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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 09:16

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.

Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 11:18

 

Il est toujours très difficile, pour le chroniqueur, le témoin de son temps, osons l’expression, que je suis depuis bientôt trente ans, dans des médias réputés petits par la diffusion mais grands par la qualité (je fais ici allusion à « De long en large », à « l’Union Pacifiste, au « Libertaire », à feu « le Provisoire, mensuel du berrichon évolué », à « l’Arbre est dans la graine », et à beaucoup d’autres qui minent souterrainement le capitalisme ultra libéral et la connerie ultra-libérée, lesquels s’expriment dans de prétendus grands journaux, qui ne sont lus que par les malades qui attendent chez le dentiste, chez le médecin ou chez le coiffeur ! alors que nos lecteurs à nous sont tous en bonne santé mentale !) donc je reprends ma phrase proustienne (ou mal foutue) il est difficile de choisir l’information la plus pertinente, la plus significative, qui donne l’image la plus exacte de la France de l’an 2002.

Ainsi, en ce 14 mars 2002, j’ai le choix entre trois nouvelles d’un intérêt exceptionnel : le médecin de l’abbé Pierre, la femme qui meurt deux fois, et le faux policier-violeur. Le caducée et le goupillon, la fausse résurrection et la faute de français connue sous le nom de pléonasme.

Commençons par le commencement, c’est-à-dire l’abbé Pierre. Comme vous, je sais depuis longtemps que si l’abbé Pierre ne meurt jamais, c’est qu’il est soigné par un excellent médecin, c’est-à-dire un praticien, qui le remplace à chaque fois qu’il meurt. Vous pensez bien que depuis l’hiver 53 ou 54, l’abbé Pierre n’est plus le personnage d’origine. Il y a belle lurette que le premier abbé Pierre est retourné à la poussière, comme c’est prévu dans les textes officiels du Vatican. Or voilà que son médecin (le combientième depuis 1954 ?)  vient d’être arrêté pour quatre hold-up commis en 1990 et condamné par contumace depuis cette date à neuf ans de prison. Cette nouvelle pose d’épineux problèmes de nature religieuse. Tout d’abord, l’abbé Pierre a-t-il correctement confessé son médecin durant les douze dernières années ? Ensuite, les faits s’étant déroulés dans la région de Milan, l’abbé Pierre appartient-il à la mafia ? (je ne parle pas de la mafia du Vatican, celle-là est autorisée). Ce braqueur étant âgé aujourd’hui de 45 ans, l’abbé Pierre, l’a-t-il connu dans les années soixante et n’a-t-il pas commis, à cette époque, des actes de pédophilie, qui expliqueraient le comportement anormal de ce médecin ? Il nous semble que l’inusable abbé s’est mis dans un bien mauvais cas de figure. A moins, évidemment, que ce jeune médecin ait commis ses hold-up dans le noble but d’acheter en Italie des abbés Pierre de rechange (ou d’occasion !) qui coûtent nettement moins cher qu’en France, les ecclésiastiques étant détaxés au pays des papes, et produits en série. On saisit en tout cas l’importance de cette information, qui mériterait d’être étudiée de plus près, sur TF1, par exemple.

 Le cas de la femme qui meurt deux fois est également du plus haut intérêt. Cette brave retraitée de 72 ans a été, dit mon quotidien, « déclarée morte à tort, décédée à tort dans la chambre froide d’un cimetière ». Elle serait, si je comprends bien la langue française, décédée à ses torts ? Auquel cas, elle n’a rien à dire. L’affaire s’est déroulée dans une maison de retraite et le médecin (pas celui de l’abbé Pierre, attention, ne mélangeons pas tout !) ayant constaté le décès avait fait « placer le corps en chambre froide » (sic).Or, quelques heures plus tard, les employés de la morgue, voulant mettre le corps dans un cercueil, l’avaient trouvé tiède, le corps. Il y a là un évident dysfonctionnement de la chambre froide, puisqu’elle attiédit, autrement dit réchauffe les vieux morts. On dépêche alors un second médecin (qui n’est toujours pas celui de l’abbé Pierre, il a déjà commis quatre hold-up, on ne va pas lui mettre cette affaire sur le dos, en plus, déjà qu’il supporte des abbés Pierre à longueur d’années) qui, se basant probablement sur la tiédeur du corps, établit un second certificat de décès. Le Parquet a ouvert une enquête pour « homicide par imprudence ». Voilà qui me paraît bien aventureux, car si cette femme se réchauffe dans les frigidaires, qui nous dit qu’elle ne va pas refaire le coup une troisième fois ? Ou alors n’a-t-on pas confondu la chambre froide et le four à micro-ondes ? Vous avouerez que cette histoire est troublante et l’on discerne à travers ce problème de société, comme une sorte de malaise chez les médecins (et chez leurs clients !).On saisit en tout cas l’importance de cette information, qui mériterait d’être étudiée de plus près sur TF1, par exemple.

 Reste le cas du faux policier violeur. La particularité de ce personnage très imaginatif c’est qu’il se présentait comme un policier en civil mais qu’il était « reconnaissable à sa parka jaune ». Il avait donc inventé le faux uniforme pour passer inaperçu. A ce stade de la réflexion on est en droit de se demander s’il n’y pas davantage de policiers qu’on croit en France, puisque la « parka jaune » est présentée ici comme un uniforme clandestin. Mais ce qui intrigue surtout dans ce fait de société, c’est que ce faux policier ne se soit pas acheté un vrai uniforme. Il aurait été beaucoup plus facile pour lui d’exercer ses activités dans les vrais commissariats, ainsi qu’on l’a vu souvent dans les faits-divers.

Le lecteur va se demander où se situe exactement la cohérence de ces réflexions philosophiques. Réponse : dans le déguisement. L’abbé Pierre est déguisé, ce n’est pas le vrai. Le policier est déguisé en non-déguisé, ce n’est pas le vrai. La vieille femme vivante est déguisée en vieille femme morte, ce n’est pas une vraie. 

Encore un problème de société qui mériterait d’être étudié sur TF1 !

 

Rolland HENAULT (paru dans En long en Large, 2002)

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:57

Il existe un grand danger à moquer l’homme de pouvoir conscient ou soupçonneux de sa propre imposture, car pour faire taire le mépris et naître le respect, le faible puissant usera de son pouvoir de vie et de mort. Ainsi, le Président Hollande allait déclencher un nombre record d’actions militaires, faisant de lui le Président le plus guerrier de la Ve République.

Rappelons, par exemple, ses pathétiques interventions au sommet de l’OTAN de 2014. Alors qu’il veut montrer son importance sur des sujets graves, Hollande est longuement questionné sur des révélations d’histoires d’alcôve et d’arrière-cour et, suite à un sondage catastrophique, il se justifie même de ne pas démissionner. Impatient de faire taire un public rigolard, il finit par lâcher : « Nous sommes ici au Conseil de l’OTAN, là où se décident la paix et la guerre ! » Sur l’Ukraine, il profère alors des menaces contre la Russie : « Si nous ne parvenons pas à un accord durable de paix, eh bien, nous connaissons parfaitement le scénario, il a un nom, il s’appelle la guerre. » Souvenons-nous également qu’en mai 2015, il déclare avoir livré illégalement des armes aux rebelles syriens dès son arrivée au pouvoir, aggravant ainsi la guerre civile, ou encore qu’en 2016, il revendique plusieurs assassinats réalisés dans le plus grand secret. À quoi peuvent bien servir ces actes et ces révélations, sinon à tenter d’être respecté en rappelant qu’il a le pouvoir de provoquer la mort ?

Les incessantes moqueries sur l’inconsistance du Président Macron donnent des résultats du même type depuis le soir du 7 mai au Louvre, dans cette mise en scène extrêmement inquiétante car mélangeant volonté de puissance, solitude du leader et danseuses à moitié nues. Il y eut ensuite, entre autres, ses menaces de guerre ouverte contre la Syrie, ses défilés dans un véhicule militaire, sa visite au G5 Sahel, son arrivée hélitreuillée dans un sous-marin nucléaire ou même sa rencontre avec Porochenko, le tout sur fond d’accusations répétées contre la Russie destinées, selon le bon vieux schéma populiste, à désigner l’é-tranger méchant. 

 
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:47

Dans son dernier numéro, la revue Faits & Documents dévoile un document étonnant relatif à Emmanuel Macron et au bail d’une riche propriété au Maroc, le palais Dar Olfa.

« À en croire ce document sensible, Emmanuel Macron et Guillaume Rambourg auraient établi en tant que “représentants” de Bab El Mektoub SA, une société de droit panaméen, un bail commercial d’un an renouvelable par tacite reconduction pour la location de la propriété “Dar Olfa”, à Marrakech sur la route de Fès-Bab Atlas, à la société Capella Sarlau représentée par Olfa Terras. »

C’est ainsi que la revue Faits & Documents, dans son numéro 437 (du 1er au 15 juillet 2017), introduit un document qui semblerait attester que le nouveau président français, Emmanuel Macron, serait enregistré comme représentant d’une société au Panama, propriétaire du palais Dar Olfa à Marrakech, et aurait, avec un certain Guillaume Rambourg, loué le palais à une certaine Olfa Terras pour une durée d’un an avec reconduction tacite du bail.

Guillaume Rambourg est un Franco-Canadien ayant prospéré à la City de Londres avant de se faire pincer et suspendre de ses fonctions par le gendarme des marchés financiers britanniques. Reconverti dans un fonds d’investissement à Paris, c’est un ami proche d’Emmanuel Macron.

Olfa Terras, issue d’ « une puissante famille de la ville de Bizerte » en Tunisie, est la femme de Guillaume Rambourg (Terras étant son nom de jeune fille).

S’il était avéré, ce contrat de bail, outre le fait que le nom d’Emmanuel Macron y est mentionné, serait pour le moins troublant, comme l’explique Faits & Documents :

« Le procédé qui consisterait à détenir un bien immobilier dans la Palmeraie de Marrakech via une société de droit panaméen, puis sa location à un tiers proche n’est pas sans rappeler la coquille offshore créée avec le concours de la conseillère consulaire LR Geneviève Euloge par Isabelle et Patrick Balkany pour l’acquisition de la villa Dar Gyucy, également située dans la Palmeraie de Marrakech. »

« Quoi qu’il en soit, les détenteurs du somptueux palais Dar Olfa cherchent actuellement à s’en débarrasser au plus vite », précise Faits & Documents. En effet, la propriété est mise en vente, notamment chez Cristie’s.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:38

Diffusé dans “Complément d'enquête”, le documentaire “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien” vient d'être récompensé du prix Albert Londres dans la catégorie audiovisuelle. Retour sur l'élaboration de ce reportage avec ses auteurs, les journalistes Tristan Waleckx et Mathieu Rénier.

 

A la différence des derniers documentaires récompensés par le prix Albert-Londres, « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien », est à cheval sur l’actualité française et sur le grand reportage avec des séquences frappantes tournées au Cameroun notamment.

Nous sommes en contact avec les gens qui ont témoigné dans notre film, en particulier ceux qui travaillent dans les plantations. Depuis la diffusion, il s’est passé pas mal de choses. Les mineurs n’y travaillent plus. Il y a maintenant une vérification systématique des pièces d’identité sur les plantations, ce qui n’était pas le cas lors de notre tournage. Les ouvriers ont reçu un équipement de protection (des bottes, des gants). Evoquer Vincent Bolloré échappe au cadre stricto français. Plus de trois quarts du chiffre d’affaires de son groupe est réalisé en Afrique. C’est en cela que ce personnage est intéressant. Il nous dit énormément de choses sur le développement de ce continent, sur le rappport à la liberté de la presse en France mais aussi à l’étranger. Cette dimension internationale met en lumière un certain nombre de ressorts : la façon dont il arrive à obtenir toutes ses concessions portuaires dans le monde, comment il développe un incroyable réseau d’influences pour obtenir des marchés, les conditions de travail dans ses plantations, la façon dont ses outils d’information peuvent lui servir d’outils d’influence… C’est un sujet multifacettes qui va au-delà de la polémique sur Canal+, les Guignols ou iTélé.

 

Ce film a été diffusé à deux reprises sur France 2 en 2016.  Comment a-t-il réagi ?

Il y a eu plusieurs étapes. La première diffusion (le 7 avril 2016) n’a pas provoqué de réaction directe de Vincent Bolloré. On a même eu des retours assez positifs de son entourage, des textos de félicitations. On se disait « finalement, il n’est pas si méchant que cela avec les journalistes…». Dans plusieurs passages de notre film, on reconnaît que c’est un industriel exceptionnel. Paradoxalement, les passages sonores les plus ravageurs viennent, non pas de ses « ennemis », mais de son entourage, quand Philippe Labro, son conseiller média de toujours, confirme qu’il a bien déprogrammé le documentaire sur le Crédit mutuel sans argumenter, quand Alain Minc nous dit que son ami découvre la « liberté éditoriale », ou encore quand Ange Mancini parle de lui comme du chef d'un « camp de Gitans»… La première réaction publique est venue plus tard, en juin 2016, lors d’une assemblée générale devant les actionnaires de son groupe : Vincent Bolloré a prétendu qu’on avait bidonné le sujet et que les mineurs dans les plantations de palmiers à huile gérées par Socapalm, qui fait partie du groupe Bolloré, « avaient été payés » pour dire qu’ils étaient mineurs. C’est évidemment totalement faux.

 

Où en sont les procédures judiciaires engagées contre vous et France 2 ?

La première plainte contre X avec constitution de partie civile pour diffamation a été déposée au TGI de Nanterre début juillet 2016, vingt-quatre heures avant la date de prescription. Tout le monde est visé dans cette plainte, des rédacteurs en chef au monteur et aux techniciens. Vers le 20 juillet, France 2 a décidé de rediffuser le sujet : un choix classique et habituel de France 2 qui rediffuse, dans ses grilles d’été, les principales enquêtes de l’année. A cette occasion, Nicolas Poincaré a reproposé à Vincent Bolloré de venir s’expliquer dans les fauteuils rouges de Complément d’enquête. Il a encore décliné l’invitation. Puis nous avons, cette fois, été attaqués au tribunal de commerce : Bolloré nous réclame 50 millions d’euros de préjudice commercial pour « dénigrement et concurrence déloyale », comme si un reportage de France 2 faisait de la concurrence au groupe Bolloré, dont les métiers premiers sont la manutention portuaire et les batteries électriques.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:28

Michèle Marchand, mise en examen pour blanchiment aggravé, est incarcérée en mars 2003 à la prison de Fresnes. L’affaire se soldera par un non-lieu prononcé en novembre 2008. Elle obtiendra d’être floutée dans le documentaire Les Méthodes choc des paparazzis (Canal +, 2009) où elle apparaît au tribunal correctionnel, sa seule apparition filmée connue.

 

Au cœur du système de chantage de l’État profond ?

Notons que Michèle Marchand a recours aux services du cabinet d’avocats de Francis Szpiner lors de ses démêlés successif avec la justice, comme lors du placement en redressement judiciaire, le 6 février 2006, de Shadow & Cie. La protégée de Régine devait bientôt rebondir avec People Press, puis s’associer à Cédric Siré, ancien directeur de la communication de Capgemini, dans Pure People, le site Internet à l’origine de la publication, en 2008, de la photo de Rachida Dati – sa « grande copine » – enceinte, puis les photos du couple présidentiel à Disneyland Paris. Notons qu’à l’époque, Pierre-Jérôme Henin, un de ses anciens stagiaires de Voici, occupait le porte-parolat de l’Élysée. « L’éminence grise de la presse people » (Le Monde), proche de Carla Bruni, a été membre des grands donateurs de l’UMP, toujours au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy jusqu’à la primaire de l’automne dernier, toujours assise à côté de « Carla ».

Ayant revendu ses parts dans Pure People en 2010, elle rachète l’agence de Daniel Angeli, « roi des paparazzis » (elle a récupéré au passage ses archives), dont elle a fait Bestimage, la principale agence de photos en France, fournissant aujourd’hui un tiers des couvertures d’hebdomadaires et comptant comme client la quasi-intégralité de la presse sur papier glacé (Paris Match, Gala, Voici, Closer, Ici Paris, etc.). Elle a surtout propulsé une de ses protégées, Laurence Pieau, issue du Figaro Magazine et connue à Voici, qu’elle a accompagnée au lancement de Public (avec Nicolas Pigasse, frère du banquier Matthieu Pigasse), puis de Closer en 2005. Depuis, l’ombre de la « papesse de la presse à scandale » (Elle) plane sur nombre de révélations, comme celle, dans Closer, de la liaison de François Hollande avec Julie Gayet (photographiés par Sébastien Valiela, dont elle est le témoin de mariage), de l’outing de Florian Philippot, etc. « Ce coffre blindé de secrets qu’elle livre ou retient au gré de ses coups de cœur et de ses intérêts […] a désormais sa place dans l’establishment. […] Elle déjeune avec Xavier Niel, Ramzi Khiroun, le bras droit d’Arnaud Lagardère ou Bernard-Henri Lévy, au Ritz. […] Il l’a appelée un jour paniqué après avoir été paparazzé à New York : dans l’heure tout était réglé. Pour ceux-là et pour quelques autres, Michèle Marchand est un bouclier » (Vanity Fair).

Alors que les bruits sur l’homosexualité d’Emmanuel Macron s’amplifiaient et que la parution de photos compromettantes dans Closer paraissait imminente, Xavier Niel, PDG d’Iliad, copropriétaire du Monde, au cours d’un dîner avec les Macron, leur recommande les services de « la Mata Hari des paparazzis » (Le Monde), avant d’organiser une rencontre dans son hôtel particulier du Ranelagh quelques mois plus tard : « Il arrive souvent qu’[il] recommande Mimi à des amis soucieux de protéger leur vie privée. Il connaît l’étendue de ses qualités et de son circuit interne qui branche toutes les lignes intérieures de l’Élysée à Beauvau, du Canard enchaîné à BFMTV. » Depuis, toute la presse aura été abreuvée par les photos d’un couple idyllique vendues par « Mimi » et Bestimage. C’est encore elle qui a convaincu Emmanuel Macron de court-circuiter « l’affaire Mathieu Gallet » (vraisemblablement entretenue par le banquier homosexuel Philippe Villin) lors d’un discours à Bobino en février dernier. Ces derniers mois, son dévoué Sébastien Valiela a suivi Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon, Marion Maréchal-Le Pen ou encore François Fillon, tandis que Michèle Marchand multipliait les publireportages sur Emmanuel Macron et « scoops » gênants pour ses adversaires.

« Mimi offre aux Macron de s’occuper de leur image. Allez, la tranquillité vaut bien quelques photos posées, choisies et retouchées en bonne intelligence. [ …] Avec “Brigitte”, la ligne fonctionne désormais vingt-quatre heures sur vingt-quatre. » (Vanity Fair).

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:16

Voici encore un bel exemple de l’incompétence d’un grand nombre d’élus macronistes. Yaël Braun-Pivet, député de la 5ème circonscription des Yvelines et surtout nouvelle présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, avoue à son administration ne rien savoir du fonctionnement législatif.

 “Je ne suis pas constitutionnaliste. Pouvez-vous me dire comment il faut présenter le texte sur l’état d’urgence ? Et, surtout, quand vote-t-on les décrets ?”, a naïvement demandé Yaël Braun-Pivet à des fonctionnaires de la commission un peu embarrassés et surtout ébahis de devoir expliquer à cette avocate de formation que les décrets ne sont pas votés mais pris par le gouvernement.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:10

La trilogie se présente comme une chronique de la France d’aujourd’hui. On y suit plusieurs personnages, généralement à peine esquissés, tous transsexuels, drogués, tatoués, ratés tristes et revanchards, qui gravitent autour de Vernon Subutex, un ancien disquaire à qui une star de rock a confié un enregistrement révolutionnaire avant de mourir, et qui va plus ou moins devenir le DJ et le gourou d’une sorte de secte de débiles qui cherchent à atteindre l’extase par la danse. Suspecté d’avoir détourné de l’argent, Subutex quitte la communauté, vexé. Dans le tome précédent, un producteur soupçonné d’avoir assassiné une actrice porno, Vodka Satana, avait été agressé par sa fille, Aïcha, une musulmane pratiquante, et une amie de celle-ci. À présent, celui-ci se venge. Voilà à peu près l’histoire résumée.

Dans son monde enchanté, la société française est dirigée par les nazis

Les lecteurs de Virginie Despentes sont convaincus que leur auteur fétiche est “dérangeante”, quand elle ne fait que dérouler la doxa d’époque sur tous les sujets, et encore le fait-elle avec moins de subtilité que la plupart des médias qui savent s’arrêter juste avant de percuter le réel et d’anéantir leurs positions dogmatiques. Despentes, elle, au grand bonheur des taquins, n’a pas de frein. Elle fonce tête baissée comme un taureau, et le lecteur éprouve alors la divine émotion du toréador frôlé par 500 kilos de bêtise et de méchanceté.

Ainsi, dans son monde enchanté, la société française est dirigée par les nazis : ils sont sur Internet, à l’école privée (on y fait réciter Mein Kampf aux élèves), dans les médias, à gauche, partout ! Les bourgeois sont les pires. Ils considèrent les Noirs comme des singes, veulent éliminer les « pédés », pensent que « la place des femmes est à la maison, et qu’il faut corriger celles qui sortent » (sic !). Ils font croire qu’ils aiment les belles choses alors qu’ils « savent ce qu’ils font lorsqu’ils meublent leurs appartements […] : chaque objet ici hurle à l’attention de ceux qui ne sont pas habitués au luxe : dégage de là sale prolétaire ». Ils ont inventé la laïcité « pour emmerder les immigrés » et soufflent sur les braises de l’islamophobie pour détourner l’attention des pauvres. Et le terrorisme islamiste ? Circulez, y a rien à voir ! Les tueurs du Bataclan se sont « inspirés des films et des jeux de Hollywood » et « aucun des assassins n’était pratiquant ». Quant aux motivations profondes, là encore, rien à voir avec l’islam. Les terroristes sont simplement des humiliés qui se vengent comme ils peuvent : « Les Blancs veulent avoir le droit d’humilier les Arabes. Ils l’ont toujours fait. Ça fait bizarre de penser que maintenant c’est l’inverse. » On sent que le “bien fait” des enfants n’est pas loin !

(…)

La fin du roman* vire carrément au sublime. La bande de ratés, drogués, etc. se fait en effet décimer dans un attentat à la grenade et à la kalachnikov commis… par une jeune patriote ! Une fille qui a décidé de massacrer « les jouisseurs et les dépravés » car elle abhorre « l’agonie démocratique […], la France moribonde, blessée par le métissage et la dissolution des moeurs. L’absence de foi. De droiture ». Bref, une catho-facho ! Chroniqueuse extralucide de la France d’aujourd’hui, Virginie Despentes réussit cette gageure de peindre les islamistes en victimes et les catholiques en terroristes. Chapeau l’artiste.

 

(*) "Vernon Subutex 3"

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:59

À partir du samedi 1er juillet 2017, le code de la route prévoit de nouvelles interdictions. Attention aux mauvaises habitudes car l’amende va être salée, sans oublier le retrait de points qui menacera votre permis.

Les automobilistes vont devoir se concentrer sur la route. Plus question d’être distrait même si l’estomac grogne !

Désormais, manger au volant, ne serait-ce qu’un sandwich ou un bout de tarte, vous coupera l’appétit et 75 euros et 3 points en moins sur le permis.

Même tarif, mesdames, si vous vous remaquillez au volant, même en profitant d’un feu rouge. 75 euros et 3 points, y compris, insistons sur ce point, si vous êtes à l’arrêt ou sur un parking de supermarché qui est considéré comme une voie ouverte à la circulation. Pour être tranquille avant de sortir votre bâton de rouge à lèvres, vous devrez vous garer le long du trottoir et couper le contact. Précisons tout de suite que le fait de fouiller dans la boite à gants sera sanctionné de la même façon.

Pour le téléphone et autres tablettes, la douleur ressentie au niveau du portefeuille sera aiguë, à moins d’être d’origine grecque en descendance directe avec un certain Crésus. Regarder un écran, un téléphone, une tablette ou un lecteur DVD, est désormais passible de 1.500 euros d’amende et de 3 points en moins sur le permis.

Le simple fait de tenir un téléphone sans l’utiliser vous soulagera de 135 euros et de 3 points en moins. Un conseil, ne le posez même pas sur vos genoux, coupez-le et enfermez-le dans la fameuse boite à gants que la loi vous interdit désormais d’ouvrir en roulant. Seul le dispositif intégré au véhicule vous autorise à téléphoner, mais vous pouvez vous faire arrêter si vous composez un numéro. Le must étant le bouton intégré au volant pour prendre un appel ou pour régler la radio, mais évidemment un tel dispositif a un coût.

Pour les 2 roues, il est rappelé que le fait de coincer un téléphone entre son oreille et le casque est interdit (et dangereux en cas de chute). La règle est simple et valable pour tout le monde : tout dispositif en contact direct avec les oreilles est interdit. Donc pas d’oreillettes, kit main-libre pour smartphone et pas de casque pour écouter de la musique, même pour les cyclistes !

Pas de casque pour écouter la musique si vous conduisez, ce qui ne vous autorise pas pour autant à tester votre ampli 2x40w et vos nouvelles enceintes. Interdiction d’écouter la musique à fond dans sa voiture, au risque de ne plus entendre la circulation. Amende 75€.

À partir du 1er juillet, il est également interdit de fumer en voiture en présence d’un mineur : 68 euros.

Quant aux jeunes conducteurs qui prendraient le volant avec plus de 0,2 g/l d’alcool, ils pourraient payer jusqu’à 4.500 euros et se voir retirer 6 points sur le permis. Autrement dit, plus de permis !

Tous les véhicules à deux ou trois roues motorisés, ainsi que les quads, devront être équipés d’une plaque de format 210 x 130 mm. Si votre plaque n’est pas au bon format, pensez à retirer 135 euros au distributeur avant de prendre le guidon. À donner au premier policier ou gendarme qui vous contrôlera.

Enfin pour les Parisiens, si votre véhicule n’arbore pas la vignette Crit’Air, fin de la tolérance et du discours de prévention, il vous en coûtera 68 euros.

Rappelons que les véhicules munis de la vignette Crit’Air 5 ne sont plus autorisés à rouler en semaine entre 8 heures et 20 heures.

Bonne route à toutes et à tous !

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:55

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Les Français vont encore en faire les frais l'an prochain. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé le report de quasiment toutes les baisses d'impôts annoncées par le candidat Macron. Il ne reste plus que la hausse de 1,7 point de la CSG compensée en partie par la suppression des 3,15 points de cotisations chômage et maladie payées par les salariés. Ces deux mesures interviendront, elles, dès le 1er janvier. En cause : le dérapage des déficits publics révélé par la Cour des comptes.

La suppression complète de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est repoussée à 2022, la réforme de l'ISF qui devait sortir de l'assiette imposable tous les actifs non immobiliers, l'instauration de la flat tax de 30 % (prélèvements sociaux inclus) sur les revenus du capital n'interviendront qu'en 2019. Tout comme la transformation du CICE en baisse des charges. Un report assorti d'aucune certitude que, cette fois, ces mesures ne seront pas l'an prochain encore repoussées. Le retour du déficit public sous la barre des 3 % du PIB est d'autant moins acquis que se profilent de nouvelles charges du fait de la hausse des taux d'intérêt (augmentation de la charge de la dette) et que ces réformes devaient contribuer à redonner du dynamisme à la croissance, redonner de l'attractivité à notre pays.

Exit les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer

Exit en 2018 la baisse des charges et la baisse de l'impôt sur les sociétés qui devaient relancer l'investissement aujourd'hui en berne. Exit toutes les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer, à investir sur leur épargne sur des placements qui financent l'économie. Pire : en 2016, ces revenus seront encore plus taxés qu'aujourd'hui du fait de la hausse de la CSG. Exit la relance du pouvoir d'achat au travers de la disparition progressive de la taxe d'habitation. Au total, les ménages paieront en 2018 plus de CSG sur les revenus salariaux, leurs pensions et sur les revenus de leur épargne, plus d'impôts locaux, plus de taxe carbone. Édouard Philippe a, en effet, annoncé l'accélération de la montée en puissance de cet impôt qui frappe la consommation de carburants. Il avait été prévu que cette « contribution climat », qui a représenté pour chaque Français en moyenne un coût supplémentaire de 86 euros en 2016, atteigne 200 euros bien avant 2020. S'y ajoute la hausse du prix du paquet de cigarettes, qui devrait passer en moyenne progressivement de 7 à 10 euros.

Autre contre-message : la baisse des dépenses publiques se transforme en une stabilisation, ce qui, certes, exige des économies compte tenu de l'inflation et de l'évolution naturelle des dépenses, mais on est loin d'un programme drastique de retour à l'équilibre par la maîtrise des dépenses.

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Publié par ELIZABETH
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