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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:52

Décidément ce président Macron n’est pas une fine lame.
Se faire photographier au Festival d’Angoulême avec un T.Shirt dénonçant (très poliment) les violences policières, c’est pas ce qu’on appelle de la haute stratégie.
Visiblement, notre président ne connaît pas les usages de sa charge ni ceux de sa langue. Son commentaire en donne un parfait exemple.
Il a dit qu'il «récusait le terme de violences policières», assurant que «la violence est d'abord dans la société». Et il a ajouté : «S'il y a des policiers et des gendarmes qui ne respectent pas la déontologie, et je l'ai dit très clairement, je souhaite qu'ils soient poursuivis et sanctionnés de manière exemplaire.»

D’abord, si on nie qu’il y a eu des violences policières, on doit refuser de brandir un T.shirt qui exprime l’idée contraire. Si on accepte de le faire, c’est qu’on n’a pas le courage de se dérober. Un sérieux manque d’autorité de la part d’un chef d’Etat !
Ensuite d’après Macron, les violences ne seraient pas policières, mais sociétales. Les policiers n’appartiennent donc pas à la société ? D’où sortent-ils alors ? Et pourquoi se mêlent-ils de nos affaires ? Retournez dans votre société, messieurs les flics et surtout, restez-y !
Ceci dit, ils n’ont pas apprécié le comportement de leur chef suprême, nos policiers, ils ont trouvé ça « choquant ».  Autant qu’un tir de LBD ?… Et cette déontologie policière dont cause notre maître, c’est imprimé où ? Il y aurait donc un serment d’Hippocrate policier qui ferait jurer au flic de prêter assistance au manifestant en détresse ?
Une fois de plus, les mots sont inappropriés.
Enfin dernière question : de quelle déontologie relève l’utilisation dans des manifestations de rues de gaz cyanuré réservé aux conflits armés ? Celle du flic ou celle du chef de l’Etat ?

Changeons de sujet. Dans le procès Sarah Halimi, la cour d’appel a jugé le meurtrier pénalement irresponsable. Du coup, la presse, notre petit président, et la communauté juive se sont beaucoup offusqués de cette décision. (Pénible d’ailleurs, cette manie de faire parler une communauté par la bouche de quelques uns.) Ils ne discutent pas le fait que l’accusé soit barjot (pour que les experts des tribunaux l’admettent, faut que le cas soit vraiment criant), mais ils restent sur leur faim. Le criminel va encore pouvoir se balader tranquillement dans son asile. Pour les avocats de la victime, c’est la porte ouverte (les portes des asiles sont pourtant bien fermées) à la barbarie.  Ils ont même ajouté : «  Alors toute personne atteinte d'une bouffée délirante car elle aura pris des substances illicites se verra exonérée de responsabilité pénale ? C'est hallucinant. »
Hallucinogène, en tout cas.

 

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:38

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:03

Une nouvelle fois, les journalistes font les gros titres sur une “terrrrrible pandémie” qui menace l’humanité : le coronavirus du Wuhan, en Chine.
Ils sont contents. Le public commençait à se lasser des grèves, des attentats, des derniers commentaires de Macron à un instituteur, ou du dernier coup de pied d’un policier à un manifestant.
Un bon petit virus bien mortel pour faire monter l’audimat.
Un bon petit virus bien mortel, inconnu des scientifiques, arrivant d’une région mystérieuse d’Orient et menaçant d’infecter l’humanité toute entière, rien de tel pour faire grimper l’audimat à bon compte.
   “Pékin annule les festivités du Nouvel an chinois”, annonce le journal Le Monde sur le ton de la tragédie, comme si chacun de nous, dans nos villages de Normandie, d’Alsace ou de Dordogne, devions recevoir cette nouvelle comme une terrible déception, un signe avant-coureur de l’apocalypse à venir.
   “Faut-il craindre un nouveau Sras ?”, s’angoisse un journaliste de France-Info, comme s’il évoquait une catastrophe de grande ampleur ayant laissé des traces terribles.
   Et enfin, le plus drôle : “En Chine, la Grande Muraille en partie fermée à cause du coronavirus” (Huffington Post). L'internaute qui ne lit que le titre (99 % des cas) imaginera les Chinois se barricadant derrière leur muraille pour se protéger du virus assaillant le pays comme jadis les hordes mongoles venues des steppes glacées. Quelle belle image ! A défaut d'une authentique Troisième Guerre mondiale, que de frissons délicieux !

Sous l'avalanche d'articles alarmistes, impossible pratiquement de retrouver les déclarations du Chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat à Paris, qui explique que les patients arrivés de Chine "vont bien", ne présentent "pas de signes de gravité", et que "la probabilité d'une épidémie en France est extrêmement faible" .

Pour mémoire, l’épidémie de Sras qui a occupé les médias (et les esprits) pendant de nombreux mois, à coup de milliers d’articles et flash d’information, a fait en tout et pour tout… 700 morts.
L’épidémie d’Ebola de 2014, annoncée comme une probable pandémie mondiale avec des millions de morts à la clé, a fait en tout… 11400 morts.
La grande “grippe mexicaine” de 2009-2010, rebaptisée grippe porcine pour ne pas vexer les Mexicains, puis grippe H1N1 pour ne pas vexer les éleveurs bretons, n’a fait aucun mort de plus que la grippe saisonnière qui se produit chaque année. Le virus s’est révélé très peu pathogène.

Concernant ce coronavirus du Wuhan, on parle aujourd’hui de 80 décès, qui ont touché des personnes âgées (moyenne d’âge : 75 ans) souffrant pour la plupart de problèmes de santé graves comme des cirrhoses du foie, le diabète et la maladie de Parkinson.
Selon le Dr W. Ian Lipkin, épidémiologiste à l’université de Columbia et conseiller de l’OMS et du gouvernement chinois lors de l’épidémie de SRAS, interrogé le 23 janvier 2020 dans le New York Times :
“La majorité des cas mortels sont des personnes âgées et/ou ayant une maladie chronique augmentant leur sensibilité aux maladies infectieuses”.
Surprise, surprise !!

Source

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 08:50

Depuis 2017, Total souhaite produire du carburant à base d’huile de palme dans une raffinerie d’importance mondiale à La Mède près de Marseille. Un projet combattu par nombre d’associations écologistes, dont Sauvons la forêt avec sa pétition de plus de 250 000 signatures.

Fin 2018, les députés français décidaient, contre l’avis du gouvernement, de ne plus considérer l’huile de palme comme biocarburant. Fini donc l’avantage fiscal favorisant son incorporation dans le diesel à partir du 1er janvier 2020. Une sage décision obligeant Total à remettre en cause son projet.

Le groupe pétrolier avait alors menacé de fermer son site industriel, déploré un manque à gagner de 70 à 80 millions d’euros, déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel et fait un intense lobbying des députés pour modifier la loi de finances 2020. Mais toutes ses manœuvres ont échoué, notamment grâce à l’action de l’association Canopée.

Mais fin 2019, le gouvernement est venu discrètement à l’aide de Total : par le biais d’une simple note des douanes, les distillats d’acides gras de palme (PFAD), l’un des principaux produits que Total prévoit d’utiliser dans sa raffinerie, sont désormais classifiés comme "résidu".

Une décision importante qui permettrait à Total de bénéficier, pour ses biocarburants subitement requalifiés "avancés", d’un avantage fiscal encore plus important que celui supprimé par le Parlement. Un comble car ces PFAD sont un co-produit de la fabrication d’huile de palme brute et ne doivent en aucun cas être considérés comme des déchets.

Source et pétition

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 10:52

Pour faire baisser la part des retraites dans le PIB (aujourd’hui 13,8 %, mais la Commission européenne voudrait la ramener à moins de 12 %) et éviter le déficit qui s’annonce (qui est, en réalité, surtout dû à la non-compensation des exonérations de cotisations sociales par l’État et à la baisse de la masse salariale de la fonction publique), le gouvernement a choisi d’imposer le modèle de la retraite à points, que réclamaient en chœur le patronat et la Commission européenne, sans oublier Laurent Berger et Thomas Piketty. C’est le pire qui existe. Dans ce système, ce n’est plus le salaire de référence mais le nombre de points accumulés qui sert de base pour chiffrer la pension. Au lieu de travailler durant un certain nombre d’années pour obtenir une retraite complète, on cotise pour acheter un certain nombre de points, la valeur de service du point n’étant connue qu’au moment du départ en retraite. Par ailleurs, toute la carrière est prise en compte dans le calcul des retraites, et non plus seulement les quinze dernières années d’activité, ce qui pénalise les carrières morcelées, notamment celles des femmes.

On assure que la valeur du point ne baissera pas, mais cette promesse n’a aucun sens dans la mesure même où cette valeur dépend de l’évolution de la conjoncture, laquelle est largement imprévisible. En cas de crise financière généralisée, la valeur du point diminuera automatiquement. Dans les faits, tous les pays qui ont adopté le système à points ont vu la situation des retraités se dégrader. En Suède, pays cité en exemple par Macron, le montant des retraites représente, aujourd’hui, 53,4 % du salaire de fin de carrière, contre 60 % il y a encore vingt ans, et le taux de pauvreté des plus de 65 ans a atteint, en 2018, 15,8 % (contre 7,3 % pour les Français). Ce taux de pauvreté des seniors atteint 18,7 % en Allemagne, et même 21,6 % au Royaume-Uni ! En France, l’adoption de ce système devrait entraîner, pour pratiquement toutes les catégories de population, à quelques rares exceptions près, une baisse moyenne de 20 % des pensions par rapport aux salaires des actifs, ce qui incitera bien entendu à travailler toujours plus longtemps (pour acquérir un plus grand nombre de points) ou à se tourner vers la capitalisation.

Tel est, d’ailleurs, sans doute, l’objectif réel de la réforme : inciter les salariés à jouer leur retraite en Bourse et vendre le marché des retraités aux compagnies d’assurance, aux fonds de pension et aux marchés financiers. Le 10 mars 2016, parlant devant un parterre d’organisations patronales, François Fillon avait vendu la mèche : « Le système de retraite par points, en réalité, ça permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions. »

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 10:44

“ Des ingénieurs du MIT ont inventé des nanoparticules injectables sous la peau (...). Elles pourraient un jour servir à confirmer que la personne a bien été vaccinée.
L'idée est d'inscrire sur le corps lui-même la preuve du vaccin (…). »

Le système, décrit mercredi dans la revue «Science Translational Medicine», n'a pour l'instant été testé que sur des rats mais les chercheurs, financés par la Fondation Bill et Melinda Gates, espèrent les tester sur des humains en Afrique dans les deux prochaines années, dit à l'AFP la co-autrice Ana Jaklenec, ingénieure biomédicale de MIT. ”

C’est une information tout ce qu’il y a de plus officielle, que vous retrouvez un peu partout, comme par exemple sur le site du Nouvel Observateur, qui donne les précisions suivantes :
“Le tout est injecté par un patch de microaiguilles de 1,5 millimètre de longueur.
Après avoir été appliquées sur la peau pendant deux minutes, les microaiguilles se dissolvent et laissent sous la peau les petits points, répartis par exemple en forme de cercle ou bien d'une croix. Ces petits points sont excités par une partie du spectre lumineux invisible pour nous, proche de l'infrarouge.
Un smartphone modifié, pointé sur la peau, permet de faire apparaître, fluorescent sur l'écran, le cercle ou la croix. Les chercheurs voudraient qu'on puisse injecter le vaccin contre la rougeole en même temps que ces petits points. Un médecin pourrait des années plus tard pointer un smartphone pour vérifier si la personne a été vaccinée.”

Aujourd’hui, ce patch est présenté comme la solution pour mieux vacciner “en Afrique”.

Accepter qu’on vous inscrive des informations sous la peau, sans aucun moyen pour vous de les effacer, c’est donner aux Autorités un pouvoir sur vous dont vous n’avez aucune garantie qu’il sera toujours utilisé à bon escient.
Car évidemment, après les vaccins, une bonne âme ne manquera pas de proposer d’inscrire aussi les allergies et les contre-indications à des médicaments. Qui peut être contre ça ?
Puis ce sera les maladies graves (diabète, épilepsie, séropositivité, hépatite B), et les récentes opérations, toujours dans le but de “protéger le patient et le personnel soignant”.
L’enfer étant pavé de bonnes intentions, les hôpitaux proposeront d’inscrire sous la peau l’identité des personnes malades d’Alzheimer, “pour éviter qu’elles ne se perdent”.
Puis ce sera le groupe sanguin et le numéro de Sécurité sociale, pour “éviter les confusions, les fraudes et l’usurpation d’identité”.
A partir de là, rien ne garantit qu’on ne passera pas dans les autres domaines : antécédents judiciaires, pédophilie, violences conjugales, infractions au code la route, “pour prévenir la récidive”.

A ceux qui veulent nous marquer “pour notre bien”, il faut répondre que notre plus grand bien, c’est celui de disposer de notre propre corps, de notre propre vie.

Chaque jour, de nouvelles menaces de ce type apparaissent.
Au moment où je vous écris, c’est une nouvelle application qui permet de vous identifier avec une simple photo prise par un smartphone.
Plus de 3 milliards de photos de visages sont déjà identifiés sur Internet, et cette application, appelée “Clearview” fait le lien entre ces photos et le visage des personnes que vous croisez dans la rue.
“Dans très peu de temps, vous ne pourrez plus vous promener dans la rue de façon anonyme”, explique le New York Times.
Cette application n’est pas encore disponible pour le grand public, mais devrait l’être très vite. Aujourd’hui, elle est en train d’être étudiée par les douanes, les aéroports, les polices de plusieurs villes dans le monde, les autorités chinoises et bien sûr le FBI aux Etats-Unis.

Je vous invite donc à signer d'urgence la pétition contre le carnet de santé sous la peau et pour protéger vos données personnelles de santé. Ici.

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 10:29

 A l’issue de trois mois de blocage du système bancaire et d’émeutes, le Liban s’est doté d’un gouvernement.

Contre toute attente, le Premier ministre sunnite libanais, Hassane Diab, est parvenu à former un gouvernement en un mois et deux jours.

Ni le Courant du Futur (Saad Hariri, sunnite), ni les Forces libanaises (du criminel de guerre Samir Geagea, maronite), ni le Parti socialiste progressiste (du criminel contre l’Humanité Walid Jumblatt, druze) n’y participent. Ils ont organisé des manifestations, le 21 janvier, contre le gouvernement avant même que sa composition soit connue.

Un quart des ministres sont des femmes ce qui est en soi révolutionnaire. Aucun ministre n’était présent dans le gouvernement précédent. Deux ministre sont membres du Hezbollah malgré la menace de sanctions formulée par le Royaume-Uni. Deux autres sont membres des Marada bien qu’ils n’aient que deux députés au Parlement.

Ce gouvernement semble beaucoup plus compétent que les précédents, mais sa réussite ne dépend pas de cela. Il lui faudra agir avec la classe politique, désunie en façade, mais unie pour maintenir ses privilèges, et mettre à bas le système confessionnel imaginé par la France durant la Seconde Guerre mondiale. Dans l’immédiat, il doit faire face à la crise bancaire dans laquelle plusieurs hauts responsables des partis qui le soutiennent ont joué un rôle.

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 10:20

Selon une tradition solidement établie dans l’esprit du public, la ceinture de chasteté aurait été un appareillage solide, qui évitait à la femme de sombrer dans la fornication pendant que son mari, chevalier de son état, partait pour la croisade, reconquérir les lieux saints.
Comme je manifestais une certaine perplexité sur la nature et l’éventuelle solidité d’un tel instrument, un parisien, natif de Poitiers comme tous les Parisiens, qui sont aussi de Rodez ou d’Arras, voire de Romorantin, me précisa :
- Va au musée de Cluny à Paris, tu verras, il y en a, des ceintures de chasteté. Instruis-toi un peu, berrichon attardé.
J’y suis allé, de nombreuses fois, à vrai dire, et pas seulement pour les ceintures, mais pour les thermes, pour les tapisseries, pour les scènes de vendanges, retrouvées par Mérimée et par hasard, à... Bourganeuf, au siècle dernier, pour la fameuse licorne, personnage mythologique fascinant.
J’y ai cherché, vainement, les fameuses ceintures, dont la définition est donnée ainsi par le petit Robert : « appareil muni d’un cadenas, et qui entourait tout le bassin ». Au début, on regarde le dictionnaire, c’est du sérieux, recommandé dans les écoles, alors on y croit.
Puis, il n’est pas interdit de réfléchir. Un être humain peut-il survivre dans ces conditions, d’ailleurs imprécises (qu’est-ce exactement que le « bassin » ?) avec ce « cadenas », qui serait si solide qu’il résisterait aux pulsions les plus fortes ?
Et on se dit alors que le petit Robert est bien peu fiable, pour proférer, sans rire, de telles âneries.
Le « cadenas », d’abord, du provençal « cadenat », qui désigne une chaîne, n’est apparu dans la langue française, et dans la réalité, que vers 1540. C’est embêtant, car les Croisades, qui sont supposées avoir vu la prolifération des ceintures de chasteté, ont eu lieu quelques siècles plus tôt. Disposait-on de ceintures sans cadenas ? Mais alors, ça ne servait à rien ?
Je n’insiste pas non plus, par pure charité chrétienne, sur le caractère invraisemblable de cet instrument destiné à protéger la chasteté. Il suppose en effet que les fonctions digestives sont arrêtées définitivement, chez la femme, durant, disons, au moins une année.
C’est beaucoup, même pour des catholiques entraînées au jeûne, à l’abstinence, à la continence, et aux privations de toutes sortes.
C’est même invraisemblable. Alors, au cours de ma énième visite au Musée de Cluny, j’ai vu, enfin, une ceinture. Une ceinture d’abbesse. C’était un objet ordinaire, une ceinture, qui sert à ceindre, c’est-à-dire « entourer », la taille. La fameuse ceinture, à supposer qu’elle ait existé, n’était qu’un symbole. On jurait, sur la ceinture, qu’on resterait chaste. C’est tout. Et c’est au 19ème siècle que le fantasme de la ceinture de chasteté est apparu, avec le goût retrouvé pour le Moyen Age. (Vous savez, c’est très chiant, un prof, on ne devrait pas les laisser en liberté après la retraite, ils continuent de faire des cours à l’humanité normale, bon, excusez, je ne recommencerai pas, promis. Enfin, si je vous ai instruit, c’est quand même bien, non ?)
Ne rêvez donc pas d’équiper votre légitime ou votre maîtresse de cet instrument mythique, les femmes, comme les hommes d’ailleurs, n’étant pas gourmandes de porter ce genre de sous- vêtement métallique. Même Paco Rabane n’a pas osé !

 

ROLLAND HENAULT (dans "Articles" volume 3, Ed. de l'Impossible)

 

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 11:04

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 11:40


Nous voici donc en pleine trêve des confiseurs. Profitons-en pour nous instruire puisque les écrans de télévision sont débarrassés des tristes faciès de nos exploiteurs. Les riches cons, ministres, chefs d’états, financiers, et la bande d’escrocs à leurs ordres, c'est-à-dire les personnes qui s’empressent à leur obéir dans les médias, sont occupées ailleurs. Ils bouffent, ils s’en mettent plein le buffet, ils se remplissent la panse. Espérons au moins que quelques-uns d’entre eux ne s’en remettront pas, et que ça va, par exemple, les faire exploser. Mais profitons-en surtout pour chercher l’origine de cette expression qui est si révélatrice de la nature de l’homme, même pour ceux qui ne croient pas qu’il y ait une nature humaine. J’ai bien peur que si, qu’il existe une « nature » de l’homme, et je ne vois pas pourquoi un simple rédacteur ou lecteur de l’Echo, n’irait pas contre l’opinion des plus grands philosophes professionnels !

Mais revenons aux confiseurs, cette catégorie d’artisans, grâce à laquelle nous bénéficions de cette trêve, c'est-à-dire de ce « cessez-le-feu », de cette cessation des combats. Entre Noël et Janvier, en effet, on ne se bat pas, on déguste, non plus des rafales d’armes automatiques, mais des friandises, des confiseries. Histoire de reprendre des forces avant l’attaque. Ce phénomène est, nous disent les dictionnaires, assez récent puisqu’on l’appelait autrefois la « trêve de Dieu ». Cette trêve aurait été instituée en 1245 exactement, sous Saint Louis, et Dieu, qui existait à l’époque, aurait donné le signal de l’arrêt des combats. Dieu lui-même en personne, avec une phrase du genre :
« - Bon, les enfants ! vous allez vous reposer un peu, je vais faire tomber la neige pour que ça fasse plus propre !... dame vous en avez fait des saloperies... bande de cochons !... »

Et les soldats de l’époque ont accroché leurs armures aux branches des arbres !
Et ils se sont mis à s’empiffrer avec des kilos de sucre parce qu’ils ne savaient pas encore que le sucre ça donne le diabète. On faisait couler le sang mais on ne l’analysait pas !

On dit aussi que, dès Noël 1914, les soldats allemands se sont mis à entonner des cantiques et que les soldats anglais, qui eussent dû logiquement en profiter pour les zigouiller, ont repris en chœur les mêmes cantiques, mais en anglais. Du coup ça leur aurait donné une idée : « et si on jouait au foot ? » Ils sont allés demander à Dieu une autorisation, mais Dieu était introuvable ! Reparti dans ses appartements célestes ? Au bout d’une semaine, cependant, les footballeurs se sont lassés de ce jeu où l’on ne produit que très rarement des morts. Et puis les autorités militaires se sont senties inutiles, alors elles ont donné l’ordre de cesser ces gamineries et de se remettre au boulot. En traînant la patte, les combattants ont fini par leur obéir. On dit que Dieu est venu siffler la fin du match. Ça se passait près d’Ypres (prenez des notes, on ne s’instruit jamais assez !) où l’on avait déjà expérimenté les gaz de combat, notamment celui qui deviendra le plus populaire : l’ypérite. Allez voir vous-même le monument aux morts à Ypres. Cinq mille noms y sont gravés dans la pierre, ce qui, au passage, en rend la lecture fastidieuse à la longue.

 

ROLLAND HENAULT (dans "Articles 2016-2010", Editions de l'Impossible)

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