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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:40

C’est une mobilisation sans précédent en soutien au mouvement Boycott, Désengagement, Sanctions (BDS) qui a pris naissance le 10 décembre, à l’occasion de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Quelque deux cents juristes de pays européens ont signé un texte s’élevant contre les tentatives de plus en plus fréquentes visant à faire taire le mouvement BDS. Les juristes signataires affirment leur volonté de « défendre les droits des Palestiniens en menant la campagne BDS ». Nous publions ci-dessous leur appel.

Le mouvement BDS s’est établi sur le modèle du mouvement anti-apartheid, qui mobilisait la société civile contre l’apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d’États tiers et d’entreprises commerciales pour que ces derniers s’abstiennent d’apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël.
La mobilisation de la société civile pour le respect des droits de l’homme - telle qu’elle a eu lieu durant la campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud ou encore lors du mouvement afro-américain des droits civiques aux États-Unis - n’a jamais été entravée par l’action de gouvernements étrangers. Cependant, l’efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers États tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement.
La France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux États-Unis ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement. Ce type de mesures vise à sanctionner les individus, les entreprises ainsi que les institutions privées et publiques, qui prennent des décisions commerciales, d’investissement ou d’approvisionnement respectueuses tant de la morale que du droit.
D’autres États (notamment la Suède, les Pays-Bas et l’Irlande), bien que désapprouvant un boycott d’Israël, ont considéré que la mobilisation du mouvement BDS constituait un exercice légitime de la liberté d’expression, droit fondamental consacré en droit interne et dans les conventions internationales des droits de l’homme. Des organisations réputées de défense des droits de l’homme, notamment la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et Human rights watch, ont également estimé que les individus, les associations, les institutions publiques et privées ainsi que les gouvernements et les entreprises régionales étaient fondés à promouvoir et à mettre en œuvre le mouvement BDS, exerçant ainsi leur droit fondamental à la liberté d’expression.
Les États et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d’expression ont raison. La question n’est pas de savoir si l’on approuve l’objectif ou les méthodes de BDS. Il s’agit de savoir si, afin de protéger Israël, une exception à la liberté d’expression, pierre angulaire des droits de l’homme, doit être permise. Les États prohibant le mouvement BDS compromettent ce droit fondamental. En exonérant un État en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l’homme.

Pour voir la liste des signataires, cliquer ici.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:35

Le nouveau chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a dévoilé, lundi, la liste de son gouvernement formé, sans surprise, d'une majorité de ministres déjà présents dans l'équipe sortante dirigée par Matteo Renzi, une continuité dénoncée par l'opposition.

Le 61e gouvernement italien depuis 1946 a prêté serment lundi soir, mettant ainsi un terme à l'une des plus brèves crises politiques dans l'histoire de la République, cinq jours après la démission de Matteo Renzi. 

Le passage de relais s'est poursuivi à 21H00 (20H00 GMT) avec le traditionnel échange de la clochette du Conseil des ministres entre Matteo Renzi, 41 ans, et Paolo Gentiloni, 62 ans, les deux hommes s'étant auparavant fait une chaleureuse accolade. 

"J'ai fait de mon mieux pour former le nouveau gouvernement dans les délais les plus brefs conformément à l'invitation du président de la République et aussi dans l'intérêt de la stabilité de nos institutions", avait déclaré un peu plus tôt Paolo Gentiloni après avoir présenté son équipe au chef de l'Etat, Sergio Mattarella. 

A l'issue d'une journée de consultations au cours de laquelle il a rencontré les représentants des différents groupes parlementaires, M. Gentiloni, lieutenant de l'ex-Premier ministre Matteo Renzi, a présenté un gouvernement peu remanié par rapport au précédent. 

M. Gentiloni, qui était le ministre des Affaires étrangères, a annoncé que son successeur à la tête de la diplomatie italienne serait Angelino Alfano, le ministre de l'Intérieur sortant et ancien bras droit de Silvio Berlusconi. Dans ce jeu de chaises musicales, c'est l'ancien secrétaire d'Etat chargé des services secrets, Marco Minniti, qui remplace Angelino Alfano à l'Intérieur. 

Comme attendu, le ministre des Finances Pier Paolo Padoan, 66 ans, est maintenu dans ses fonctions dans un contexte de regain en Italie d'une crise bancaire récurrente. 

Les portefeuilles de la Défense et de la Justice sont conservés par leurs titulaires, Roberta Pinotti et Andrea Orlando. De même que ceux de la Culture et de la Santé, détenus par Dario Franceschini et Beatrice Lorenzin. 

Valeria Fedeli, 67 ans, fait pour sa part son entrée à l'Education en remplacement de Stefania Giannini, qui paie le prix de l'échec de sa réforme de l'école. 

Quant à Maria-Elena Boschi, ancienne ministre des Réformes, proche de M. Renzi avec qui elle a porté la révision de la Constitution rejetée par les Italiens au référendum du 4 décembre, elle reste au gouvernement et hérite du secrétariat d'Etat à la présidence du Conseil, poste stragégique équivalent à celui de chef de cabinet.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:32

Après un an au pouvoir, le Président argentin présente un bilan catastrophique .

1. En un an, sous le gouvernement Macri, il y a eu 200 000 licenciements en Argentine.

2. Le peso argentin a été dévalué de 40% par rapport au dollar, entraînant une hausse massive des prix avec des conséquences dramatiques pour la majorité des Argentins.

3. Les tarifs du transport, du gaz, de l’eau et de l’électricité ont été augmentés de 200% à 2000% selon les cas.

4. L’inflation est passée de 32% à 45% et l’économie est en récession.

5. La politique d’austérité menée par le gouvernement a eu un impact dramatique sur les classes populaires, la vie économique et le développement du commerce. Selon l’Eglise catholique, 1,4 millions d’Argentins sont tombés sous le seuil de pauvreté depuis la prise de pouvoir de Macri. Dans la capitale, le taux de pauvreté est passé de 20% à 33%. Selon l’Institut national de statistique er recensements (INEC), 32% des Argentins vivent dans la pauvreté, soit 8,7 millions de personnes, et 6,3% se trouvent dans l’indigence, soit 1,3 millions de personnes.

6. Des centaines de milliers d’Argentins multiplient les manifestations, exigeant un changement de politique et l’arrêt des mesures contre les couches les plus vulnérables. Selon les sondages, 43% des Argentins ont une opinion défavorable du gouvernement contre 26% qui en approuvent la gestion.

7. Le montant de la dette a explosé en un an, passant de 43% du PIB à 55% du PIB.

8. Le déficit fiscal est de 7%, obligeant le gouvernement à emprunter plus de 50 milliards de dollars en à peine un an.

9. Le gouvernement Macri a également porté atteinte à la pluralité des médias en censurant la chaîne latino-américaine Telesur, qui n’est désormais plus disponible dans le bouquet de chaînes gratuites.

10. Le gouvernement Macri a procédé à une répression implacable de toute contestation sociale. Le cas de Milagro Salas, élue du Parlement sud-américaine et militante indigène, est emblématique. Elle est emprisonnée depuis janvier 2016, en violation de son immunité parlementaire, sous l’accusation « incitation à commettre des délits », pour avoir organisé une manifestation dans la province de Jujuy. Les Nations unies ont dénoncé cette répression et qualifient cette détention comme arbitraire et illégale. La Commission interaméricaine des droits de l’homme, Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains exigent également sa libération.

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Publié par ELIZABETH
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:32

Le sport occupe une large place dans les préparatifs électoraux. C’est, en réalité, une épreuve complète. Elle comporte non seulement le saut, rebaptisé « sursaut » pour la circonstance. En effet on attend un « sursaut » des électeurs de gauche. Tous les médias sont d’accord sur ce point. Mais c’est également un sport qui exige beaucoup d’habileté, dans le genre des « contorsionnistes ». Un sport exigeant quant à la qualité des réflexes, qui demande de bien situer sa droite et sa gauche. Un sport particulièrement adapté aux personnes handicapées par une difficulté à trouver ses repères. En plus une activité du domaine de la rééducation qui sera parfaite pour le maintien du cerveau en bon état de fonctionnement. Cette pratique électorale fait oublier les difficultés pour se repérer dans l’espace. En arrivant devant l’urne, souvent le votant se trouve désemparé. Phénomène parfaitement normal, on le serait à moins, vu la bande d’individus plus ou moins louches qui vous font des signaux pour gagner le chemin du paradis, ou de la Terre Promise. Sans la boussole des grands navigateurs, le français moyen est saisi de vertiges. Il éprouve des nausées dues à la pression excessive à laquelle il est soumis. Mais ce sport, comme tous les sports de glisse, exige une faculté de maîtrise du dérapage. Heureusement, cette attitude est de courte durée. Le lundi suivant ces efforts, tout rentre dans l’ordre habituel des choses électorales. On sera donc satisfait à l’idée qu’on n’est pas dans une course de fond. Plus besoin des ordres des arbitres de ce pieux recours à des attitudes largement condamnées en temps normal. Les arbitres, d’ailleurs, d’ailleurs, on le voit dans les sports profanes, sont souvent corrompus. Car ne nous trompons pas. Hors de l’église point de salut ! Nous parlons des officiants de l’église politique, mais vous aviez compris de vous-même. Ces formules qui relèvent de la magie et ces gestes qu’il faut accomplir sous les ordres des grands prêtres, relèvent d’une saine croyance en la nouvelle religion. Sinon, ils risqueraient de demeurer obscurs pour les non-initiés. La quête suit ces manifestations d’une autre époque. Car il faut payer les apôtres, qui sont les médias. Les apôtres sont en effet rétribués et grassement payés. Ce ne sont pas des crève-la-faim !!!

 

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Publié par ROLLAND HENAULT
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:26

Le principe de la poésie amusante dont la rime appelle à l’évidence un mot bien lourd est périmé. Vieillot. Que la cible soit Robert Ménard, Cohn-Bendit ou François Hollande, ce type d’humour est démodé. Comme les pantalons patte d’eph et les tuniques à fleurs… La fausse poésie aux rimes sous-entendues ne se fait plus. Désolé, nous n’avons plus ce modèle en rayon. Allez voir chez Ardisson. Il paraît qu’il en a encore un qui fait ça. Un bien lourdingue comme on les aimait autrefois. Aujourd’hui, plus personne n’en veut. C’est un genre d’article invendable. Et puis, le gars qui vous évoque Hitler dès qu’il y a un invité qui pense autrement, on ne savait même pas qu’il en existait encore. Ce réflexe de Pavlov, ce manque d’inspiration… Hop… Hitler ! Ça ne date pas non plus d’hier, ce style d’humour. Ça remonte aux années 80, non ? Ah, ça nous rajeunit pas…

Ardisson, il aime bien. Ça lui rappelle sa jeunesse, ses années folles au Palace… C’est de l’humour vintage. Et puis, il faut dire qu’il y a une de ces pénuries de comiques ! C’est terrible. Tenez, c’est bien simple, Ardisson en est réduit à racler les fonds de tiroir. Avec Guillon, on avait bien senti que son émission roulait sur la réserve. Le voyant clignotait. Ça enfonçait de la porte ouverte, mais avec comme un semblant de présence… Tandis que là, le v’là rendu à employer de l’amuseur amateur fadasse. Loin de nous l’idée de faire de la peine à qui que ce soit, mais on en a vu des plus doués dans certains banquets de fin d’année. Ah oui…

Alors, forcément, confronté à la navrance de cet humour indigent, l’invité quitte le plateau.

L’insulte en guise de rigolade passe mal.

Et l’Ardisson n’en revient pas. C’est quand même pas de sa faute si, sur le marché de l’humour, il n’y avait plus que ça. « Mais reste, Robert ! Il en a encore une autre. Une un peu moins pourrie. » Robert persiste et signe. Le costumé tout en noir est scandalisé. Quand on vient à une de ses émissions, il y a une règle d’or fixée à tout jamais par lui-même : on ne part pas au bout de 5 minutes. Et voilà. Ça ne se fait pas. On reste, on endure, on encaisse, on sourit et, surtout, on compatit à la difficulté du producteur à dénicher de vrais talents. Un peu de compassion, que diable ! Faudra-t-il en arriver à attacher les invités sur la chaise ? Bien sanglé, Robert ne serait pas parti. À quoi sert d’employer des accessoiristes ?

Sur la messagerie du maire de Béziers, qualifiée de ville de merde (quelle trouvaille !), l’animateur-producteur-éleveur de comiques en soldes déverse sa colère.

Grosse tête de con ! L’argument est de taille. Une grosse tête de con, clone d’Adolf Hitler qui dirige une ville de merde… C’est un best of ! Un concentré de salopard comme il s’en fait peu. La perle rare. Perdre un invité de cette envergure est une catastrophe télévisuelle.

Après le départ de l’offensé, le rire se fait convenu. Obligatoire. Tu ris ou tu pars. Aucun des personnages présents ne semble avoir pris conscience que les temps étaient en train de changer. Qu’ils allaient tous muter ringards à la vitesse de la lumière. Derniers survivants de la pensée clé en main, les voilà blablatant dans un conformisme de salon de thé. L’émission était terminée avant d’avoir commencé.

 

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Publié par ELIZABETH
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:18

Le Conseil de l’Ordre des médecins a déjugé sa section locale de Paris qui avait condamné en 2015 à un blâme le Pr Christophe Oberlin, militant anti-israélien et proche de Dieudonné.

Dans un jugement en date du 15 novembre, la Chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des Médecins a estimé que le Dr Oberlin « a néanmoins fait usage de la liberté d’expression telle qu’elle est garantie notamment par l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».

Les positions pro-palestiniennes du Dr Oberlin lui avaient valu un blâme par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins lorsque ce dernier avait inclus dans un examen de médecine humanitaire une question sur le conflit entre Israël et Gaza : « Comment qualifier au cours de la guerre entre Israël et Gaza la mort par bombardement classique de 22 membres d’une même famille ? S’agit-il d’un crime de guerre, d’un crime contre l’Humanité, d’un génocide?».

 

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Publié par ELIZABETH
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:11

La proposition PS a été votée avec le soutien de l'ensemble de la gauche et d'une majorité de centristes, et malgré l'opposition de la droite.

L'Assemblée nationale a adopté, ce jeudi, en première lecture, la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l'IVG, avec le soutien de l'ensemble de la gauche et d'une majorité de centristes, et malgré l'opposition de la droite.

Le texte, qui prévoit d'étendre le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse à tout moyen, notamment au numérique, a été voté, à main levée, après cinq heures et demie d'âpres débats et quelques retouches. Le texte sera examiné par le Sénat le 7 décembre, en procédure accélérée, en vue d'un vote définitif du Parlement d'ici à fin février et l'aboutissement de la session.

Plusieurs députés de droite s'étaient mobilisés pour faire entrave à ce qu’ils considèrent comme une mesure liberticide. La quasi-totalité des 76 amendements déposés sur le texte étaient portés par ces élus LR et par l'extrême droite, au nom de la "liberté d'expression" pour les premiers, de la lutte contre "la culture de mort" pour les seconds.

 

Même Charlie Hebdo s’en émeut :

« Comment comprendre cette proposition de loi visant à condamner les sites Internet accusés d’exercer des pressions psychologiques ou morales afin de les dissuader de recourir à l’IVG ? »

Mieux, Charlie nous explique : « En janvier 2015, nous étions tous Charlie pour défendre le droit de diffuser des opinions, mêmes dégueulasses. » Et de conclure de la sorte : « Ce délit d’entrave à l’IVG est une très mauvaise nouvelle pour tous ceux qui sont favorables au droit à l’avortement. Croyons-nous nos arguments si faibles qu’il faille interdire ceux de nos adversaires ? »

 

Sources :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/01/97001-20161201FILWWW00313-ivg-adoption-de-la-proposition-ps-pour-penaliser-les-sites-de-desinformation.php

 

http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/charlie-hebdo-au-secours-des-militants-anti-avortement,297078?mc_cid=974a736452&mc_eid=a3ea7a118d

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Publié par ELIZABETH
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:05

L'ONG Freedom House dégrade une nouvelle fois la note de la France en matière de liberté sur Internet. Si la situation n'est pas catastrophique, la trajectoire du pays depuis quelques années suscite des inquiétudes.

En 2016, la liberté sur Internet a reculé en France. C’est l’analyse que fait l’association américaine de défense des libertés Freedom House dans son nouveau rapport annuel sur l’état des libertés sur Internet dans le monde. Si l’Hexagone continue d’être un pays où le net est globalement libre, l’organisation fondée il y a 75 ans ne peut que constater une certaine érosion de la situation depuis 2013.

Sur une grille de notation dans laquelle la note de 200 est la pire que l’on peut avoir, la France obtient 25. C’est un score qui demeure encore très acceptable. Par contre, c’est la trajectoire qui n’est pas très encourageante. En 2013, la France obtenait 20 points ; idem en 2014, avec une notation stable. L’année suivante, les choses se sont gâtées avec un recul de 4 points. Et cette année, c’est un point qui a été perdu.

Deux pays européens obtiennent la meilleure note, ex-æquo avec 6 points : l’Islande et l’Estonie. Arrive ensuite le Canada, mais loin derrière : le pays à la feuille d’érable décroche la note de 16 points. À l’inverse, la Chine est le cancre international avec une note de 88. Le pays verrouille tellement les libertés sur le net qu’il réussit le tour de force à faire pire que la Syrie (87), pourtant en guerre. Un score que partage aussi l’Iran.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:01

A la suite des «11 septembre français» à répétition, nous découvrions très vite, comment la nomenklatura de la bien-pensance politique et en son sein les apparatchiks de service, instrumentalisaient instantanément ces événements. Nous découvrions, quasi en temps réel, la désignation des coupables, les déclarations de guerre, et surtout la mise en œuvre d’un arsenal de mesures liberticides accompagnant l’état d’urgence décrété dans la foulée et l’Etat policier que ces mesures allaient installer durablement en France, avec tous les abus qui n’ont pas manqué d’être au rendez-vous de cette aberration politique, consciencieusement pratiquée pour notre « bien » et notre «sécurité »!

Tout était clair pour le Pouvoir en place : nous étions en guerre contre la barbarie de fanatiques religieux qui s’en prenaient à « nos idéaux républicains », à « nos valeurs » et à « notre liberté d’expression » !

Après les 7, 8 et 9 janvier 2015, comme pour couronner une année dédiée au «terrorisme», on allait vivre le sommet de ce « management de la terreur » dans les événements en cascades du 13 novembre 2015 à Paris et des jours suivants à Saint Denis, puis le 22 mars 2016 à Bruxelles, le centre névralgique de l’UE et de l’OTAN et maintenant le 14 juillet à Nice, puis le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen en Normandie, sans oublier les épisodes terroristes survenus en Allemagne !

A la suite de ces attentats, notre pays a été sévèrement prié de s’abstenir de manifester, ou de s’en tenir qu’à des manifestations « statiques », prié de se terrer dans la peur, prié de fermer sa gueule de frondeur habituel, prié de se soumettre à la loi du silence et prié de ne rien chercher à comprendre ! Valls disait : « Chercher à comprendre c’est déjà excuser ! » Il n’y a donc jamais eu autant de manifestations dans les villes de France, depuis que ce Pouvoir a déclaré «l’état d’urgence », comme il n’y a jamais eu autant de violences policières concomitantes dans une France transformée à l’occasion de cet «état d’urgence » en dictature policière…

Tout est lié. Il y a bien évidemment un lien entre l’agitation sociale des deux pays, (la France et l’Allemagne), qui donnent le ton dans l’Union Européenne, et ce « terrorisme ».

Voilà donc où on en est à la suite de ces attentats plurifactoriels contre la démocratie, loi El Khomri inclue! Le but du « djihadisme » de façade avec son « terrorisme » inhérent, était celui de nous faire peur, de nous dresser, de nous empêcher de protester, de nous maintenir dans le morcellement de la sidération, de nous obliger à rester dociles, de nous parquer dans l’espace de la « croyance » en un Pouvoir « innocent » sacralisé qui sait mieux que nous où est notre véritable bien, de détourner notre attention en pratiquant cette technique de diversion efficace !

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Publié par ELIZABETH
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 09:55

Karl Marx avait remarqué que l'histoire se répète, la première fois, c'est une tragédie et la seconde une farce. Cette célèbre observation décrit parfaitement les interventions récentes de l'Occident en Libye.

Cela fait cinq ans que le Royaume-Uni et la France ont pris la décision commune de chasser Mouammar Kadhafi, entraînant un effondrement politique et l'émergence d'un espace dépourvu de gouvernement, contrôlé par des milices. Ce fut une tragédie.

À la fin de l'année dernière, le Royaume-Uni et la France sont intervenus à nouveau. Agissant par l'entremise des Nations unies, nous avons contribué à évincer le gouvernement élu par voie démocratique en Libye, dirigé par Abdullah al-Thani. 

Le malheureux al-Thani a dûment été écarté et un nouveau Premier ministre basé à Tripoli a été installé et désigné leader du Gouvernement d'union nationale (GNA). Malheureusement, c'est cette intervention qui a transformé l'histoire en farce.

Sarraj est un homme honnête qui a été contraint à son poste par les États-Unis. Toutefois, il n'a aucune expérience politique. D'après ce que j'ai pu voir, ce n'est que rarement qu'il voyage vers l'est de la Libye en sa capacité de Premier ministre.

Son assignation ne dépasse pas les limites de la base navale de Tripoli où (sagement) il préfère séjourner lorsqu'il se rend dans le pays qu'il est censé gouverner. De manière générale, il préfère (encore plus sagement) organiser ses réunions en dehors de Libye, la plupart du temps à Tunis.

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Publié par ELIZABETH
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