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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:16
La passion de la norme a inspiré aux ingénieurs de la ville de Paris l’installation de parcmètres illisibles sur lesquels il faut taper l’immatriculation de sa voiture, inutilisables par une personne de moins d’un mètre soixante et de plus de quatre-vingts ans.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=Pi17j1C0GWA

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:13

On sait que la première mesure fiscale prise par E. Macron a été d’augmenter fortement la CSG pour les salariés du privé, les fonctionnaires et agents publics et les retraités tout en supprimant l’ISF pour les plus riches. Mais la hausse générale de la fiscalité pour les travailleurs, visant les classes populaires et moyennes, ne s’arrête pas là. En effet les comptes épargne- logement et autres comptes sur livret, principaux moyens d’épargne pour les classes moyennes seront taxés à 30%. En application de la “Flat Tax” voulue par Macron/MEDEF : les revenus du capital ne seront plus taxés progressivement mais à un taux unique, en conséquence de quoi les petits revenus seront plus taxés tandis que les plus forts, ceux des milliardaires seront bien moins taxés.. Président des riches vous dites ? eh bien vous avez raison !

Après une forte hausse des prix du gaz (+130€ par an pour une famille environ) c’est une forte hausse des prix de l’essence et du diesel à cause d’une augmentation des taxes de 0,76 € sur le diesel et 0,384 € sur l’essence. Une taxe justifiée soi-disant par l’écologie mais qui ne vise en pratique qu’à faire payer les travailleurs obligés de rouler pour travailler. Et les automobilistes vaches à lait verront également exploser les montants des amendes pour stationnement : celles-ci sont libéralisées et librement fixées par les villes et non plus par l’État. Une libéralisation qui s’accompagne évidemment d’une privatisation : par exemple à Paris le flicage des automobilistes n’ayant pas payé suffisamment leurs parcmètres – un désormais juteux marché puisque les amendes sont multipliées par cinq– est confié à une société privée. Bref, les communes censées récupérer le produit de ces amendes n’en verront en fait pas la couleur, ces augmentations étant de fait transformées en bénéfices sonnant et trébuchant pour des sociétés privées.

Cette hausse n’est pas la seule. Parmi toutes les hausses, vous serez aussi choqués par la hausse de plus de 10% du forfait hospitalier qui passe de 18 à 22 € par jour. Ce qui signifie qu’un salarié au SMIC qui devrait être hospitalisé un mois devra verser plus de la moitié de son salaire s’il est hospitalisé. Faut-il rappeler que le forfait hospitalier n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale (en dehors des bénéficiaires du régime d’Alsace-Moselle).

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:07
Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».

 

Tribune : Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

A la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !

Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

 

De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque.

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à « s’autonomiser », sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires…

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:00

Le secrétaire d'État auprès du premier ministre est revenu sur la rupture conventionnelle collective, une mesure en application depuis décembre dernier et a vanté les six modèles «types» de lettres de licenciement, censées «faire de la pédagogie.»

Face à la polémique, Benjamin Griveaux a justifié ce matin la publication au Journal Officiel du 30 décembre dernier de six lettres types de licenciement. Leur utilité n'est pas de «tenir la main des patrons», mais bien de faire «de la pédagogie», selon les termes du secrétaire d'État. Ces six lettres ont été révélées par le Canard Enchaîné. Que contiennent-elles exactement? Elles précisent différents motifs de licenciement: disciplinaire ; pour inaptitude ; non disciplinaire ; économique individuel ; économique pour des petits licenciements collectifs (entreprises jusqu'à 50 salariés) et pour de grands licenciement (plus de 10 licenciements sur une même période de 30 jours dans une entreprise de plus de 50 salariés).

Chaque modèle - qui est consultable en ligne - est composé d'onglets censés rendre accessible et transparent les subtilités du Code du travail, «qui était incompréhensible, parfois pour les entreprises, et très souvent pour les salariés qui ne comprenaient pas non plus les protections dont ils bénéficiaient», a précisé le secrétaire d'État auprès du premier ministre. Dès novembre dernier, la CGT avait dénoncé l'idée de ces lettres types, accusées de constituer un «kit clés en main pour licencier en toute impunité.»

Cette volonté de pédagogie du gouvernement en matière d'emploi l'avait déjà mené à mettre en ligne sur le site du ministère du travail un simulateur pour calculer les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, une initiative qui s'était également attirée les critiques des syndicats.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:53

Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les « fake news » ?

 

Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de « fausse nouvelle » si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.

Il semble en effet s’imaginer que les « nouvelles » sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple ! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’information objective n’existe pas : elle est toujours le reflet de la subjectivité de qui la fournit. Il y a seulement des journalistes qui s’efforcent d’être honnêtes, et d’autres qui ne le sont pas. A côté de la « fausse nouvelle » manifeste, relevant d’une véritable désinformation, une nouvelle peut être faussée, tronquée, biaisée. La place qu’on lui donne, la façon dont on rapporte les faits, les titres employés jouent également. Un exemple simple : quand la presse fait l’éloge de l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, qui vient de mourir, en rappelant les noms des écrivains qu’il a lancés et soutenus, sans jamais citer celui de Renaud Camus, qui est l’auteur dont il a publié le plus grand nombre de livres, peut-on dire que l’information est objective ? Il y a des mensonges par omission.

N’oublions pas non plus que les grands médias, qui se flattent aujourd’hui de « décoder » les fake news chez les autres, ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État, des « armes de destruction massives » de Saddam Hussein jusqu’au prétendu « charnier » de Timisoara. Et que dire des délires antirusses qui feront bientôt attribuer à Poutine la responsabilité des dérèglements climatiques ?

Dans une société normale, c’est au lecteur de se faire une opinion en lisant des choses contradictoires. On ne peut pas lui mâcher par avance la besogne en lui disant ce qui est digne de confiance (selon quels critères ?) et ce qui ne l’est pas. Ou bien alors, comme dans 1984, il faut tout de suite instituer un ministère de la Vérité – ce dont nous ne sommes d’ailleurs pas très loin. A l’heure où tant de nos contemporains s’emploient à ne pas voir ce qu’ils voient, on pourrait aussi s’interroger sur le statut du réel dans la société postmoderne. « Dans le monde réellement renversé, disait Guy Debord, le vrai est un moment du faux ».

 
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:46

C’est l’un des cauchemars des ingénieurs de la NASA. L’un de leur rovers à six roues explore la surface de Mars en mode autonome. Soudain, le véhicule se dirige vers la droite, longe une falaise, marque un temps d’arrêt puis se jette dans le vide et s’écrase 400 mètres plus bas. A 70 millions de kilomètres de là, à Houston, les spécialistes de la NASA sont effondrés. Plus rien ne peut sauver une mission qui aura coûté plus d’un milliard de dollars. Le rover, équipé d’un système d’intelligence artificielle, a pris des décisions qu’ils ne peuvent pas expliquer.

La NASA, qui utilise l’intelligence artificielle (IA) tant pour piloter ses robots que pour analyser des millions de photos de l’espace, tente de garder le contrôle de cette technologie. Mais le défi est immense. Et de plus en plus de scientifiques et d’ingénieurs s’alarment: aujourd’hui déjà, il y a un risque que l’IA échappe à leur contrôle. Et que personne ne soit capable d’expliquer comment un système est parvenu à une décision.

 

«On ne parle pas forcément de robots tueurs qui se retourneraient contre les humains et les extermineraient. On parle de technologies qui sont installées dans des voitures, des smartphones ou des ordinateurs. C’est extrêmement concret et il faut s’en préoccuper immédiatement», avertit Rachid Guerraoui, directeur du Laboratoire de programmation distribuée de l’EPFL.

Il y a un mois, le chercheur, avec trois membres de son laboratoire, présentait leur dernière trouvaille à la conférence «Neural Information Processing Systems» de Long Beach, en Californie – la réunion la plus pointue sur l’IA. Devant notamment des ingénieurs de la NASA, ils ont dévoilé une solution pour tenter de garder le contrôle sur cette technologie.

 

Avec un exemple concret : «Prenez une voiture autonome, lance Rachid Guerraoui. Vous lui assignez l’objectif d’atteindre le plus vite possible sa destination tout en respectant les limitations de vitesse. Elle effectuera la tâche demandée en élaborant parfois des stratégies consistant par exemple à se tenir très proche de la voiture derrière elle, empêchant le conducteur de reprendre le contrôle et de ralentir même en cas de neige, sous peine de collision. Nous avons trouvé un moyen pour que la voiture laisse toujours le contrôle à l’humain, sans s’en rendre compte.»

 

Sans s’en rendre compte? Mais pourquoi? «Aujourd’hui déjà, des systèmes d’IA détectent lorsqu’un humain tente de modifier leur comportement et font parfois tout pour rejeter cette intervention et la contourner si elle entre en conflit avec l’objectif initial de l’IA. Il faut agir de manière subtile et rapide pour que l’IA croie qu’elle prend elle-même toutes les décisions. Et ensuite effacer les traces d’intervention humaine», poursuit le professeur.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:37

Interviewé par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC et BFM TV, le 4 janvier 2018, le secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déclaré que les jihadistes faits prisonniers en Syrie par la Coalition internationale contre Daesh (c’est-à-dire par les troupes commandées par le Pentagone) pourront être jugés au Nord de la Syrie (au « Rojava ») « si les institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable » avec « des droits de la défense respectés ».

Sauf que :

Si la décision de faire juger des Français par le « Rojava » venait à être prise elle violerait :

- le Traité franco-syrien reconnaissant les juridictions de la République arabe syrienne comme seules légitimes sur le territoire syrien.

- la Convention européenne des Droits de l’homme et de sauvegarde des libertés fondamentales, l’article 6.

- la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’article 7

- la Constitution française, l’article 55 et l’article 68.

 

Avant de s’engager dans une voie qu’il sait profondément contraire au Droit, le gouvernement français a utilisé les médias pour créer la phobie du « retour des jihadistes ». Pourtant, aucun autre pays concerné par le même phénomène n’a entamé de débats sur ce thème. Rien ne distingue ces prévenus d’autres assassins que jugent les tribunaux réguliers et qui purgent normalement leurs peines.

L’opinion publique ayant été aveuglée, le gouvernement tente de dégager sa propre responsabilité et celle de ses prédécesseurs. Certains des prévenus ne manqueraient pas d’évoquer durant les audiences publiques leurs liens avec la DGSE et le rôle du ministère des Armées dans cette guerre.

Le gouvernement Macron-Philippe marche ainsi sur les pas de ses prédécesseurs : on se souvient par exemple de la manière dont le gouvernement Sarkozy-Fillon est parvenu à faire disparaître les témoignages des soldats français libérés par la Syrie dans le cadre de l’accord de paix de l’Émirat islamique de Baba Amr. Aucun média français n’a repris cette information, malgré les articles des médias arabes, en mars 2012, lors de la restitution de ces prisonniers à l’amiral Édouard Guillaud à la frontière syro-libanaise.

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:42

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:31
Les trois ouvrages de l'auteur de Voyage au bout de la nuit vont être publiés par Gallimard en 2018, une première depuis la Libération.

Il s'y était toujours opposé. Sa veuve, encore vivante, avait jusqu'ici respecté sa volonté. Mais, à 105 ans, Lucette Destouches vient d'autoriser la réédition des trois terribles pamphlets antisémites de son époux, Louis-Ferdinand Céline. 

L'information - révélée ce week-end par le site de L'Incorrect, magazine qui prône l'union des droites classique et extrême - a été confirmée à L'Express. Selon ces informations, ce gros volume, qui réunira Bagatelles pour un massacre, L'Ecole des cadavres et Les Beaux draps, devrait sortir en mai 2018 chez Gallimard, sous le titre Ecrits polémiques. 

Il pourrait paraître dans Les Cahiers de la N.R.F ou hors-collection, la décision définitive n'a pas encore été prise. Le préfacier devrait être Pierre Assouline, grand spécialiste du sujet. 

 

Comment expliquer ce revirement? On l'a dit, Céline avait refusé après-guerre de laisser rééditer ces pamphlets, initialement parus en 1937, 1938 et 1941. Poursuivi pour trahison à la Libération, en fuite au Danemark, le romancier ne tenait pas à remettre sur la table l'antisémitisme délirant de ces trois ouvrages, où il est question de "youtres" quasiment à chaque page. 

Depuis, on les trouvait sous le manteau, souvent à des prix prohibitifs. Normalement, il aurait fallu attendre 2031, date à laquelle l'oeuvre de Céline tombera dans le domaine public, 70 ans après sa mort, en 1961, pour pouvoir rééditer ces pamphlets. 

 

Sauf qu'ils ont été publiés au Québec, en 2012, sous la forme d'un énorme volume, Ecrits polémiques. Dans la Belle Province, les oeuvres tombent dans le domaine public au bout de cinquante ans seulement. L'ouvrage, parfaitement édité, avec un remarquable appareil de notes signées Régis Tettamanzi, a connu un certain succès et a été réimprimé à deux reprises. Des petits malins en remplissaient leurs valises au Québec avant de les revendre au prix fort en France, ce qui était pourtant officiellement interdit. 

 

Dans ces conditions, ont estimé Lucette Destouches et son fidèle avocat François Gibault, pourquoi ne pas rééditer ces pamphlets en France? Un autre élément plaidait en ce sens: la réédition, il y a deux ans, du pamphlet antisémite de Lucien Rebatet, Les Décombres, dans la collection Bouquins, agrémentée de commentaires d'historiens, n'avait pas suscité de polémique trop virulente

Gallimard envisage de reprendre l'intégralité de l'appareil critique de Régis Tettamanzi, qui signale les sources de Céline (souvent des officines antisémites) et les grandes libertés qu'il prenait avec la réalité historique. 

Gallimard devrait agrémenter le livre de quelques autres textes de l'auteur de Voyage au bout de la nuit, tels que A l'agité du bocal, Hommage à Zola ou le magnifique Mea Culpa, à propos de son voyage en URSS. 

 

Des raisons plus matérielles ont aussi pu jouer. A 105 ans, l'ancienne danseuse Lucette Destouches a besoin d'une assistance médicalisée 24 heures sur 24, ce qui nécessite de rémunérer trois personnes à temps plein. Les droits d'auteurs générés par l'oeuvre de Céline, aujourd'hui surtout vendue en poche, ne suffisent sans doute pas à financer ce personnel. D'autant qu'aucune adaptation au cinéma, source de rentrées conséquentes, n'est annoncée pour l’instant.

 

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Quelques uns des auteurs français défendant la réédition des Pamphlets de Céline :

 

Ce que je n’accepte pas, ce que je refuse de toutes mes forces, c’est la violence odieuse que, sous le couvert de la loi, on veut faire subir à l’histoire de la culture et au libre arbitre de chacun. Il ne s’agit pas d’ "être d’accord" avec les idées exprimées dans ces écrits de Céline ; il s’agit de tout autre chose : défendre avant tout la liberté de diffusion de son œuvre — dont la valeur et l’intérêt ne souffrent aucun doute — et cela dans son intégrité.

Ugo GUANDA

 

Plus l’audience des textes disponibles en librairie s’accroît, plus il devient anormal que les mêmes lecteurs n’aient accès qu’en bibliothèque ou au prix du commerce spécialisé, aux écrits qu’ils trouvent cités, interprétés et jugés dans des travaux critiques.

Henri GODARD

 

D’une part on a bien tort de donner à tout un secteur du corpus célinien l’attrait de l’interdit, d’autre part si cette pensée est aussi "bête", "aberrante", "incohérente" qu’on le dit, pourquoi ne pas l’étaler et la laisser se détruire toute seule ?

Philippe ALMÉRAS

 

Le critère du "danger" invoqué par les apprentis-censeurs est le plus mauvais critère qui soit. Je constate qu’il est employé dans les pays totalitaires où l’on justifie l’interdiction de certains ouvrages en prétextant qu’ils menacent la société ou troublent la population. On doit pouvoir tout publier.

Jean-François KAHN

 

Aucun bouquin ne doit être interdit. Ceux qui ne connaissent que Voyage au bout de la nuit ou Mort à crédit sont dupés par omission.

Christian LE VRAUX

 

Quand serons-nous suffisamment adultes pour avoir le droit de lire les pamphlets de Céline — dont l’un au moins, Bagatelles, est un chef-d’œuvre, au même titre que le Voyage ?"

Robert MASSIN

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 10:21

Emmanuel Macron a dévoilé la préparation d’un projet de loi visant à renforcer la lutte contre les fausses informations, dites « fake news ». Ce projet vise à durcir les obligations de transparence des plateformes internet vis-à-vis des contenus sponsorisés qu’ils publient en période électorale. L’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent devra être signifiée clairement. Les montants engagés pour ces contenus seront limités. Il sera également possible de saisir la Justice pour faire supprimer une fausse information, déréférencer voire bloquer les sites qui la relaient, et fermer les comptes utilisateurs concernés.

 

Ce projet de loi est au mieux un inutile doublon des lois existantes. En effet, l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la Presse condamne déjà d’une amende de 45 000 euros « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler. »

Cette loi semble par ailleurs très compliquée à mettre en place. Comment le gouvernement pourrait-il obliger des plateformes hébergées à l’étranger à obtempérer ? Dans le cas de montages financiers complexes, ou d’actionnariat diffus, comment va-t-on identifier clairement ceux qui contrôlent les annonceurs ? Quel juge aura matériellement le temps de traiter ces affaires ? Et comment pourra-t-il juger de la véracité d’une information assez rapidement pour que la fake news ne se diffuse pas massivement ? Epineux problèmes.

 

Ainsi, le seul aspect de la loi aisément applicable est le ciblage par l’Etat des sites et des comptes utilisateurs relayant des informations qu’il estime fausses, et contre qui il déploiera la Justice. En cela cette loi est dangereuse car elle met l’existence de sites d’information et de comptes d’opposition à portée du harcèlement de l’Etat, ou d’une erreur judiciaire.

Cette loi annonce également une dangereuse ingérence de l’Etat dans la validation de l’information. Or, estimer la véracité de celle-ci n’est pas son métier, ni celui des juges, mais celui des journalistes. Seuls les gouvernements souhaitant verser dans la propagande encadrent l’information de manière centralisée, et la France n’a pas besoin de Pravda.

 

L’information est « le quatrième pouvoir », et il est extrêmement dangereux pour une démocratie de concentrer ce pouvoir avec l’un des trois autres. Cela l’est tout particulièrement avec un Emmanuel Macron qui maitrise méticuleusement sa communication, qui bénéficie d’une majorité parfaitement docile à l’Assemblée Nationale, qui ne souffre pas encore d’une opposition politique crédible, et qui par conséquent n’a pas de réel contre-pouvoir face à lui, hormis quelques médias que ce projet de loi menace.

 

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