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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 09:23

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à un regroupement progressif de médias au sein de trusts internationaux. Actuellement, 14 groupes se partagent plus des deux tiers de la presse occidentale (21st Century Fox, Bertelsmann, CBS Corporation, Comcast, Hearst Corporation, Lagardère Group, News Corp, Organizações Globo, Sony, Televisa, The Walt Disney Company, Time Warner, Viacom, Vivendi). Désormais, l’alliance opérée par Google Media Lab et First Draft tisse des liens entre ces groupes qui détenaient déjà une position dominante. La présence dans cette Entente des trois principales agences de presse de la planète (Associated Press, Agence France-Presse, Reuters) lui assure une force de frappe hégémonique. Il s’agit sans aucun doute d’une « entente illicite », non pas établie dans un objectif de fixation de prix, mais de fixation des esprits, d’imposition d’une pensée déjà dominante.

On peut observer que tous les membres —sans exception— de l’Entente de Google ont déjà, au cours des six dernières années, donné une vision univoque des événements survenus au Moyen-Orient élargi. Il n’y avait pourtant pas d’accord préalable entre eux, ou on ne le connaissait pas. Il est curieux que soient présentes dans cette Entente cinq des six télévisions internationales qui ont participé à la cellule de propagande de l’Otan (Al-Jazeera, BBC, CNN, France24, Sky, mais apparemment pas Al-Arabiya).

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 09:19

Un expert économique yéménite a révélé que Riyad dérobait les réserves de pétrole yéménites, avec le soutien du géant français de l'énergie. Le royaume aurait également passé un accord avec Washington pour empêcher le Yémen d'exploiter son pétrole.

«L'Arabie saoudite a ouvert un site pétrolier en collaboration avec la société française Total dans la partie sud de la région de Kharkhir, près de la frontière saoudienne de Najran et exploite du pétrole dans les puits de la région», a déclaré l'expert économique yéménite Mohammad Abdolrahman Sharafeddin à l'agence iranienne Fars News. 

«63% de la production de brut du Yémen est volée par l'Arabie saoudite en coopération avec Mansour Hadi, le président yéménite en fuite et ses mercenaires», a-t-il ajouté.

En 2014, feu Christophe de Margerie, PDG de Total à l'époque, avait en effet visité la capitale yéménite Sanaa pour rencontrer le président Abdrabuh Mansour Hadi et discuter de l'expansion de l'empreinte du géant énergétique français dans le pays.

Selon le site internet de la présidence du Yémen, Christophe de Margerie avait alors indiqué que la relation avec le Yémen était «stratégique» et que Total développait ses sites pétroliers dans le pays.

Selon l'expert Mohammad Abdolrahman Sharafeddin, Riyad achèterait des armes avec l'argent du pétrole volé au peuple yéménite et les fournirait à ses mercenaires pour pourchasser les opposants chiites du Yémen.

En janvier, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, qui soutient la présidence de Mansour Hadi, a affronté un groupe de rebelles houthis dans la région de Bab el-Mandab, passage essentiel pour les 3,8 millions de barils de pétrole du Moyen-Orient destinés au marché occidental. 

Un accord entre Riyad et Washington pour avoir la mainmise sur le pétrole yéménite ? 

À la fin de l'année 2016, un autre expert économique, Hassan Ali al-Sanaeri, avait déclaré que Washington et Riyad avaient soudoyé l'ancien gouvernement yéménite pour qu'il s'abstienne des activités de forage et d'exploration pétroliers, alors même que la recherche scientifique et les évaluations effectuées par les sociétés de forage internationales montrent, selon lui, que les réserves de pétrole yéménites sont les plus importantes de toute la région du golfe Persique.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:15

Voulez-vous “sharing” ? Personnellement, ça ne me dit rien et je crains que ça ne dise pas grand-chose non plus au Comité international olympique qui décidera, le 13 septembre prochain, à Lima, de la ville lauréate pour l’organisation des Jeux olympiques d’été 2024 : Paris, Los Angeles ou Budapest ?

Entre nous, j’avoue que si nous pouvions, cette fois encore, nous prendre une gamelle, j’en serais fort soulagée car je vous le dis tout net : je crains les Jeux olympiques comme la peste. En vérité, j’ai très très peur pour nos impôts. Du coup, je me réjouirais presque de la dernière polémique autour du slogan choisi par notre comité de candidature : “Made for Sharing” ou « Venez partager », en version française. Partager quoi : le saucisson, la pizza ? Avouez, c’est d’un tartignole !

C’est, d’ailleurs, sans doute pour faire oublier cette « tartitude » abyssale que nos penseurs olympiques ont choisi de l’annoncer en anglais.

Mais voilà, ça ne passe pas, et trois associations de défense de la langue française ont décidé de porter l’affaire en justice au motif que ce slogan en pur globish constitue une « insulte grave à la langue française » et « une violation de la Constitution ». L’assignation sera, en principe, déposée dès lundi devant le tribunal administratif.

L’Académie française a fait part, elle aussi, de sa réprobation, soulignant notamment que l’article 23 de la Charte olympique précise que « les langues officielles du Comité international olympique sont le français et l’anglais ». Et d’abord le français !

Bernard Pivot est, lui aussi, venu sonner la charge sur RTL ce vendredi matin : « Évidemment, je trouve que ce slogan est une faute, une ânerie, c’est une erreur. C’est une faute contre la langue française qui est une langue olympique, c’est une ânerie car, même dans la langue de Shakespeare, ce slogan est d’une grande platitude. » Enfin, soulignait-il, « c’est une erreur car, dans leur arrogance, les pays anglophones vont trouver normal que les Français s’expriment en anglais alors que les pays francophones vont s’étonner, s’indigner que Paris, capitale de la francophonie, fasse la courbette devant la langue qui n’est pas seulement celle de Shakespeare mais celle de Donald Trump ».

Mais le pire, le plus « invraisemblable », dit-il, « c’est que tout le Comité olympique français ait accouché d’un slogan aussi plat, aussi nul ». Avis partagé !

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:10

Emmanuel Macron comme Donald Trump : le phénomène est plus intéressant que le personnage lui-même. Comment expliquer l’actuel phénomène Macron, qui se veut candidat hors système, alors qu’il est justement un pur produit du système ?

On peut facilement ironiser sur le personnage. Le petit Mickey travesti en Rastignac, la petite chose qui veut se faire aussi grosse qu’un président, le Micron transformé en Maqueron, le Ken du couple Ken et Barbie, le télévangéliste christique débitant à chacun les niaiseries qu’il veut entendre. Mais tout cela ne cerne qu’imparfaitement le phénomène. Ce qui frappe d’abord, c’est qu’Emmanuel Macron est le premier candidat postmoderne que l’on ait jamais vu se présenter à l’élection présidentielle. Les arguments raisonnés, les promesses lyriques, les démonstrations destinées aux électeurs, tout cela faisait encore partie de la modernité. Avec la postmodernité, on est dans l’affect à l’état pur, dans l’émotion, l’amour, l’extase. Le sentiment submerge tout, comme dans le discours des gourous.

Certains reprochent à Macron de n’avoir pas de programme et de multiplier les déclarations contradictoires. Mais on perd son temps à s’indigner ou à vouloir lui répondre. En régime postmoderne, les contradictions n’ont aucune importance, et ce n’est pas avec des programmes que l’on conquiert l’opinion. C’est avec des postures et des incantations. Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais le métalangage, pas le réel mais le plus-que-réel, pas le textuel mais l’hypertextuel. En recourant à des stratégies narratives, à des mécanismes persuasifs fondés sur ce que lui indiquent les algorithmes, Macron ne cherche à convaincre que d’une chose : qu’il faut communier avec lui, fusionner avec lui, qu’il faut l’aimer autant qu’il s’aime lui-même (« Parce que je veux être Président, je vous ai compris et je vous aime ! »). Il est plein de vide, mais ce vide le remplit mieux que tout autre contenu. Une bulle, certes, mais qui continue à enfler.

Un mutant politique, un phénomène typiquement postmoderne.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:05

Un employé du Pôle-Emploi de Saint-Germain-en-Laye commence une grève de la faim pour une raison peu commune. Comme le raconte RTL, cet employé a en effet été sanctionné pour une blague sur l’État Islamique qui n’est pas bien passée auprès de tout le monde l’été dernier, et il vit depuis six mois un enfer à cause de cela.

Au mois d’août, alors qu’un séisme secoue l’Italie, l’homme envoie un mail à ses collègues annonçant que « Daech revendique le tremblement de terre ». Dix jours après, il est convoqué par le responsable sécurité de sa direction régionale : il est par la suite suspendu de ses fonctions, et une plainte est déposée pour « apologie du terrorisme ». Son domicile a été perquisitionné, l’homme placé en garde à a vue mais l’affaire classée sans suite.

La direction de Pôle-Emploi lui impose une mutation, en échange d’une levée des sanctions : une mesure que l’employé refuse, car il estime ne rien avoir à se reprocher. Handicapé et diagnostiqué anxio-dépressif, il est en arrêt maladie depuis septembre. L’homme, qui se lance maintenant dans une grève de la faim pour protester contre son traitement, prévoit maintenant d’engager un avocat et de porter l’affaire devant la justice.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:56

Vous avez parlé « d’un bain idéologique » dans lequel sont les journalistes. Pouvez-vous expliquer cette notion de « bain idéologique » ?

Dans lequel ils sont et dans lequel ils nous plongent ! Les médias nous rappellent en permanence ce que nous devons penser sur tel ou tel sujet. Ils fixent la ligne officielle de la pensée autorisée. Et le discours médiatique jouit d’une énorme puissance prescriptive, aussi bien sur la forme que sur le fond. Comme je le dis dans mon livre, quand on est prof, on a beaucoup de mal à faire accepter que tel ou tel mot n’existe pas, ou ne s’emploie pas de telle manière, face à des élèves soutenant que « à la télé, ils disent comme ça ». Eh bien, c’est pareil pour les idées portées par ce discours. Nous savons d’instinct ce que nous pouvons dire et ce que nous ne pouvons pas dire, ou pas dire trop fort, ou pas avec n’importe qui. Car nous avons très bien intériorisé la ligne officielle. Il y a un discours spécifique aux médias sur des sujets comme l’immigration, le climat, la condition des femmes, la pédagogie, les mœurs, etc. Et ce discours n’est pas réductible à la doctrine d’un parti. C’est le dogme auquel nous sommes appelés à communier, une espèce de garantie d’unité, même si ce n’est qu’une unité de façade maintenue par la crainte généralisée d’être considéré comme un individu divergent.

 

Justement, vous abordez la question à la fois passionnante et terrifiante de l’inquisition médiatique qui « traque la pensée déviante » qui s’écarte donc du politiquement correct. Comment se caractérise cette inquisition médiatique ?

Il faut rappeler ce qu’est fondamentalement l’inquisiteur, afin d’éviter de le réduire à une figure du passé nécessairement associée à la prévalence sociale de la religion. L’inquisiteur est le garant de la paix civile, dans la mesure où il est le gardien du dogme. Il s’assure que les discours déviants ne prennent pas trop d’ampleur et ne mettent pas en péril la concorde, l’unité de la société qui repose sur une adhésion consentie ou contrainte au dogme officiel. On peut dire qu’il assure la police de la pensée. Et ce n’est pas nécessairement quelqu’un de cruel ! L’inquisiteur n’a pas le pouvoir de condamner à mort, ce n'est même pas lui qui soumet les gens à la question, c’est-à-dire à la torture. Il se charge des questions. De même, quand un journaliste demande « Regrettez-vous d’avoir dit cela ? », quand il traque les « dérapages » et appelle au « rétropédalage », il est dans une posture inquisitoriale. Et comme devant l’inquisiteur, si vous présentez des excuses, si vous vous humiliez, si vous récitez bien votre acte de contrition, vous reprenez une vie normale. Si vous persistez, on vous adjoint définitivement le qualificatif de « sulfureux » et tout ce que vous pourrez dorénavant dire ou faire sera discrédité par principe.

 

Cette inquisition est-elle selon vous l’apanage des grands médias traditionnels ?

Oui, pour la bonne et simple raison qu’il faut disposer d’une autorité reconnue pour prétendre avoir la légitimité de prononcer ce qu’on pourrait appeler des verdicts de fréquentabilité, c’est-à-dire des jugements reposant sur des critères moraux, même si les journalistes ne le reconnaissent pas. On se cachera derrière la défense de « nos valeurs ». Ou derrière de faux étiquetages politiques : telle personne sera dite « d’extrême droite ». On a l’impression que c’est une caractérisation objective ; en réalité, c’est une condamnation morale. On accuse parfois les organisations antiracistes ou des lobbys en tout genre d’être aussi des inquisiteurs mais je ne suis pas d’accord. Ils disposent de la visibilité et de la puissance de frappe que veulent bien leur donner les médias. Ils n’existeraient pas sans eux.

 

Lire l'interview d'Ingrid Riocreux

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:51

Le bandeau rouge entourant le livre donne précisément le ton du dernier essai de Jean-Claude Michéa, socialiste proudhonien, conservateur libertaire, critique orwellien du capitalisme : « Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme. » Cette citation (empruntée au philosophe américain Fredric Jameson) donne le vertige, tant il est vrai que le capitalisme comme « processus qui n’existe que par le mouvement », selon Marx, semble ne pas vouloir s’arrêter dans son fol arraisonnement prométhéen du monde.

Plus rien, en effet, n’échappe à son emprise et, n’en déplaise aux libéraux de tout poil, sectateurs d’Adam Smith, de Frédéric Bastiat ou de Milton Friedman, la fameuse « main invisible du marché » a, c’est le moins que l’on puisse dire, littéralement perdu… la main sur le marché, celui se configurant perpétuellement suivant la boussole toujours changeante des intérêts économiques et procéduraux du moment. Car, c’est un fait, rappelle Michéa, que le « bougisme » est cet état consubstantiel au capitalisme qui récuse, d’avance, toute notion d’enracinement, de sédentarité, voire de temporaire stabilité : « La mobilité (qu’il s’agisse de celle des capitaux, des marchandises et des humains eux-mêmes) définit, depuis Adam Smith, la condition sine qua non de tous les équilibres entre l’offre et la demande. »

Fidèle à sa méthode de la pelote qu’on dévide (quatre chapitres sous forme de réponses à autant de questions et pas moins de seize scolies, elles-mêmes enrichies de substantielles notes infrapaginales), Michéa, en marxologue conséquent, poursuit sa patiente et passionnante généalogie des implications radicales du capitalisme, ce « tout-marché » « axiologiquement neutre » ayant fini par capturer dans sa nasse la « gauche de progrès » qui, ce faisant, n’en finit pas de s’éloigner toujours plus et sans remords du socialisme originel. Qu’un Manuel Valls ait pu, en son temps, exhorter à débaptiser le Parti « socialiste » est assez révélateur du grand tournant libéral de la « gauche républicaine », déjà imprimé au moment de l’affaire Dreyfus.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:46

La conférence de Munich sur la Sécurité s’est tenue du 16 au 19 février [1]. Comme chaque année, elle a réuni plus de 500 ministres et parlementaires européens, ainsi que des invités étrangers. Il s’agit de la plus importante rencontre internationale en matière de Politique étrangère et de Défense européenne.

Il y a dix ans, en 2007, Vladimir Poutine y faisait scandale en soulignant que l’intérêt des Européens n’était pas de suivre le Pentagone dans ses aventures militaires, mais de se comporter de manière indépendante [2]. Et il rappelait que son pays, la Russie, est aussi un État européen, même s’il est exclu de l’Union européenne. Les participants s’étaient gaussés de lui et de ses prétentions. Ils s’étaient unanimement jetés dans les jupes de l’Otan.

Cette fois, c’est Sergey Lavrov qui a fait scandale en appelant à un ordre mondial post-Occidental. Force est de constater que l’Otan a perdu sa supériorité en matière de guerre conventionnelle —même si elle la garde haut la main en ce qui concerne la guerre nucléaire—. Force est de constater qu’après 15 années de guerre ininterrompue au « Moyen-Orient élargi », le mirage d’un remodelage régional en micro-États de moins de 10 millions d’habitants et le phantasme d’une éradication des régimes laïques au profit d’une dictature des Frères musulmans ont échoués.

D’une manière ahurissante, les Européens persistent à poursuivre ce but, qui leur avait été imposé par Washington, mais dont le Peuple états-unien et son président Donald Trump ne veulent plus. Aussi s’appuient-ils sur l’État profond états-unien (c’est-à-dire le gouvernement de continuité de Raven Rock Mountain qui organisa les attentats du 11-Septembre). Leurs dirigeants politiques ne cessent de dénoncer préventivement le racisme et l’islamophobie supposés de Donald Trump, eux qui ont applaudi lorsque George W. Bush et Barack Obama tuaient plus de 3 millions de personnes.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:38

Chaque année, l’Etat détourne une grande partie de l’argent de la répression routière pour construire son budget. Les amendes issues des radars, celles qui proviennent de la police de la route et du stationnement, mais également les amendes forfaitaires majorées, constituent un vrai trésor en ces temps de disette budgétaire. Cette année, les recettes pour l’Etat devraient représenter 1,84 milliard d’euros, après 1,68 milliard en 2016, soit une hausse de 10 %. La solution pour augmenter les recettes est toute trouvée : hausse du nombre de radars de plus en plus perfectionnés et déploiement continu des boîtiers de verbalisation permettant d’augmenter le nombre de procès-verbaux électroniques.

Pourtant, malgré cette manne conséquente, les investissements liés à l’entretien des routes et à l’amélioration du réseau sont négligés au profit de programmes étatiques sans aucun lien avec la sécurité routière. Plus des 2/3 des recettes liées à la répression sont ainsi versées au profit de politiques publiques qui sont complétement étrangères à la sécurité des usagers de la route.

En s’intéressant de plus près aux projets de lois de finances, dans lesquels sont établis et consignés toutes les recettes de la route et surtout leurs affectations, le conducteur peut rapidement s’apercevoir que le schéma de répartition de l’argent de la répression routière s’avère très complexe, mais surtout qu’il ne permet pas de contribuer à l’amélioration des conditions de circulation. Le désendettement de l’État, les collectivités locales (libres de choisir les opérations qu’elles veulent financer), les transports en commun, ferroviaire et fluvial profitent ainsi largement de l’argent de la répression routière.

Décryptage d’un racket bien établi et surtout très bien organisé !

Lire le rapport de la Ligue des Conducteurs

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:36

Tous les cinq ans, les nouveaux députés découvrent les charmes de l'Assemblée. Moins magique que l'arrivée d'Harry Potter à l'école des sorciers, l'instant recèle malgré tout son lot d'émerveillements. Accueillis par des fonctionnaires aux petits soins, les heureux élus réceptionnent une valisette de voyage - siglée Longchamp pour l'édition 2012 - où sont rangés les insignes parlementaires: cocarde et écharpe tricolore.  

Ils sont ensuite escortés au service gestion financière et sociale, où ils s'affilient à des régimes de Sécurité sociale et de retraite particulièrement généreux. Seuls les sénateurs peuvent rivaliser avec eux. Ils recevront une indemnité brute mensuelle - parler d'un "salaire" serait vulgaire - d'environ 7000 euros. Et une indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) mensuelle de près de 6000 euros. Ils peuvent la dépenser à leur guise et elle traîne de ce fait une réputation sulfureuse. 

"Facilités téléphoniques", "facilités de transport"...

Il faut s'engouffrer dans les entrailles de l'intranet de l'Assemblée - réservé aux parlementaires, à leurs collaborateurs et aux fonctionnaires - pour découvrir d'autres douceurs. Au rayon "facilités téléphoniques", on apprend qu'un député de base dispose de 4200 euros chaque année pour financer jusqu'à cinq abonnements mobiles pour ses collaborateurs et lui-même. Le budget s'élève à 9670 euros pour un député d'outre-mer... et à 16845 euros pour chacun des cinq députés des Français de l'étranger élus dans une circonscription extra-européenne. A l'heure de WhatsApp et des messageries gratuites par Internet, voilà un beau gisement d'économies.  

En comparaison, les 15245 euros prévus pour équiper les députés et leurs collaborateurs en matériel informatique ont presque l'air raisonnable. Pour leurs déplacements hebdomadaires, les députés disposent de cartes SNCF illimitées en première classe et de 40 vols aller-retour entre Paris et leur circonscription. Confortable, mais pas illogique.  

En revanche, la note de l'Assemblée sur les "facilités de transport" indique que les députés ont le droit de s'offrir chaque année six vols aller-retour pour n'importe quelle destination métropolitaine. "Les conjoints peuvent utiliser tout ou partie de ce contingent", est-il précisé. Comme nous le traduit une députée dans une langue un peu moins administrative: "Je n'utilise pas ces vols, mais si je voulais me faire un week-end à l'oeil en Corse avec mon compagnon en invoquant un pseudo-congrès, je pourrais!"  

Si d'aventure les députés dépassent les limites prévues pour leurs frais de taxi, de téléphone ou d'informatique, il existe une formule magique: la fongibilité. Ils sont encouragés à puiser dans leur budget courrier - 12000 euros annuels que plus personne ne dépense complètement - pour doubler leurs frais de taxi et augmenter de moitié leurs dépenses de téléphonie. Ou comment se faire rembourser jusqu'à 5500 euros de taxi chaque année. Merci, La Poste! 

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