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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:27

Un petit texte que vous allez retrouver bientôt... Où ça ? ... Patience ! mes frères. Quelques jours encore !

« Le Mal n’est pas dans celui qui écrit, mais dans celui qui juge ». Ma citation est très approximative, mais c’est le sens général que je vous invite à retenir. Cette phrase est de Saint Paul.
Vous avez vu où je prends mes sources ? Dans les bénitiers ? Ben oui, mais c’est très intelligent. Les « gros mots » sont d’abord dans l’esprit du lecteur. L’obsédé sexuel, par exemple, est celui qui se scandalise en lisant un « gros mot ». Ce n’est pas celui qui l’écrit.
Une seconde remarque, tellement je suis moralisateur aujourd’hui. Moralisateur ? Non, « moraliste », à la rigueur. Le moralisateur fait la morale aux autres, le moraliste montre les moeurs d’une société. Le moralisateur fait la police du langage. Il est le CRS du vocabulaire, le flic de la syntaxe !
Le moraliste emploie les mots sans porter de jugements. Le moraliste n’est jamais scandalisé par les mots. Le moralisateur est toujours prêt à juger, à condamner, à torturer, on sent que ça le chatouille, surtout s’il est question de sexe. Le criminel sexuel a souvent peur des mots. Il ne les supporte pas. L’homme en bonne santé se réjouit de l’existence des « gros mots » et il jubile, comme Rabelais ou Céline.  Jubiler  : « pousser des cris de joie ! »

Rolland Hénault

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:13
Emmanuel Macron est sous le feu des critiques depuis l'annonce par General Electric de la suppression de plus de 1 000 emplois en France. Il était ministre de l'Économie lorsque l'État a validé la vente d'Alstom au géant américain.
 

Près de cinq ans après la vente du français Alstom à l'américain General Electric (GE) alors qu'il était ministre de l'Économie, Emmanuel Macron fait face mercredi 29 mai à un flot de critiques acerbes de l'opposition, des syndicats de GE, et même de certains acteurs du monde de l'industrie.

Le président de la République porte une responsabilité dans le "désastre" industriel et social à venir, pointent notamment les syndicats, après l'annonce mardi par GE de la suppression de plus d'un millier d'emplois en France – selon le groupe américain, jusqu'à 792 suppressions de postes pourraient intervenir dans son entité turbines à gaz de Belfort, et 252 dans celle dédiée aux "fonctions supports".

En toile de fond de cette colère : le rôle joué en 2014 par Emmanuel Macron dans la vente du pôle énergie d'Alstom à GE. À l'automne 2014, Emmanuel Macron, ancien secrétaire général de l'Élysée de François Hollande (2012-2014), succède à Arnaud Montebourg au ministère de l'Économie. Il y hérite de l'épineux dossier du rachat d'Alstom par l'Américain General Electric. Arnaud Montebourg y était opposé, les conditions de la vente de ce fleuron français ne le satisfaisant pas. Il affirmera plus tard qu'il avait tenté d'encadrer l'opération qu'il n'avait pu bloquer faute de volonté de François Hollande et de son secrétaire général, Emmanuel Macron.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:07

Des employés de Cora ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. L'économiste et statisticien Thomas Coutrot, spécialisé dans les questions du travail et auteur de Libérer le travail, publié aux Éditions Seuil en 2018, décrypte les ressorts de cette affaire.


Pourquoi ces licenciements suscitent-ils autant de réactions ?

Ces licenciements abusifs posent la question des abus de pouvoir dans l’entreprise. Le contexte est particulier : les ordonnances Macron ont plafonné depuis fin 2017 les indemnités prud'homales pour licenciement abusif entre 1 et 20 mois de salaire brut. L’idée était de sécuriser les licenciements pour inciter les embauches. C’était un argument libéral qui, d’ailleurs, n’a jamais été argumenté par des études. Dorénavant, les entreprises savent qu’elles peuvent aller devant les tribunaux sans payer trop cher. Certaines calculent même à l’avance les amendes. Cette réforme a renforcé l’arbitraire patronal.

 

Finalement, le véritable problème posé par cette affaire est l’abus de pouvoir...

Exactement. Dans la plupart des grandes surfaces, les relations de travail sont empreintes d’autoritarisme. Il est rare que les plannings soient auto-organisés par les caissières. Ils sont planifiés par la hiérarchie. Pourquoi les salariés ne bénéficient-ils pas de bourses d’horaires pour s’organiser en fonction de leur famille ? C’est très rare. Ces abus de pouvoir sont une constante dans notre pays, surtout dans les PME qui fonctionnent encore de façon très paternalistes. Selon l’étude européenne sur les conditions de travail de 2015, le management français est le plus autoritaire d’Europe, avec l’Espagne, la Grèce et l’Italie.

 

Dans votre ouvrage Libérer le travail vous écrivez que 10% des Français sont exposés à un risque de dépression sévère, plus spécialement les « professions mal reconnues » ou « mal rémunérées » comme les caissières. Ce phénomène est-il nouveau ?

Les salariés de Cora font partie de ces 10% de Français. Il y a bien sûr l’aspect répétitif et physique de leur travail, mais surtout, ce qui a évolué, c’est leur manque d’autonomie. Elles sont sans arrêt sous surveillance. Leurs caisses sont suivies en temps réel par des systèmes informatiques qui tracent le nombre d’articles qu’elles saisissent. À la fin de chaque journée, leur hiérarchie sait combien d’articles sont passés entre leurs mains et à quelle cadence. À cela, il faut ajouter la multiplication des temps partiels, les salaires très faibles et le sentiment d’inutilité social qui va en grandissant. Fragilisés, ces employés sont sujets au harcèlement.

 

Sur les réseaux sociaux, des syndicats ont évoqué un retour à des conditions de travail du XIXe siècle. Assiste-t-on aujourd’hui à un recul des acquis sociaux ?

Oui. Mais ce recul n’est pas l'assouplissement du travail dominical qui reste, encore une fois, marginal. Il est matérialisé par la précarisation des contrats de travail. Les dernières enquêtes montrent une augmentation exponentielle des CDD et des contrats d’intérim. À cela, il faut ajouter la multiplication des restructurations dans les entreprises et la fonction publique. Cette flexibilisation du travail, que les politiques publiques appellent de leurs vœux depuis 30 ans, donne le sentiment d’une régression majeure. Et cela accroit le sentiment d’insécurité général des Français.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:00

La Knesset (Parlement israélien) a voté sa dissolution le 29 mai 2017, cinq semaines après sa désignation. De nouvelles élections parlementaires ont été convoquées pour le 17 septembre.

C’est la question religieuse qui a fait exploser la Knesset : Yisrael Beiteinu exigeait que les élèves des instituts de théologie soient soumis au régime général de la Loi. Les ultra-orthodoxes avaient refusé son projet de loi définissant les conditions d’une période transitoire pour assujettir les étudiants de la Torah au service militaire.

Compte-tenu de ce conflit, le Premier ministre par intérim, Benjamin Netanyahu, n’a pas été capable de constituer un nouveau gouvernement dans le temps imparti. Craignant que le président d’Israël ne confie cette mission à son compétiteur, Benny Gantz, —ce qui aurait peut-être marqué la fin de sa carrière politique— il a préféré dissoudre le Parlement.

On aurait tort de sous-estimer le mobile de cette crise. Depuis 2003, un groupuscule transversal, incluant aussi bien Benjamin Netanyahu (Likoud) qu’Uzi Landau (Yisrael Beiteinu), a tenté d’imposer une vision théologique de la politique. Sa doctrine se situe dans la ligne de Vladimir Jabotinsky, mais s’en distingue nettement.

L’actuel leader d’Yisrael Beiteinu, Avigdor Lieberman, qui présida le banquet du Congrès fondateur du mouvement, en 2003, s’est rebellé contre lui. Il s’oppose désormais à cette confusion des genres.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 09:57

Loin des préoccupations des élections européennes, dans le silence indécent des politiciens locaux, votre quotidien proche est concerné. Solidaires du mouvement « inter-urgences » qui touche une majorité des hôpitaux français, les agents du service des urgences de l’hôpital d’Aix en Provence luttent pour défendre ce service public indispensable.

L’accueil des patients se fait dans des conditions d’inconfort et d’absence d’intimité indignes. L’attente peut durer plusieurs heures mettant en danger la vie dans certains cas. Le personnel est en sous effectif, les matériels font défaut et les locaux complètement inadaptés, pour exemple 2 patients par box prévu pour un seul, comment respecter les conditions indispensables de soins recommandées par les tutelles.

Tout cela amplifie une violence qui a déjà frappé à Aix, récemment un médecin et une infirmière ont été sévèrement agressés, les agents témoignent tous de scènes de tensions qui peuvent rapidement dégénérer. Soutenez ce mouvement car demain nous pouvons tous avoir besoin d’eux….

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 09:55

Plus d’un million de personnes risquent de souffrir de la faim à Gaza le mois prochain sauf si les donateurs internationaux  comblent avec 60 millions de dollars (53,6 millions €) un trou noir largement créé par des coupures de l’aide aux réfugiés palestiniens par l’administration Trump, affirme une agence de l’ONU.

L’office de Secours et de Travaux pour les Réfugiés Palestiniens, de l’ONU, (UNWRA) qui fournit de la nourriture à plus d’un million de personnes dans la bande de Gaza, fait appel à l’UE, aux États du Golfe, et à de grandes économies émergentes comme la Russie et la Chine pour qu’ils « s’engagent fermement » sur 60 millions de dollars d’ici le milieu de juin pour empêcher la famine.

« Nous sommes dans une situation critique en terme de livraison de nourriture » dit Matthias Schmale, le directeur des opérations de l’UNWRA à Gaza. « Nous avons plus d’un million de personnes qui reçoivent des livraisons alimentaires trimestrielles et nombre de ces personnes ne survivraient pas vraiment sans cet apport.

S’exprimant à Bruxelles avant une réunion de représentants européens, Schmale a dit que « la raison la plus immédiate » de ce trou dans le financement a été la perte du soutien des États Unis.

Les USA ont annoncé en 2018 qu’ils coupaient tout financement à l’UNWRA, une perte brutale de la part de celui qui était le premier donateur de l’agence jusque là, ayant apporté 360 millions de dollars en 2017 (321,6 millions €).

Schmale dit que cela aurait été « une autre histoire » si les USA avaient réduit progressivement leur financement, même si cela eût été « malheureux et triste ». Mais la disparition des fonds du jour au lendemain a causé des ravages, forçant l’UNWRA à pratiquer des coupes sévères sur les programmes de santé et d’emploi dans la bande de Gaza.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 09:47

La lutte contre le plastique et le suremballage des produits de consommation est un mouvement qui prend de plus en plus d'ampleur dans le monde entier.

Nous prenons tous conscience de l'impact terrible du plastique sur les écosystèmes: nos mers sont polluées, un 7ème continent s'est même formé dans l'océan Pacifique, et les animaux sont intoxiqués... Nous courons droit à la catastrophe.

Mais saviez-vous que les hypermarchés E.Leclerc commercialisaient des pommes à haute valeur environnementale emballées dans du plastique non-recyclable et étiquetées ? C'est tout simplement révoltant !

C’est pour empêcher ce genre de mauvaise pratique que Jean-Marc Dupuis lance une pétition destinée au patron des hypermarchés E.Leclerc, que je vous invite à signer et à partager massivement autour de vous.

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 09:32

 

Connerie des années 1900
Connerie de la belle époque
Connerie des années 1910
Connerie de la jupe-culotte
Connerie des années 1920
Connerie du fox-trot
Connerie des années 1930
Connerie de la boursicote
Connerie des années 1940
Connerie de la guerre drôle
Connerie des années 1950
Connerie des caves rive gauche
Connerie des années 1960
Connerie des années 1970
Connerie des années 1980
Connerie des années 1990
Connerie des années 2000
et tout cela fait une histoire
qui se dépose sur la ville
en traces plus ou moins futiles
qu’on déchiffre comme un grimoire

 

Raymond Queneau (1903-1976)

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 09:22
Tandis que les hôpitaux saturent, les urgentistes craquent et les infirmières pètent les plombs, on continue de vendre les murs :

« Après plus d’un an de délibération, c’est le projet Novaxia qui a été retenu pour l’aménagement, la programmation ainsi que l’occupation du site du Parvis Notre-Dame, soit un tiers de la surface de l’hôpital Hôtel-Dieu, tournée vers la Seine. Le promoteur immobilier a déboursé la coquette somme de 144 millions d’euros via un bail de 80 ans.

Quelque 20.000 m2 seront ainsi mis à la disposition de Novaxia d’ici à «quelques années», le temps de réinstaller les équipes hospitalières dans les locaux qui leur seront dédiés sur les deux tiers restants du site, où sont prévus des travaux, a expliqué la direction de l’AP-HP à l’AFP.

Le projet sélectionné par le jury, composé de représentants de l’AP-HP et de la mairie de Paris, comporte un «pôle santé» sur la moitié de la surface cédée, avec notamment l’implantation d’un incubateur de biotechnologies et d’intelligence artificielle permettant l’accueil d’une cinquantaine d’entreprises innovantes.

Une salle polyvalente pouvant accueillir jusqu’à 1000 personnes proposera de son côté une programmation scientifique et culturelle ou encore d’une maison des associations de patients. Par ailleurs, les 10 000 m2 de cette partie du bâtiment seront également composés d’un «pôle habitat solidaire», qui regroupera une résidence sociale étudiante, une maison du handicap ainsi qu’une crèche associative.

Enfin, un tiers de la surface sera consacré à une «offre variée de restauration et de commerces, dont les enseignes seront sélectionnées en lien avec l’AP-HP et la ville de Paris, et qui comprendra notamment un restaurant gastronomique».


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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 08:57

« Panem et circenses », du pain et des jeux, disaient les Romains. Rien de tel pour tenir le peuple sous emprise. Le pain n’est pas toujours au rendez-vous, mais pour les jeux, nous sommes devenus champions. Le cirque, aujourd’hui, est surtout footballistique et olympique, et au nom de ces grand-messes mondiales, tout paraît possible.

C’est ainsi que Mme Hidalgo a décidé de faire de Paris un grand parc attractif. Son rêve : une grande zone verte où les bobos pourront flâner et s’ébattre sur les pelouses, jouer à colin-maillard dans les bosquets, faire la queue aux food trucks – très importants, les food trucks –, siroter en terrasse et, demain, peut-être, faire du pédalo sur la Seine.

C’est dans cette optique que s’inscrit le projet présenté par le maire de Paris, ce mardi : un parc de 50 hectares au cœur de Paris, du Trocadéro à l’École militaire en passant par le pont d’Iéna, le Champ-de-Mars et la tour Eiffel, réalisé pour les Jeux olympiques de 2024. Un projet à 72 millions d’euros qui « devrait permettre aux quelques 6 millions de visiteurs de la tour et 20 millions de personnes qui fréquentent les abords du site chaque année, de vivre une expérience totalement différente de celle d’aujourd’hui ».

Mme Hidalgo en est toute renversée. « C’est un chemin extraordinaire ! On va offrir un nouveau parc aux Parisiens, qui vont pouvoir lâcher la main de leurs enfants et se balader en entendant le chant des oiseaux », dit-elle. « Aujourd’hui, nous faisons le pari d’une ville végétale […]. Paris se devait de garder le leadership à l’international sur la question environnementale. […]. Nous prouvons que nous savons nous adapter, nous questionner et nous réinventer. » Toujours modeste…

On en pleurerait de bonheur s’il n’y avait un hic : c’est la fermeture du pont d’Iéna, l’un des grands axes automobiles pour traverser la Seine, ce qui va encore repousser la circulation vers des tunnels saturés et accroître les embouteillages à la périphérie. Car Mme Hidalgo ne soigne que son électorat : les bobos chics à fort pouvoir d’achat. Elle pense Paris, jamais « Grand Paris », et n’a que faire des classes moyennes repoussées toujours plus loin en Île-de-France.

Il semble qu’une fois de plus, une fois encore, ce projet n’ait fait l’objet d’aucune concertation avec les communes limitrophes.

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