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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 09:40

Chose passée inaperçue, le tribunal de grande instance (TGI) de Metz a débouté, en avril dernier, l’Association francophonie avenir (AFRAV), qui avait intenté une action pénale contre l’aéroport international de Lorraine suite à la décision de ce dernier de se donner, en toute illégalité, la dénomination anglaise de « Lorraine Airport ».

En effet, et pour sa défense, la direction de l’aéroport estime que la langue anglaise est « plus adaptée au domaine aéronautique où l’anglais fait référence »… d’où une décision qui permettrait sans doute aux avions de ne pas se perdre dans le ciel ni d’exploser en plein vol. Cette attitude n’est pas sans rappeler celle de la direction collaborationniste de la SNCF qui avait poussé le gouvernent de Vichy à aligner la France sur l’heure allemande afin, selon elle, de faciliter la circulation des trains…

Pourtant, la décision de l’aéroport de Lorraine est en totale contradiction avec la loi Toubon de 1994, qui interdit aux personnes morales de droit public « l’emploi d’une marque de fabrique de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étranger ». Ce qui n’a pas empêché le TGI de Metz de débouter l’association (au motif saugrenu que celle-ci « ne pouvait ester en justice »), tout comme l’avait fait avant lui le tribunal administratif de Nancy à la suite d’une première procédure intentée en 2015. Pire encore : le tribunal de Metz a même jugé nécessaire de condamner l’association à verser la somme de 1.500 euros à l’aéroport, alors que le budget annuel de cette petite structure formée de bénévoles n’est que de 2.000 euros.

L’AFRAV compte toutefois faire appel. « Nous ne nous tairons pas et n’abandonnerons pas l’aéroport aux anglomanes », a déclaré M. Régis Ravat, président de l’association. Et d’ajouter : « Nous allons rassembler nos forces et nos sous pour revenir plus forts sur le terrain et continuer le combat […]. Plus que jamais la Résistance à la dictature au tout-anglais doit s’organiser, plus que jamais ceux qui contribuent à angliciser notre environnement linguistique doivent être dénoncés, attaqués et condamnés. »

L’association AFRAV, particulièrement active et qui s’est dotée d’un site Internet régulièrement mis à jour, fait donc une nouvelle fois preuve d’un courage et d’une ténacité qui pourraient, et devraient, inspirer nombre de nos concitoyens.

D’ailleurs, qu’un aéroport international (ou une grande école) se donne un nom en anglais est absolument inimaginable au Québec, ou encore en Afrique francophone, vaste comme 3 fois l’Union européenne. Qu’un tribunal refuse d’appliquer la loi est également impensable à Montréal (3e pôle mondial de l’aéronautique et de l’industrie du jeu vidéo) où la loi… est la loi !

Cette décision de justice prouve donc, une fois de plus, que la France est bien devenue une sorte de république bananière, où la « Justice » elle-même entrave et empêche l’application de la loi.

Plus grave encore, et au mépris de ses propres intérêts économiques et géopolitiques, le message ainsi adressé par la France aux pays francophones, francophiles et au reste du monde est donc le suivant : cessez de parler ou d’apprendre le français, et mettez-vous au tout-anglais et aux valeurs qui s’y rattachent !

La France d’aujourd’hui est bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue et la culture françaises dans le monde.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 09:29

En 1994, après la chute de l’Union soviétique, Michael Caputo travaillait pour l’administration Clinton. A la demande de Clinton, il part vivre en Russie en 1994 pour conseiller Boris Yeltsin tout en étant employé par l’Agence pour le développement international des Etats-Unis. Sa mission était d’aider Yeltsin à remporter un second terme au poste de Président de la Russie.

«J’ai été envoyé en Russie en 1994 par l’administration Clinton pour [que les Etats-Unis] fassent réélire Boris Yeltsin… je pense que la Russie s’est mêlée de notre élection [2016] tout comme elle intervient dans toutes les élections des pays importants– exactement comme nous le faisons. Nous ne piratons peut-être pas– encore que peut-être que si– mais je peux vous dire avec certitude, pour avoir été envoyé en Russie, pour avoir été impliqué dans leur élection, que tous les partis d’opposition russe ont été inquiets du travail que je faisais, et ont demandé que je cesse tout ingérence dans leur élection. [Alors que nous nous offusquons que la Russie se soit ingérée dans notre élection], je n’ai pas manqué de noter l’ironie de la situation.

[…]

J’ai été envoyé par l’administration Clinton pour m’impliquer dans l’élection. Je travaillais pour la Commision centrale électorale [russe], et je tentais de guider l’élection et d’aider le candidat [Yeltsin].

« Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, la candidate des Russes, c’était Hillary Clinton.

Poutine voulait la faire élire, et non Donald Trump, pour une raison simple : la prévisibilité.

Poutine déteste Hillary Clinton, mais elle est prévisible et il est capable d’anticiper ses décisions, alors qu’il ignorait totalement Trump– comme l’ensemble du monde– et ne pouvait pas savoir quel président il serait, ce qu’il ferait, comment il agirait et réagirait.

Dans ses manœuvres géopolitiques globales, une Hillary Clinton était bien plus facile à manipuler pour un russe ancien du KGB à la mentalité du joueur d’échec, qu’un inconnu dont les réactions sont imprévisibles. »

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 09:23

Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.

C’est donc clairement en mettant leur vie en jeu que Dilyana Gaytandzhieva a remonté la filière et que la rédaction du quotidien de Sofia, Trud, a publié son dossier [1]. Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.

Depuis le début des printemps arabes, un gigantesque trafic d’armes a été organisé par la CIA et le Pentagone en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.

En matière de trafic d’armes, même lorsque des individus ou des sociétés privées servent de paravent, il est impossible d’exporter des matériels sensibles sans l’assentiment des gouvernements concernés.

Toutes les armes dont nous allons parler, sauf les systèmes de renseignement électronique, sont de type soviétique. Par définition, même si l’on prétend que des armées dotées d’armes de type Otan sont les destinataires finales de ces livraisons, c’est impossible. Ces armées servent juste à couvrir le trafic.

On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network (BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].

Selon Krešimir Žabec du quotidien de Zagreb Jutarnji list, fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].

Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic. Contre l’enquête de la police bulgare et les constatations du médecin légiste, le gouvernement Borissov attribua ce crime au Hezbollah et l’Union européenne classa la Résistance libanaise comme « organisation terroriste » (sic). Il fallut attendre la chute provisoire de Borissov pour que le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenine, souligne que cette accusation est sans aucun fondement.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 09:16

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.

Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 11:18

 

Il est toujours très difficile, pour le chroniqueur, le témoin de son temps, osons l’expression, que je suis depuis bientôt trente ans, dans des médias réputés petits par la diffusion mais grands par la qualité (je fais ici allusion à « De long en large », à « l’Union Pacifiste, au « Libertaire », à feu « le Provisoire, mensuel du berrichon évolué », à « l’Arbre est dans la graine », et à beaucoup d’autres qui minent souterrainement le capitalisme ultra libéral et la connerie ultra-libérée, lesquels s’expriment dans de prétendus grands journaux, qui ne sont lus que par les malades qui attendent chez le dentiste, chez le médecin ou chez le coiffeur ! alors que nos lecteurs à nous sont tous en bonne santé mentale !) donc je reprends ma phrase proustienne (ou mal foutue) il est difficile de choisir l’information la plus pertinente, la plus significative, qui donne l’image la plus exacte de la France de l’an 2002.

Ainsi, en ce 14 mars 2002, j’ai le choix entre trois nouvelles d’un intérêt exceptionnel : le médecin de l’abbé Pierre, la femme qui meurt deux fois, et le faux policier-violeur. Le caducée et le goupillon, la fausse résurrection et la faute de français connue sous le nom de pléonasme.

Commençons par le commencement, c’est-à-dire l’abbé Pierre. Comme vous, je sais depuis longtemps que si l’abbé Pierre ne meurt jamais, c’est qu’il est soigné par un excellent médecin, c’est-à-dire un praticien, qui le remplace à chaque fois qu’il meurt. Vous pensez bien que depuis l’hiver 53 ou 54, l’abbé Pierre n’est plus le personnage d’origine. Il y a belle lurette que le premier abbé Pierre est retourné à la poussière, comme c’est prévu dans les textes officiels du Vatican. Or voilà que son médecin (le combientième depuis 1954 ?)  vient d’être arrêté pour quatre hold-up commis en 1990 et condamné par contumace depuis cette date à neuf ans de prison. Cette nouvelle pose d’épineux problèmes de nature religieuse. Tout d’abord, l’abbé Pierre a-t-il correctement confessé son médecin durant les douze dernières années ? Ensuite, les faits s’étant déroulés dans la région de Milan, l’abbé Pierre appartient-il à la mafia ? (je ne parle pas de la mafia du Vatican, celle-là est autorisée). Ce braqueur étant âgé aujourd’hui de 45 ans, l’abbé Pierre, l’a-t-il connu dans les années soixante et n’a-t-il pas commis, à cette époque, des actes de pédophilie, qui expliqueraient le comportement anormal de ce médecin ? Il nous semble que l’inusable abbé s’est mis dans un bien mauvais cas de figure. A moins, évidemment, que ce jeune médecin ait commis ses hold-up dans le noble but d’acheter en Italie des abbés Pierre de rechange (ou d’occasion !) qui coûtent nettement moins cher qu’en France, les ecclésiastiques étant détaxés au pays des papes, et produits en série. On saisit en tout cas l’importance de cette information, qui mériterait d’être étudiée de plus près, sur TF1, par exemple.

 Le cas de la femme qui meurt deux fois est également du plus haut intérêt. Cette brave retraitée de 72 ans a été, dit mon quotidien, « déclarée morte à tort, décédée à tort dans la chambre froide d’un cimetière ». Elle serait, si je comprends bien la langue française, décédée à ses torts ? Auquel cas, elle n’a rien à dire. L’affaire s’est déroulée dans une maison de retraite et le médecin (pas celui de l’abbé Pierre, attention, ne mélangeons pas tout !) ayant constaté le décès avait fait « placer le corps en chambre froide » (sic).Or, quelques heures plus tard, les employés de la morgue, voulant mettre le corps dans un cercueil, l’avaient trouvé tiède, le corps. Il y a là un évident dysfonctionnement de la chambre froide, puisqu’elle attiédit, autrement dit réchauffe les vieux morts. On dépêche alors un second médecin (qui n’est toujours pas celui de l’abbé Pierre, il a déjà commis quatre hold-up, on ne va pas lui mettre cette affaire sur le dos, en plus, déjà qu’il supporte des abbés Pierre à longueur d’années) qui, se basant probablement sur la tiédeur du corps, établit un second certificat de décès. Le Parquet a ouvert une enquête pour « homicide par imprudence ». Voilà qui me paraît bien aventureux, car si cette femme se réchauffe dans les frigidaires, qui nous dit qu’elle ne va pas refaire le coup une troisième fois ? Ou alors n’a-t-on pas confondu la chambre froide et le four à micro-ondes ? Vous avouerez que cette histoire est troublante et l’on discerne à travers ce problème de société, comme une sorte de malaise chez les médecins (et chez leurs clients !).On saisit en tout cas l’importance de cette information, qui mériterait d’être étudiée de plus près sur TF1, par exemple.

 Reste le cas du faux policier violeur. La particularité de ce personnage très imaginatif c’est qu’il se présentait comme un policier en civil mais qu’il était « reconnaissable à sa parka jaune ». Il avait donc inventé le faux uniforme pour passer inaperçu. A ce stade de la réflexion on est en droit de se demander s’il n’y pas davantage de policiers qu’on croit en France, puisque la « parka jaune » est présentée ici comme un uniforme clandestin. Mais ce qui intrigue surtout dans ce fait de société, c’est que ce faux policier ne se soit pas acheté un vrai uniforme. Il aurait été beaucoup plus facile pour lui d’exercer ses activités dans les vrais commissariats, ainsi qu’on l’a vu souvent dans les faits-divers.

Le lecteur va se demander où se situe exactement la cohérence de ces réflexions philosophiques. Réponse : dans le déguisement. L’abbé Pierre est déguisé, ce n’est pas le vrai. Le policier est déguisé en non-déguisé, ce n’est pas le vrai. La vieille femme vivante est déguisée en vieille femme morte, ce n’est pas une vraie. 

Encore un problème de société qui mériterait d’être étudié sur TF1 !

 

Rolland HENAULT (paru dans En long en Large, 2002)

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:57

Il existe un grand danger à moquer l’homme de pouvoir conscient ou soupçonneux de sa propre imposture, car pour faire taire le mépris et naître le respect, le faible puissant usera de son pouvoir de vie et de mort. Ainsi, le Président Hollande allait déclencher un nombre record d’actions militaires, faisant de lui le Président le plus guerrier de la Ve République.

Rappelons, par exemple, ses pathétiques interventions au sommet de l’OTAN de 2014. Alors qu’il veut montrer son importance sur des sujets graves, Hollande est longuement questionné sur des révélations d’histoires d’alcôve et d’arrière-cour et, suite à un sondage catastrophique, il se justifie même de ne pas démissionner. Impatient de faire taire un public rigolard, il finit par lâcher : « Nous sommes ici au Conseil de l’OTAN, là où se décident la paix et la guerre ! » Sur l’Ukraine, il profère alors des menaces contre la Russie : « Si nous ne parvenons pas à un accord durable de paix, eh bien, nous connaissons parfaitement le scénario, il a un nom, il s’appelle la guerre. » Souvenons-nous également qu’en mai 2015, il déclare avoir livré illégalement des armes aux rebelles syriens dès son arrivée au pouvoir, aggravant ainsi la guerre civile, ou encore qu’en 2016, il revendique plusieurs assassinats réalisés dans le plus grand secret. À quoi peuvent bien servir ces actes et ces révélations, sinon à tenter d’être respecté en rappelant qu’il a le pouvoir de provoquer la mort ?

Les incessantes moqueries sur l’inconsistance du Président Macron donnent des résultats du même type depuis le soir du 7 mai au Louvre, dans cette mise en scène extrêmement inquiétante car mélangeant volonté de puissance, solitude du leader et danseuses à moitié nues. Il y eut ensuite, entre autres, ses menaces de guerre ouverte contre la Syrie, ses défilés dans un véhicule militaire, sa visite au G5 Sahel, son arrivée hélitreuillée dans un sous-marin nucléaire ou même sa rencontre avec Porochenko, le tout sur fond d’accusations répétées contre la Russie destinées, selon le bon vieux schéma populiste, à désigner l’é-tranger méchant. 

 
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:47

Dans son dernier numéro, la revue Faits & Documents dévoile un document étonnant relatif à Emmanuel Macron et au bail d’une riche propriété au Maroc, le palais Dar Olfa.

« À en croire ce document sensible, Emmanuel Macron et Guillaume Rambourg auraient établi en tant que “représentants” de Bab El Mektoub SA, une société de droit panaméen, un bail commercial d’un an renouvelable par tacite reconduction pour la location de la propriété “Dar Olfa”, à Marrakech sur la route de Fès-Bab Atlas, à la société Capella Sarlau représentée par Olfa Terras. »

C’est ainsi que la revue Faits & Documents, dans son numéro 437 (du 1er au 15 juillet 2017), introduit un document qui semblerait attester que le nouveau président français, Emmanuel Macron, serait enregistré comme représentant d’une société au Panama, propriétaire du palais Dar Olfa à Marrakech, et aurait, avec un certain Guillaume Rambourg, loué le palais à une certaine Olfa Terras pour une durée d’un an avec reconduction tacite du bail.

Guillaume Rambourg est un Franco-Canadien ayant prospéré à la City de Londres avant de se faire pincer et suspendre de ses fonctions par le gendarme des marchés financiers britanniques. Reconverti dans un fonds d’investissement à Paris, c’est un ami proche d’Emmanuel Macron.

Olfa Terras, issue d’ « une puissante famille de la ville de Bizerte » en Tunisie, est la femme de Guillaume Rambourg (Terras étant son nom de jeune fille).

S’il était avéré, ce contrat de bail, outre le fait que le nom d’Emmanuel Macron y est mentionné, serait pour le moins troublant, comme l’explique Faits & Documents :

« Le procédé qui consisterait à détenir un bien immobilier dans la Palmeraie de Marrakech via une société de droit panaméen, puis sa location à un tiers proche n’est pas sans rappeler la coquille offshore créée avec le concours de la conseillère consulaire LR Geneviève Euloge par Isabelle et Patrick Balkany pour l’acquisition de la villa Dar Gyucy, également située dans la Palmeraie de Marrakech. »

« Quoi qu’il en soit, les détenteurs du somptueux palais Dar Olfa cherchent actuellement à s’en débarrasser au plus vite », précise Faits & Documents. En effet, la propriété est mise en vente, notamment chez Cristie’s.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:38

Diffusé dans “Complément d'enquête”, le documentaire “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien” vient d'être récompensé du prix Albert Londres dans la catégorie audiovisuelle. Retour sur l'élaboration de ce reportage avec ses auteurs, les journalistes Tristan Waleckx et Mathieu Rénier.

 

A la différence des derniers documentaires récompensés par le prix Albert-Londres, « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien », est à cheval sur l’actualité française et sur le grand reportage avec des séquences frappantes tournées au Cameroun notamment.

Nous sommes en contact avec les gens qui ont témoigné dans notre film, en particulier ceux qui travaillent dans les plantations. Depuis la diffusion, il s’est passé pas mal de choses. Les mineurs n’y travaillent plus. Il y a maintenant une vérification systématique des pièces d’identité sur les plantations, ce qui n’était pas le cas lors de notre tournage. Les ouvriers ont reçu un équipement de protection (des bottes, des gants). Evoquer Vincent Bolloré échappe au cadre stricto français. Plus de trois quarts du chiffre d’affaires de son groupe est réalisé en Afrique. C’est en cela que ce personnage est intéressant. Il nous dit énormément de choses sur le développement de ce continent, sur le rappport à la liberté de la presse en France mais aussi à l’étranger. Cette dimension internationale met en lumière un certain nombre de ressorts : la façon dont il arrive à obtenir toutes ses concessions portuaires dans le monde, comment il développe un incroyable réseau d’influences pour obtenir des marchés, les conditions de travail dans ses plantations, la façon dont ses outils d’information peuvent lui servir d’outils d’influence… C’est un sujet multifacettes qui va au-delà de la polémique sur Canal+, les Guignols ou iTélé.

 

Ce film a été diffusé à deux reprises sur France 2 en 2016.  Comment a-t-il réagi ?

Il y a eu plusieurs étapes. La première diffusion (le 7 avril 2016) n’a pas provoqué de réaction directe de Vincent Bolloré. On a même eu des retours assez positifs de son entourage, des textos de félicitations. On se disait « finalement, il n’est pas si méchant que cela avec les journalistes…». Dans plusieurs passages de notre film, on reconnaît que c’est un industriel exceptionnel. Paradoxalement, les passages sonores les plus ravageurs viennent, non pas de ses « ennemis », mais de son entourage, quand Philippe Labro, son conseiller média de toujours, confirme qu’il a bien déprogrammé le documentaire sur le Crédit mutuel sans argumenter, quand Alain Minc nous dit que son ami découvre la « liberté éditoriale », ou encore quand Ange Mancini parle de lui comme du chef d'un « camp de Gitans»… La première réaction publique est venue plus tard, en juin 2016, lors d’une assemblée générale devant les actionnaires de son groupe : Vincent Bolloré a prétendu qu’on avait bidonné le sujet et que les mineurs dans les plantations de palmiers à huile gérées par Socapalm, qui fait partie du groupe Bolloré, « avaient été payés » pour dire qu’ils étaient mineurs. C’est évidemment totalement faux.

 

Où en sont les procédures judiciaires engagées contre vous et France 2 ?

La première plainte contre X avec constitution de partie civile pour diffamation a été déposée au TGI de Nanterre début juillet 2016, vingt-quatre heures avant la date de prescription. Tout le monde est visé dans cette plainte, des rédacteurs en chef au monteur et aux techniciens. Vers le 20 juillet, France 2 a décidé de rediffuser le sujet : un choix classique et habituel de France 2 qui rediffuse, dans ses grilles d’été, les principales enquêtes de l’année. A cette occasion, Nicolas Poincaré a reproposé à Vincent Bolloré de venir s’expliquer dans les fauteuils rouges de Complément d’enquête. Il a encore décliné l’invitation. Puis nous avons, cette fois, été attaqués au tribunal de commerce : Bolloré nous réclame 50 millions d’euros de préjudice commercial pour « dénigrement et concurrence déloyale », comme si un reportage de France 2 faisait de la concurrence au groupe Bolloré, dont les métiers premiers sont la manutention portuaire et les batteries électriques.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:28

Michèle Marchand, mise en examen pour blanchiment aggravé, est incarcérée en mars 2003 à la prison de Fresnes. L’affaire se soldera par un non-lieu prononcé en novembre 2008. Elle obtiendra d’être floutée dans le documentaire Les Méthodes choc des paparazzis (Canal +, 2009) où elle apparaît au tribunal correctionnel, sa seule apparition filmée connue.

 

Au cœur du système de chantage de l’État profond ?

Notons que Michèle Marchand a recours aux services du cabinet d’avocats de Francis Szpiner lors de ses démêlés successif avec la justice, comme lors du placement en redressement judiciaire, le 6 février 2006, de Shadow & Cie. La protégée de Régine devait bientôt rebondir avec People Press, puis s’associer à Cédric Siré, ancien directeur de la communication de Capgemini, dans Pure People, le site Internet à l’origine de la publication, en 2008, de la photo de Rachida Dati – sa « grande copine » – enceinte, puis les photos du couple présidentiel à Disneyland Paris. Notons qu’à l’époque, Pierre-Jérôme Henin, un de ses anciens stagiaires de Voici, occupait le porte-parolat de l’Élysée. « L’éminence grise de la presse people » (Le Monde), proche de Carla Bruni, a été membre des grands donateurs de l’UMP, toujours au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy jusqu’à la primaire de l’automne dernier, toujours assise à côté de « Carla ».

Ayant revendu ses parts dans Pure People en 2010, elle rachète l’agence de Daniel Angeli, « roi des paparazzis » (elle a récupéré au passage ses archives), dont elle a fait Bestimage, la principale agence de photos en France, fournissant aujourd’hui un tiers des couvertures d’hebdomadaires et comptant comme client la quasi-intégralité de la presse sur papier glacé (Paris Match, Gala, Voici, Closer, Ici Paris, etc.). Elle a surtout propulsé une de ses protégées, Laurence Pieau, issue du Figaro Magazine et connue à Voici, qu’elle a accompagnée au lancement de Public (avec Nicolas Pigasse, frère du banquier Matthieu Pigasse), puis de Closer en 2005. Depuis, l’ombre de la « papesse de la presse à scandale » (Elle) plane sur nombre de révélations, comme celle, dans Closer, de la liaison de François Hollande avec Julie Gayet (photographiés par Sébastien Valiela, dont elle est le témoin de mariage), de l’outing de Florian Philippot, etc. « Ce coffre blindé de secrets qu’elle livre ou retient au gré de ses coups de cœur et de ses intérêts […] a désormais sa place dans l’establishment. […] Elle déjeune avec Xavier Niel, Ramzi Khiroun, le bras droit d’Arnaud Lagardère ou Bernard-Henri Lévy, au Ritz. […] Il l’a appelée un jour paniqué après avoir été paparazzé à New York : dans l’heure tout était réglé. Pour ceux-là et pour quelques autres, Michèle Marchand est un bouclier » (Vanity Fair).

Alors que les bruits sur l’homosexualité d’Emmanuel Macron s’amplifiaient et que la parution de photos compromettantes dans Closer paraissait imminente, Xavier Niel, PDG d’Iliad, copropriétaire du Monde, au cours d’un dîner avec les Macron, leur recommande les services de « la Mata Hari des paparazzis » (Le Monde), avant d’organiser une rencontre dans son hôtel particulier du Ranelagh quelques mois plus tard : « Il arrive souvent qu’[il] recommande Mimi à des amis soucieux de protéger leur vie privée. Il connaît l’étendue de ses qualités et de son circuit interne qui branche toutes les lignes intérieures de l’Élysée à Beauvau, du Canard enchaîné à BFMTV. » Depuis, toute la presse aura été abreuvée par les photos d’un couple idyllique vendues par « Mimi » et Bestimage. C’est encore elle qui a convaincu Emmanuel Macron de court-circuiter « l’affaire Mathieu Gallet » (vraisemblablement entretenue par le banquier homosexuel Philippe Villin) lors d’un discours à Bobino en février dernier. Ces derniers mois, son dévoué Sébastien Valiela a suivi Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon, Marion Maréchal-Le Pen ou encore François Fillon, tandis que Michèle Marchand multipliait les publireportages sur Emmanuel Macron et « scoops » gênants pour ses adversaires.

« Mimi offre aux Macron de s’occuper de leur image. Allez, la tranquillité vaut bien quelques photos posées, choisies et retouchées en bonne intelligence. [ …] Avec “Brigitte”, la ligne fonctionne désormais vingt-quatre heures sur vingt-quatre. » (Vanity Fair).

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:16

Voici encore un bel exemple de l’incompétence d’un grand nombre d’élus macronistes. Yaël Braun-Pivet, député de la 5ème circonscription des Yvelines et surtout nouvelle présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, avoue à son administration ne rien savoir du fonctionnement législatif.

 “Je ne suis pas constitutionnaliste. Pouvez-vous me dire comment il faut présenter le texte sur l’état d’urgence ? Et, surtout, quand vote-t-on les décrets ?”, a naïvement demandé Yaël Braun-Pivet à des fonctionnaires de la commission un peu embarrassés et surtout ébahis de devoir expliquer à cette avocate de formation que les décrets ne sont pas votés mais pris par le gouvernement.

 

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