d'un tigre, l'image est un cliché datant de 2008 mettant en valeur un programme national de préservation du tigre de Sibérie, auquel Vladimir Poutine a apporté son soutien. Tout l'inverse, donc, d'une chasse au fauve... En mars 2015, ainsi, 20 Minutes commentait en ces termes le cliché de Vladimir Poutine et le tigre : «Sur cette photo, Vladimir Poutine passe un collier muni d'un GPS à un individu âgé de cinq ans, dans la réserve de l'Académie des Sciences de Russie du Grand Est.»

Il est à noter que l'article en ligne mentionnant «les vacances surprenantes des chefs d'Etat», a été retiré du site de France 2 dans la matinée du 13 août.

 

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:22

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n'est désormais plus que de 7,9% début 2018, c'est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l'emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l'exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d'affaire supérieur à 35 millions d'euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années. Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d'impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

 

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 10:12

L’ancien président équatorien, Rafael Correa, et son vice-président, Jorge Glas, sont victimes d’une persécution et d’une judiciarisation antidémocratique de la politique. Elles sont perpétrées par le président actuel, Lenin Moreno, et ses alliés, les partis politique d’extrême-droite, avec tous les médias privés, chargés de manipuler l’opinion publique, et la complicité des États-Unis, désireux de réinstaurer une politique néolibérale qui privilégie seulement l’élite.

L’ancien président Correa et les anciens élus ont travaillé durant dix ans, entre 2007 et 2017, pour une transformation sans précédent du pays.

Avec la réforme de la Constitution de Montecristi en 2008 (élaborée par une Assemblée constituante), ce texte est devenu l’une des constitutions les plus humanistes et écologistes du monde, permettant ainsi le développement d’infrastructures inédites, la stabilité politique et économique, la crédibilité internationale et un aménagement régulier du territoire.

Les pratiques de lawfare (utilisation du droit comme arme de guerre), avec la complicité des institutions qui devraient garantir la justice, servent aujourd’hui à poursuivre nos leaders politiques qui ont changé le destin de l’Équateur. L’ancien vice-président, Jorge Glas, incarcéré depuis le 2 octobre 2017, a été condamné à six ans de prison. Il a été accusé de recevoir des pots de vin de la part de l’entreprise brésilienne Odebrecht (entreprise qui s’est implantée notamment dans toute l’Amérique latine par le biais de la corruption), sans aucune preuve, avec l’appui d’un ancien Code pénal, et des charges fondées sur la confession des hauts responsables de cette entreprise (qui ont plaidé coupables et qui malgré tout n’ont pas été condamnés).

Aujourd’hui, l’ancien président Rafael Correa est lui-même poursuivi, avec le même procédé de diffamation, et la complicité des médias, en utilisant de faux témoignages tels que celui de Fernando Balda (dirigeant politique opposé à Correa), qui joue le rôle de victime et accuse Rafael Correa d’avoir donné l’ordre de le séquestrer quand il fuyait la justice, exilé en Colombie en 2009. Il faut signaler que Balda cumule vingt-trois procès pour escroquerie, diffamation, etc. Durant son exil en Colombie, avec son complice et associé Chicaiza, il vendait des équipements d’espionnage au gouvernement, à l’armée et à la police colombiens, mais aussi au DAS (bien connu de l’ex-président de la Colombie Alvaro Uribe, très bon ami de Balda).

[NDLR : Le DAS est le Département administratif de sécurité, la police politique (effectivement utilisée par Uribe pour l’espionnage et la répression de l’opposition)… Il a été dissous en 2011 (dans le cadre des scandales dits de la « parapolitique »). Son ancien sous-directeur José Miguel Narvaez a été condamné avant-hier à 30 ans de prison pour l’assassinat (1999) de l’humoriste Jaime Garzon.]

 

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 09:56

Quatre ans après l’investiture du président Petro Porochenko, la démocratie bourgeoise a été éliminée en Ukraine. Le peuple est complètement exclu du pouvoir.

La politique est contrôlée par le Département d’État américain et son ambassade à Kiev. Contrairement à toutes les lois, des non-résidents d’Ukraine ont été nommés comme hauts fonctionnaires – des citoyens des États-Unis, de Lituanie, de Géorgie et de Pologne.

La ministre de la Santé Ulana Suprun – ancienne entrepreneuse américaine dirigeant une entreprise de santé privée – et l’ancien président géorgien Mikhaïl Saakashvili, qui a fini gouverneur d’Odessa, ne sont que deux des exemples les plus célèbres.

Leur tâche a été de transformer l’Ukraine en un marché pour les marchandises illicites et les produits génétiquement modifiés.

En conséquence, le marché intérieur de l’Ukraine est abandonné à la destruction par les sociétés transnationales à un moment où l’industrie nationale est à bout de souffle.

Quatre-vingts pour cent des produits vendus dans le pays sont des importations, le plus souvent de mauvaise qualité. L’industrie automobile, l’industrie des machines agricoles, la construction navale et l’industrie chimique ont été détruites.

La rupture des liens économiques avec la Russie et le blocage du Donbass se sont transformés en une perte de près d’un quart du potentiel économique du pays. Des centaines de grandes et des milliers de petites et moyennes entreprises ont fait faillite. Le chômage a fortement augmenté.

En quatre ans, l’Ukraine est devenue une nation de fugitifs. Entre sept et dix millions de citoyens ont émigré, y compris en Russie.

Les dépenses budgétaires consacrées à l’armée ont augmenté de façon spectaculaire à mesure que les dépenses sociales ont été réduites. En 2014, une taxe militaire a été introduite à 1,5 pour cent du revenu, mais où les 38 milliards d’hyrvnia collectés ont disparu, ni les députés ni le gouvernement ne peuvent le dire.

La dévaluation de l’hyrvnia a entraîné une forte réduction des revenus réels. Aujourd’hui, les salaires et les pensions sont les plus bas d’Europe.

Au cours des quatre dernières années, le salaire mensuel moyen est passé d’environ 450 $ à 270 $. Une étude réalisée en janvier par l’Institut Cato a révélé que l’Ukraine se classait au 132ème rang sur 159 pays en termes de liberté, ayant perdu 17 places en un an. Elle a été reconnue comme le pays le moins libre d’Europe. Et le Forum économique mondial affirme qu’elle a l’un des pires niveaux de criminalité organisée au monde. Le taux de mortalité d’Ukraine est le premier en Europe et le deuxième au monde derrière le Lesotho. Même sous l’occupation nazie il n’y avait pas eu un tel taux de déclin démographique, avec seulement 64 naissances pour 100 décès. L’ONU prévoit que la population d’Ukraine diminuera de 17 % d’ici 2050, pour atteindre 36,4 millions d’habitants.

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 11:21

On a bien ri la semaine dernière avec le baston des deux rappeurs à Orly. Les autorités les ont mis en taule, et là c’est déjà moins drôle. Et les y ont laissés. Parallèlement, les mêmes autorités ont refusé à Tariq Ramadan une mise en liberté alors que le témoignage de sa principale accusatrice s’avère une pure invention.

Pourquoi ces deux événements méritent un rapprochement ? D’abord parce que les inculpés sont des personnes connues, ensuite parce qu’ils sont issus de communautés étrangères : noire ou musulmane.

Et ces deux arguments suffisent à déchaîner sur eux une haine plus ou moins tempérée, d’une majorité d’imbéciles qui ne comprennent pas le but de toute cette publicité :

D’abord faire croire que la justice s’applique aussi aux célébrités, alors qu’on a affaire ici à deux cas flagrants d’injustice. Des types ordinaires ne seraient certainement pas maintenus en préventive pour des bris de matériel sans coups ni blessures ou pour des soupçons de viol sans preuve avérée.

Ensuite et surtout, elle sert à faire passer ce message : désormais le traitement sera plus dur pour les noirs qui s’énervent et les arabes qui militent.

Par ce coup double on satisfait à la fois le réac de droite qui aime la punition et le bien-pensant de gauche qui n'aime que les "bons nègres".

En attendant, trois pauvres types restent enfermés, avec d'autres milliers d’anonymes qui souffrent en prison.

Je dégueule sur ce pays et je vomis ceux qui s’y complaisent.

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Publié par ELIZABETH
11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:42

Un détenu s'est suicidé mercredi à Fleury-Mérogis (Essonne), a fait savoir le parquet d'Evry, ce qui alourdit la série noire qui frappe la plus grande prison d'Europe, où onze détenus se sont donné la mort depuis huit mois.

 

L'homme de 48 ans "a été retrouvé vers 7H00 pendu dans sa cellule avec ses draps", a expliqué le parquet. Seul en cellule, il avait "été vu vivant environ trois quart d'heure plus tôt lors de la ronde précédente". Mis en examen pour "des faits de nature criminelle", il était incarcéré depuis le 20 juillet et purgeait également une peine de deux mois de prison pour des faits de violence, selon le parquet.

Ce détenu avait été identifié comme "fragile" au sein du quartier des "arrivants", le sas d'entrée de la prison où sont enfermés les détenus avant qu'on leur attribue durablement une cellule, selon une source pénitentiaire. Les rondes étaient plus fréquentes le concernant pour prévenir un "risque suicidaire". Comme à chaque fois, une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Fleury-Mérogis.

 

Plus grande prison d'Europe avec ses 4200 détenus (pour 3000 places), Fleury-Mérogis est confrontée à une vague inhabituelle de suicides. Dix hommes et une femme s'y sont donné la mort depuis début 2018, soit plus que lors des deux années précédentes. Face à cette série noire, "un travail va être effectué à la rentrée de septembre (après le prochain suicide ?), en lien avec le parquet, l'administration pénitentiaire et tout le personnel de soins pour déterminer s'il y a des améliorations à effectuer dans la prison", a assuré le parquet d’Evry.

 

NDLR : La seule amélioration consisterait à la vider !

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:32

Il y a des ratés dans la « ville verte », cette capitale d’un futur écolo dont le maire de Paris se prétend la pionnière. Plus de Vélib’, et des Autolib’ bientôt bonnes pour la ferraille. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui lui manquent, à Notre-Drame de Paris. Après les passages piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel, elle a décidé de multiplier ses pissotières à compost. Un nouvel « uritrottoir » vient ainsi d’être installé sur l’île Saint-Louis. Très élégante, la pissotière : une belle jardinière rouge où les messieurs font pipi sur de la paille pour nourrir le romarin, le thym ou la lavande qu’on y a plantés. Soit dit en passant, vous faites bien ce que vous voulez, mais personnellement, je n’en cueillerais pas pour ma cuisine ou parfumer le linge de mes armoires…

Question : la pissotière ne disposant d’aucun paravent et les messieurs étant, de ce fait, contraints de déballer leur attribut viril sous le nez des promeneurs ne risquent-ils pas une amende pour violence sexuelle ? À voir avec Marlène Schiappa avant de se soulager.

Enfin, un malheur n’arrivant jamais seul, voilà que l’ennemi notoire de madame Hidalgo – j’ai nommé l’incontournable Marcel Campion, l’affreux de ses cauchemars dont elle s’était enfin débarrassée – lui revient par la bande. Et la bande à Macron, qui plus est. Sorti des Champs-Élysées et de la Concorde, Campion revient par les Tuileries. Géographiquement parlant, c’est juste un pas en arrière. Politiquement, c’est beaucoup plus : la mairie contre le palais.

On vient, en effet, d’apprendre que le marché de Noël de Marcel Campion, ou plutôt la foire à la saucisse qui en tient lieu, s’installerait l’hiver prochain dans le jardin des Tuileries… lequel jardin dépend du Louvre, qui dépend du ministère de la Culture… et dépend donc du gouvernement.

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:24

Trop occupés par l’affaire Benalla, les médias sont passés rapidement sur la fermeture de l’usine d’hydroliennes à Cherbourg, qui mérite cependant que l’on s’y arrête.

On sait qu’après nous avoir culpabilisés avec le réchauffement anthropique de la planète – que des centaines de scientifiques de haut vol tiennent pour absurde sans pouvoir l’exprimer dans la presse -, les responsables européens sont à la recherche d’énergies non polluantes, et surtout renouvelables – concept qui, au passage, n’a jamais reçu de définition claire. Le but affiché étant de « protéger la planète » au moins pour le millénaire à venir.

Servie par l’amplitude exceptionnelle des marées sur sa façade ouest, la France inaugura, il y a un demi-siècle, l’usine marémotrice de la Rance, dont la déclinaison par des turbines immergées ouvrait une voie vers une énergie constante, prévisible, discrète et pratiquement dépourvue d’effets secondaires fâcheux.

Mais c’était trop beau pour nos gouvernants ! Peut-être parce que ça ne gâche pas assez les paysages… Que ça a le mauvais goût de fonctionner quand il n’y a pas, comme maintenant, la moindre brise… Que ça ne permet pas d’arroser les paysans et les maires des communes rurales avec l’argent du contribuable… Ou alors les entreprises danoises, allemandes ou chinoises d’éoliennes industrielles…

Alors Naval Energies – filiale d’une société détenue à 60 % par l’État – arrête ses investissements dans l’usine inaugurée en grande pompe il y a deux mois ! Il paraît que « le décalage entre l’offre technologique et la demande du marché ne permet pas à l’industrie de financer seule les développements des marchés de production d’électricité ». On investit pour les siècles à venir, mais on voudrait que ça crache des bénéfices dans le premier exercice ! Le président de la région Normandie, Hervé Morin, résume : « On a totalement raté le solaire, on a décidé de l’éolien en mer il y a dix ans, on n’a toujours rien vu venir, et là, on avait une chance liée à notre géographie et, une fois de plus, la France renonce à porter l’émergence d’une filière industrielle. »

C’est un peu vite dit, parce que pour l’éolien, on va voir venir, et il n’y aura pas besoin de jumelles : Le Tréport, Noirmoutier, Fécamp et quelques autres sites pourront bientôt voir leurs horizons s’agrémenter de gracieux moulins à vent. Les plages du Débarquement elles-mêmes ne seront pas épargnées ! C’est Macron himself qui l’a récemment annoncé en Bretagne, accompagné d’un Hulot qui – plus inutile que jamais – regardait ses pompes.

C’est moche, c’est ruineux, ça ne fonctionne pas quand on en a le plus besoin, ça sert les intérêts étrangers. En résumé, les éoliennes sont… une bonne image du gouvernement.

 

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