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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:04

Anticiper l’avenir est, certes, un exercice plus ardu que celui consistant à prédire le passé. Nonobstant, les amateurs d’oracles pourraient bien voir un signe du destin dans la récente affiche d’Alain Juppé, laquelle arbore le slogan qui suit : « Un mandat pour agir. » Déjà, quand on a un passé judiciaire, il y a des mots qu’il faut éviter, tel celui de « mandat », qui peut être « de dépôt » ou de « perquisition ». Puis, le vocable d’« agir », comme si un Président était « mandaté » pour peigner la girafe ou chasser les Pokémon GO…

Ça, c’est pour le fond. Car point de vue présentation, il y aurait également à redire : quel maquettiste dément a-t-il pu pondre pareille aberration graphique ? Un sarkozyste infiltré ? Une taupe lepéniste ? L’aspect faire-part de décès de la chose en question a déjà évidemment fait le tour des réseaux sociaux, surtout lorsque sortie le jour de la Toussaint : on ne saurait être plus exquis.

Interrogé par Le Journal du dimanche, la sémiologue Elodie Mielczarek remarque : « Elle ressemble à une affiche des années 1980 […] Elle est maintenant la plus vieillotte de toutes. » Madame est trop bonne : pour retrouver pareille bouse, au moins faut-il remonter à celle de Jean Lecanuet, à l’élection présidentielle de 1965, dont l’accroche affirmait alors qu’il fallait « un homme neuf, une France en marche », ce qui vaut toujours mieux qu’un vieil homme pour une France qui recule, on imagine.

D’ailleurs, le look des années 1980 était autrement plus croquignolet. Rappelez-vous la fameuse affiche du RPR, « Vivement demain ! », où la fine fleur du chiraquisme, manches de chemises retroussées et cravates au vent, gambadait dans un pré, façon boy’s band. Vu le nombre de futurs taulards et mis en examen figurant sur ce touchant portrait de famille, certains y avaient peut-être déjà vu un signe…

Retour en 1995, avec la campagne présidentielle d’Édouard Balladur et sa punchline demeurée fameuse, « Croire en la France » – le contraire eût été embarrassant –, début de sa dégoulinante sondagière et de son échec final. Alain Juppé, c’est un peu le nouvel Édouard Balladur.

(…)

Dans un registre tout aussi calamiteux, comment ne pas évoquer cette affiche de Valéry Giscard d’Estaing, lors de sa tentative de réélection, en 1981 ? Là encore, certains virent un mauvais présage dans le choix hasardeux du slogan retenu : « Il faut un Président à la France. » Une telle bourde sémantique et politique mériterait d’être à jamais enseignée à Sciences Po et dans toute école de communication digne de ce nom. En effet, cela présuppose que, de 1974 à 1981, il n’y avait pas de Président à l’Élysée. Pis encore : un tel slogan était aisément détournable et le fut, de fait, illico. « Il faut un Président à la France » ? « Alors, casse-toi ! », put-on lire à l’époque sur des autocollants apposés à l’arrache sur les affiches incriminées par des militants chiraquiens et mitterrandiens, unis en la circonstance.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:57

C’était au printemps dernier. La réunion d’information sur le centre d’hébergement pour SDF du bois de Boulogne virait à la foire d’empoigne. Les protagonistes prêts à en découdre, la salle était évacuée par les forces de l’ordre.

Le maire Claude Goasguen et les riverains ne veulent pas de ce centre dans leur XVIe arrondissement. Laisser 2.500 migrants sur les trottoirs du XIXe arrondissement, ça ne fait jamais que 2.500 pouilleux au milieu des pauvres… Mais 200 miséreux au milieu des nantis et des tapins du bois de Boulogne, ça, c’est intolérable. Pourtant, en principe, seront logés là des pauvres de chez nous. En majorité des « sans-logis isolés » et des familles dont 20 % de « travailleurs pauvres » qui voient maintenant leur passer devant le nez, direction l’hôtel, les cars de Calais emplis d’Afghans, de Syriens, de Soudanais ou d’Érythréens.

Mais les pauvres, même Français, ça pue. Et ça pue d’une odeur qui ne fait pas bon ménage avec celle de l’oseille.

Le centre devait ouvrir au début de l’été, puis en septembre. La Toussaint est passée et les portes sont toujours closes. Lundi dernier, un cocktail Molotov a été jeté dans l’un des bâtiments.

La bourgeoisie s’encanaille.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:51

Arnaud Montebourg, grand défenseur du Made in France, a publié il y a peu un livre intitulé Le Retour de la France. Un ouvrage paru chez Librio, qui reprend son discours de déclaration de candidature pour 2017, prononcé à Frangy-en-Bresse le 21 août dernier. Lors de ce discours, le candidat à la primaire socialiste présentait son « Projet France ». Mais comme l’a remarqué Le Lab, le livre en question n’a pas été imprimé en France… mais en Italie. 

Pour toute justification, l’entourage d’Arnaud Montebourg précise avoir été en contact avec Flammarion, à qui appartient Librio. « Ce n’est pas nous qui gérons l’impression des livres. On ne décide pas où les livres sont imprimés », précise une source citée par Le Lab

Le défenseur du « fabriqué en France » n’enest pas à sa première bévue. Son choix d’un hébergeur américain pour son site internet avait déjà fait grincer des dents il y a quelques mois.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:48

A propos d’une discussion évoquant le film « bienvenue chez les Ch’tis », Carla Bruni lâche, selon Patrick Buisson : « Heureusement qu’ils ont dans le coeur le soleil qu’ils n’ont pas dehors ». Ce dernier raconte ensuite : « Habituée à être le centre du motif, l’épouse du président crut devoir enrichir sa contribution au débat : si les Français en général manifestaient une déplorable et fâcheuse tendance à l’entre-soi et au repliement frileux, c’était le huis clos de l’endogamie qu’il fallait, d’après elle, incriminer, ce « vieux sang pourri » qui ne se renouvelait pas et, pis encore, refusait de se renouveler. La régénération viendrait de l’apport de sang neuf des populations immigrées, évidence dont il ne fallait pas douter et que l’on devait acclimater, à toute force, dans la tête du retardé global qu’était le prolétaire hexagonal. »

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:44

Des internautes ont accusé Tsahal d'hypocrisie, pour avoir recouvert de peinture rose un avion de chasse afin d'attirer l'attention sur le cancer du sein... alors que cet engin pourrait selon eux servir à tuer des civils dans la bande de Gaza.

Tsahal tente-il d'adoucir son image en couvrant de rose ses armes de guerre ? C'est ce que suggèrent certains internautes, qui ont dénoncé le caractère supposément hypocrite de la dernière campagne de communication de l'armée israélienne.

Jeudi 27 juin, le compte Twitter officiel de l'armée de l'air de l’Etat hébreu a publié une photographie d'un de ses avions de guerre peint en rose... dans le but d'encourager le dépistage du cancer du sein.

Il n'en fallait pas moins pour que des utilisateurs des réseaux sociaux dénoncent une opération visant à faire oublier la capacité de l'armée israélienne à nuire, selon eux, à la sécurité des Palestiniens. «L'avion de guerre rose, en lâchant des bombes, peut éradiquer la cancer du sein en même temps que ses victimes», ironise ainsi avec amertume l'un de ces internautes.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:40

Le cas de l’Italie, principale porte d’entrée des clandestins avec la Grèce, est particulièrement intéressant à cet égard.

S’y est mis en place un système très lucratif dont les premiers bénéficiaires sont les coopératives sociales, un type de sociétés mutualistes (prétendument) sans but lucratif, qui dispensent des services socio-sanitaires ou éducatifs et bénéficient, à ce titre, d’un consistant allègement fiscal. Jusque-là, rien d’étrange, si ce n’est qu’elles ne sont en aucun cas obligées de publier leurs comptes, et que les contrôles auxquels elles devraient être soumises ont été annulés par décret ministériel en 2015 (en plein scandale Mafia capitale). Un univers important qui génère 151 milliards d’euros par an.

Dans ces circonstances, s’en mettre plein les poches est un jeu d’enfant.

Pour le sujet qui nous intéresse, elles reçoivent des préfectures 35 euros par jour et par demandeur d’asile pour l’hébergement, les repas et l’argent de poche de ces derniers. Un séjour tous frais payés – par vous et moi – qui peut durer jusqu’à trois ans.

La magouille – légale, rappelons-le –, c’est donc de loger et nourrir chaque migrant à moins de 35 euros par jour, le bénéfice créé finissant directement dans la poche des membres de l’association. Dix clandestins dans une chambre d’hôtel à 70 euros, ou quelque structure publique encore moins chère, le tour est joué. Une petite astuce qui peut rapporter jusqu’à 5.000 euros quotidiennement !

Un nombre considérable de coopératives, sous couvert de bons sentiments humanitaires, ont ainsi triplé, quintuplé, multiplié par 50, par 100, par 126 leur chiffre d’affaires depuis le début de ladite crise.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:31

Deux policiers affectés 24 heures sur 24 devant l’appartement de l’ex-femme de Manuel Valls à Évry. Trois autres avec le rabbin de Ris-Orangis, Michel Serfaty, dès qu’il quitte son domicile. Deux de plus qui accompagnent le recteur de la mosquée de Courcouronnes, Khalil Merroun. Sans compter les nombreux équipages nécessaires à la protection du Premier ministre lors de ses récurrentes visites dans le département. Les policiers de l’Essonne sont chargés de protéger de nombreuses personnalités. Mais face au manque de moyens et d’effectifs, ils sont de plus en plus nombreux à considérer cette mission comme « une tâche indue ».

Une situation qui a atteint son paroxysme ce lundi matin, vers 6 heures. Pour « surveiller la résidence de la famille du Premier ministre » à la demande du centre de commandement d’Évry, le commissariat de Brunoy a été contraint d’envoyer un équipage sur place… Et s’est retrouvé sans policier disponible sur sa propre circonscription. Car comme le précise une note de service confidentielle, c’était «l’unique patrouille disponible» pour intervenir durant toute la matinée sur ce secteur de 55 000 habitants comprenant les villes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy, Epinay-sous-Sénart, Quincy-sous-Sénart et Varennes-Jarcy.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:20

Le décret est passé pratiquement inaperçu, mais il n'a pas échappé à NextINpact ainsi qu'à quelques personnalités : le weekend du 30 octobre, le gouvernement a adopté en toute discrétion un décret publié au Journal officiel, qui permettra de ficher en toute impunité les données de 60 millions de français au sein d'un immense fichier informatique. 

Selon NextINpact, il s'agirait officiellement de regrouper les informations biométriques des Français disposant d'une carte d'identité ou d'un passeport dans un même fichier national afin de centraliser les données et de remplacer les deux fichiers actuellement dédiés aux informations contenues sur les passeports et les cartes d'identité.

Appelés TES (titres électroniques sécurisés), ces fichiers détiendront ainsi non seulement des informations classiques sur les personnes répertoriées (nom, adresse, email, téléphone...) mais aussi les empreintes digitales, photos, empreintes numérisées du visage, couleur des yeux, ou encore la filiation des parents de la quasi-totalité des Français.

Problème : pour la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), chargée de veiller au respect de la vie privée, ces évolutions sont dangereuses car trop intrusives. 

En effet, les informations contenues dans le TES, qui seront conservées pendant 15 ans pour les passeport et 20 ans pour les cartes d'identité, pourront être consultées par les agents chargés de réaliser les papiers d'identité, mais pourront aussi faire l'objet de réquisitions judiciaires et être ainsi consultées par la police, les gendarmes, les services de renseignement et Interpol, permettant un véritable fichage de la population. 

La CNIL s'inquiète par ailleurs du fait qu'une centralisation de données aussi sensibles ne devienne la proie du piratage ou d'un détournement, qui serait grandement facilité par la concentration des données en un seul lieu .

Un décret mal vu 

La CNIL n'est pas la seule à s'inquiéter de ce décret. Sur Twitter, les internautes redoutent que ce super fichier ne porte atteinte à leur vie privée.

Le sénateur socialiste Gaëtan Gorce et la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Esther Benbassa se joignent au concert des opposants au décret, redoutant que cet outil soit mis au service de la surveillance et de la répression.

Certains internautes ne manquent pas non plus de relever que ce décret rappelle la loi proposée par la droite en 2011, contre laquelle l'opposition d'alors s'était dressée comme un seul homme. Jean-Marc Ayrault – alors qu'il est aujourd'hui signataire du décret – s'était notamment farouchement opposé au projet de la droite saisissant le Conseil constitutionnel pour le faire censurer rappelle NextINpact.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:52

Je me souviens de l’année 1956, on avait battu des records de froid et des records de températures en météo de l’Emploi : « Tendance aux réunions communistes ». On avait élu dans l’Indre, trois députés communistes.

Je me souviens de Février 1956.

Je me souviens que la météo nous disait que Mis et Thiennot étaient déjà innocents.

Je me souviens des champs d’épandage de la route de Saint-Ambroix à Issoudun. Je me souviens des odeurs de merde que ça dégageait.

Je me souviens de Christian Tessier, grâce à qui j’ai été initié à la grande littérature. C’est-à-dire au mouvement surréaliste, à Jean Paul Sartre, à Albert Camus.

Je me souviens du nom de baptême de la chansonnette : « Le Paris, Le Berry, La Salle Saint Aliette »

Je me souviens du nom du facteur des Postes, il s’appelait P’tit Jules.

Je souviens de la famille Tessier, qui était un Centre Culturel à elle seule mais il faut le répéter, sinon comment s’en souvenir ?

Je me souviens que la fusillade de la place du Marché le 10 juin 1944, coïncidait avec la date des massacres d’Oradour sur Glane.

Je me souviens de « Au pays du Berry quand une fillette… ». On l’avait transformée avec cette chanson « Le Pays du Berry la salle Sainte Aliette… »

Je me souviens de « oui-da » que George Sand employait à toutes les sauces, mais je me souviens qu’on exagérait à propos de l’usage fait par George Sand…

Je me souviens que les voyages de fin d’année nous conduisaient toujours à Nohant et aux Pierres Jaumâtres…

Je me souviens que lorsqu’on prenait une autre direction, les « Chausson Pulman » nous conduisaient presque toujours à Vézelay ou au lac des Settons…

Je me souviens qu’on prononçait « Tétons ». Et à l’époque on trouvait que c’était une bonne plaisanterie.

Je me souviens de Mr Catherinot, qui nous conduisait en ces lieux « paradisiaques ».

Je me souviens du relief de côtes que Mr Catherinot nous désignait d’un geste large.

Je me souviens de « Vous avez vu la butte témoin ? ». Je me souviens qu’il insistait, Mr Catherinot.

Je me souviens de la butte témoin, à Vézelay.

Je me souviens qu’on appréciait beaucoup Mr Catherinot.

 
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Publié par ROLLAND HENAULT
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:42

La résistance aura duré une semaine. Non, ils ne signeraient pas le CETA, cet accord de libre-échange catastrophique pour les agriculteurs. Non, ils ne céderaient pas aux ultimatums, aux pressions, au chantage des instances européennes. Non, ils ne se placeraient pas du côté des négociateurs qui ont agi dans le dos des peuples.

Et, finalement, ils capitulèrent. Avec fierté.

Les dirigeants wallons ont donc dit oui au Canada, oui au CETA, oui à la mondialisation.

Paul Magnette, célébré dans le monde entier comme héraut de la résistance et apôtre de l’antimondialisme, n’avait rien du rebelle. Un social-démocrate, européen convaincu et intellectuel émargeant au politiquement correct pouvait-il l’être, d’ailleurs ? On en doutait : on en a eu la preuve. En réalité, le Parti socialiste wallon, confronté à la montée en puissance des communistes du PTB (Parti du travail de Belgique), voulait se racheter une virginité à gauche : c’est chose faite.

 

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Publié par ELIZABETH
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