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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 10:08
Emmanuel Ratier dans le tome 1 de son Encyclopédie politique française (1992) présentait Bernard Tapie comme un « directeur de société » dont la biographie réelle était difficile à établir (à l’image de son casier judiciaire) tant cet « aventurier » (on commence gentiment) s’est échiné à brouiller les pistes sur son parcours…

En 1969, il lance avec le « gaulliste de gauche » Marcel Loichot, fondateur entre autres de la Sofres (institut de sondages), le Club Bleu, une centrale d’achats et de services pour les consommateurs adhérents. Deux ans plus tard, face à l’échec du Club Bleu, les deux partenaires fondent le Grand dépôt, un des premiers magasins à prix réduit (discount) de France. Faute d’une rentabilité suffisante, la faillite sera prononcée en 1972...

Bien décidé à rebondir et ayant apprivoisé les « procédures collectives », Bernard Tapie devient dirigeant des opérations de vente d’appartement de vacances en multipropriété (Maillot 2000).

Sa cagnotte reconstituée, il lance en janvier 1975 Cœur Assistance et Cœur Assistance distribution (« Le seul échec de ma vie » selon l’intéressé) : les 350 malades cardiaques adhérents étaient assistés en cas d’incident par une ambulance et une moto. L’opération sera stoppée après la mort d’un des malades (pourtant secouru) et le dépôt de bilan sera déposé en juin 1975...

En 1977, il rachète le casino de Luc-sur-Mer (Calvados). L’agrément du ministère des Finances lui ayant été refusé, il revend l’établissement à un groupe d’investisseurs. Il se toume alors vers l’industrie, où il va se tailler un empire, avec l’apport de Jean-Louis Borloo, futur « chevalier blanc » de Valenciennes, et divers syndics. Grâce à sa « science » de la Loi sur les faillites de 1967, des procédures peu connues en France comme le leverage-buy-out et l’appui de banques comme la SDBO (Crédit lyonnais) dirigée à l’époque par Pierre Despessailles, il rachète d’abord des entreprises dans le domaine de l’imprimerie : Doverger, Diguet-Deny, Sapap, Brochage-express, etc.. Suivra l’épisode rocambolesque du rachat des propriétés et biens de l’ex-empereur de l’Empire centrafricain Jean-Bedel Bokassa (annulation de la vente).

Le « Zorro de l’industrie » va ensuite racheter La Vie Claire (diététique, revendue en 1992 à Pierre Botton, gendre de Michel Noir), Testut (pesage), Terrallion (pesage), L’Herbier de Provence, Toshiba France (avec Georges Tranchant qui a par la suite porté plainte contre Tapie), Soleillou, Tournus (revendu à Seb), Donnay (raquettes, revendu à Carbon Valley), Trayvou, Wrangler, Léonard, Soubitez, AMAP, Karo, Ferme Saint-André, Grès production parfums, Vivalp, Look...

Grâce à Look, société de fixations de ski installée à Nevers et rachetée en 1983, il se fera un obligé du nouveau maire Pierre Bérégovoy, qui n’a, depuis lors, cessé de le soutenir, en particulier auprès des banques.

"Disons que la gauche a permis le phénomène Tapie, en m’ouvrant les robinets. Avant, j’étais tricard, interdit de télé, de rendez-vous avec les banquiers ou les fonctionnaires des Finances (...)" (Libération, 11 avril 1986)

Sur les « conseils éclairés » de Jacques Séguéla, qui le présente à François Mitterrand, Bernard Tapie se lance en politique fin 1987. Il avait pourtant déclaré en 1984 : « Le jour où je ferai de la politique, je serai baisé comme les autres. » Invité régulier d’Anne Sinclair dans l’émission Sept sur Sept, il dénoncera le « lepénisme » et vantera les mérites du « mitterrandisme » quelques jours avant l’élection présidentielle de 1988.

Sur instruction directe de Jean-Louis Bianco, à la demande du président de la République François Mitterrand, Tapie est alors parachuté à Marseille avec l’étiquette « Majorité présidentielle » pour affronter Jean-Marie Le Pen dans la 6e circonscription. Son directeur de campagne sera Gérard Bismuth, responsable de la communauté juive de Marseille.

Bernard Tapie faillit d’ailleurs ne pas être candidat, n’étant ni électeur dans la circonscription ni inscrit sur une liste électorale (on trouvera après coup une « jurisprudence »). Son adverse, l’UDF-PR Guy Tessier, que Tapie traitera de « crapule raciste » (il sera condamné) ne l’emporte que de 84 voix le 12 juin 1988. Battu, Tapie rate ainsi son entrée au gouvernement de Michel Rocard. Toutefois grâce à la diligence du cacique socialiste Charles-Emile Loo, il obtient l’annulation du scrutin. Comme « représentant de la société civile », il est finalement élu le 29 janvier 1989 avec 623 voix d’avance. Son seul document politique de campagne sera une photo le représentant avec sa famille sous la légende «Marseille unie»…

Le 17 juillet 1990, en utilisant habilement la presse dans un « raid médiatique », ce « jongleur financier » (dixit la presse allemande) prend le contrôle du groupe allemand Adidas.

En mars 1991, Pierre Mauroy, premier secrétaire du PS, déclare à propos de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) : « Si Bernard Tapie le décide, il sera un excellent candidat, le meilleur que nous puissions avoir pour gagner la région. »

Il bénéficie dès lors d’un soutien sans faille des socialistes. Alors qu’il est l’objet d’enquêtes de la brigade financière et que plusieurs responsables de l’OM sont interrogés par la police, Michel Rocard l’assure du « soutien attentif et total tant de l’Élysée que de Matignon ». Peu après, il sera suspendu le 28 janvier 1991 par la Commission nationale de discipline du football sportif pour « manquements graves à la morale sportive, propos injurieux à l’égard des arbitres, menaces proférés contre les mêmes et tentatives d’intimidation »... Depuis juillet 1991, il fait également l’objet d’une demande du parquet de Marseille auprès de la Chancellerie pour l’inculper pour les comptes de l’OM.

Rédigé en 1992, ce portrait (résumé) de Bernard Tapie par Emmanuel Ratier suffit à comprendre le personnage. Prédateur arriviste prêt à toutes les magouilles pour « réussir », le « libéral » Tapie incarne parfaitement le changement d’époque opéré en France dans les années 80 : l’individualisme forcené et l’impunité financière qui illustrent son parcours annonçaient déjà les désastres de la mondialisation pour le peuple français. Et si son itinéraire restera comme le symbole d’une époque où l’argent est devenu roi, il nous dévoile encore plus les véritables rois de cette époque : littéralement tenu par ceux avec lesquels il a pactisé, Bernard Tapie passera les trente dernières années de sa vie empêtré dans les affaires judiciaires, entre procès, condamnations et incarcérations d’un côté et reconversions foireuses dans le culturo-mondain de bas étage (films, séries télé et pièces de théâtre minables) de l’autre. Une déchéance relativement masquée par le bling-bling, la gouaille facile et une victoire en Coupe d’Europe de foot, mais une déchéance tout de même…

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 10:01
Après 16 ans de chancellerie et quatre victoires électorales, Angela Merkel se retire. Que restera-t-il de son bilan ? Un événement considérable : le choix de la fin de la civilisation occidentale chrétienne.

Angela Merkel avait pourtant des atouts hors du commun. Elle réussit à s’allier successivement avec tout l’échiquier politique allemand avec une habileté manœuvrière rare. Elle sut résister aux pressions et menaces américaines pour imposer le gazoduc russe Nord Stream 2. Elle savait être mordante : on se rappelle, dans son pays, ce mot lâché au Figaro à propos de Nicolas Sarkozy : « Je dois avouer que je ne savais pas qui était cet homme jusqu’à ce que mon mari m’offre un coffret de DVD de Louis de Funès. Ensuite, j’ai su qui était Nicolas Sarkozy. »

Mais, obsédée par les sondages, elle faisait sien le moindre mouvement d’opinion ayant une ampleur significative. Ainsi pour les migrants. On se rappelle la photo du corps du petit Kurde gisant sur une plage turque qui fit le tour du monde. Merkel comprit que l’opinion s’était retournée et ce fut le fameux « Wir schaffen das » (« Nous y arriverons »), donnant le coup d’envoi à l’accueil improvisée d’une immense cohorte de migrants venus du Proche-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique. Personne n’a encore fait le compte du bouleversement démographique et religieux que cela engendrera à long terme.

La chancelière s’est ensuite défendue d’avoir pris la décision seule. Il fallait, en effet, donner une réponse à l’Autriche, totalement débordée, et qui avait besoin de connaître la position allemande. Elle appela, dans la même soirée, ses alliés du SPD qui, en bons socialistes, donnèrent leur feu vert. Mais fort opportunément, elle ne put joindre les dirigeants de son propre parti. Le patron de la CSU bavaroise, en particulier, qui se serait violemment opposé à cette perspective. Horst Seehofer ne cessera de rappeler, par la suite, qu’il dormait chez lui et que si la chancelière avait vraiment voulu lui parler, il n’était pas difficile à trouver.

De même, elle oublia purement et simplement d’en parler à ses partenaires européens, mis ainsi devant le fait accompli.

La sortie précipitée du nucléaire relève de la même logique du sentiment : après l’incident nucléaire de Fukushima, l’opinion publique allemande, très en pointe sur le sujet, s’inquiéta et des manifestations eurent lieu pour sortir du nucléaire. Elles ne furent pas d’une ampleur considérable mais suffisantes pour que Merkel, approuvée cette fois par l’ensemble de la classe politique allemande, fasse voter la sortie du nucléaire à une écrasante majorité, le 30 juin 2011. Depuis, les centrales à charbon tournent à plein régime. Allez comprendre…

Pour l’adoption du mariage homosexuel, c’est encore mieux. Merkel, digne fille de pasteur, y était opposé. La gauche (Verts, SPD et Die Linke) avait annoncé que cette question serait un thème majeur de la campagne de 2017. Alors, pour couper l’herbe sous le pied de ses adversaires, elle permit l’inscription du mariage homosexuel à l’ordre du jour de la séance du 28 juin 2017…

Au Panthéon des fossoyeurs de l’Europe, la gentille Mutti figurera en bonne place.


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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 10:08

Sur la route blanche, le plouc s'en allait rarement. Il observait d'un œil inquiet l'endroit où le chemin fait un coude, en direction des contrées étrangères situées à quelques portées de fusil, et puis il rabattait sa casquette et rentrait chez lui : le chemin des ploucs n'est pas un chemin pour partir.

Un jour pourtant, les ploucs emprunteront une dernière fois la route blanche et ils disparaîtront dans la poussière, très loin de l'autre côté de l'horizon, là où on ne va jamais. Les ploucs seront au paradis.

C'est ma grand-mère qui me l'a dit. Et ma grand-mère ne ment jamais.

Le paradis, c'est un grand jardin, avec des cerisiers, des pêchers de vigne et un vieux pommier tout au fond de l'allée, comme il est dit dans le catéchisme. En entrant à droite, on est saisi d'abord par le parfum des lis, qui vous transporte, littéralement : à sept ans, quand je franchissais la porte du jardin, je respirais très fort une fleur de lis et je m'envolais.

A gauche, il y a un rosier mousse. Grâce à lui je me suis envolé aussi plus d'une fois. C'était des odeurs très puissantes, comme on n'en fait plus maintenant, pour ainsi dire de la qualité d'avant-guerre. Depuis j'ai souvent essayé de m'envoler par ce moyen-là. Sans aucun succès : les parfums ne sont plus ce qu'ils étaient et un certain alourdissement a peut- être rendu aussi le décollage plus laborieux. Pour en revenir au paradis, c'était aussi la nourriture du plouc : les poireaux, les salades, les choux, ça croît et ça se multiplie dans le paradis. Le dessert également : fraises, groseilles et framboises à volonté. Même les hors- d'œuvre : radis et tomates à plein raviers !

Tout au fond du jardin, sous le pommier, est installé un fauteuil pliant où va s'asseoir mon grand-père avec son chien à ses pieds. Il restait là des heures, au milieu de son jardin, à observer les merles qui lui bouffaient ses cerises, les taupes qui lui suçaient ses carottes et les limaces qui lui vidaient ses fraises. Apparemment, il ne leur en voulait pas trop. A peine s'il tendait un ou deux pièges par-ci par-là, pour sauver l'honneur. Maintenant, avec le recul, je sais ce qu'il faisait, mon grand-père : il s'entraînait ! Il se détachait peu à peu du monde. Il entrait en contemplation, ni plus ni moins. Sans connaître le mot, évidemment, car le plouc ne disposait, dans le domaine religieux, que des connaissances théologiques fondamentales : en haut il y a le bon dieu, en bas, il y a le diable. Tout ce qui fait du bien, comme s'attarder le soir au bistrot, regarder les femmes par en dessous quand elles grimpent aux échelles, ou arrêter la charrue au bout du champ pour piquer un roupillon, c'est le diable. Tout ce qui fait du mal, comme monter les sacs de cent kilos au grenier, écouter le curé à genoux sur un banc et gaspiller son vin rouge avec de l’eau, c'est le bon dieu. L'idéal, ce serait de faire ce que dit le diable et que le bon dieu le sache pas...

 

ROLLAND HENAULT ("Articles volume 6 - 1988 - 1975" - Editions de l'impossible)

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 10:30

6 722 400 inscrits à Pôle Emploi au second trimestre 2021.

120 000 victimes de l’inhumaine gestion libérale d ‘une soit-disant crise sanitaire.

13 morts 3000 blessés dont 94 graves (comprenant 4 mains arrachées et 17 éborgnés ) parmi la population civile lors des manifestations contre la vie chère et la politique injuste de Macron conduites par le mouvement des Gilets Jaunes.

25 % d’augmentation du CAC 40 entre 2018 et 2021.

Quatre ans de présidence Macron. 

Quatre longues années de désastres économiques, sociaux, écologiques et sanitaires. Quatre longues années d’insultes méprisantes à l’égard de ceux qui travaillent (avec dernière sortie aussi inédite que lunaire en date une attaque ignoble de Macron contre les sportifs de haut-niveaux français jugés pas assez performants ni rentables par ce «winner» de la finance mondialisée qui n’a jamais rien produit sinon de la haine et du mépris). Quatre longues années de répressions, d’interdictions de privations de libertés et de violences inédites depuis l’Occupation. 

Défaire la République française, dissoudre à marche forcée les droits sociaux conquis par les travailleurs de France depuis des siècles dans l’acide de la (dés)intégration européenne et du capitalisme néo-libéral mondialisé ne peut  se faire que dans la violence et la souffrance.

Dans cette course à l’abîme, démarrée bien avant que les playmobils de Macron ne se mettent En Marche, l’Education nationale, c’est-à-dire l’école de la république est la prochaine victime à dépecer. Après La Poste, France Telecom, GDF, et EDF. Après le service public de santé, à qui la Commission européenne a exigé à 63 reprises entre 2011 et 2018 de baisser ses dépenses, c’est au tour de l’Education nationale de passer au poteau d’exécution des tueurs de l’Ecole de Chicago. 

Ne comptons pas sur les bonimenteurs sociaux-démocrates et euro-compatibles qui, comme Hidalgo, reviennent dès le lendemain sur leurs douteuses promesses, et voudraient que l’on oublie qu’ils ont hier participé à la destruction de l’Ecole publique, trop contents de satisfaire à la voracité du Marché inscrite dans le marbre des traités européens qu’ils défendent de toutes leurs forces et qui interdisent toute alternative de progrès.

A l’heure où Blanquer et Macron s’apprêtent à détruire l’Education nationale (ainsi que les retraites et l’assurance chômage), le temps des hésitations et des atermoiements coupables est passé. Il n’est plus temps de débattre. Le moment de la lutte et de la résistance est venu. 

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 10:23

Il était l'un des plus grands chantres de la Wallonie. Le trouvère belge Julos Beaucarne s'est éteint samedi à l'âge de 85 ans, a annoncé dimanche la commune de Beauvechain (Brabant wallon), à proximité de laquelle s'était établi le chanteur. Né en 1936, ce barde humaniste et bienveillant, grand amoureux de la nature, passait pour le plus vénérable et le plus doux conteur du terroir wallon. Marqué à vie par le meurtre de sa femme, en 1975, le musicien aux 49 albums et plus de 500 chansons avait réagi en écrivant des mots poignants d'humanité, dans une lettre ouverte restée fameuse : «C'est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour, et l'amitié, et la persuasion».

La disparition de Julos Beaucarne a ému une partie de la classe politique belge francophone, à l'image du ministre Bénédicte Linard : « “Faites semblant de pleurer, mes amis, puisque les poètes ne font que semblant d'être morts“ nous disait-il. Julos Beaucarne, poète wallon ou peut-être Wallon poète, entame un nouveau voyage non plus à la lisière mais au cœur de l'infini... Nous ferons donc semblant de pleurer...». 

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 10:19

Un célèbre orchestre anglais, nous révèle le magazine Diapason, n’a pas renouvelé les contrats de quatorze de ses membres, pour faire place à la diversité et engager des musiciens « multiculturels ».

Diapason précise que « le Syndicat des musiciens (Musicians’ Union) s’est dit “consterné” par cette décision. Pour le syndicat, « cela équivaut à ce que près de la moitié de l’orchestre perde son poste ! Bon nombre des membres à qui il a été dit qu’ils ne seraient pas engagés en 2022 se produisent avec l’ETO (English Touring Opera), depuis vingt ans ou plus ! »

Mais ce qui devrait nous inquiéter encore plus, c’est qu’il se trouve des journalistes, des responsables de rédaction – Candice Mahout, chef du service culturel de BFM TV, pour ne pas la nommer – qui sont capables de venir défendre cette pratique et justifier l’idéologie qui la porte. Elle reconnaît, certes, la violence et l’injustice de la chose pour ces quatorze pauvres musiciens sommés de déguerpir en tant que mâles blancs de 40-50 ans, mais on ne fait pas d’omelette… etc. « C’est extrêmement violent, a-t-elle dit, mais malheureusement, il va falloir passer par ce genre de revers de balancier pour que les choses avancent aussi ». 

Eh bien qu’elle cède sa place pour montrer l’exemple !

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 10:01
« Fedayin, le combat de Georges Abdallah » retrace le parcours d’un infatigable communiste arabe et combattant pour la Palestine. Des camps de réfugiés palestiniens qui ont forgé sa conscience, à la mobilisation internationale pour sa libération, nous allons à la découverte de celui qui est devenu l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe. Nous suivons son engagement dans la résistance palestinienne pendant la guerre du Liban puis en Europe au sein des FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises). Nous le retrouverons en France où il sera arrêté en 1984 et condamné pour complicité dans des exécutions politiques de représentants des États-Unis et d’Israël.
Au-delà de l’acharnement judiciaire et politique dont Georges Abdallah est victime, le film retrace une vie de résistance à travers une série d’entretiens au Liban, à la rencontre de sa famille, ses proches et des anciens camarades mais également en Europe avec son avocat, ses soutiens et des personnes qui l’ont côtoyé. Aujourd’hui libérable depuis plus de 20 ans et malgré l’enfermement, Georges Abdallah poursuit un indispensable combat contre l’impérialisme et le colonialisme.

Dates et lieux des projections

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 09:56

Au soir de son existence, Brigitte Bardot se dit en pleine désillusion. Alors qu'elle va fêter ses 87 ans ce 28 septembre, elle évoque auprès du Parisien Magazine son plus grand regret : «Que la souffrance des animaux continue après elle.»

Bien entendu, des associations comme L214 suivent son chemin de lutte mais elle pense que les hommes sont des «barbares, des salauds, des dégueulasses, des pourritures, des monstres». Elle en veut pour preuve le récent massacre de 1428 cétacés dans un fjord des îles Féroé. Elle a écrit à la Première ministre danoise, Mette Frederiksen pour dire son dégoût et son indignation face à ces traditions dévastatrices qui se perpétuent. Sa question est toujours la même, depuis cinquante ans et la naissance de sa Fondation : qu'est-ce que les animaux ont fait pour mériter cela ?

Quels combats avons-nous vraiment gagnés ? Oui, nous avons eu des petites victoires de rien du tout (...). Je vais mourir un de ces jours, comme Belmondo, mais sans avoir eu ce que j'ai tenté d'obtenir durant ma vie entière. J'ai rencontré tous les présidents, tous les ministres, et je n'ai rien obtenu.» Elle reconnaît que Valéry Giscard d'Estaing l'a un peu aidée quand elle était au Canada pour défendre les bébés phoques. Elle est plus sévère en revanche envers François Mitterrand qui, selon elle, n'était obsédé que par la pyramide du Louvre. Quant à Emmanuel Macron qu'elle a trouvé «absolument nul» sur le sujet qui lui tient tant à cœur, elle estime qu'il s'est fait embobiner par les chasseurs.

Elle n'est décidément pas tendre avec l'actuel président de la République dont elle déplore la politique mémorielle. Son amie Joséphine Baker au Panthéon ? D'après Brigitte Bardot, ce n'est apparemment pas l'idée de l'année. « Je ne suis pas sûre que cela aurait été son truc. Se retrouver auprès de Victor Hugo, de gens comme cela... Disons qu'elle était différente, incomparable. C'est un hommage qu'on lui rend, mais je ne sais pas si elle aurait beaucoup aimé cela», pense-t-elle, ajoutant qu'elle se moque bien de savoir où on l'enterrera.

Et d'évoquer enfin Jean-Paul Belmondo, «un homme adorable», dit-elle, ne comprenant pas le sens de l'hommage national qui lui a été rendu. «Ses obsèques aux Invalides, avec le gouvernement et tout le reste, je ne pense pas qu'il aurait aimé cela, ce n'était pas un type à grand spectacle», confie Brigitte Bardot. Avant de prévenir le ou les prochains présidents de la République : «Je n'aimerais pas cela pour moi...»

 

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 09:38
En prévision de la future vague de Covid, un masque intégral est à l’étude :

 

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 09:32

Philippe Val fait son retour dans les médias. On l’entendait plus celui-là, et c’était bien agréable mais voilà que sa mâchoire carrée réapparaît dans le viseur. Samedi il était sur Cnews dans « Il faut en parler » et son interview m’a bien attristée. J’ai pensé aux naïfs qui pouvaient encore gober ses paroles creuses, et à moi qui les ai gobées il y a quarante ans. 

Faut dire que si on l’appréciait à l’époque, c’était grâce à Patrick Font qui l’aspirait dans son sillage. Val imitait Font et le public riait par symétrie. Ils chantaient avec des pioches et défonçaient tout ce qui portait képis, galons, soutanes. La démolition était en vogue et seuls des grands esprits (Debord, Clouscard) pouvaient comprendre qu’elle allait servir de tremplin aux démolisseurs. 

Le Val que j’ai vu à la télé-chiottes samedi vantait les mérites de la 17e chambre correctionnelle de Paris, du Parlement français et de la police nationale.

Il y a des gauchistes qui se sont fossilisés dans leurs convictions comme des mammouths dans la croute terrestre : pour eux il y a toujours des ratonnades en France et les femmes doivent coucher avec leurs chefs pour garder leur boulot. Dupont Lajoie est immortel.

Et puis il y a les gauchistes comme Val qui sont retournés chez leur papa. Pour reprendre les affaires, celles du poème de Prévert : « Quand il aura fini la guerre le fils Il fera des affaires avec son père ». Et pour devenir, comme chantait Brel, des vieux bourgeois bêtes comme des cochons.

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