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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:39

Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien.

Lettre ouverte :

Notre jeune collègue de mathématiques a mis fin à ses jours mercredi 27 janvier 2016. Il avait 27 ans et commençait tout juste dans le métier. Vincent était professeur stagiaire en mathématiques, tout comme Anne-Marie, comme Alice en français, ou Ana et Georges en anglais. L'équipe enseignante avait pourtant demandé au Rectorat, en juin dernier, de ne plus affecter de stagiaires dans notre collège. Personne ne peut ignorer les conditions difficiles dans lesquelles nous exerçons notre métier: insultes, incivilités, coups portés sur les adultes, dégradations des locaux, déclenchements incessants de l'alarme incendie, violence dans la cour, en classe ou devant le collège, harcèlements conduisant certains élèves à des absences répétées voire à des départs de notre établissement. Il se tient dans le collège plus de 15 conseils de discipline par an, et tout autant ne sont pas tenus pour faire baisser les chiffres... Il faut regarder les choses en face.

En quatre ans nous avons obtenu la création d'un poste supplémentaire de CPE. Or depuis notre dernière audience au rectorat en 2014, la situation, déjà préoccupante à l'époque, s'est fortement aggravée. L'Équipe Mobile de Sécurité a fait acte de présence de temps à autre, en simple observateur dont nous n'avons jamais lu les conclusions. Rien de plus. Aucun label ZEP, REP, Eclair ou autre, qui permettrait d'alléger les effectifs en classe, d'apporter des réponses à la violence et aux difficultés des élèves. On nous dit que le label fait peur, qu'il risque de pousser certains élèves vers le privé, de faire disparaître pour de bon la mixité sociale. Dans les faits, de nombreux élèves de CM2 évitent notre collège et partent dans le privé. D'autres le quittent en cours d'année, excédés, effrayés par le comportement des camarades et l'absence, de la part de l'institution, de réponse rassurante et de nature proprement éducative. Les professeurs stagiaires, l'an dernier, ont démissionné: celui de mathématiques en décembre 2014 puis celle de français en janvier 2015. Personne ne s'en est ému.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:36

Le 29 septembre 2014, le Financial Times dévoilait que la Commission Européenne allait enfin ouvrir une enquête contre les pratiques fiscales d’Apple en Irlande[1].

Cette annonce faisait suite aux enquêtes déjà ouvertes contre Google, Abbott et d’autres groupes pharmaceutiques dans ce même pays.

Le 7 octobre, on apprenait que Bruxelles déclenchait une procédure contre les pratiques fiscales de Starbucks aux Pays Bas.

Le 7 novembre, Le Monde révélait 548 accords secrets d’optimisation fiscale liant 340 multinationales au Luxembourg.

Pas un mois ne se passe sans que l’on découvre un nouveau scandale mettant en cause une multinationale voulant échapper à l’impôt et un pays européen prêt à lui faciliter la tâche.

L’ampleur du manque à gagner pour les budgets des Etats est gigantesque. Additionnée à la fraude c’est 1000 milliards d’euros qui s’évaporent chaque année de l’UE. C’est 20% de son PIB, c’est le double du déficit annuel cumulé de tous ses Etats.

Il est temps d’agir. Cette urgence est d’autant plus nécessaire que les pouvoirs publics demandent aux citoyens européens de rembourser non seulement une dette qu’ils n’ont pas contractée mais de payer, en plus, en lieu et place des plus riches qui, eux (particuliers et entreprises), se sont soustraits à l’impôt.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:32

C’est un rapport américain, rendu public par un député européen belge – Marc Tarabella en charge de l’agriculture – qui le démontre :

« Le ministère de l’agriculture américain vient de rendre public le rapport d’évaluation des gains pour les deux parties de ce potentiel accord transatlantique (TTIP). Les conclusions sont sans appel : d’une part, le secteur agricole Européen serait le grand perdant de cet échange, d’autre part les européens pourraient même subir des effets négatifs en cas d’accord. De l’aveu même des américains, les Européens n’ont pas grand-chose à y gagner. Au vu de ces résultats, je demande l’arrêt pur et simple des négociations avec les États-Unis. Je ne veux pas voir mener à l’abattoir l’agriculture européenne et dans son sillage la subsistance alimentaire européenne ! »

Que contient le rapport des autorités US ?

Plusieurs scenarii sont envisagés : parmi ceux-ci l’un fait la part belle à l’abolition des droits de douane, l’autre y ajoute la suppression des mesures non tarifaires. C’est à dire de toutes les normalisations, conditions de contrôle douaniers des produits etc. permettant d’imposer une qualité différente des produits et permettant de les refuser sur le marché européens.

Dans le premier scénario, les autorités américaines estiment leurs gains à 5,5 milliards de dollars pour seulement 800 millions dans les poches européennes. En d’autres termes, les bénéfices américains seraient sept fois plus importants que ceux des Européens.

Dans le second, en supprimant donc les mesures non tarifaires, le jackpot pour les États-Unis est encore plus criant : près de 10 milliards de dollars, les bénéfices européens s’élèveraient eux à, à peine, 2 milliards

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:29

Le fameux logo qui certifie les produits issus de l’agriculture biologique pourrait dans un avenir proche devenir plutôt synonyme de « globalement bio, à quelques pesticides près ». C’est en tout cas le danger que fait courir la proposition de révision d’un règlement européen qui fixe le « cahier des charges » de l’agriculture biologique, les conditions de production, de certification et de mise sur le marché, avec le logo bio. Le Parlement européen vient de détricoter certains éléments essentiels proposés par la Commission.

Entre autres abandons, celui du dispositif de « décertification » de produits bios dans lesquels on aurait détecté des pesticides ou des produits OGM. Actuellement, même si c’est rare, un produit « contaminé » lors d’un transport, du stockage ou d’une pulvérisation voisine peut perdre le label « vert » si l’on détecte au-delà d’un certain seuil des produits chimiques ou manipulés génétiquement. Le Parlement supprime ces seuils, introduisant de facto une tolérance aux pesticides, s’étrangle-t-on chez les associations qui y voient une manœuvre des importateurs, certificateurs et transformateurs de produits bio.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:27

Inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution ne semble pas nécessaire juridiquement parlant. En effet, tant la «déchéance» de nationalité que la «perte» de nationalité existent déjà dans le droit français. Ce sont les articles 25 et suivants du code civil, ainsi que les articles 23-7 et 23-8 du même code qui les prévoient. Cette possibilité existe dans le droit français depuis 1791. Il n'y a donc pas novation, juridiquement parlant. Au contraire, on pourrait paradoxalement aboutir à une situation nouvelle beaucoup moins sévère que l'état actuel du droit, voire empêcher concrètement de déchoir de la nationalité française des terroristes aujourd'hui poursuivis, alors qu'ils encourent actuellement cette sanction.

Comment cela?

Le projet de loi constitutionnelle encadre plus restrictivement la déchéance de nationalité. Aujourd'hui, concrètement, l'article 25 du code civil énumère les différents cas où les bi-nationaux peuvent être déchus de la nationalité française: s'ils sont condamnés pour crime ou délit de terrorisme, d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, ou encore s'ils se sont livrés au profit d'un état étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France. Le projet de réforme constitutionnelle, s'il étend la déchéance à l'ensemble des Français, la restreint aux seules infractions pénales constituant une atteinte grave à la vie de la Nation. Et l'avant-projet de loi d'application qui circule modifie profondément le champ d'application de la déchéance de nationalité. En effet, le projet de futurs articles 25 du code civil et 131-18-1 du code pénal limite la future déchéance de nationalité aux seules atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation qualifiées de crimes ou de délits punis de 10 ans d'emprisonnement. Le champ d'application de la déchéance de nationalité serait donc bien plus restreint qu'aujourd'hui.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:24

La situation économique catastrophique dans la bande de Gaza en 2015 se manifeste par :

- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 45% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale. Le pouvoir d’achat est devenu très faible pour les Palestiniens de Gaza en 2015, ayant connu un recul de 9% selon le ministère palestinien de l’économie dans son rapport annuel de 2015.

- L’infrastructure civile : Selon le Comité national de la reconstruction de Gaza, 36% de l’infrastructure civile de la bande de Gaza ont été détruits sans aucun espoir de reconstruction immédiate, notamment avec le retard dans le début des projets de reconstruction privé et public.

- Les pertes financières directes ou indirectes dues à cette dégradation dépassent les 4 milliards d’euros selon l’autorité des finances dans les territoires palestiniens, l ’équivalent de la Banque Centrale.

- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, d’après la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza, ce secteur qui employait environ 50.000 personnes avant 2015, et qui représentait 40% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la destruction de 90% des usines, des entreprises privées et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée des matières premières pour tous les projets et plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, avec la fermeture définitive en juillet 2014 de la seule zone industrielle du nord de la bande de Gaza, après la destruction de toutes ses usines, à cause de tout cela, le secteur privé emploie actuellement moins de 9.000 personnes.

- Le secteur de l’agriculture qui employait 20.000 travailleurs a aussi été touché. Les chiffres du Ministère palestinien de l’Agriculture montrent qu’actuellement, 4200 personnes seulement travaillent, avec une baisse permanente de revenu. Ce secteur souffre, en dehors de la destruction des terres agricoles et des fermes, de l’interdiction israélienne permanente d’exporter les produits agricoles de Gaza, connus pour leur qualité, notamment les fraises, les roses, les tomates et les oranges, vers les marchés extérieurs. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 15% en 2015.

Les pertes agricoles quotidiennes, à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger, est de 50.000 euros par jour. Conséquence grave : beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre étant remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter la profondeur des zones tampons, au nord et au sud de la bande de Gaza, à 500 mètres, ajoute à la détérioration du secteur agricole. De plus, la mort de nombreux animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d’augmenter. Les pertes du secteur agricole ont dépassé 200 millions d’euros en 2015.

Avant 2015, la zone cultivée dans la bande de Gaza s’élevait à 120 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 50 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre de Commerce de Gaza, le coût de l’impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s’élève à environ 12 millions d’euros.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:21

Les médias sont en train de semer la panique à propos du virus Zika qui serait soi-disant dangereux. Cette campagne de panique n’a absolument aucun fondement.

Le virus est connu depuis longtemps, il est sans danger et la principale crainte exprimée actuellement, à savoir que le virus puisse porter atteinte aux enfants à naître, est basée sur des informations non vérifiées et probablement fausses.

Un récent rapport du Congressional Research Service note à propos de Zika:

Le Zika est un virus qui se transmet principalement par les moustiques Aedes [..]. Zika peut se transmettre également de la mère à l’enfant pendant la grossesse, ainsi que par les rapports sexuels, les transfusions sanguines, et le travail en laboratoire. Les scientifiques ont découvert le virus en 1947 chez les singes vivant dans la forêt ougandaise Zika. Cinq ans plus tard, des cas de contamination d’humains ont été détectés en Ouganda et en Tanzanie. Les premiers cas humains hors de l’Afrique ont été diagnostiqués dans le Pacifique en 2007 et en Amérique latine en 2015.

Ce virus est juste un des milliers de virus qui peuvent affecter les humains. Il est connu. Il est plutôt inoffensif. Ses effets, s’il y en a, sont bénins :

Une proportion relativement faible (environ 1 sur 4) des personnes infectées développent des symptômes. Le virus n’est détectable que quelques jours dans le sang de personnes infectées. [..]

Zika provoque généralement des symptômes bénins, de la fièvre, des éruptions cutanées et de la conjonctivite, qui peuvent durer une semaine. Les cas d’hospitalisation et de décès suite à une infection sont rares.

Seulement 1 à 4 personnes infectées ont des problèmes et n’importe quelle grippe habituelle serait plus grave pour eux que ce petit moustique.

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Publié par ELIZABETH
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:51

Je peux même donner son signalement. Dieu se présente sous l’apparence d’un homme, de type méditerranéen pour ne pas dire arabe. Je précise la taille : environ cent soixante quinze centimètres. Plutôt d’allure sportive, on voit qu’il a pratiqué le ski nautique, ou le surf. Dieu est un athlète, en dépit des pains qu’il adore déguster, mais dont il n’abuse pas. Dieu préfère en effet la brioche. La scène de la multiplication des pains est souvent rapportée par des artistes de l’époque. Dieu serait né il y a plusieurs millions d’années. Mais il ne fait pas son âge… Il a refusé de me montrer son livret de famille, par pure coquetterie. Tout comme il n’a pas accepté de me présenter un extrait de son casier judiciaire. On prétend qu’il est très chargé. Il aurait massacré un grand nombre de ses enfants, dont un nommé Jésus, sur lequel il se serait livré en outre à des actes de barbarie. Jean Rostand, qui est un grand scientifique, a écrit : « Si vous tuez un homme, vous êtes un criminel, si vous en tuez mille, vous êtes un héros, si vous les tuez tous, vous êtes un dieu ». Dieu a donc des circonstances atténuantes. Jean Rostand viendra témoigner à la barre, en sa faveur lorsqu’on instruira son procès. Dieu, je l’ai rencontré sur l’autoroute A 10, à proximité du péage de Saint Arnoult. Il avait l’air très excité. Il m’a dit simplement : « Papiers du véhicule. Garez vous sur la bande d’arrêt d’urgence… » J’ai voulu lui faire observer que c’était interdit mais il parlait en araméen, et je n’ai pas très bien compris. Ensuite, Dieu a dit : « Vos papiers sont en règle ». J’ai alors remarqué le grade de Dieu. Il était général de corps d’armée. J’ai bien vu briller ses cinq étoiles. Ensuite, il est parti pour soigner un accidenté de la route. Il lui a simplement donné un ordre : « Lève-toi et marche, espèce de faignant ! ». Et l’accidenté s’est levé et il a marché. J’ai pensé que c’était plus efficace que d’appeler le Samu. J’ai voulu lui payer un pot à Saint Arnoult, mais Dieu a refusé en me disant : « Je ne mange que des sandwiches au pain azyme, arrosés d’un petit coup de vin de mes vignes ». Par ailleurs, Dieu propose des attractions variées mais toujours en Palestine : il marche sur l’eau, il guérit les paralytiques, il travaille aussi chez un boulanger, et, si on le prie suffisamment il évite les attentats préparés par les islamistes. Dieu n’aime pas la concurrence, Dieu n’aime pas son frère, un nommé Allah!… Dieu préfère les miracles qu’il mitonne tout seul dans les petites églises de campagne. Il dit que dans les villages écologiques il peut mieux faire entendre sa voix. Et il me donne un exemple, il sait causer avec Jeanne d’Arc, il sait causer aux bergères, mais uniquement aux bergères qui sont restées vierges. Dieu est exigeant sur la qualité des bergères. Et puis, j’ai vu Dieu s’enfoncer dans la nuit et le brouillard. Depuis je suis sans nouvelles de Dieu. J’attends avec impatience le procès de Dieu. Il lui est reproché d’avoir donné la mort à la totalité de l’humanité. Je suis curieux d’écouter la plaidoirie de ses avocats.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:44

En nommant Jean-Jacques Urvoas au ministère de la Justice, François Hollande confie la Chancellerie à un homme qui n'a eu de cesse d'accompagner et de soutenir la dérive sécuritaire, au détriment des droits et libertés.

Rire, ou pleurer ? On avait du mal à le croire, lorsque l’annonce s’est affichée sur nos écrans. Après la démission surprise de Christiane Taubira du ministère de la Justice, qui aurait dû intervenir beaucoup plus tôt, le président de la République a choisi de nommer Jean-Jacques Urvoas garde des sceaux.

Or le député socialiste, qui lorgnait plutôt le ministère de l’Intérieur, est un homme de la police, des services de renseignement, qui s’est fait le bras parlementaire armé des réformes sécuritaires depuis plusieurs années.

Au moment où l’État s’enlise dans un état d’urgence dont on ne sait comment sortir, la nomination de Jean-Jacques Urvoas au poste de ministère de la Justice scelle la mise sous tutelle de la place Vendôme au profit de la place Beauvau. En cette période de guerre qui ne cache plus son nom, qui justifie que la France demande des dérogations aux droits de l’homme, la Justice doit être étouffée et Jean-Jacques Urvoas est l’homme qui n’hésitera pas à user de son bâillon.

AU CENTRE DE TOUS LES TEXTES SÉCURITAIRES RÉCENTS

Ancien membre de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), Jean-Jacques Urvoas avait été le rapporteur zélé de la loi Renseignement, dont Christiane Taubira disait en privé qu’elle « permet une intrusion dans la vie privée aux antipodes de mes idées ». Il n’avait pas eu de mots assez durs pour critiquer les opposants au texte, dont faisaient partie entre autres la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, l’Union syndicale des Magistrats, ou l’Ordre des avocats de Paris (c’est lui qui parla des « exégètes amateurs » pour dénigrer ceux qui analysaient les dangers du texte qui a été validé par le Conseil constitutionnel dans des conditions inhabituelles, et sans le moindre argument).

Il fut également le soutien de la loi de programmation militaire de 2014 qui, déjà, étendait les pouvoirs de surveillance avec un article très polémique qui autorise la collecte de données en temps réel sur les réseaux, sans passer par un juge.

Plus récemment, Urvoas s’est fait contrôleur de l’état d’urgence, comme pour mieux faire accepter le fait que la Justice soit mise de côté dans le contrôle du respect des droits et libertés des citoyens, en cette période d’émiettement de l’état de droit. C’est d’ailleurs toujours lui, bien sûr, qui fut rapporteur de la loi sur l’état d’urgence de novembre 2015, laquelle a diverses implications pour Internet, dont la possibilité d’accéder aux données sur le Cloud depuis le domicile de personnes perquisitionnées, sans contrôle d’un juge.

Désormais dans le fauteuil de Christiane Taubira, Jean-Jacques Urvoas aura les mains libres pour faire avancer le projet de loi Taubira, qui fait entrer dans le droit commun des mesures d’exception parfois redoutables, comme l’utilisation des IMSI-catchers dans des enquêtes contre contre la délinquance, ou l’interception de tous les e-mails et fichiers archivés dès l’enquête préliminaire.

Le loup est désormais dans la bergerie, et la dangereuse glissade de la France vers la violation des libertés au nom de la sécurité n’est sans doute pas prête de s’inverser.

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Publié par ELIZABETH
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:40

La vie est décidément mal faite. On croit côtoyer de grands mystiques à l’âme forgée dans la matrice de la France éternelle, le terroir chevillé au cœur, façon Maurice Barrès ou François Mitterrand. Mais, en la matière, Sarkozy, ce serait plutôt Nicolas le jardinier ; et encore. En 2007, il entendait inaugurer son quinquennat tout neuf par une retraite spirituelle : « Dans un monastère », affirmait-il.

Sans trancher l’épineuse question consistant à savoir si le Fouquet’s appartient ou non à l’ordre des moines dominicains ou franciscains, si le yacht de Vincent Bolloré bat pavillon des chevaliers de l’Ordre de Malte ou celui des pénitents du Club Méditerranée, on notera néanmoins que même le plus hébété des commentateurs politiques d’alors aura remarqué que l’introduction du zigomar aux plus hautes fonctions républicaines tenait plus de la ceinture Gucci que de celle du silice. Idem pour le vocabulaire et les bonnes manières.

Heureusement, La France pour la vie était le gri-gri, le viatique, le sésame – opuscule de commande, pour être plus précis – susceptible de donner à un ex-Président connu pour massacrer, à l’oral comme à l’écrit, la langue de Molière et Vaugelas, une sorte de stature littéraire et politique, quelque part entre Cyril Hanouna et André Malraux. Mieux : une sorte de confession publique – entre cénacles maoïstes d’antan et assemblée de chrétiens exaltés d’autrefois, lui permettant d’abjurer ses péchés politico-langagiers de naguère – qui aurait pu l’aider à se refaire une virginité, à la façon de ces vieilles mondaines se faisant lifter le joufflu jusqu’aux limites du raisonnable. Bref, Nicolas Sarkozy avait changé, il fallait qu’on se le dise.

Le problème, c’est qu’aussitôt chassé, le naturel a tendance à revenir au galop, surtout chez Sarko. Ainsi, ses dernières vacances de Noël ? Au Maroc. A priori, rien d’extravagant, si ce n’est que sa sainte famille, invitée aux frais de la princesse par le roi Mohammed VI dans un riad à côté duquel celui d’Anne Sinclair doit ressembler à une chambre Ibis, y a transité dans un jet privé battant blason royal et chérifien. Tout bien pesé, Vincent Bolloré, issu d’une lignée tout aussi prestigieuse, est-il français et un peu moins trafiquant en chef de substances illicites.

Le gag, c’est que si l’affaire s’est retrouvée pleine page dans les colonnes du Canard enchaîné, c’est par une fuite de l’intérieur, celle du dernier fiston, Louis, lequel a cru malin d’épater copains et copines à grands coups de selfies, devant domestiques et piscines, ayant tôt inondé les réseaux sociaux. Familles, je vous hais… Surtout en pleine promotion du bouquin présidentiel à papa ! Sale gosse…

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Publié par ELIZABETH
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