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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 10:32

Plus de 100 ans après la déclaration Balfour, des avocats palestiniens ont attaqué en justice jeudi le gouvernement britannique, tenu responsable pour ce texte ayant ouvert la voie à la création de l'Etat d'Israël et dont découle "la souffrance des Palestiniens".

Signée en 1917 par le chef de la diplomatie britannique Arthur Balfour, cette déclaration indique que Londres apporte son soutien à "l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif".

Cette initiative de Londres, qui règne alors sur la Palestine mandataire, avait été une étape importante dans le processus qui allait conduire en 1948 à la création de l'Etat d'Israël.

Les plaignants, dont la démarche est avant tout symbolique, considèrent le gouvernement britannique responsable d'une déclaration "sinistre" et demandent des indemnisations pour les Palestiniens lésés, sans fixer de somme.

"Le mandat britannique est à la racine de la souffrance du peuple palestinien et a ouvert la voie à la violation de leurs droits et au pillage de leur terre", a affirmé Mounib al-Masri, à la tête de l'Assemblée nationale des travailleurs indépendants lors d'une conférence de presse à Ramallah.

La plainte a été déposée jeudi auprès du tribunal de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, au nom de la Fondation pour le suivi des droits des Palestiniens, du syndicat des journalistes palestiniens et de l'Assemblée nationale des travailleurs indépendants.

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 11:19

Bafouant la Déclaration universelle des droits de l’homme selon laquelle « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » et le protocole additionnel de la Convention européenne des droits de l’homme (« L’État […] respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques »), Emmanuel Macron annonçait, lors de son discours de lutte sur les séparatismes, la fin de l’instruction en famille. Sous prétexte de viser les écoles coraniques clandestines, l’État trouve un nouveau moyen d’extraire nos enfants de leurs « déterminismes familiaux » pour mieux leur inculquer la « morale laïque » si chère à Vincent Peillon. Réactions avec Ingrid Riocreux.

Pour quelles raisons avez-vous choisi d’instruire vos enfants à la maison ?

Je crois important de préciser d’emblée que, pour nous, l’instruction en famille ne représente pas un idéal ; ce n’est pas un choix que nous avons fait de gaieté de cœur. C’est la conséquence d’un constat : le constat que l’école ne remplit plus sa mission. On y perd beaucoup de temps pour ne produire, finalement, que des apprentissages pauvres, fragiles et parcellaires. Le renoncement au par cœur et aux exercices répétitifs au profit du ludique a pour conséquence de délayer les acquisitions essentielles dans une multitudes d’activités éparpillées et compliquées dont il ne restera rien. L’école, aujourd’hui, c’est la loterie : si on a la chance de tomber sur une bonne maîtresse, tant mieux. Mon mari et moi parlons en tant que parents, mais aussi en tant que professeurs de lettres en lycée, atterrés par l’état des élèves qu’ils voient arriver chaque année en seconde : aucun, ou presque, ne sait tenir un stylo, la lecture leur est pénible, on ne sent chez eux aucun intérêt pour rien. Trop d’entre eux sont blasés, mous et indisciplinés. Comment pourrait-il en être autrement : ces enfants sont à l’école tous les jours, toute la journée depuis l’âge de trois ans et ils n’y ont presque rien appris ! Ils n’ont jamais eu l’occasion de se concentrer longtemps dans le silence. Ils n’ont jamais découvert le goût de l’effort, la satisfaction de surmonter une difficulté, la sensation délicieuse de l’accumulation des savoirs, le plaisir intellectuel de la connaissance. C’est un monstrueux gâchis. Alors, tout simplement, avant qu’il ne soit trop tard, mon mari et moi voulons faire en sorte que nos enfants ne finissent pas comme nos élèves.

Comment accueillez-vous l’annonce d’Emmanuel Macron d’interdire cette instruction familiale à la rentrée prochaine ?

Elle est scandaleuse dans l’état actuel du système éducatif. Je voudrais souligner une coïncidence terrible : la veille du discours du Président aux Mureaux, l’Éducation nationale a publié les résultats d’une étude sur le niveau des élèves de CM2 en mathématiques, révélant que celui-ci est catastrophique. Seuls s’en sortent les enfants des familles socialement favorisées – comprenez ceux à qui les parents paient des cours particuliers. Autrement dit, l’Éducation nationale reconnaît son incapacité à remplir sa mission. Cet aveu concernant les mathématiques vaut dans toutes les disciplines, on le sait bien, et d’autres études le montrent régulièrement. Et on voudrait nous interdire de retirer nos enfants d’un système qui reconnaît son propre échec ?

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 11:13

Un arrêté préfectoral, paru le 29 septembre, dans le cadre de la lutte contre le Covid, créé le malaise : transporter du matériel musical en voiture est désormais interdit. Ce qui inclut aussi bien les platines que les instruments de musique.

« J’ai d’abord vu l’arrêté sur les réseaux sociaux. J’ai cru que c’était une blague. Je suis allé vérifier sur le site de la préfecture. Et ça n’en était pas une. C’est complètement fou ! »
Gael Lefévère est musicien professionnel, intermittent du spectacle. Il joue de la bombarde dans le groupe de fest-noz Hiks. Comme beaucoup de musiciens, il est abasourdi par l’arrêté préfectoral publié le 29 septembre, en même temps qu’une série de mesures pour faire face à la pandémie de la covid-19. Cet arrêté stipule que « sont interdits, à compter du 29 septembre, et jusqu’au 13 octobre, la tenue de rassemblements festifs à caractère musical et la circulation des véhicules transportant du matériel, susceptible d’être utilisé pour une manifestation festive à caractère musical, répondant à l’ensemble des caractéristiques énoncées à l’article R.211-2 du code de la sécurité intérieure ».

« Ça veut dire qu’on ne peut plus transporter nos instruments de musique ? C’est incompréhensible. Comment dès lors répéter ? », s’interroge Gael.

Youen Paranthoen, accordéoniste, membre du groupe Spontus et du collectif Clam, est lui aussi plongé dans un abîme de perplexité. « On se trimballe toujours avec nos instruments. Ce lundi, je dois aller répéter. Je vais circuler avec mon accordéon. Je peux être verbalisé » ?

Yves Marie-Texier, comédien et metteur en scène de la compagnie Mouton Major, qui travaille avec beaucoup de musiciens, ne décolère pas. « Comment interpréter cet arrêté ? On ne peut plus circuler avec des instruments de musique. Les copains qui vont venir répéter, on va prendre leur matériel ? On va leur donner une amende ? C’est complètement fou. On touche à des libertés fondamentales. C’est complètement liberticide. On nous dit que c’est pour les teufeurs. Mais l’arrêté est flou et ça peut être au libre arbitre du gendarme. »

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 11:06

Bernard Tapie alias Nanard, repreneur et dépeceur de sociétés, aventurier, chanteur de charme, comédien, politique, et propriétaire de 89% de La Provence, elle ‑même actionnaire majoritaire de Corse Matin, est sous une double pression. Médicale, car il souffre d’un double cancer. Judiciaire, car il a jusqu’ici échappé à rembourser quelques centaines de millions d’euros, frauduleusement gagnés dit la justice.

Pour l’actif devenu passif il y a l’affaire Adidas/Crédit Lyonnais datant de… 1993. Nanard s’estime alors lésé par la banque lors de la vente d’Adidas ; en 2006 (13 ans plus tard), il obtient 400M€ de dommages et intérêts lors du jugement d’un tribunal arbitral. Patatras, l’instruction de la cour d’appel démontre qu’il était contre, vraiment tout contre, deux des arbitres. Le jugement est cassé et en mars 2019 il est condamné à rembourser la modique somme de 438M€ pour « escroquerie et détournements de fonds publics ». L’actif est devenu un passif. Un an et demi plus tard, recours à la Cassation aidant, il n’a toujours pas remboursé un centime.

Il ne nous appartient pas d’évaluer les actifs mobiliers ou immobiliers de Bernard Tapie. Mais sa participation de 89% dans La Provence est un actif, un actif réel mais en difficulté.

Après des pertes proches de 3M€ en 2019, la barre des 4M€ dans le rouge pourrait être dépassée en 2020. Le PDG Jean-Christophe Serfati envisage une « rationalisation des charges de personnel », autrement dit des licenciements, négociés si possible.

Un malheur n’arrive jamais seul, Corse Matin qui se portait comme un charme il y a encore peu de temps, accusera aussi une perte avoisinant les 4M€ en 2020. Résultat des courses, après trente personnes en moins en 2020, une nouvelle fournée de départs à l’horizon. Depuis 2019 La Provence ne possède plus que 51% de la société éditrice, les 49% restants sont dans les mains d’un consortium de 154 entreprises de l’île, mené par le promoteur immobilier Antony Perrino. Ce dernier (source Lettre A) aurait déjà mis la main sur tout ou partie des locaux de Corse Matin à Ajaccio, en contrepartie de son soutien.

Qui pourrait tirer les marrons du feu ?… Nous ne vous faisons pas languir plus longtemps, oui c’est bien Xavier Niel qui est le mieux placé pour une reprise. En cas de décès de Bernard Tapie comme en cas de guérison, la liquidation judiciaire de La Provence est déjà actée pour rembourser une partie des 400M€ dus à la collectivité. Niel (déjà 11% du titre), propriétaire d’une ribambelle de titres, pourrait faire un joli coup avec un empire sudiste allant de Nice à Marseille et au-delà. Beau papa Bernard Arnault implanté au Parisien, aux Échos, à l’Opinion, un duo familial libéral qui peut apparaître comme des faiseurs de rois dans la perspective de 2022 et plus tard.

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 10:05

Journée sans voiture, on ne passe pas. Stoppé porte Maillot, le dépanneur insiste. Une dame est coincée dans un ascenseur, il doit se rendre sur place pour la délivrer. « Arrière, pollueur ! Répandeur de fumée noirâtre, ennemi de l’air pur, malfaisant motorisé ! » À la manière des videurs de boîte de nuit, les policiers refusent l’entrée à ce forcené qui n’y connaît rien en écologie. « T’as une voiture, tu rentres pas. » L’absence de marquage sur les parois du véhicule ne lui donne aucun droit. Il n’est pas inscrit « pompier », « urgences », « taxi » ou quelque chose comme « sauveur de dames dans les ascenseurs ».

Dans sa cage arrêtée entre le premier et deuxième étage, la dame attend. Le technicien ne saurait tarder. Après une heure passée à compter les petits trous de la grille d’aération, elle rappelle le service dépannage. « Je commence à trouver le temps long. Que faites-vous ? » L’inconsciente ne sait pas que la journée sans voiture bat son plein. Quelle drôle d’idée de vouloir descendre de chez soi autrement que par les escaliers alors que Paris est cerné. Les policiers gardent toutes les portes, jettent des bassines d’huile bouillante sur les assaillants, repoussent la tôle vers la banlieue. Le combat fait rage et la dame s’imagine qu’un petit réparateur d’ascenseur va pouvoir passer. Ah ah ah… L’équipe municipale se gausse… La journée va permettre de faire baisser la température mondiale de 0,000 000 000 % ! Les calculs sont formels.

Porte Maillot, le dépanneur cherche la faille. Un trou dans la muraille, une erreur de la défense et il s’élancera dans les rues de la capitale. Le moment arrive. Profitant qu’un policier tente de bouter un car de touristes anglais au-delà du périph’, il fonce, passe la frontière et entre dans la Ville lumière aux ascenseurs capricieux. il arrive auprès de la naufragée et l’extirpe de sa prison suspendue.

"J’ai la chance d’être en bonne santé et d’avoir un bon mental, mais si j’avais été quelqu’un de fragile, ou de malade, que serait-il arrivé ? " Il y aurait eu un hommage, chère madame. « Aux tombés pour la journée sans voiture. »

Sur Twitter, le journaliste Clément Weill-Raynal propose d’instaurer la « journée sans ascenseurs ».


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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 09:58

À voir les réactions de Marseille au sort qui lui est fait par le pouvoir parisien, on peut se demander si l’avenir des gilets jaunes ne serait pas plutôt, selon l’expression « houellebecquienne », dans l’extension du domaine de la lutte. Quand Samia Ghali – qui, en tant que maire adjoint, a rang d’officier de police judiciaire – déclare tout de go que « la police municipale ne verbalisera pas les restaurants et bars ouverts », c’est qu’elle se sent forte d’un soutien populaire qui dépasse visiblement celui des cafetiers et restaurateurs.

À la fronde des ruraux « perdants de la mondialisation » (formule théorisée par Christophe Guilluy) et mobilisés des mois sur les ronds-points pourrait-il s’ajouter, demain, celle des urbains déchirant les ukases de biocrates qui les empêchent non seulement de gagner leur vie, mais tout simplement de la vivre pleinement ?

Parce que les habitants des métropoles sont loin d’être tous des béats bobos-écolos gentrifiés en trottinettes électriques, et ce n’est pas parce qu’ils sont plus souvent cadres et diplômés du supérieur qu’ils ne souffrent pas de la saleté, des rodéos, de la délinquance, du terrorisme, des transports défaillants et plus généralement de l’abandon par l’État de ses missions régaliennes, au seul profit de la protection de « la planète » et du sanitarisme répressif.

Mais peut-on concevoir une convergence des luttes entre deux mondes différant par la culture et la sociologie ?

Peut-être en les fédérant contre un ennemi commun qui serait non plus le politique – désormais simple communicant interchangeable – mais le haut fonctionnaire inamovible, qui ne laisse jamais le citoyen en repos, invente chaque jour un changement pénible et coûteux qu’il susurre à son ministre, qui l’imposera jusqu’au fin fond du dernier hameau, mais dont lui-même n’aura généralement pas à souffrir.

De même que sa rémunération et ses divers privilèges, qu’il a même réussi à mettre au rang des secrets d’État…

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 09:48

Cela fait désormais 15 jours que se tient à Londres le procès pour extradition du journaliste Julian Assange vers les USA. Son crime ? avoir permis la révélation prouvée des crimes de l’impérialisme américain, dans la guerre contre l’Irak notamment. Et ce avec les révélations de wikileaks. Arrêté en Suède, le journaliste avait ensuite été poursuivi au Royaume-Uni dans une très étrange affaire de mœurs qui a depuis totalement fait long feu. Réfugié politique dans l’ambassade d’Équateur, il avait été livré après plusieurs années de réclusion à la faveur de la trahison de la révolution citoyenne de Correa par Moreno. Il est depuis embastillé dans des conditions relevant de la torture dans une prison de haute sécurité. Le procès qui se déroule est assurément un procès politique, où Assange est manifestement privé de ses droits à se défendre, tandis que l’accusation est portée directement par les États-Unis qui prétendent jusqu’à interdire aux témoignages en défense de s’exprimer. Au-delà de ce scandale qui doit appeler à la mobilisation immédiate de chaque humain soucieux des droits fondamentaux, soucieux de la liberté d’expression, ce procès est révélateur de ce que l’essentiel des journalistes professionnels en France n’ont que faire de la défense de la liberté de la presse ou se trouvent dans l’incapacité de s’exprimer. Servitude volontaire ou bâillon de médias quasi exclusivement détenus par les milliardaires. Image tragique mais bien réel de ce que le système capitaliste est un profond et terrible totalitarisme.

Rares sont les voix, à l’exception de Legrandsoir.info qui informe au quotidien sur le procès. Observons que si Médiapart a le mérite de ne pas se taire, le combat pour la libération de Assange ne fait pas la une du quotidien…

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 09:44

Le Journal du Dimanche devait publier une tribune signées par près de  300 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquant la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Parmi les signataires, on aurait dû trouver le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Voici la tribune censurée :

    Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

    Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

    Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

    Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

    Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

    On ne compte plus les mêmes choses.

    Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

    Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

    Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 08:46

 

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 08:39

Le 9 janvier 1986, le gouvernement socialiste de Fabius promulguait la loi dite de “rénovation” de la fonction publique hospitalière. Cette loi prévoyait par ses articles 92, 93 et 94 qu’un fonctionnaire hospitalier dont le poste est supprimé, pouvait être licencié. À l’époque la lutte des personnels avait fait reculer le gouvernement qui n’avait pas pris les décrets d’application nécessaires pour l’entrée en vigueur de cette mesure. En 1998, le gouvernement « socialiste » de Jospin avait à nouveau tenté de mettre la loi en application par un décret… mais un mouvement de lutte des personnels de santé l’avait mis en échec.

Le projet de loi scélérat, vieux de 34 ans, revient à la surface…En effet, le ministre de la Santé, Olivier Véran, sort le 3 septembre dernier un décret pour permettre l’application de la loi de licenciement des personnels de santé dont le poste serait supprimé…

Il s’agit donc, pour Macron et ceux qui tirent les ficelles, de s’attaquer en profondeur au statut de la fonction publique hospitalière et à la garantie de l’emploi, pour parvenir à leurs fins. Des propositions gouvernementales ayant pour but de faire exception à la règle nationale, ont déjà été faites…

Comment peut-on, en pleine crise sanitaire, envisager de réduire les services de santé, licencier les soignants, alors que des plans dits de “relance” arrosent les patrons ? C’est que le capitalisme l’exige et que son instrument tout-puissant, l’Union Européenne, le permet ! Alors sortons le plus vite possible des deux !

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