Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 10:09

Après plusieurs mois de débat, le comité d’éthique britannique vient de donner son autorisation à la conception de bébés éprouvettes à partir de l’ADN de trois parents, un père et deux mères. Une révolution morale qui a pour prétexte l’amélioration de la santé publique.

Le Royaume-uni devient ainsi le premier pays où l’État donne l’autorisation de bouleverser la famille et la filiation non seulement par le biais de la loi mais par celui de la biologie. Les députés anglais ont approuvé la chose dès février 2015, mais un processus d’un an et demie a dû être suivi pour lasser les résistances. Au mois de novembre un « comité d’experts indépendants » (indépendants de quoi, nommés par qui et comment ?) a recommandé une « adoption prudente  » (un bouleversement modéré, une mise à mort provisoire). Aujourd’hui le comité d’éthique britannique a donné son feu vert « prudent et pas enthousiaste  », selon Sally Cheshire, présidente de l’Autorité de régulation de l’assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie (HFEA). Malgré les précautions hypocrite de langage, la chose est bien entérinée, et, selon la même Sally Cheshire, « c’est une décision historique et je suis sûre que les patients prêts à bénéficier de cette technique seront ravis  ».

 

Des éprouvettes pour un bébé, un père et deux mères

Le prétexte mis en avant par les partisans de cette révolution qui change le rapport à la vie et à la famille de l’humanité est en effet la lutte contre une maladie fort rare. Comme dans toutes les grandes révolutions éthiques récentes, il y a un raisonnement à la limite qui joue sur de très petites minorités conjugué à l’exploitation de la sentimentalité. Ici,  la « souffrance  » d’une centaine de couples par an. En effet, environ 125 bébés naissent chaque année en Grande-Bretagne avec un dysfonctionnement mitochondrial transmis par la mère, et la conception de bébés éprouvettes devrait permettre de résoudre ce problème.

Lire la suite

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 10:05

164 suppressions de postes en Europe, dont 640 rien que pour la France. La suppression du site de recherche et développement d’Airbus à Suresnes. Voila ce qu’a annoncé Airbus, sous prétexte d’améliorer sa « compétitivité ». En clair réduire le montant des salaires versés à des travailleurs pour créer, développer et produire ses avions pour maximiser les profits du patronat.

Car pendant que le patronat d’Airbus annonce ces coupes sombres dans les effectifs d’une entreprise dont les carnets de commande sont glonflés à blocs, et dont par ailleurs les médias ne cessent d’annoncer les ventes records, les syndicats ne manquent pas de faire observer que Airbus est très très largement bénéficiaire selon les propres chiffres publiés par le patronat

    •    le chiffre d’affaires du Groupe a augmenté de 6 % pour atteindre 64,5 milliards d’euros

    •    la marge du groupe a progressé à 4 132 millions d’euros. Et représente 6.4% du chiffre d’affaire

    •    Le résultat net  et le bénéfice par action (BPA) ont progressé de 15 % à 2 696 millions d’euros (2014 : 2 343 millions d’euros) et 3,43 euros (2014 : 2,99 euros) respectivement.

 
Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 10:02

Christine Lagarde reste directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Le conseil d'administration de l'institution monétaire en a décidé ainsi après avoir été informé du verdict embarassant dont l'ancienne ministre fait l'objet. Le FMI a en effet pour mission de donner des leçons de gouvernance à ses 147 pays membres. Or la Cour de justice de la République établit que Christine Lagarde, il y a huit ans, s'est rendue coupable d'une négligeance qui a coûté 404 millions d'euros aux contribuables français.

Source

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:59

La Deutsche Bank et le Crédit Suisse contraints de verser 12,5 milliards de dollars aux Etats-Unis

La banque suisse et l'établissement allemand ont respectivement accepté de payer 5,28 et 7,2 milliards de dollars au département de la Justice américain pour leur rôle dans la crise des subprimes. Ils évitent ainsi des poursuites civiles.

La banque Crédit Suisse a trouvé un accord avec le département de Justice américain (DoJ) pour éviter une procédure judiciaire civile dans l’affaire dite des subprimes (prêts hypothécaires à risque titrisés). Elle a accepté de payer une amende de 5,28 milliards de dollars, qui comprend une pénalité civile de 2,48 milliards de dollars ainsi que des dédommagements aux consommateurs à hauteur de 2,8 milliards de dollars.  

La banque explique dans un communiqué que cet accord la «libère d’une éventuelle procédure civile intentée par le DoJ en relation avec la titrisation, la souscription et l’émission de [crédits immobiliers toxiques convertis en produits financiers]». 

L’établissement bancaire suisse n’est pas le seul à éviter les poursuite judiciaires civiles dans l’affaire des subprimes, la Deutsche Bank a accepté elle de payer 7,2 milliards de dollars d’amende pour avoir titrisé des crédits immobiliers toxiques, élément déclencheur de la crise financière de 2008.  

La banque allemande dont la solvabilité pose question, risquait une amende deux fois plus importante, les autorités américaines ayant initialement réclamé plus de 14 milliards de dollars. La nouvelle a donc été bien accueillie sur les marchés boursiers, son action progressait de plus de 4% à l'ouverture de la séance le 23 décembre, peu après l’annonce de la décision. D'autant plus que l'établissement bancaire a fait savoir qu’il n’aurait pas besoin d’une augmentation de capital pour payer son dû. 

Lire aussi : La Deutsche Bank incapable de rendre l'or physique à ses clients ?

Les deux affaires soulignent les efforts récemment déployés par le ministère de la Justice américain pour obliger les banques européennes à rendre des comptes sur les produits financiers toxiques qu’elles ont mis sur le marché et qui ont contribué à l'effondrement du marché immobilier des Etats-Unis.

Deutsche Bank et Credit Suisse ne sont pas les seules à avoir été poursuivies par la justice américaine. JPMorgan Chase, Bank of America et Goldman Sachs ont également dû s'acquitter de plusieurs dizaines de milliards de dollars d'amende au terme de procédures similaires. Le département de la Justice s’intéresse désormais au cas de la banque britannique Barclays.

Lire aussi : Des banques espagnoles devront rembourser 4 milliards d'euros d'intérêts abusifs

Source

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:15

 

J'ai bien connu des p'tits gars intéressants, plutôt plus intéressants que dans la "Vie bourgeoise" :

 

José Giovanni

 

Je donne des cours à la Maison Centrale de  Saint-Maur. Et voici ce qui m'est arrivé. Un matin, disons que c'est un matin, je trouve ma place occupée par un lascar, qui n'est pas le maître habituel mais il n'y a pas usurpation d'identité. Il est méritant pour s'être rendu responsable d'un certain nombre de méfaits et de crimes à géométrie variable. Mais il n'est pas un détenu ordinaire. Souvenez-vous des cinéastes et non des moindres, Jacques Becker, J.P Melville, Claude Sautet… Il n'est pas un détenu comme les autres. Il a vraiment tenu un révolver. Rappelez-vous "Le clan des Siciliens" (Henri Verneuil). José Giovanni dispose d'un score qui fait l'admiration des truands réputés « normaux" : non seulement un triple assassinat sous l'Occupation. Mais plusieurs meurtres. Il faut dire qu'il est Corse de naissance.

 

 

Les frères Caillol

 

J'ai presque été complice dans l'affaire de l'enlèvement du Baron Empain.

Je les ai eu en cours de français à la prison de Saint-Maur, François et Alain Caillol.

François avait l'habitude d'être accompagné par ces mots :

-"As-tu tes ciseaux, Francis?" François était désigné par le diminutif, Francis.

A quoi il répondait parfois :

-"Je suis un pervers ".

Il était fier d'avoir coupé un doigt d'un grand bourgeois, d'un milliardaire, dont le logement habituel était une résidence de l'Avenue Foch. C'est ainsi que j'ai été complice dans l’enlèvement pour une somme rondelette : à l'époque, on s'exprimait, en francs : "Deux milliards de francs". Et cash!

Sinon, le Baron, on l'égorgeait, purement et simplement.

 

 

Un détenu pistonné

 

Je tiens cette anecdote de Michel Delain, alors journaliste à "l'Express"... et à cette époque les journalistes n'inventaient pas systématiquement les nouvelles. Et donc, voilà ce que raconte Michel Delain : j'étais en visite à Mexico, auprès d'un détenu, "en toute liberté", si on peut dire, et les détenus avaient organisé une grande fiesta. Rien n'était interdit.

Menu : assiette potagère, caviar, fruits de mer, le tout arrosé de Champagne français.

 

Repost 0
Publié par ROLLAND HENAULT
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:05

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur le Président du Conseil Départemental de la Creuse (1). Il était né dans un patelin de merde de la Creuse. Bien qu'handicapé par son lieu de naissance, puisque la Creuse n'est pas réputée pour ses "grands hommes", sauf exceptions : le Maréchal-Ferrand de Bourganeuf, dit "Tapdur" et le Vacher de Peyrelevade dit « M. Vadlagueule" bien connu des comptoirs des cafés, dit aussi "Douze litres de cylindrée".

Il avait toujours participé  à toutes les bonnes causes : il avait été classé premier du canton de "Grouillat en Millevaches", et donc reçu à la "Communion Solennelle" avec Mention Très Bien et il était Premier Résistant dans le groupe Georges Guingoin, par anticipation, puisqu'il était né en 1878. Il était également soutenu par l'Amicale des Anciens Enfants de Choeur de Sauviat sur le Fion de la classe 51. Ancien Enfant de Choeur également, de la paroisse de Villefavant commune de Neuvy-Pailloux. Et médaillé de la Résistance en Combrailles (Amicale des Bords de la Sioule).

 

(1) La Nouvelle République du Centre est plutôt spécialisée dans les cirages de pompes des puissants : les Préfets, Sous-Préfets et tous les Types de présidents.

Repost 0
Publié par ROLLAND HENAULT
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:59

Ce dimanche 11 décembre 2016, France 2 nous servait un nouveau numéro de « 13h15 le dimanche » intitulé « Les humoristes politiques ». Aussitôt, un nom vient à l’esprit. Celui auquel tout le monde pense depuis quelque temps, lorsque sont évoqués les termes « politique » et « humour » dans la même phrase. L’intitulé promet un reportage aussi téméraire que la houppette faussement négligée de Delahousse l’intrépide. Quelques optimistes espèrent du drôle, de l’audacieux, de l’humour détonnant pour détrôner l’élite. La redevance, c’est bon pour la santé ! L’auditeur se prépare aux analyses des spécialistes du rire, des experts en esclaffades, des doctorants sur le bon usage du comique au quotidien. On tend l’oreille en espérant de l’original.

Et le reportage commence très fort : Coluche, Le Luron, Desproges ! Les élus tremblent ! Sur France 2, on parle au présent. Comme pour les anciens chefs d’État, les médias aiment les humoristes une fois qu’ils sont morts. Ça évite les improvisations malvenues.

Concernant les vivants, la sécurité est aussi de mise : on a droit à Bedos le père (plus porté sur l’insulte que le trait d’esprit), Guillon le bobo (aussi subversif que Macron dans une banque) et autres imitateurs souvent plus proches de l’imité que du public… Il semble, d’ailleurs, que la plupart de ces plaisantins ont pour fonction de rendre sympathiques leurs cibles, et non pas d’en révéler les vices. Le consensus éloigne la censure et fédère large. Seule manquait l’hilarante Charline Vanhoenacker, dont le fan-club présidé par Pujadas peine à recruter au-delà des incurables auditeurs de France Inter. L’ENA a frôlé la fermeture pour cause de destruction comique.

Les minutes passent et l’homme au nom imprononçable (sous peine de convocation chez le maton Patrick Cohen, toujours prêt à allonger sa liste noire) n’est toujours pas cité, bien qu’en permanence sous-entendu. On s’attend au moins à des bouts de phrases tronquées, des morceaux choisis, aussi réducteurs que calculés. Mais rien. L’ineffable « bête immonde » n’existe pas. On évite le trublion comme un à qui on doit des sous. Et de ce silence assourdissant naît la preuve que la télévision n’a toujours pas compris que sa censure ne fait que renforcer l’audience des médias Internet.

Aussi altier qu’un enfant montrant son premier dessin, le reportage de conclure : « Un bouffon qui ose, c’est déjà un signe de bonne santé démocratique. » Sauvés ! Et pour ceux qui auraient encore des doutes, ils auront droit dès demain à de nouveaux comptes rendus sur la censure en Russie.

Saluons l’exploit de France Télévisions qui aura donc tenu 45 minutes sans évoquer l’humoriste qui remplit le plus de salles en France sans aucune publicité (vous aurez bien sûr reconnu Dieudonné…). Par ce travail obsessionnel d’esquive, ledit reportage semblait lui être dédicacé.

Source

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:55

Depuis l’année 2008, le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) n’est plus disponible dans les pharmacies en France. 

Ce vaccin était le seul obligatoire. Il était important. Il avait été utilisé depuis des décennies avec succès. Ces maladies avaient été pratiquement éradiquées. 

Il s’agissait d’un vaccin sûr. Il ne contenait pas d’aluminium. Qui plus est, c’était un vaccin bon marché (6,54€). 

Mais depuis 2008, les laboratoires pharmaceutiques ont retiré le DTP du marché. Ils l’ont remplacé par un super-vaccin contenant des vaccins contre trois maladies non-obligatoires. 

Ce vaccin, appelé Infanrix-hexa :

    •    contient trois vaccins qui ne sont pas obligatoires ; 

    •    contient de l’aluminium et d’autres adjuvants ; 

    •    contient le très controversé vaccin contre l’hépatite B (parfaitement inutile pour la plupart des nourrissons) 

    •    et il coûte 7 fois plus cher !! 

Mais les parents sont obligés de l’acheter et de l’injecter pour se conformer à leur obligation vaccinale !!! 

Cette situation est anormale. Elle est injustifiée. Depuis longtemps les autorités auraient du réagir. Elles ne l’ont pas fait. 

L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle a lancé avec le Pr Henri Joyeux, en mai 2015, une grande pétition pour le retour du classique DTP sans aluminium. Cette action a déclenché une immense prise de conscience. Plus d’un million de citoyens ont participé. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a réagi en lançant une consultation nationale sur les vaccins. 

Cette consultation devait être démocratique. 

Elle devait être ouverte. 

Elle devait répondre aux légitimes inquiétudes des parents, des grands-parents, de la population. 

Elle devait tenir compte de l’intérêt et de la santé des enfants, des risques associés au vaccin, du problème de l’incertitude, des dangers, et des accidents, parfois graves, qui ont eu lieu avec la vaccination. 

Mais le Comité pour la Vaccination a rendu son rapport public le 30 novembre 2016. [1] 

Et c’est un véritable scandale. 

Plutôt que de rappeler à l’ordre les laboratoires pharmaceutiques, et d’exiger à nouveau le simple DTP, le Comité demande exactement le contraire : 

    •    Il recommande de rendre obligatoire tous les vaccins présents dans le super-vaccin ; 

    •    Il recommande d’ajouter cinq autres vaccins obligatoires ; 

    •    Il parle même de rendre obligatoire le tristement célèbre Gardasil, contre le cancer du col de l’utérus (vaccin anti-papillomavirus), et éventuellement d’étendre l’obligation à tous les petits garçons !!! 

    •    Il recommande de priver les enfants d’accès aux crèches, écoles et toute autre collectivité si les parents refusent une seule de ces vaccinations ; 

    •    Il conseille d’engager des poursuites judiciaires contre les parents récalcitrants [2] 

    •    Il veut mettre à la charge de la collectivité (c’est-à-dire vous et moi) les inévitables accidents qui découleraient de la généralisation des vaccins, par un « régime d’indemnisation pris en charge par la solidarité nationale », plutôt qu’à celle de l’industrie pharmaceutique (voir page 32 du rapport) ; 

    •    Enfin, il recommande « la mise en œuvre sans délai de l’ensemble des recommandations ». 

Jamais une offensive aussi directe n’avait été menée dans la santé. 

--------- 

Signez, c’est urgent, SIGNEZ LA PETITION CI-DESSOUS POUR BLOQUER CE PROJET avant qu’il ne soit TROP TARD !! 

http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php 

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:47

C’est une nouvelle qui m’a tirée du lit aux aurores. Dans la radio qui crachouillait contre mon oreille, j’ai entendu qu’on allait, dès janvier prochain – dans trois semaines, donc –, installer dans Paris des « Uritrottoir ». Autour de la gare de Lyon, pour commencer, avant d’étendre ces pissoirs modernes aux autres quartiers de la capitale.

C’est une idée révolutionnaire, un objet du XXIe siècle futuriste qui nous arrive de Nantes, ville de fêtards et de marins. Et, comme chacun sait, les fêtards et les marins éclusent, et quand ils ont éclusé, ils pissent contre les murs. D’où l’invention, par la société Faltazi, de l’Uritrottoir, nouvelle espèce d’urinoir. C’est une caisse en bois garnie d’une botte de paille. Recouverte d’une structure métallique, elle est déguisée en jardinière et trônera bientôt dans les encoignures aux parfums alcalins. Mais attention, le pissoir du futur est un objet « connecté ». Sous la paille humide gisent des capteurs qui n’auront pas pour mission, comme on pourrait l’espérer, d’identifier l’engin qui les arrose mais de prévenir les collecteurs de pisse quand la gamelle sera pleine. C’est MODERNE, on vous le dit !

Madame Hidalgo, qui ne songe qu’à notre bonheur, en est folle.

Paris étant devenu un urinoir à ciel ouvert, voilà, se dit-elle, de quoi calmer l’ire des empêcheurs de pisser en rond. Mais comme j’ai mauvais esprit, je me pose une question : tous ces gros dégueulasses qui ne font pas deux mètres pour mettre leurs déchets dans une poubelle les parcourront-ils pour pisser dans la paille ? J’en doute… J’imagine, en tous cas – Paris étant également devenu un immonde crachoir -, qu’on nous proposera bientôt sur le même modèle des crachoirs connectés, avec analyse numérique des expectorations.

Lire la suite

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 09:43

Suite au décès de certains de ses patients, victimes d’hypertensions artérielles, Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, commence à mener une enquête médico-policière sur le Mediator dès 2007. Avec l’aide de collègues, elle parvient à prouver les effets toxiques de ce médicament et contraint le laboratoire Servier à le retirer de la vente en 2009. Sept ans plus tard, la bataille est loin d’être terminée : le procès pénal se fait toujours attendre, et les victimes peinent à se faire indemniser. A l’occasion de la sortie du film La fille de Brest (170 000 entrées en une semaine), qui raconte cette affaire, nous nous sommes entretenu avec une lanceuse d’alerte déterminée, pour ses patients, à mener la bataille jusqu’au bout.

 

« Après la révélation du scandale, c’était bien pire que ce que j’avais imaginé », dites-vous. Jusqu’à aujourd’hui, combien de malades ont-ils été touchés par le Mediator ? Combien ont été indemnisés ?

Irène Frachon : Le Mediator était commercialisé depuis 1976, une grande partie des victimes sont donc disparues aujourd’hui. L’alerte a été donnée en 2009-2010 et les gens qui se manifestent aujourd’hui forment la pointe émergée de l’iceberg. Environ 2 800 patients ont à ce jour été reconnus officiellement comme victimes du Mediator, quelques centaines ont eu de lourdes opérations cardiaques à cœur ouvert et quelques dizaines en sont morts. Sachant que les morts qui sont reconnus aujourd’hui individuellement sont souvent décédés après 2009... Mais on estime que le Mediator a provoqué la mort de 2 000 patients. Ainsi que des dizaines de milliers de victimes de maladies cardiaques. C’est monstrueux.

 

Comment se fait-il qu’il n’y ait toujours pas eu de procès pénal contre le laboratoire Servier, qui produisait ce médicament ?

Parce que les mécanismes de défense des criminels en col blanc sont à l’œuvre. Ces derniers, quand ils sont incriminés ou mis en examen, paient des cabinets d’avocats très prestigieux, des pénalistes-virtuoses. Ils dépensent sans compter pour que ces cabinets d’avocats fassent jouer de manière dévoyée tous les droits de la défense. Sur les aspects procéduraux, ce sont des contestations multiples, des demandes d’annulation et de contre-expertise, des contestations devant la chambre de l’instruction, puis devant la cour de cassation, et ainsi de suite. Ils essaient de mettre en route un cercle infernal de contestation qui empêche la justice d’avancer. Ils font feu de tout bois sur le plan procédural puisque sur le fond, ils sont à poil, et ils le savent.

Lire la suite

Repost 0
Publié par ELIZABETH
commenter cet article