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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 11:08

Le Point, l’hebdomadaire disponible chez tous les dentistes et dans les bonnes salles d’attente vient de fêter ses 50 ans et se sépare de son directeur de la rédaction Sébastien Le Fol. En place depuis près de dix ans, il n’a pas survécu à l’affaire Aziz Zemouri. du nom du journaliste Aziz Zemouri qui avait publié dans l’hebdo une fausse information sur le couple Raquel Garrido et Alexis Corbière. Mis à pied et licencié, le journaliste aura fait des dégâts collatéraux et participé au changement à la tête de l’hebdo.

Pour remplacer Sébastien Le Fol, l’hebdo a fait appel aux services de la femme d’un ancien patron du journal : Valérie Toranian, épouse de Franz-Olivier Giesbert… Décidément, leur monde est petit !

Ayant fait ses armes dans la presse féminine avec pas loin de 30 ans d'activité chez "Elle", elle passe aujourd’hui d’une revue culturelle  « La revue des deux mondes », détenue par un milliardaire — Marc Ladreit de Lacharrière — à un hebdomadaire propriété d’un autre : François Pinault.

Si le monde du journalisme est petit, celui des propriétaires de titres de presse l’est encore plus.


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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:52

1- La contestation après mai 68

Après 1968, en France, chaque année les étudiants se mettaient en grève. Une grève dure, avec piquets de grèves durs et émeutes, une grève qui durait au minimum un mois. Ces grèves étaient auto-organisées en coordination.

Mais, cela s'arrêta après 1976 pour plusieurs raisons. Bien sûr, l'État mis des petites vacances pile à la période où les étudiants avaient pris l'habitude de se mettre en grève. Mais aussi, fut mis en scène l'important spectacle de "la bof-génération" :

L'on fit croire aux générations ainées que si elles étaient contestataires, par contre les nouvelles générations ne l'étaient pas, qu'on pouvait leur marcher sur les deux pieds, même très fort, et que leur seule réaction était de dire : « Bof ! ». La bof-génération...

En gros, de 1976 à 1986, il n'y eut plus de grève étudiante. C'était la mort totale.

 

2- La renaissance : 1986

Le gouvernement de Chirac eut l'idée aussi sotte que grenue de faire un projet pour l'éducation : le projet "Devaquet", du nom du con qui accepta de signer ce qui était une telle saloperie que les étudiants se souvinrent de ce qu'était une grève et même une coordination.

Les étudiants et les lycéens se mirent en grève et s'auto-organisèrent très naturellement en coordination. Bien entendu, celle-ci n'était pas parfaite, mais elle s'améliorait un peu chaque jour. Une étape fondamentale fut franchie quand Isabelle Thomas, sous-marin du Parti Socialiste, se fit virer parce qu'elle passait plus pour la chef récupératrice que pour la représentante des grévistes. Je me souviens même du prétexte qui fut pris pour la virer : une photo pleine-page dans un magazine du style Paris-Match où elle était, je crois, vaguement assise sur un piano, sa robe relevée sur les genoux... Elle fut remplacée immédiatement par une personne bien plus radicale et tellement plus correcte qu'on ne se souvient même plus de son nom. Néanmoins, plus tard, pour la remercier pour ses bons et loyaux services, le PS nomma Isabelle Thomas candidate députée je ne sais plus où. Isabelle Thomas avait tout fait pour que le mouvement de novembre-décembre 1986 reste le plus sage possible.

Isabelle Thomas une fois disparue, le mouvement put se radicaliser, les jeunes de banlieue venaient nous aider à établir le rapport de force en faisant émeutes sur émeutes, pillages de grands magasins sur pillages de grands magasins à chacune de nos manifs. Jusqu'au moment crucial où Pasqua commis l'erreur de lâcher ses chiens : les PVM.

Les PVM étaient les Policiers Voltigeurs Motorisés. Trois éléments les composaient : une moto, un conducteur de moto et un massacreur assis à l'arrière avec un long bâton pour taper sur tout ce qui bouge. Je crois qu'ils ont été officiellement dissous depuis cette histoire.

Le 4 décembre 1986, il y eut au moins un million de manifestants dans Paris. Il y eut aussi un massacre. Les gens pour décrire ce qui s'était passé parlèrent du Chili !

Dans la nuit du 5 au 6 décembre à 1 heure du matin, les PVM assassinent Malik Oussekine à coup de matraque. Pour consoler les parents, le très humain Pasqua leur dit : "quand on a un fils sous dialyse, on ne le laisse pas se balader la nuit à une heure du matin".

Le lendemain, un petit comité lança un appel à la grève générale (à l'époque il n'était nul besoin de préciser "de toutes les catégories de travailleurs" !)

Le 8 décembre 1986, cet appel à la grève générale est repris par la coordination étudiante-lycéenne. Des salariés commencent à se mettre en grève dans toutes les entreprises et dans tous les services publics. Les manifestations deviennent de plus en plus violentes et le slogan principal est alors :  « Pasqua salaud ! Le peuple aura ta peau ! »

Néanmoins, Chirac ne veut toujours pas céder sur le projet Devaquet ! Mitterrand convoque alors Chirac et, dès le lendemain, Chirac lui obéit et retire sans condition le projet Devaquet.

Et juste après ce fut "l'attentat" contre Peyrefitte. Seul un concours de circonstances "inexplicable" avait permis à Peyrefitte d'avoir la vie sauve. Rappelons que Peyrefitte est un ancien ministre de "l'information".

Les Journaux "Lutte Ouvrière" d'Arlette et le "Canard Enchaîné" n'hésitèrent pas à dénoncer eux-mêmes à mots couverts cet attentat comme ayant été commis par le pouvoir lui-même. Mais trop tard. Les étudiants et les lycéens accusés par Pasqua d'être la cause de la mort d'un ouvrier (et un autre grièvement blessé) reprirent les cours. Chez les salariés, le mouvement de mise en grève fut stoppé net.

Mais à la SNCF, le mouvement ne fut pas arrêté par cette manipulation du pouvoir. Il faut dire qu'à la SNCF, ils étaient en grève depuis peu et qu'aucune de leurs revendications spécifiques n'avait été satisfaite. La dénonciation de la manipulation du pouvoir arriva à temps pour eux pour qu'ils puissent continuer leur belle grève qui dura plusieurs semaines. Ils allèrent jusqu'à saboter les trains pour éviter que les jaunes ne puissent les conduire. Ils firent aussi circuler les gens gratuitement dans les trains. Tout ça malgré la CGT qui freinait autant qu'elle le pouvait. Mais la CGT ne put rien contre cette grève.

 

3- L'avènement de Bernard Thibault : 1995

En 1995, il y eut un autre puissant mouvement de grève au niveau national. Il s'agissait de sauver la Sécurité Sociale. C'était alors la SNCF qui était à la pointe du combat. Le Premier ministre Alain Juppé dut démissionner. Mais plus tard : en 1997. En effet, c'est à cause de 1995 et de tout ce qui s'en est suivi que le pouvoir a imposé à Chirac de dissoudre l'assemblée. Le pouvoir pensait à juste titre que Jospin pourrait faire les réformes et les privatisations que Juppé ne pouvait plus faire après 1995 !

Mais en 1995, Bernard Thibault, alors chef de la CGT cheminot, réussit par sa démagogie et par diverses manipulations, à empêcher les cheminots d'auto-organiser leur mouvement dans une coordination. C'est pour récompenser Bernard Thibault d'avoir su maîtriser le mouvement des cheminots de 1995 qu'il fut nommé grand chef de toute la CGT !

Les bureaucrates de la CGT ne veulent pas d'un mouvement social fort. Ce qu'ils veulent, c'est un mouvement totalement contrôlé par eux, de façon à prouver l'utilité de la CGT à la bourgeoisie. C'est pourquoi ils ont peur des débordements. C'est à propos des grèves de 1986 que le Canard Enchaîné rappela que les syndicats sont financés à 88% par l'État. Les syndicats sont au service de ceux qui les financent. Rappelez-vous que le mouvement des Gilets jaunes n’a jamais été encouragé et soutenu par les cadres de la CGT. Ni d’ailleurs officiellement par aucun cadre des partis de gauche.

 

Les ouvriers grévistes CGT des raffineries seront donc contraints de reprendre le travail. J’aurais envie d’ajouter : « comme toujours ».

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:48

    Avec une inflation qui grimpe dans les tours (6,8 % attendus pour cette année), notamment pour les produits de première nécessité, un pouvoir d’achat des salariés qui a chuté de 3 % en un an et un mouvement des « Gilets jaunes » dans toutes les mémoires, le président Macron ne pouvait rester inactif.

    Il aurait pu ouvrir son second quinquennat par un geste marquant, en demandant au Parlement de rétablir l’échelle mobile des salaires, leur permettant d’augmenter au même rythme que les prix. Lancée en 1952 par Antoine Pinay — un homme de droite —, la loi instaurant cette pratique a fonctionné jusqu’en 1982, date à laquelle François Mitterrand et un gouvernement à majorité socialiste l’ont jetée au panier. Elle n’était pas parfaite et souvent les rémunérations mettaient un temps certain avant leur mise à niveau. Mais, globalement, elle protégeait les salariés. L’économiste Alain Cotta, champion de l’orthodoxie, qualifiera d’ailleurs sa suppression de « don Delors » (du nom du puissant ministre de l’Économie) au patronat. Cette mise à mort sonnera le début d’un nouveau partage des richesses produites, en faveur des profits et au détriment des salaires. La part de ces derniers dans la valeur ajoutée est passée de 74,1 % en 1982 à 63,5 % en 1998. Elle connaîtra ensuite de petites variations à la hausse ou à la baisse, mais ne remontera jamais au pic de 1982, et elle atteint 65,4 % en 2019.

    Au contraire, M. Macron a préféré un panier de mesures qui évite toute croissance générale des rémunérations. Seule exception, le point d’indice servant à calculer le traitement des fonctionnaires est relevé de 3,5 %. La revalorisation, bien en dessous de l’inflation de l’année, est à relativiser ; surtout, cet indice est bloqué depuis 2010 (sauf pour une courte parenthèse 2016-2017). Si l’on tient compte de la hausse des prix, il a perdu 17,6 % de sa valeur en vingt-deux ans. Dit autrement, un fonctionnaire qui touchait 1 000 euros en 2010 ne reçoit aujourd’hui que l’équivalent de 820,40 euros. On s’étonne ensuite de ne plus trouver d’infirmières ni d’enseignants – parmi les plus mal payés en Europe.

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:43

Mardi 27 septembre, les enfants de l’école Langevin de Saint-denis (93) ont participé à une journée « sportive et citoyenne » auprès de policiers municipaux et nationaux, baptisée « Prox’aventures ».

Les enfants ont été déguisés en policiers et équipés d’une matraque ou d’un gilet pare-balles et encouragés à courir, d’autres ont été entraînés à tirer avec des pistolets laser.

Il était prévu un atelier « premiers secours » qui finalement n’était pas en service. A moins que la police appelle « premiers secours » le matraquage et le tir au pistolet.

En fin de journée, des policiers ont noté les noms et adresses de certains enfants. Déformation professionnelle sans doute.

Après vérification, « Prox’aventures » qu’on pensait être l’intitulé du programme s’est révélé être une association de policiers.

Des parents sourcilleux se sont plaints auprès du maire, de l’Education nationale et du Préfet.

Soyez patients pour la réponse !

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:35

La question du voile pour les femmes revient chaque jour avec une subtilité supplémentaire. Être féministe et de gauche est un apanage qui s’entretient et se renouvelle. On ne peut reprocher à ces militantes de prendre trop de vacances... Lundi 10 octobre, l’actrice franco-algérienne Farida Khelfa a fait valoir sa grande finesse en évoquant sur France Inter la question du voile, entre oppression et émancipation. Selon elle, ce tissu est si complet qu’il peut revêtir toutes sortes de significations. Le tout est de savoir interpréter correctement l’idée qu’il renvoie, sagacité semble-t-il réservée aux seules féministes.

Une signification à géographie variable. En France, le porter est fort bien venu quand en Iran, il faut surtout s’en défaire : « Je crois qu'il y a une stigmatisation en France des femmes voilées, qui les exclut, alors que c’est une affirmation de leur identité ; de même qu'en Iran, l'arrachage du voile est aussi un signe d'émancipation », explique au micro Farida Khelfa.

On n'est pas à une contradiction près chez les brasseuses de zef.

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:31

La semaine dernière, un amendement est déposé par la députée Danielle Brulebois (Renaissance), soutenu par l’ensemble du groupe de la majorité, pour prolonger un dispositif d’incitation à réaliser des travaux en forêt (DEFI). La règle générale est que les amendements soient présentés et débattus en commission avant la plénière, ce qui permet de faire vivre un minimum de débat démocratique mais aussi d’alerter les députés. Pour cet amendement, ça n’a pas été le cas: il a été déposé en dernière minute, vendredi soir. Le coup classique des lobbies pour passer sous les radars.

Cet amendement propose, entre autres subtilités, un crédit d’impôt de 25% pour les propriétaires réalisant des travaux dans leurs forêts.

Premier problème: aucune condition environnementale. Donc concrètement, le propriétaire qui décide de raser sa forêt pour y planter une monoculture est autant aidé que celui faisant le choix d’une sylviculture plus douce et plus fine. Et même davantage car les travaux lourds sont plus coûteux.

Deuxième problème, et c’est sans doute le plus scandaleux: les propriétaires qui passent par une coopérative bénéficient d’un bonus puisque le taux passe à 33%. Un soutien à peine déguisé des pouvoirs publics aux coopératives forestières qui, contrairement aux gestionnaires ou aux experts forestiers indépendants, ont tendance à gonfler la note.

Mais ça bouge. La députée (Renaissance), Sandrine Lefeur a déposé un amendement pour supprimer cette discrimination. Elle est déjà soutenue par cinq de ses collègues de la majorité et beaucoup plus, si la présidente du groupe Aurore Bergé ne verrouille pas les vannes.

 

Source et pétition

 

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 10:08

La mairie du Xe à Paris a lancé une campagne d’affichage pour la propreté, qui vaut son pesant de connerie :

 

 

Ce mélange des langues quasi incompréhensible destiné à amuser les jeunes tombe à l’eau comme un étron au fond des latrines :

- Rien compris, m’a dit l’un d’eux.

Les vieux ont hoché la tête d’un air affligé et les étrangers m’ont demandé comment s’appelait le pays où ils avaient débarqué.

La France les gars, la France.

 

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 09:41

À peine lancée l’«opération spéciale» russe, le soi-disant insoumis François Ruffin, qui adore faire le malin pour se hausser du col sur les antennes les plus conformistes, envoyait le 24 février ce tweet: «Tout notre soutien au peuple ukrainien. Cette invasion guerrière par l’armée russe doit cesser. À la France d’ouvrir un chemin pour la paix.»  Comme si la France de Macron, comme celle de Mélenchon depuis quelque temps, n’était pas inféodée à l’ordre impérialiste !  Cet  appel faisait déjà écho à la propagande euro-atlantiste qui avait commencé à se déverser avec une vigueur accrue pour dénoncer le nouveau forfait du maléfique Poutine.

Ceux qui ont fréquenté le futur Président des Quiches («quiche» : «crétin», «demeuré» en patois picard) connaissent son ignorance crasse de la géopolitique et donc des tenants et aboutissants (temporaires) de la «révolution de Maïdan» à Kiev en 2014, notamment le génocide de basse intensité entrepris contre de la population russophone par l’armée ukrainienne secondée par les nervis ukro-nazis, auquel ce coup d’État a donné le coup d’envoi. Apparemment, le petit futé de Picardie qui rêve de compter parmi les grands de l’hexagone n’en a jamais eu vent.

Le 28 septembre dernier, Ruffinaud était interrogé sur France Info (France-Intox pour les mauvaises langues) dont il est un bon client, à l’occasion de la sortie en librairie de son dernier opus : Je vous écris depuis le front de la Somme. Rien que cela [1] ! Mais ce va-t’en-guerre de papier qui ne fait peur à personne et surtout pas aux «riches» qu’il se fait fort de combattre, sait en revanche se monter réellement belliciste lorsqu’il s’agit de hurler avec les loups de l’OTAN, condition sine qua non pour accéder au pouvoir suprême dans nos «démocraties». Au larbin de service de cette chaîne para-gouvernementale qui lui demandait s’il était «sur la même ligne» que le Quai d’Orsay qui venait d’annoncer que la France ne reconnaîtrait pas les résultats des «referendums locaux organisés par la Russie sur l’annexion de quatre régions qu’elle occupe», Ruffinaud répondait avec assurance : «Sans aucun doute». Et d’expliquer : « Mais j’entendais dans votre journal parler de mascarade. C’est le cas. Il me semble que ces référendums ne vont être reconnus par personne et en particulier pas par l’ONU, par l’Organisation des Nations Unies. Donc, voilà, il va de soi qu’il n’y a pas de reconnaissance de cette annexion par la Russie ». «Cela doit-il aller de pair avec de nouvelles sanctions ou pas ?», enchaînait alors son interlocuteur. «Je suis mesuré là-dessus [sic], rétorquait Ruffinaud. Je veux dire, je pense que les sanctions militaires, l’appui militaire qui est apporté au peuple ukrainien a vraiment fonctionné, a permis d’endiguer l’armée russe de façon presque inespérée [re-sic] parce que ça s’est accompagné d’une volonté du peuple ukrainien » Un propos que BHL aurait applaudi de ses deux mains couvertes du sang des centaines de milliers de victimes des guerres impérialistes ! Ce qui ne saurait étonner venant d’un représentant en vue d’une troisième droite en gestation se faisant passer tant bien que mal pour «degôche» voire «marxiste», comme la deuxième droite «socialiste»  qui l’a précédée la fin du siècle précédent.

Pour ce qui est des sanctions économiques, Rufffinaud est moins enthousiaste car l'effondrement économique russe annoncé par le ministre Bruno Lemaire "n'a pas eu lieu" "On doit se demander si ça fait plus de mal aux Russes ou à l'Europe», argue le combattant de la Somme. "Si ce sont des mesures efficaces, je suis d’accord pour qu’on les maintienne, mais il faudrait avoir un bilan" concluait-il. Bref, OK donc pour affamer et réduire la population russe à la misère, mais pas question de faire subir le même sort à celle de l’hexagone. ,

Totalement aligné sur les positions euro-atlantistes, le petit soldat Ruffin s’affirme comme un pur produit de la déliquescence politique et intellectuelle de ce que l’on appelait naguère «la gauche» en France.

 

[1] Rappelons que la « bataille de la Somme » a été le plus long et le plus sanglant carnage  — et aussi le plus inutile — de la  «Grande Guerre».


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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 09:36

Dans le cadre du forum Eurocities (vive le français !) à Lille, Martine Aubry lance un appel pour «une culture moins carbonée et plus inclusive» .

Dans une tribune du Monde le président du Palais de Tokyo, Guillaume Désanges, propose de «favoriser la création locale et les “circuits courts” en adoptant la permaculture institutionnelle».


Je me demande si ces deux rigolos n’ont pas confondu culture et agriculture.

 

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 09:25

Boris Venon est un citoyen engagé. À gauche. Il a été jusqu’en avril 2022 premier secrétaire fédéral du Parti socialiste dans les Yvelines. Élu au conseil municipal des Mureaux depuis 2014, il a été jusqu’à récemment deuxième adjoint au maire. Dans son intervention devant le conseil municipal le 28 septembre, il affirme être : «  un homme dont tout le parcours politique s’inscrit à gauche ». Lors de cette séance, il a annoncé démissionner du conseil municipal des Mureaux et quitter la ville des Mureaux. Il s’en explique publiquement :

    « Cette intervention est celle d’un citoyen inquiet du délitement du lien social dans notre ville, une ville qui a changé récemment. Depuis 2 ans, en me référant à mon expérience personnelle, j’ai subi 11 agressions, où moi-même ou ma famille nous sommes sentis menacés, jusque dans notre intégrité physique, là où en 12 ans, je n’ai jamais connu d’épisodes de cette nature. Ces derniers épisodes je ne vous le cache pas ont été violents, et ont profondément remis en cause le lien que j’avais avec la commune et ses habitants. Je me suis vu reprocher d’être qui je suis. Ces épisodes, et encore plus le dernier en date, ont été marqués par des menaces verbales, de la violence physique, allant jusqu’à des menaces de mort et des insultes homophobes et racistes. « Le blanc quitte ma ville, on est chez nous ici ». Qu’est-ce que je me suis entendu dire, avant d’être poursuivi devant mon domicile, pour me menacer de mort ensuite. Oui, les citoyens européens peuvent faire l’objet de racisme. Et c’est un homme dont tout le parcours politique s’inscrit à gauche qui vous le dit (…)  ».


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