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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:31

Emmanuel Macron ne se destinait pas à la politique. Jeune homme, il espérait devenir philosophe, puis haut-fonctionnaire, puis banquier d’affaire. Pour arriver à ses fins, il fréquenta les bonnes fées de l’Oncle Sam : la French-American Foundation et le German Marshall Fund of the United States.
C’est dans ce cadre, qu’il a rencontré Henry et Marie-Josée Kravis, dans leur résidence de Park Avenue, à New York [1]. Les Kravis, soutiens indéfectibles du Parti républicain US, comptent parmi les grandes fortunes mondiales qui font la politique hors du champ des caméras. Leur société, KKR, est avec Blackstone et le Carlyle Group, l’un des principaux fonds d’investissement dans le monde.
« La curiosité d’Emmanuel pour la "can do attitude", cette capacité à se dire que si l’on veut on peut, était fascinante. Mais il a une volonté de savoir, de comprendre ce qui marche sans pour autant l’imiter ou le copier qui le fait rester très français », déclare aujourd’hui Marie-Josée Drouin (Madame Kravis) [2].
Muni de la double recommandation des Kravis et de Jean-Pierre Jouyet [3], il intègre le cercle fermé de l’équipe de campagne de François Hollande. Dans un e-mail adressé à la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, le directeur de la planification politique Jake Sullivan, décrit les quatre principaux membres de l’équipe de campagne du candidat socialiste, dont l’inconnu Emmanuel Macron. Il précise qu’il devrait devenir le Directeur général du Trésor (« the top civil servant at the Finance Ministry ») [4].
Cependant lorsque François Hollande est élu, Emmanuel Macron devient l’adjoint du secrétaire général de l’Élysée, une fonction plus politique. Il semble qu’il ambitionnait de succéder à Jean-Pierre Jouyet comme directeur de la Caisse des dépôts et consignations, poste qui échut en mai 2014 au secrétaire général de l’Élysée. Il est invité, quelques jours plus tard, au Club de Bilderberg sur proposition des époux Kravis. Il y fera une violente intervention dans un anglais parfait contre son patron, François Hollande. De retour à Paris, il démissionne de son cabinet.
Les époux Kravis sont parmi les principaux piliers du Bilderberg, dont Marie-Josée Drouin-Kravis est administratrice. Contrairement à une idée répandue, le Bilderberg n’est pas un lieu de décision. Ses archives attestent qu’il a été créé par la CIA et le MI6, puis est devenu un organe d’influence de l’Otan qui en assure directement la sécurité [5]. L’intervention de Macron ayant été bien reçue, il devient un des hommes de l’Otan en France.
Ayant quitté la politique, il ne souhaite plus y revenir. Il explique à maintes reprises à son entourage qu’il entend devenir professeur d’université. Avec l’aide de l’essayiste Alain Minc (adoubé en 2008 au Bilderberg), il obtient un poste à l’université de Berlin et un autre à la London School of Economics, mais ne parvient pas à être embauché à Harvard.
Pourtant, en août 2014 —trois mois après avoir « quitté la politique »—, il est nommé par François Hollande sur proposition de Jean-Pierre Jouyet (adoubé en 2009 au Bilderberg), ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.
Dans un livre paru en 2018, François Hollande assure que ce choix était son idée [6]. C’est possible, mais cela suppose qu’il n’a pas été informé de l’intervention de Macron au Bilderberg. Or, une de ses ministres et amie, Fleur Pellerin y avait également été invitée.

En décembre 2014, Henry Kravis créé sa propre agence de Renseignement, le KKR Global Institute. Il nomme à sa tête l’ancien directeur de la CIA, le général David Petraeus. Celui-ci va poursuivre avec les moyens privés de Kravis (le fonds de placement KKR) —et sans en référer au Congrès— l’opération « Timber Sycamore » que le président Barack Obama avait initiée. C’est le plus important trafic d’armes de l’Histoire impliquant au moins 17 États et représentant plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars [7]. À ce titre, Kravis et Petraeus sont les principaux fournisseurs de Daesh [8].
Le président du Bilderberg, le Français Henri de Castries, invite le député-maire du Havre, Édouard Philippe à la réunion annuelle, qui se tient cette fois en juin 2015 en Autriche. Il sera à nouveau invité, en Allemagne cette fois, en mai 2016. Lors de la campagne présidentielle en France, Henri de Castries et Édouard Philippe seront des soutiens de François Fillon. Ils le laisseront tomber dès que Jean-Pierre Jouyet [9] aura fourni au Canard enchaîné les documents financiers réunis par l’Inspection des finances sur les emplois douteux de Madame Fillon [10]. Ils se rallieront alors à Emmanuel Macron.
En avril 2016, Emmanuel Macron fonde sa formation politique, En Marche !, dont le marketing est calqué sur Kadima !, le parti prétendument ni-droite ni-gauche d’Ariel Sharon. Son programme, quant à lui, décline les notes de l’OCDE [11] et celles de l’Institut Montaigne, dont Henri de Castries est le président. C’est d’ailleurs dans les locaux de l’Institut qu’il est créé. Mais Castries fait croire à Fillon qu’il ne soutient pas Macron et que c’est pure coïncidence. Il continuera d’ailleurs à lui faire croire durant des mois qu’il est prêt à devenir son Premier ministre.
Initialement, le financement d’En Marche ! n’est pas contrôlé. C’est une simple association qui peut recevoir des dons de l’étranger. Le nom des donateurs n’est pas transmis au fisc. L’archi-milliardaire Henry Kravis est de ceux-là.
Durant sa campagne, Emmanuel Macron rencontre régulièrement l’ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn (« DSK »). Ces séances de travail seront niées jusqu’à ce qu’elles soient révélées par Le Parisien, bien plus tard, le temps que son image de pervers sexuel se soit atténuée. DSK (adoubé par le Bilderberg en 2000) apporte à la fois le soutien de la haute-fonction publique et celui du patronat français ; l’alliance sociologique qui avait porté à bout de bras le régime collaborationniste de Philippe Pétain et qui s’est reformée dans les années 80 autour de la Fondation Saint-Simon.
En juin 2018, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer est invité sur proposition d’Henri de Castries à la réunion annuelle du Bilderberg, qui se tient cette fois en Italie. Ce juriste, spécialiste de droit constitutionnel, a toujours lié la science politique et la pédagogie. Il a été l’un des trois directeurs centraux du ministère de l’Éducation, puis directeur de la prestigieuse École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC). Il connaissait depuis longtemps Castries qu’il a fréquenté au sein de l’Institut Montaigne.
Lorsque la crise des Gilets jaunes débute en France [12], il est rapidement évident que le problème est profond et ne pourra pas être résolu sans remettre en cause la globalisation financière, ce que le président Macron ne peut pas faire. Durant sa campagne électorale, il avait surpris ses donateurs lors d’un dîner à New York en faisant le procès de financiarisation de l’économie. C’était de la rhétorique électorale. Il avait été repris par les Kravis : la financiarisation, c’est ce qui autorise les « achats à effet de levier » (leveraged buy-out) qui leur ont permis de devenir ce qu’ils sont.
Il convient donc que face aux Gilets jaunes, le président Macron sacrifie son Premier ministre en victime expiatoire lors des prochaines élections (les européennes de mai 2019 qui seront à coup sûr perdues). Mais, outre qu’il lui faut tenir cinq mois encore, par qui le remplacer ? Lorsque l’on doit le financement de sa campagne électorale et le choix de son Premier ministre à l’Otan, il n’est pas pensable de le remplacer sans en référer à l’Alliance. Le candidat idéal à cette fonction serait donc Jean-Michel Blanquer.

 

[1] Cette rencontre s’est probablement tenue en 2007. Par la suite, Emmanuel Macron a systématiquement rendu visite aux Kravis lors de ses déplacements aux États-Unis, tandis qu’Henry Kravis le recevait dans ses bureaux de l’avenue Montaigne lorsqu’il venait à Paris.
[2] « Quand Emmanuel Macron découvrait l’Amérique à 29 ans », François Clemenceau, Le Journal du Dimanche, 22 avril 2018.
[3] Jean-Pierre Jouyet est un ami personnel de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Il a dirigé l’Inspection générale des Finances de 2005 à 2007. Il était alors le supérieur hiérarchique d’Emmanuel Macron.
[4] « Hollande Team », e-mail by Jake Sullivan, May 10, 2012. Source : Wikileaks.
[5] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie), Réseau Voltaire, 9 avril 2011.
[6] Les leçons du pouvoir, François Hollande, Stock, 2018.
[7] « Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 juillet 2017.
[8] « Saisir des transnationales pour reconstruire la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2018.
[9] Jean-Pierre Jouyet est resté ami avec Henri de Castries à la fin de leurs études à l’École nationale d’Administration (ENA, Promotion Voltaire). C’est là qu’ils ont fait la connaissance de François Hollande.
[10] Contrairement à la version officielle, les informations du Canard enchaîné ne sont pas le fruit d’une investigation journalistique. La totalité du dossier a été fournie en une seule fois à l’hebdomadaire par Jean-Pierre Jouyet en violation du secret fiscal.
[11] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est un des deux organismes issus du Plan Marshall. L’autre, c’est l’Otan.
[12] « Comment l’Occident dévore ses enfants », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 décembre 2018.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:24

On ne présente plus Laurent Delahousse, speakerin dominical de France 2, le plus élégamment décoiffé et le moins bien rasé de ces hommes-troncs ayant l’art de vous gâcher le week-end en « access prime time ». Il vient de se signaler par une nouvelle livraison de son émission, « Un jour, un destin », consacrée à Catherine Deneuve.
La dame incriminée ne semble pas avoir goûté la chose à sa juste valeur, tel qu’en témoigne cette lettre envoyée à Télérama et dont nous livrons ici l’intégralité, à rebours d’autres médias n’en finissant plus de ressasser quelques bouts de phrase pas toujours bien extraits de leur contexte :
« Voilà un enterrement de première classe : vous auriez pu attendre quelques années encore ! Un portrait superficiel et morbide à souhait. La vie survolée, les événements dramatiques multipliés, des interviews de personnes que je n’ai pas vues depuis plusieurs décennies et qui me connaissent à peine. Même le charmant Philippe Labro, qui a toujours un avis sur tout, était plutôt l’ami de ma sœur.
Mais c’est le mélange de fiction et de document réels qui me semble le plus navrant. Et un plan que je ne peux vous pardonner : une main sur le contact d’une voiture dans laquelle ma sœur va s’exploser quelques minutes plus tard. Suivi des images vraies de l’accident… C’est indigne. Vous l’avez produit, ce film, visionné et commenté, cela me sera toujours insupportable. Abstenez-vous peut-être d’une deuxième partie que vous avez annoncée. »
Et pan, dans ta face ! Il est vrai que, dans le genre, Laurent Delahousse est une sorte de récidiviste. L’une de ses précédentes émissions, consacrée au défunt Michel Serrault, s’attardait longuement sur la mort d’une de ses deux filles, partie lors d’un autre accident de voiture. Et là, le même pathos, les mêmes mises en scène reconstituées. Avec un faux Serrault se tapant la tête contre un vrai mur, à l’annonce du décès de sa fille ; et toujours la sempiternelle interrogation : « Ça fait quoi, de perdre la chair de sa chair ? »
Pas du bien. T’en as d’autres, des comme ça ?

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:21

Recouverts de peinture, "emballés" dans du plastique ou incendiés: déjà ciblés par les automobilistes en colère depuis le passage au 80 km/h, les radars routiers font l'objet de nombreuses dégradations ces dernières semaines, en plein mouvement des "gilets jaunes".
Selon Europe 1, depuis le début de la mobilisation le 17 novembre, plus de 1.500 actes de vandalisme ont été recensés et au moins 250 appareils détruits, mettant "hors service la moitié" du parc, qui compte environ 3.200 radars fixes (dont 2.500 pour contrôler la vitesse). A la Sécurité routière, on se refuse à donner des chiffres ou à faire le lien avec les "gilets jaunes". "C'est incontestable que depuis plusieurs semaines, les dégradations ont augmenté", se contente d'affirmer le Délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.

Ces dernières semaines, des cas de vandalisation ont été répertoriés à travers la France, en Dordogne, Haute-Vienne, dans les Landes, l'Oise ou en Haute-Garonne, où trois "gilets jaunes" ont été condamnés à trois mois avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général pour avoir incendié deux radars. Le 27 novembre, après dix jours de mobilisation, la seule préfecture de Charente faisait déjà état de 42 radars dégradés.
Les radars font l'objet d'une colère croissante depuis l'été de la part d'automobilistes et motards opposés à l'abaissement de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central. Cette mesure, entrée en vigueur le 1er juillet, constitue selon eux un "passage en force" du gouvernement, qui aurait fait fi des sondages, des manifestations et de la fronde de certains élus pour "imposer" cette mesure.
Pour leurs détracteurs, les radars incarnent le "racket" de l'Etat contre les automobilistes, un terme repris par certains "gilets jaunes" qui protestent contre la hausse des prix des carburants et les taxes en général. En 2017, les radars routiers ont rapporté 1,01 milliard d'euros à l'Etat, selon la Cour des comptes.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:16

La mort politique d’Emmanuel Macron en décembre 2018 est un fait aussi évident que le débat raté de Marine Le Pen il y a dix-huit mois. Sa mort, ou sa destitution – car, qu’il finisse ou pas son mandat, la destitution est déjà actée, non seulement dans la partie de l’opinion qui lui est actuellement hostile – et c’est tout de même près de 80 % – mais aussi dans le dernier carré des 20 % de Français qui le soutiennent et qui ont intégré que l’aventure à laquelle ils avaient cru est bel et bien finie.
Trois aspects majeurs doivent en être soulignés en guise de bilan – ou de solde de tous comptes avant licenciement.
Première mort, peut-être la plus spectaculaire car à résonance mondiale : la mort d’Emmanuel Macron sur la scène internationale. Il faisait la leçon à la Terre entière : à Trump sur le climat, à Poutine sur le respect des manifestations de rue, à Salvini sur les migrants et le budget, à Orbán sur les valeurs et l’Europe. Le mouvement des gilets jaunes a pulvérisé cette prétention, et justement sur tous ces sujets.
Deuxième mort : le renversement de la « stature » présidentielle qu’avait voulu se donner Emmanuel Macron. Le peuple, la rue, la province l’ont pris au mot et sont venus se rappeler au souvenir de l’homme du Louvre qui agitait un peu trop légèrement des symboles monarchiques.
Troisième mort qui, elle, dépasse sa personne : celle de l’idéologie qui inspire sa politique, et qui est celle des Présidents précédents : le libéralisme culturel et économique, mâtiné de culpabilisation écologique. Les gilets jaunes en ont mis au jour les mensonges. Et cette destitution dialectique n’a pas fini de se propager dans le corps social français. La réussite d’Emmanuel Macron – ou son « coup » politique de 2017 – consista à présenter la continuation d’une politique classique sous le déguisement d’un changement radical. C’était de la poudre de perlimpinpin. Les gilets jaunes constituent le brusque retour du réel.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:08

Toujours prompts à donner des conseils à tout le monde en matière de diplomatie, nos gouvernants prennent actuellement une ironique leçon d’humilité…

LE VENEZUELA, PREMIER À APPELER LA FRANCE AU DIALOGUE
Ce sont tout d’abord les dirigeants vénézueliens qui ont allumé la première mèche le 26 novembre.
L’équivalent du ministre des affaires étrangères déclarait alors :
"Le Venezuela est préoccupé par les développements dans plusieurs villes françaises, où des milliers de manifestants protestent contre l’exécution de mesures économiques impopulaires, ont été fortement réprimés, laissant des dizaines de blessés."
Le reste du communiqué enjoint les dirigeants français à renouer le dialogue.

L’IRAN SUIT LE MOUVEMENT
Ce sont les journalistes de Russia Today France qui relèvent l’appel de Téhéran destiné à Paris, invitant le gouvernement français à cesser la « violence contre son peuple ».
C’est habituellement la France qui tord le bras au gouvernement iranien. Lors de la crise du nucléaire iranien, le gouvernement français s’était montré inflexible. Georges Malbrunot expliquait en 2013, pourquoi la France était autant exigeante avec l’Iran.

DIPLOMATIE 2.0
Ces appels diplomatiques sont sérieux. Pour autant, on peut se demander s’il ne s’agit pas là de rendre à la diplomatie française quelques coups. Souvent prompts à conseiller la terre entière, la France est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Certains pays souvent isolés sur la scène internationale l’ont compris et en profitent pour railler la politique intérieure française. En langage internet, on peut dire que la France se fait « troller »…

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:59

Au second tour de scrutin, l’académie de la Carpette anglaise a désigné Olivier Schrameck, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), pour avoir refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision. Ce prix lui a été attribué par sept voix contre six à la Fédération du commerce et de la distribution pour la propagation agressive du Black Friday américain.
À titre étranger, l’académie de la Carpette anglaise a décerné son prix à Doug Ford, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, pour avoir annoncé l’abandon du projet de l’université francophone de l’Ontario français à Toronto, province bilingue. Ce prix lui a été attribué par sept voix contre cinq à Louise Mushikiwabo, nommée secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), alors qu’elle n’a cessé de promouvoir l’anglais au détriment du français au Rwanda.
Le débat a fait rage pour délivrer le très déshonorant prix de la carpette anglaise 2018. C’est que le jury réunissant des personnalité telles que Natacha Polony, l’essayiste Albert Salon, ou encore, le journaliste Benoît Duteurtre ne manquait pas – malheureusement – de candidats pour recevoir cette distinction pour les mauvais coups et les attaques à l’encontre de la langue française et au profit du tout anglais. Emmanuel Macron s’est vu particulièrement distingué. Charitable, le jury n’a pas voulu tirer sur l’ambulance, tout en soulignant le mépris de la langue française de cet occupant de l’Elysée qui ne manque pas de s’exprimer en anglais dès qu’il en a l’occasion.  Dernière attaque en date il a fait placer à la tête de l’OIF une… anglophone, qui plus est issue du fort peu démocratique et très inquiétant régime rwandais. Il récolte une mention spéciale.
C’est le chef du CSA qui est primé, ce gendarme de l’audiovisuel, qui refuse de faire appliquer la loi Toubon et les cahiers des charges des chaînes de télévision, laissant libre cours au remplacement du français et de la diversité linguistique par le globish de Wall Street déversé par les publicitaires et autres pseudo communicants.

En 2018, l’Académie crée ses « Tapis rouges », qui récompensent les personnalités défendant le mieux la langue française :
    •    Michel Serres, philosophe français, « pour l’ensemble de son combat et pour avoir, le 18 octobre 2017 à Lille, exigé des organisateurs d’un colloque que les orateurs utilisent la langue française ».
    •    Prix entreprise : le groupe hôtelier Jean-Claude Lavorel, « qui, après avoir racheté la flotille lyonnaise de bateaux d’excursion Lyon city boats a rebaptisé cette flotille Les bateaux lyonnais ».
    •    Prix international : Mathieu Bock-Côté, sociologue canadien, « pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise ».

Lire la suite et la liste des anciens lauréats

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:52

Le Conseil européen veut rendre obligatoire le contrôle permanent de notre vitesse dans l’ensemble des voitures neuves !
Ce n’est malheureusement pas une blague, ni une "fake news".
Le projet est même déjà très avancé : il sera soumis au vote des députés européens en début d’année...soit dans quelques semaines !!!
Avec ce projet de loi, voilà ce que veulent faire précisément les technocrates de l’Union européenne :
1. Rendre obligatoire l’installation de "boîtes noires" dans toutes les voitures neuves, pour enregistrer en permanence l’ensemble des données du véhicule... à commencer par la vitesse.
Avec, à la clef, le risque d’un contrôle a posteriori de la vitesse que vous pratiquez par rapport aux panneaux de limitation de vitesse.
L’Union européenne a beau indiquer, pour l'instant, que les données ne seront utilisées que dans un but d’analyse, on sait bien qu’une fois que la technologie sera là, rien n’empêchera les Etats de l’utiliser pour nous fliquer et nous taxer !!! La preuve : le gouvernement français a déjà essayé, fin 2016, de mettre en place un système similaire.
Derrière ce projet de boîtes noires obligatoires, c’est donc bien un contrôle H24, avec une déferlante de PV et de retraits de points, qui nous attend !
2. Mais il y a plus grave encore : le projet de loi du Conseil européen prévoit également  de rendre impossible la désactivation de "certains assistants de conduite", notamment les "assistants de vitesse intelligents".
Or, derrière ce jargon technocratique se cache tout simplement à terme le LAVIA, c’est-à-dire le fameux limiteur de vitesse empêchant de dépasser la vitesse autorisée.
Un redoutable système que l’Union européenne essaie de rendre obligatoire depuis des années, et qui "bride" automatiquement la vitesse de la voiture par reconnaissance des panneaux ou par suivi GPS.
Alors qu’on sait aussi que l’infrastructure routière est en cause dans 40 % des accidents mortels, que seulement 16 % des accidents mortels sur autoroute sont causés par des excès de vitesse, et qu'un tiers des accidents ont une cause indéterminée,…
...l’Europe décide tout bonnement d’incriminer, définitivement et sans retour en arrière possible, le facteur vitesse, méprisant totalement ces faits, les analyses de nombreux experts de la route et la liberté des citoyens.
C’est la laisse électronique ultime du conducteur : infantilisation maximale, liberté zéro !
Va-t-on accepter de sacrifier ainsi l’une de nos premières libertés, celle de se déplacer librement, au nom d’une soi-disant "sécurité" où des robots vous nous fliquer en permanence ?
Ca fait carrément froid dans le dos....
Il n’est pas encore trop tard pour s’opposer à ce redoutable projet :
Signez au plus vite notre pétition "Non au flicage permanent des conducteurs", pour demander aux députés européens de s’opposer à ce projet odieux, qui va surveiller les conducteurs en permanence, et priver l’ensemble des citoyens européens de leur liberté de se déplacer en toute indépendance.

Signer la pétition

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:47

Plus de 150 États ont été enregistrés à la conférence d’adoption du Pacte global pour des migrations sûres, ordonnées et régulières de Marrakech [Note : le document de référence en anglais est intitulé Global Pact, ce que l’Onu traduit par Pacte mondial.].
En introduction, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a tenu à dénoncer les « fausses informations » sur le Pacte. Il a notamment souligné que ce texte n’est pas contraignant et ne limitera donc pas la souveraineté des États.
Or, c’est très exactement le problème : le Pacte ne limitera pas la souveraineté des États qui y ont déjà partiellement renoncé en admettant dans leur système juridique la supériorité des textes internationaux sur les textes nationaux.
L’expression « non-contraignant » signifie que les États signataires n’auront pas à réformer leur législation. Mais il sera possible à des plaignants de faire valoir la supériorité d’un texte international sur le droit national et ainsi de contraindre à l’application du Pacte.
C’est ce qui a conduit 19 États (l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, le Chili, la Croatie, le Danemark, l’Estonie, les États-Unis, Israël, la Hongrie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Pologne, la République dominicaine, la Tchéquie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse) à ne pas participer à la conférence.
En Suisse, le Conseil fédéral a participé aux négociations avant de se retirer à la dernière minute.
Le cas de la Belgique atteste de l’importance du Pacte qui n’est pas un simple document déclaratif comme le prétend M. Guterres. À Bruxelles, le Premier ministre, Charles Michel, a contourné les dispositions constitutionnelles pour pouvoir le signer : un parti de la Coalition au pouvoir, le NVA, a refusé le Pacte et a démissionné de ses fonctions. Le gouvernement devenu minoritaire aurait dû tomber. Mais le Premier ministre s’est maintenu au pouvoir et n’a informé le roi qu’après coup de son remaniement ministériel. Il s’est rendu à Marrakech signer le Pacte sans demander la confiance de son Parlement.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 11:11

Les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds et les déménageurs sont appelés à la grève à partir de dimanche soir, et pour une durée indéterminée, par les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier. Les syndicats disent vouloir défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées mardi 4 décembre par le Premier ministre. Le secteur compte, selon FO, quelque 700 000 salariés.
Les deux syndicats sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'Etat, qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% pour les heures supplémentaires des chauffeurs routiers, les ramenant à 10%. La CGT estime que cette décision "risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat" des routiers.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 11:05

Il manquait à l’acte IV des gilets jaunes la séquence amusante, l’événement qui détend l’atmosphère: « La marche pour le climat ». Le bobo a bien compris que son rôle était d’apporter la touche humoristique au soulèvement populaire qui secoue le pays. Aux cris de « Y a plus d’saisons », les ravis de Macron exigeront que le gouvernement baisse le thermostat d’un cran. Que l’on supprime le mois de juillet ! L’arrestation immédiate des présentateurs météo et autres revendications à imaginer d’ici samedi.

En fin psychologue, Nicolas Hulot a estimé que ce n’était pas le bon moment pour organiser cette marche. Qui l’eût cru ? Mais peu importe. Le bobo a chaud. Et au diable le professeur Gervais au CV long comme le bras (et d’autres scientifiques) qui déclare que « réduire en France les émissions de CO2 de 20 % évitera à la planète de se réchauffer de moins de 1/1000 de degré » ! Qu’il brûle sur la place publique ! L’Inquisition climatique est en marche. En février, le même professeur Gervais fut interdit de conférence dans un lycée de Versailles. Pas le bon discours. Arrière, Satan !

En marge des gilets jaunes, voici donc venu le mouvement des « nez rouges ». Clown dans l’âme, partisan d’une augmentation des taxes sur le carburant, celui des voitures et non des avions qui l’emmènent en vacances à Bali, favorable à la mondialisation importatrice polluante de marchandises, fabriquées par des esclaves. Le bobo pétri de sa conscience de bon aloi, inconditionnel de BFM TV et France Inter, a le mérite de représenter le point zéro de la conscience politique. Le repère est infaillible. Il est la référence incontournable du concept « à côté de la plaque » indispensable à tout voyageur qui souhaite connaître la direction vers laquelle ne pas aller.

Favorable aux migrants, futurs sous-payés du capitalisme. Par humanisme ! En lutte contre le réchauffement alors que de nombreux scientifiques démontrent que le phénomène s’est déjà produit, dans des temps où la Peugeot diesel n’était pas encore inventée. Jamais à court de gags, toujours partant pour se tirer une balle dans le pied. Favorable à Hillary Clinton, financée par des multinationales proches de Monsanto, il ne craint pas de descendre dans la rue manifester CONTRE Monsanto. Il est énorme !

L’écolo zombie, fidèle à sa ligne de conduite, ne pouvait manquer de faire la démonstration de sa déconnexion des habitants de la planète qu’il veut sauver. Par ce défilé en ces circonstances, il choisit délibérément de passer inaperçu et prouve, par là, qu’il manifeste pour lui-même, pour son confort personnel. Sa bonne conscience a besoin, de temps à autre, d’un petit coup de peinture. De changer la moquette. D’une vérification des niveaux. On sait ce que c’est. Ces trucs-là, ça marche bien, mais y a des frais d’entretien…

Avec un désert médiatique d’une grande désolation pour décor, le bobo va se faire plaisir. Les CRS sont un peu occupés. C’est le moment ou jamais de partir en lutte contre un ennemi inexistant. « Nez rouges et rien ne bouge ». Le slogan est porteur.

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