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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 08:37

En 2001, Donald Rumsfeld et l’amiral Arthur Cebrowski définissaient les objectifs du Pentagone à l’ère du capitalisme financier. L’état-major établissait alors une carte de la partition du grand Moyen-Orient. Cependant, en 2017, Donald Trump s’opposait aux changements de frontières, à la création d’États gouvernés par des jihadistes, à la présence de troupes US dans la région. Dès lors, le Pentagone a réfléchi à la manière de poursuivre la destruction des structures étatiques sans remettre en question les pays et en satisfaisant la Maison-Blanche.

Durant le trimestre de confinement des Occidentaux en 2020, la carte du Moyen-Orient a été profondément transformée. Le Yémen a été divisé en deux pays distincts, Israël est paralysé par deux Premiers ministres qui se détestent, l’Iran soutient ouvertement l’Otan en Iraq et en Libye, la Turquie occupe le Nord de la Syrie, l’Arabie saoudite est proche de la faillite… Personne ne sait où elle en est. En trois ans, le prince Mohamed Ben Salmane (MBS) a su éveiller de faux espoirs en Occident et se mettre à dos la totalité des puissances de la région à force de pendaisons et de démembrement de ses opposants suivi de dissolution de leurs corps à l’acide. Son pays a dû battre en retraite au Yémen où il s’était imprudemment aventuré et renoncer à ses grands travaux, notamment la construction de la zone franche qui devait héberger les milliardaires du monde entier, Neom. Ses gigantesques réserves de pétrole ne sont plus des objets de spéculation et ont perdu l’essentiel de leur valeur. La plus grande puissance militaire de la région n’est qu’un colosse aux pieds d’argile en passe d’agoniser dans les sables du désert qui l’ont vu naître.

En définitive, le président Donald Trump est en train de parvenir à ses fins : il a fait échouer le projet du Pentagone d’un État accordé à une organisation terroriste, Daech, puis il est parvenu à faire réintégrer dans la zone économique US tous les États de la région à l’exception de la Syrie déjà perdue depuis 2014. Mais simultanément, le Pentagone aussi triomphe partiellement : il est parvenu à détruire les structures étatiques d’Afghanistan, d’Irak, de Libye et du Yémen. Il a rencontré son seul échec en Syrie, certes en raison de l’intervention militaire russe, mais surtout parce que les Syriens incarnent le concept d’État depuis la nuit des temps.

L’annihilation des structures étatiques afghanes, selon le plan du Pentagone, et le retrait des troupes US qui sera effectif le jour de l’élection présidentielle US, selon la volonté du président Trump, auraient pu marquer l’alliance entre ces deux forces. Or, il n’en est rien. Le Pentagone a tenté en vain d’imposer la loi martiale aux États-Unis face à l’épidémie de Covid-19, puis il a aidé en sous-main les « Antifas » qu’il avait déjà encadrés en Syrie pour coordonner des émeutes prétendument « raciales ». La Russie, qui n’a jamais varié de position, attend sagement de récolter les lauriers de son engagement en Syrie.

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 10:34

 

Avec un million d'euros devant elle et 26.000 abonnements, toutes formules confondues, "Front populaire" rencontre un succès financier avant même son lancement. La revue, dirigée par le philosophe Michel Onfray et Stéphane Simon, l'ancien producteur de Thierry Ardisson, a ouvert son site web le 18 juin et sera disponible en kiosque à partir du 23 juin.

 

Voilà donc une nouvelle livraison d'Onfray, qu’il nous prépare façon « Front Populaire ». Dont il serait le Blum, alors qu’il semble oublier que ce Front-là était plein de ces cocos qu’il abhorre. En lançant son attrape-nigaud, le philosophe du bocage poursuit sa démonstration : il ignore trop de choses pour être cru, en particulier l’Histoire. Mais le niveau va monter avec les conseils venus de son nouveau confident – que l’on croyait oublié à jamais - Philippe Douste-Blazy. Responsable de notre diplomatie, ce comique était si étranger aux affaires que les langues de  vipères, qui pullulent  au sein des  excellences, le  surnommait « Mickey d’Orsay » ou le « Con d’Orsay ». On se demande d’ailleurs pourquoi ? Un ministre en charge du destin de la planète qui confond la Thaïlande avec Taïwan, Kosovo et Croatie, ce n’était pas si grave ! Faute d’histoire, voilà donc un conseiller qui va pouvoir alimenter Onfray en précisions géographiques.

Le plus modeste des hommes a droit à sa part de vanité, la mienne est d’avoir, très tôt, flairé le Villiers sous les sabots du philosophe de Troisième cycle. Un ami du journal qui m’employait à l’époque m’avait suggéré de m’intéresser à un « intellectuel marginal qui, à Caen, avait lancé une "Université Populaire" ». L’idée était pour me plaire. D’autant qu’il se proclamait « anarchiste ». Mais, à l’examen, j’ai découvert que le « peuple » qu’enseignait Onfray n’était qu’une troupe de petits bourgeois, qui ne s’étaient jamais fait d’ampoules aux mains, sauf les jours de grand vent en faisant du voilier. Cette sorte de Rotary de la pensée « ready made » étant, pour le plus gros, financée par des fonds publics. A ce moment-là, concomitance, la publication d’un bouquin particulièrement cucul, signé de notre herbager, m’avait poussé à préférer aller boire un verre au bar plutôt que m’infuser une marinade de Nietzsche façon Onfray. Ce qu’il aime, Michel, c’est la justice. Celle par exemple qui aurait voulu que les sous des contribuables de Caen continuent d’être mobilisés afin de lui payer son « université » en solo. Le tout, donc, pour occuper à l’heure du thé des retraités qui hésitent à tuer le temps entre le macramé, la gemmologie ou le yoga. Quand on est las d’enseigner la philo à Saint Ursule, un lycée technique privé catholique, le mieux est de s’offrir sa Sorbonne perso. Un jour la ville de Caen et le département du Calvados ont dit « niet ».

Ce qui m’intéresse de façon non pas « universitaire » mais « primaire », c’est de tenter de dire -un petit peu-, « ce dont Onfray est le nom ». Prenons Onfray et les Palestiniens, un sujet qui me tient à coeur. A ce propos  le petit docteur  en philo (donc  moins gradé que  BHL !) nous explique que si les Palestiniens sont aujourd’hui un peuple martyrisé sur une terre qu’on leur vole, c’est qu’ils furent jadis nazis. Et ils sont justement punis de leur vieil engagement de « collabos » entre 1933 et 1945... Et pour nous démontrer ça, il nous explique que « Husseini, le grand mufti de Jérusalem, était un partisan d’Hitler et a fait le voyage à Berlin ». Exact, mais dans ce grotesque lancer d’histoire en pièces détachées, Onfray ne nous parle pas du contenu de ces nombreux travaux publiés sur la collaboration entre les nazis et des chefs miliciens juifs, l’idée étant de faire guerre commune contre les anglais qui occupaient la Palestine. Lisez Hanna Arendt, elle a noté ce détail. Les Palestiniens ne sont pas plus les acteurs de leur malheur que ces hommes et femmes de confession juive ne le furent dans le cycle de la barbarie qui les a détruits.

Onfray aime bien aussi broyer du Mélenchon. Si on écoute le conteur normand, JLM fut, naguère un fanatique d’Ahmadinejad, qui a présidé l’Iran pendant quatre ans, de 2005 à 2013. Voilà, à ce propos, ce que nous livre l’universitaire du petit soir :

"Dire que Ahmadinejad qui à l’époque voulait rayer Israël de la carte était un personnage très sympathique parce qu’il était un ennemi des Américains, ce sont quand même des choses dites par Mélenchon, eh bien ce sont des propos qu’on ne peut tenir comme ça en l’air, sans que ce soit extrêmement conséquent."

Ne parlant pas le farsi, afin de connaitre le véritable propos tenu par le président iranien, je me suis replié sur l’outil du savoir des sots, Wikipédia. Voilà ce que nous dit cette encyclopédie sans philosophes :

« En octobre 2005, lors d’un discours en l’honneur de l’Ayatollah Khomeiny, Ahmadinejad a déclaré, reprenant les propos de ce dernier, que « ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps », formule qui fut généralement rapportée en Occident sous la forme « Israël doit être rayé de la carte ».

Une controverse sur la justesse de la traduction a ensuite vu le jour. Des spécialistes comme Juan Cole de l’Université du Michigan et Arash Norouzi du projet Mossadegh, soulignaient que la déclaration originale en persan ne signifiait pas qu’Israël devait être rayé de la carte, mais plutôt que le régime s’effondrerait de lui-même.

L’ignoble pour finir. Quand Onfray écrit n’importe quoi sur Freud ou Camus, ce n’est pas grave puisque leur œuvre et de grands chercheurs sont là pour nous informer. Mais quand il s’en prend au jeune héros martyr Guy Môquet pour - c’est un tic - le qualifier de « collabo de nazis », le comique cesse de nous faire rire.

C’est une règle connue des braqueurs, ils savent que c’est idiot de se pointer seuls à la caisse. Alors ils y vont à deux. C’est ce qu’ont fait il y a quelque temps Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, deux universitaires qui s’attaquent à la mémoire d’un mort adolescent. Dans un bouquin répugnant : « L’Affaire Guy Môquet, enquête sur une mystification officielle ». Michel Onfray tombe sur ce bouquin qui le subjugue, et le kantique d’Argentan (ville admirable pour avoir vu naître de vrais créateurs, André Mare et Fernand Léger), ne peut refréner son lucratif métier de briseur d’idoles : allons-y pour cracher sur la tombe du gamin au cadavre percé.

L’idée de gauche aujourd’hui est effacée en même temps que son histoire. Et Onfray se veut timonier, son plan est affiché dans son « think tank » dont les chars font de notre passé table rase. Pour retrouver le temps du travailleur soumis et sans droits, de l’économie sans entraves, de l’impôt et de la solidarité zéro, faisons abus de la gomme à effacer les luttes, refusillons les héros qui sont morts pour la liberté et la dignité. La parole est maintenant donnée aux menteurs, aux imposteurs, aux blanchisseurs de sépulcres. Moi ça m’est un peu égal de vivre ça, je n’en verrai pas le terme. Mais pour ceux qui devront continuer de vivre dans les canots de sauvetage de l’histoire... Va falloir qu’ils rament. A bord de votre radeau vous pourrez lire le prochain opuscule d’Onfray : « Il n’y a jamais eu de communistes dans le Front Populaire ».

Jacques-Marie BOURGET

https://www.legrandsoir.info/ne-dites-pas-a-onfray-qu-il-y-avait-des-communistes-dans-le-front-populaire.html

Autres sources :

https://www.challenges.fr/media/presse/la-revue-front-populaire-de-michel-onfray-deja-millionnaire_715042

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/le-pretendu-front-populaire-de-michel-onfray-mis-a-nu-revisionnisme-historique-confusionnisme-politique-frontpopulaire/

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 10:09

Des militantes et des militants antiracistes se sont réunis à Paris jeudi 18 juin pour recouvrir d’un drap noir une statue de Joseph Gallieni, « une des figures du passé esclavagiste de la France ».

Le magazine Regards, relais médiatique du PC, était sur place pour recueillir la bonne parole, notamment celle de Françoise Vergès, grande militante anticoloniale s’il en est : « On doit aller plus loin : on doit déboulonner les statues », dit-elle, « Rendez-vous compte : cette statue de Gallieni est un affront qu’une plaque ne peut laver. Cette statue, c’est un hommage au viol, au vol et à la soumission. Nous devons nous interroger sur ce qui nous a poussés à en faire un héros national. Ce n’est pas une statue, c’est un choix politique et émotionnel. »

Il est toujours intéressant de savoir qui parle, et d’où elle parle, comme disent les historiens-politologues-sociologues, pour reprendre les multiples casquettes de Mme Vergès. Une dame qui fut « experte transversale », dans le cadre des Etats généraux de l’outre-mer.

Françoise Vergès, donc, nièce de l’avocat Jacques Vergès et fille de Paul Vergès, recordman de France de la longévité en politique (61 ans de mandats divers et variés), descendante d’une dynastie qui a régné sur La Réunion pendant des décennies. Les Vergès sont des notables communistes, Paul ayant fondé le Parti communiste réunionnais. Se pencher sur l’histoire familiale est, toutefois, riche d’enseignements…

On n’est pas chez les pouilleux. Raymond Vergès, grand-père de Françoise, était consul de France au Siam lorsqu’il eut deux enfants d’une institutrice vietnamienne. C’est lui le « fondateur de cette dynastie politique communiste réunionnaise », dit un de ses biographes. Une famille fort intéressante, au demeurant, enracinée depuis un siècle à La Réunion. Prospère, très riche en terres dont elle dispose, d’ailleurs, toujours.

Le népotisme sévissant aussi chez les communistes, Paul Vergès (condamné en 1947 à cinq ans de prison pour homicide involontaire sur Alexis de Villeneuve, un adversaire politique de son père) finit sa carrière réunionnaise dans un climat houleux, violemment critiqué pour avoir, durant son mandat, casé son fils à la vice-présidence du conseil régional et sa fille Françoise à la direction de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Le « machin » ne vit jamais le jour, mais les salaires – fort élevés – étaient bien réels.

Avec une telle famille, on comprend pourquoi elle figure, depuis mai 2017, à la tête du groupement d’intérêt public dénommé « Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions ».

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 10:14

 

                                  Pétition d’un voleur à son roi son voisin

 

    Sire de grâce écoutez-moi
    Je viens de sortir des galères
    Je suis voleur vous êtes roi
    Agissons tous deux en bons frères
    Les gens de bien me font horreur
    J’ai le coeur dur et l’âme vile
    Je suis sans pitié sans honneur
    Ah ! faites-moi sergent de ville

    Bon ! Je me vois déjà sergent
    C’est une maigre récompense
    L’appétit me vient en mangeant
    Allons sire ! Un peu d’indulgence !
    Je suis hargneux comme un roquet
    D’un vieux singe j’ai la malice
    En France je vaudrais Gisquet
    Faites-moi préfet de police

    Je suis j’espère un bon préfet
    Toute prison est trop petite
    Ce métier pourtant n’est pas fait
    Je le sens bien pour mon mérite
    Je sais dévorer un budget
    Je sais embrouiller un registre
    Je signerai votre sujet
    Ah Sire ! Faites-moi ministre !

    Sire ! Oserais-je réclamer
    Mais écoutez-moi sans colère
    Le voeu que je vais exprimer
    Pourrait bien ma foi vous déplaire    
    Je suis fourbe avare méchant
    Ladre impitoyable rapace
    J’ai fait se pendre vos parents
    Sire ! Cédez-moi votre place !

            

Pierre-François Lacenaire (1800-1836)

Bien éclipsée pendant un siècle par tant d’autres criminels aussi effrayants et plus récents, la figure de Lacenaire est sortie de l’ombre grâce aux "Enfants du Paradis" de Prévert et Carné. Fils d’honorables commerçants établis près de Lyon, élève au lycée de cette ville puis au petit séminaire d’Alès dont il est chassé, Lacenaire entame sa licence en droit à Chambéry. Ses indélicatesses et ses débauches le contraignent à chercher refuge à Paris en 1825. Il sait s’y faire accueillir par les journaux de l’opposition. Mais un duel malheureux en 1829, avec un neveu de Benjamin Constant, qu’il tue, le prive de ressources. Il vole et revend alors un cabriolet, ce qui lui vaut un an de prison purgé à Poissy. Il fait là, dira-t-il, son « université criminelle » et, dès sa sortie, fonde une association de malfaiteurs. Il encourt bientôt une nouvelle condamnation en 1832 et c’est en prison qu’il écrit une ballade qui le rend célèbre, "Pétition d’un voleur à son roi, son voisin". Cela lui vaut d’entrer au journal "Le Bon Sens" dirigé par Altaroche, un détenu politique, où il publie un article remarqué sur le régime pénitentiaire, "Les Prisons et le régime pénitentiaire" : Lacenaire y décrit l’initiation criminelle et les moeurs infâmes qui sont de règle dans les maisons centrales. Sans argent, il décide d’égorger les garçons  de recettes des banques au retour de leur tournée. Au deuxième crime, sa tentative échoue. Il est identifié et arrêté par le célèbre policier Canler en 1835. Les assises de la Seine le condamnent à mort. En attendant son exécution, il écrit ses Mémoires et Révélations qui dénotent un indéniable don littéraire; il reçoit dans sa cellule la haute société parisienne, « émerveillée  par son éducation et son talent », qui vient solliciter des autographes. Il est exécuté le 9 janvier 1836, refusant les prières de l’aumônier, lui qui avait écrit : « Dieu, le Néant, notre âme, la Nature. C’est un secret. Je le saurai demain. »

 

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:55

  

Le poing d’Otpor - France 2 le 5 juin 2020 au 20 heures

 

« Le mouvement Otpor, en serbe cyrillique Отпор (« Résistance »), est une organisation politique, créée en 1998, avec le soutien de l’organisation américaine National Endowment for Democracy, et du milliardaire philanthrope George Soros, et généralement considérée comme l’un des acteurs majeurs de la chute du régime de Slobodan Milošević.

    « Après la chute du régime, Otpor est devenu le centre de formation pour l’action non violente et a formé des jeunes révolutionnaires de différents pays, en Géorgie, puis en Ukraine, mais aussi en Biélorussie, aux Maldives, en 2011 en Égypte et en 2013 au Venezuela. »


"Non violents" ! ça, c’est Wikipédia qui le dit ! Et c’est effectivement la théorie officielle d’Otpor développée dans le petit livre de Gene Sharp qui leur sert officiellement de bible : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/Gene…

Mais, par exemple en Ukraine en 2014, on les a vu frayer avec les pires nazis : http://mai68.org/spip/spip.php?article6895

On les a vus aussi user de violence extrême au Vénézuéla en 2013 contre la révolution bolivarienne de Chavez quand Maduro lui a succédé : http://mai68.org/spip/spip.php?article5087

Quant à la NED (National Endowment for Democracy) c’est évidemment un branche plus ou moins cachée de la CIA.

Wikipédia appelle "révolutionnaires" les membres d’Otpor ; alors qu’en réalité, ce sont bien évidemment des contre-révolutionnaires au service de la CIA.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:51

Les émeutes qui secouent les États-Unis depuis le meurtre d’un délinquant par un policier qui ne vaut pas mieux sont sans rapport avec le racisme. N’écoutez pas les médias qui cherchent à vous induire en erreur en vous répétant le contraire ad nauseam.

N’écoutez pas, non plus, ceux qui vous rabâchent que ce pays est raciste. C’est faux. Et je peux même vous dire que les Américains, et plus encore les juges, sont très sensibles à la question.
À ceux qui vous soutiennent le contraire, demandez-leur comment une population blanche à 77 % a pu élire un président de couleur à deux reprises tout en étant animée par des réflexes racistes ?

Non, les événements actuels qui embrasent une multitude de villes américaines ne relèvent pas uniquement du militantisme. Ils sont la conjonction de deux facteurs, et qui sont même très éloignés :

Une exploitation politique outrancière par la gauche américaine qui s’acharne à mettre le pays à genoux (de la même façon qu’elle a cherché à le faire lors de la crise sanitaire du Covid-19) pour en faire porter la responsabilité au président Trump afin de compromettre sa réélection. Tous les moyens sont bons, quitte à mettre les villes à feu et à sang. On sait, à présent, que nombre d’agitateurs sont rémunérés par quelques oligarques subversifs, explique le Washington Times.

L’émergence de hordes de délinquants qui ont senti là une occasion de piller les boutiques (voir les nombreuses vidéos en ligne), sans autre but que de se remplir les poches à bon compte. Ce phénomène a d’ailleurs été encouragé par l’inaction volontaire des forces de police sous les ordres de certains maires démocrates. Ainsi Muriel Elizabeth Bowser, maire démocrate de Washington, DC, s’oppose à l’intervention de la National Guard pour combattre les émeutes, relate le Daily Wire.

Tout le reste n’est qu’une tentative de manipulation des masses à des fins politiques.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:45

J’aime bien Fécamp et son charme suranné d’ancien grand port de la morue, sa superbe maison Bénédictine et son front de mer très anglo-saxon où on s’attend à croiser Hercule Poirot, le capitaine Hastings et, pourquoi pas, Miss Marple se promenant sur le front de mer.

Le site a déjà été copieusement dénaturé par un petit champ d’éoliennes dont on aperçoit les pales tournant au sommet de la falaise qui surplombe le port, dans la perspective de la chapelle consacrée aux terre-neuvas. Mais décidément, il semble que l’éolien ait le vent en poupe, à Fécamp, puisque le lancement du projet « éolien off-shore » vient d’être annoncé par EDF.

71 éoliennes seront installées au large de Fécamp, dans un rayon de 13 à 22 kilomètres des côtes. Ces « monstres marins » doivent produire, en 2023, 500 mégawatts, de quoi alimenter la consommation annuelle de 770.000 personnes, soit 60 % de la population de Seine-Maritime.

Ces chiffres peuvent impressionner le vulgum pecus, mais ils sont naturellement à relativiser.

Non loin de Fécamp se trouve le site de Penly : deux réacteurs nucléaires y fonctionnent depuis 1990 et 1992. Ces deux réacteurs produisent, chacun, 1.300 mégawatts, soit 2.600 mégawatts au total et, donc, l’équivalent de cinq champs d’éoliennes, soit 350 « grands oiseaux » environ.

Au surplus, un rapide examen des participants au projet « Éoliennes off-shore » montre que tout cela n’est pas réellement franco-français puisque l’on trouve EDF à 35 %, la société canadienne Enbridge à 35 % et le groupe allemand Wdp pour 30 %. L’État français qui, via EDF, garantit un prix d’achat du kWh n’est même pas majoritaire. Cerise sur le gâteau, c’est Siemens (à qui l’État français a bradé la branche « énergies renouvelables » d’Alstom) qui fournira les éoliennes !

Nonobstant toute considération sur l’aberration économique et environnementale que constitue l’éolien (que la plupart des pays abandonnent pour revenir au nucléaire), le montage de ce projet est en contradiction totale avec ce qui est claironné sur la relance de l’industrie française !

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:40

La Coalition internationale ayant perdu tout espoir de détruire la République arabe syrienne par la force, les États-Unis et l’Union européenne tentent d’y parvenir par la faim.

Le siège du pays a commencé. Les sanctions économiques ont été très durement renforcées et le seront encore à la mi-juin. Toute personne ou entité qui commerce avec la Syrie sera durement condamnée par les États-Unis et l’Union européenne (Loi César).

Ces « sanctions » sont illégales au regard du Droit international. Celles empêchant l’approvisionnement en matériel médical sont des crimes au regard des Conventions de Genève.

Les jihadistes au Nord et les troupes US au Sud ont commencé à incendier les champs de manière coordonnée. La Syrie a porté plainte devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

En quelques jours, les produits alimentaires importés sont devenus introuvables et le prix des produits alimentaires locaux a grimpé en flèche. La livre syrienne s’est effondrée sur le marché des changes. Elle est aujourd’hui échangée au marché noir au quart de sa valeur officielle.

La présidence de la République a préparé un plan pour l’autosuffisance alimentaire, dont la mise en œuvre agricole demandera plusieurs années. La Russie sauvera la population à court terme, mais le temps compte pour éviter la famine à moyen terme.

Des manifestations ont débuté le 9 juin pour réclamer de la nourriture. La Syrie n’avait jamais connue de problèmes alimentaires durant la guerre, sauf dans les zones occupées par les jihadistes. Ceux-ci rackettaient la population pour lui donner accès à la nourriture.

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 09:58

Alors les déconfinés, on chôme ?

Pas encore ? Vous inquiétez pas, ça va venir. Bientôt 15 000 postes supprimés chez Renault, 16 000 chez Boeing, déjà 4500 licenciements chez EasyJet, 3000 chez Ryanair, enfin Camaïeu, la Halle, Naf Naf sont placés en redressement judiciaire… Voilà pour les plus gros, on sait rien des petits, on sait juste que l’Etat leur a versé 1 500 euros en guise de chiffre d’affaires. Et ceux qu’ont ni SIRET ni K-BIS, on en parlera sûrement autant que des SDF qu’on a chassés des jardins publics pour les faire crever sur le trottoir. Z’avaient qu’à prévoir aussi, tous ces traîne-savates ! Les pauvres veulent jamais assurer leurs arrières ! C’est pourtant pas sorcier un petit compte en Suisse ou aux Bahamas, merde !

On leur offre quand même un lot de consolation, aux pauvres : la condamnation des Balkany. Ça les rendra pas plus riches mais ça leur fait plaisir. Personnellement, cette parodie de justice qui prélève un million d’euros à quelqu’un qui en a volé un milliard, ça m’impressionne pas. Rembourser un euro pour mille planqués à gauche, ça devrait pas trop lui poser de problème.

Moi je préfère le Coronavirus. Là au moins, le scénario est original. On n’a pas lésiné sur le budget, on a planté des caméras aux quatre coins du monde, on n’a pas chipoté sur les figurants. Les producteurs ont bien compris qu’y avait du pognon à se faire. J’émets juste une réserve sur le casting : les premiers rôles sont vraiment à chier.

Dans ma banlieue, le maire a fait paraître son bulletin municipal et c’est un petit bijou de propagande pro corona. Est-ce pour les besoins de la campagne électorale ? Même pas, il est passé au premier tour avec 4 500 voix pour 40 000 inscrits. Voudrait-il alors remercier ce bon petit virus qui lui a dégagé la route ?... Seule ombre au tableau : la page nécrologie qu’il a peiné à remplir. Il a dû aligner quatre mois de décès pour lui donner de la consistance. Ça gâche un peu la fête.

Bon je vous fais pas la lecture du bulletin, puisque vous avez le même chez vous. C’est BFM TV version papier. On m’a dit qu’une agence de pub s’était chargée de la maquette et la distribuait à toutes les communes en laissant juste un blanc pour les photos et les noms des élus. Ça m’étonnerait pas. On leur balance bien les programmations culturelles clés en main, aux mairies. Suivant que les villes sont de gauche ou de droite, on leur choisit le bon réseau qui leur vendra ses artistes. Et c’est comme ça qu’invariablement, sur les affiches, tous les ans, dans toute la France et dans sa périphérie, fleurissent les mêmes faces de clowns. On pourrait pratiquement numéroter leur passage comme un vulgaire covid : Bedos-44 (y aura pas de 45), Boujenah-23, Proust-12 (pas l’écrivain, le « comique »). Et quand ils sont trop vieux pour les tournées ou en panne d’inspiration, on les remplace par leurs mômes ou par leurs cousins.

C’est pourquoi, chers confinés en sursis, je n’ai pas souffert outre mesure de la fermeture des salles de spectacle.

 

Attaque d'artistes en milieu culturel

 

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 09:54

Facebook a engagé l’ancienne directrice générale du ministère de la justice israélien Emi Palmor comme membre de son nouveau conseil de surveillance, chargé de déterminer les contenus à censurer ou à autoriser sur la plateforme des réseaux sociaux.
Emi Palmor a dirigé le ministère de la justice de 2014 jusqu’à son licenciement l’année dernière.
La période où Emi Palmor était le plus haut fonctionnaire du ministère de la justice israélien a coïncidé avec le mandat d’Ayelet Shaked en tant que ministre.
Ironiquement, Ayelet Shaked est devenue célèbre avant d’assumer ce rôle pour avoir publié sur Facebook un article incitant au génocide des Palestiniens.
Sous la supervision de Palmor, le ministère a formé une cyber-unité qui a réussi à retirer des dizaines de milliers de messages palestiniens des plateformes de médias sociaux.
Adalah, un groupe qui défend les droits des Palestiniens en Israël, a objecté que les pratiques de cette unité n’étaient pas légales.
Selon Adalah, l’unité adresse des demandes au procureur de l’État israélien, qui fait appel à « Facebook et Google pour supprimer, restreindre ou suspendre l’accès à certains contenus, pages ou utilisateurs ».
Adalah affirme que cela se fait « sans aucune transparence ni procédure légale, et sans cadre permettant aux utilisateurs de se défendre contre les allégations selon lesquelles leurs posts sont illégaux ou méritent d’être supprimés . »

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